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Discours de Jean-Pierre Chevènement au meeting de Besançon de François Hollande, mardi 10 avril 2012

Créé par le 14 avr 2012 | Dans : Battre campagne

Discours de Jean-Pierre Chevènement au meeting de Besançon de François Hollande, mardi 10 avril 2012 dans Battre campagne Chevenement.fr Mer 11 Avr 2012 à 15:32

 
Seul le prononcé fait foi
 
 
J’ai souvent accompagné François Mitterrand en Franche Comté avant 1981, à Besançon et à Belfort bien sûr.

Franche Comté, terre pugnace, terre de labeur, terre d’inventivité. De ces qualités, François Mitterrand ne manquait pas. Mais elles ne font pas non plus défaut à François Hollande, à qui il a fallu beaucoup de volonté, beaucoup d’acharnement et beaucoup d’art aussi – je puis en témoigner – pour être en capacité de devenir le deuxième François de la Vème République. A une condition, c’est que vous vous mobilisiez et que vous ne perdiez pas un jour dans les onze qui nous séparent du premier tour, le 22 avril, pour convaincre les indécis que tout se joue là, entre les forces de l’Argent et l’invention démocratique.

Ce que révèle Mélenchon, par Jean-Claude Guillebaud

Créé par le 08 avr 2012 | Dans : Articles de fond, Battre campagne

 

L’édito de Jean-Claude Guillebaud dans Sud-Ouest Dimanche 

http://www.sudouest.fr/2012/04/08/ce-que-revele-melenchon-682355-3609.php

 

L’envolée de Jean-Luc Mélenchon laisse les commentateurs sans voix. Moi, je ne la trouve pas si surprenante que cela. Reprenons l’analyse à son commencement. Oui, on est bien d’accord : il est nécessaire d’adapter la France aux nouvelles réalités mondiales. Tout citoyen sensé comprend cela. Il n’empêche ! Ce thème de l’adaptation, rabâché depuis des années et repris en chœur dans la campagne électorale, en devient désespérant. Pas un commentaire, pas un discours qui ne répète inlassablement la même injonction : s’adapter, s’adapter, s’adapter. Et cela, sur le ton chagriné d’un prof admonestant des cancres. Trop, c’est trop.

D’accord pour admettre que le temps a passé depuis les Trente Glorieuses et que notre État providence est devenu trop coûteux. Mais il faut savoir jusqu’où ce simple constat peut nous amener. À renoncer à la lutte contre les injustices ? À ne plus protéger les plus faibles ? Là est bien la question. Nous risquons de ne plus avoir de « projet » du tout, et de nous contenter de gérer le présent.

Depuis l’effondrement du messianisme communiste et la chute du mur de Berlin, une pure « activité », moins soucieuse des fins dernières et parfois même indifférente au sens, nous occupe collectivement. Consensus libéral, prévalence de l’argent, thésaurisation précautionneuse et vision du monde désabusée : tel est le nouveau paysage. Quant au reste… Les idées porteuses de desseins collectifs semblent évanouies. Elles suscitent la moquerie des gens « sérieux ». La représentation de l’avenir s’est brouillée, l’immédiateté prévaut (disons, le court terme) et le grand marché triomphe.

Allons ! Les riches n’ont plus beaucoup de raisons d’avoir peur, et les pauvres s’habituent déjà à ne plus rien espérer. C’est peu de dire que le projet d’un monde meilleur a cessé d’être d’actualité. En vérité, l’espérance historique elle-même est souvent présentée comme un concept dépassé. Espérance et volonté : rien ne nous paraît plus étranger à la nouvelle marche de l’Histoire que ces deux anciennes prétentions de l’esprit public. Sans nous l’avouer, nous sommes tout près d’accepter l’idée selon laquelle le monde est principalement gouverné par des fatalités sur lesquelles nous avons peu de prise : marchés financiers, commerce international, réseaux immatériels. Tout se passe comme si des forces incontrôlables venaient limiter nos ambitions et désenchanter nos rêves.

L’heure n’est plus au changement programmé mais aux adaptations consenties. À la place de ce mot, on pourrait employer celui de « capitulation ». Il serait plus juste. Le mérite individuel ou collectif ne s’évalue plus selon la capacité de résistance au réel, mais en fonction d’une plus ou moins grande docilité dans l’accommodement. Accepter le monde tel qu’il est ; apprendre à rengainer son énergie ; donner la préférence aux souplesses modestes et aux sacrifices obéissants : le nouveau catéchisme occidental est sans ambiguïté. Il nous enjoint de faire contre mauvaise fortune bon cœur et d’obéir aux injonctions du monde. Avant-hier, c’est le monde lui-même que nous entendions faire plier. Aujourd’hui, nous sommes encore plus fiers de nos accommodements – preuves notoires de clairvoyance – que nous ne l’étions, naguère, de nos révoltes. Oui, le temps s’est retourné comme un gant. L’époque promeut maintenant cette grise vertu : la reddition en rase campagne.

Nous ne sommes pas loin de croire que l’histoire du monde elle-même n’obéit plus qu’à d’obscurs déterminismes anthropologiques ou marchands, et non point à la « naïve » volonté humaine. Nous sommes à deux doigts de renoncer peureusement – et explicitement – au ressort même du projet politique. Chez nous, la simple et modeste démocratie – cette ambition de collaborer à son propre destin – s’étiole peu à peu, à mesure que les citoyens se découragent.

Dans de telles conditions, seuls les étourdis et les imbéciles peuvent s’étonner du succès de « Mélenchon-qui-dit-non ».

L’inquiétant oubli du monde

Créé par le 17 mar 2012 | Dans : Articles de fond, Battre campagne, Une autre mondialisation

 Par Régis Debray, écrivain et philosophe

Agis en ton lieu, pense avec le monde », conseillait l’écrivain Edouard Glissant. Agis pour l’emploi et le pouvoir d’achat, n’oublie pas l’arène planétaire. Que le ring électoral fasse si peu cas du grand large laisse pantois. Voir, à gauche, la bourrée auvergnate remplacer L’Internationale donne à penser que la jeune garde montante ne voit rien à redire, sur le fond, à la politique étrangère du sortant.

Atlantisme, européisme, ethnicisme et urgentisme caractérisent la diplomatie de nos défuntes années, d’une désastreuse banalité. Elle semble se fondre dans l’air du temps au point d’inhiber le vieux devoir d’examen au pays même de l’esprit critique.

L’alignement sur les Etats-Unis Nous voilà donc phagocytés, via la pleine réintégration dans l’OTAN, par une Sainte-Alliance qui n’a plus d’atlantique que le nom. Son actionnaire majoritaire, seul décideur en dernière instance, tend à se substituer aux Nations unies qu’il instrumentalise ou bien marginalise en tant que de besoin.

L’abandon symbolique de notre singularité de pensée et de stratégie avait un alibi : faciliter la construction du « pilier européen de l’Alliance ». Vaste blague. Les Européens n’en veulent pas (l’Est moins que quiconque), et les Etats-Unis non plus.

Amor fati (l’amour du destin) ? Certes, « interopérabilité » oblige, et tralalas aidant, le brain-wash des Etats majors est chose acquise et, entre la DGSE et la CIA, plus une feuille de cigarette. L’imprégnation coloniale des réflexes est telle que plus personne ne s’étonne de voir Nicolas Sarkozy mettre la main sur le coeur pour écouter La Marseillaise et Alain Juppé s’exprimer en anglais à l’ONU. Soit.

Mais, quand on se résigne à un rôle de supplétif, la glissade le long du toit débouche sur des catastrophes mal déguisées quoique prévisibles. Qu’il ait fallu dix ans à nos socialistes pour prendre leurs distances envers l’occupation militaire de l’Afghanistan, où l’inepte le dispute à l’inique, n’est pas de bon augure.

La superstition européenne Passons sur le rouleau compresseur du libéralisme exaspérant de Bruxelles. Le rêve s’est évanoui et la fuite en avant dans le fédéralisme, réflexe classique en histoire lorsqu’une belle cause périclite, ne ferait que précipiter le retour au chacun pour soi. Par-delà la désuétude d’un logiciel entre démo-chrétien et social-démocrate, qui donnerait des rides précoces aux enfants de Jacques Delors, ce qui agonise, c’est la grande illusion selon laquelle il revient à l’économie de conduire la politique, et à une monnaie unique d’engendrer un peuple unique.

Comment passe-t-on d’une inscription administrative (le passeport européen) à une allégeance émotionnelle ? Pourquoi un habitant de Hambourg accepte-t-il de se serrer la ceinture pour un habitant de Dresde, mais non pour un Grec ou un Portugais ? Le cercle des économistes n’a pas ici compétence. La réponse à la question première, qu’est-ce qu’un peuple ?, relève de l’histoire, de l’anthropologie, de la géographie et de la démographie, voire des sciences religieuses, dont les adeptes, pour leur malheur et le nôtre, ne hantent pas le dîner du Siècle.

Puisqu’un concert suppose un chef d’orchestre, avec ou sans podium – la Prusse pour le Reich allemand ou le Piémont pour l’unité italienne -, il est normal, si l’époque est à l’économie, que l’Allemagne tienne la baguette. Le vrai problème pour nous, c’est l’engluement dans une géographie mentale en peau de chagrin où une mappemonde avec 195 capitales se réduit à deux clignotants, Berlin et Washington. L’alibi selon lequel la France n’est plus de taille valait-il cette autopunition masochiste : se faire couper le sifflet par un ectoplasme sans voix comme l’Europe des commissaires ? Celle-ci est grasse et grande mais sans vision ni dessein, inexistante à l’international (et notamment aux yeux des présidents américains) et sans ancrage dans les coeurs.

Qui célèbre en Europe le jour de l’Europe ? Qui entonne l’hymne européen – l’Ode à la joie n’a pas de parole ? Qui s’intéresse à son Parlement, hormis les professionnels de la profession ? Un falot pour éteindre nos Lumières ? Un comble !

Le marketing communautaire Comment un exécutif qui fait sa cour à nos diverses minorités religieuses ou ethniques pourrait-il faire prévaloir l’intérêt à long terme d’un pays et d’une vision du monde ? S’il n’y a jamais eu de mur étanche entre l’intérieur et l’extérieur, chacun sait, depuis François Ier, que c’est en isolant au mieux le géo-stratégique du domestique qu’on agit à bon escient. Ce n’est plus le premier ministre, mais le chef de l’Etat qui se rend aux convocations dînatoires du Conseil représentatif des institutions juives de France.

Notre Zorro s’empresse auprès de la communauté arménienne, soutenu par des députés qui se prennent pour des représentants de leur seule circonscription, quand ils le sont de la nation. On flatte la communauté pied-noire pour chanter le positif de la colonisation. Et qui sait si demain quelque instance arabo-musulmane ne nous enjoindra pas de rectifier la position sur Israël ?

Minable méli-mélo tiraillant à hue et à dia. Le modèle américain joue comme leurre : la mosaïque multi-minoritaire d’outre-Atlantique est transcendée par un patriotisme messianique, adossé à un Dieu confédéral, ce que ne permet pas, en France, notre assèchement mythologique.

Le diktat de l’instant Papillonnante et télécommandée, une diplomatie de postures et de « coups » (de gueule, de bluff et de menton), sous projecteurs et sans projection, sied autant à l’ère du zapping qu’à un autodidacte ayant plus de nerf que d’étoffe. Ecervelée, cette façon de coller au fait divers et à la compassion du moment met immanquablement en retard sur les tendances et flux de la mouvante histoire.

Dialoguer avec l’ANC de Mandela, dans les années 1970, vous faisait déjà passer pour un idiot utile. Prendre contact avec les Frères musulmans ou une organisation chiite vous faisait, ces dernières années, regarder de travers. Un suspect devient un interlocuteur quand il a pris le pouvoir – jamais avant. Et il faut un séisme ou un tsunami pour inscrire un pays – Haïti, Indonésie ou Japon – sur l’écran-radar, d’où il disparaîtra une semaine après.

Qu’une direction élyséenne aussi frelatée ait pu mettre à son service nombre de vedettes « socialistes » ne s’explique pas par un humain désir de gyrophares, huissiers et caméras : à ces appétits charnels s’ajoutait sans doute une communauté de vues plus spirituelle. Supériorité intrinsèque de la civilisation occidentale, seule détentrice de principes moraux universels ; fascination pour les media-events tels que ces sommets aussi rutilants qu’inutiles ; mépris des experts et des compétences géopolitiques du Quai d’Orsay, au bénéfice de BHLeries aussi frivoles que contre-productives ; culte du « réactif » (agir sans anticiper ce qui résultera de son action) et des vanités d’image, au détriment d’un sens élémentaire de l’Etat. Ces conformismes sont à haut risque. Ils se payent par l’évanescence de nos politiques spatiales, aussi bien européenne qu’arabe, latino-américaine et asiatique.

Au lieu du rebattement de cartes qui s’impose, c’est la benoîte reconduction d’un train-train provincial et crépusculaire que fait craindre le mutisme socialiste. Quitte à ripoliner sa godille avec des grands mots qui chantent plus qu’ils ne parlent : « les droits de l’homme » (couverture impeccable, comme l’Evangile sous l’Ancien Régime), « la communauté internationale » (un Directoire représentant 20 % de la population mondiale) ; « la gouvernance mondiale » (la Cité calquée sur l’entreprise) ; « la Démocratie » avec majuscule (laquelle, de Périclès à la reine Victoria, admet le massacre des âmes et des corps barbares).

Présentera-t-on ces idées faibles, quand on les regarde de près, en idées-forces pour avaliser un business as usual ? Ce serait sympa mais casse-gueule. Une politique qui prolonge le boy-scoutisme par d’autres moyens (les ONG humanitaires en bras subventionné du Bien) déguise le jeu cru des intérêts mais rend celui-ci encore plus cruel. Aristide Briand a plus de charme que Clausewitz, mais on sait sur quoi a débouché la diplomatie des lacs de l’entre-deux-guerres – juin 1940.

Rappelons-nous que les interdépendances dérivant de la mondialisation exaspèrent les identités nationales et religieuses au lieu de les éteindre. Le monde qui découvre qu’il fait un ne s’unifie pas pour autant : l’Europe compte seize Etats de plus qu’en 1988. Dire oui à la paix et non aux nations, ignorer les Etats pour défendre les individus, c’est ignorer combien il en coûte d’humilier un peuple et que, partout où la puissance publique s’efface, triomphent l’ethnie, les mafias, le FMI et les clergés. Soit la guerre de tous contre tous.

Le pire n’est pas toujours sûr. L’envisager comme possible pourrait servir de garde-fou.

Article publié dans Le Monde du 15/03/2012


Né à Paris en 1940, Régis Debray participa aux guérillas d’Amérique latine et fut emprisonné en Bolivie (1967-1971). Il se consacra ensuite à la littérature avant d’être chargé de mission auprès du président Mitterrand pour les relations internationales (1981-1985). Créateur de la revue « Medium » en 2005, il est entré à l’académie Goncourt en 2011. Il publie « Rêverie de gauche » (Flammarion, 103 p., 10 €)

Régis Debray, écrivain et philosophe

Jean-Pierre Chevènement revient sur son retrait de candidature

Créé par le 06 fév 2012 | Dans : Battre campagne, Blog du Che, Le Che

Interview Qu’est-ce qui vous a conduit à renoncer à votre candidature ? C’est la difficulté de récolter les 500 signatures ?

Non, ce n’était pas le plus préoccupant. Il nous restait du temps et j’avais bon espoir d’y parvenir. La raison, c’est le manque de moyens financiers. Je ne suis pas riche, vous le savez bien… Avec 100.000 EUR, il ne m’était pas possible de faire une campagne.

Les sondages ne vous qualifiaient que de 1 % des voix, cela vous a-t-il découragé ?

Si j’avais mené une campagne démagogique, j’aurais peut-être eu plus de succès. Mais j’ai choisi une campagne délibérément pédagogique, très articulée, qui s’adressait vraiment à l’intelligence.

C’était risqué…

Ce n’était peut-être pas la meilleure solution (rire). Je ne la regrette cependant pas. Elle m’a permis d’affirmer notre identité et le point de vue qui est le mien et celui de mes amis. J’ai pu m’exprimer abondamment dans les médias qui ont bien voulu recueillir mes impressions et mes analyses. J’ai effectué de nombreux déplacements sur le terrain, j’ai visité une vingtaine d’usines.

Qui allez-vous soutenir ? Allez-vous continuer à vous exprimer ?

Le communiqué que j’ai publié suffit à ce stade. Il est assez explicite et je parlerai plus longuement la semaine prochaine. Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne. Malgré le refus de Mme Merkel, qui prétend dicter sa loi au suffrage universel et refuse d’accepter la révision du traité, j’expliquerai les périls où nous conduit l’euro surévalué, la nécessité d’étendre les missions de la Banque centrale européenne et d’organiser la relance en Europe, l’importance de préserver la souveraineté budgétaire et fiscale de la France, qui doit rester dans les mains du Parlement français.

Ces quelques jours de silence seront-ils occupés à négocier un accord politique avec un autre candidat de gauche, puisqu’ils sont deux, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, à se dire prêts à vous accueillir ?

Il n’y a qu’une négociation qui a été entamée, en mai dernier, entre le MRC et le PS. Elle porte sur les législatives et notre représentativité. C’est tout à fait autre chose et d’ailleurs, il n’y a toujours pas d’accord à l’heure actuelle. C’est le président du MRC, Jean-Luc Laurent, qui s’en occupe. Je vous rappelle que je n’en suis que le président d’honneur… Je n’en dirai pas plus aujourd’hui.

Propos recueillis

par Jean-Pierre TENOUX dans l’Est Républicain du 2 février 2012

Déclaration de Jean-Pierre Chevènement

Créé par le 01 fév 2012 | Dans : Battre campagne, Blog du Che, Le Che, Non classé

Déclaration de Jean-Pierre Chevènement, Sénateur du Territoire de Belfort, ancien ministre, 1er février 2012

 

Je me suis porté candidat à la Présidence de la République le 5 novembre 2011, « pour faire bouger les lignes » et mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qu’elles doivent relever. Dans la grave crise à travers laquelle une construction européenne mal pensée dès l’origine, peut conduire la France à une position définitivement subordonnée, j’ai voulu, à travers cette « candidature pédagogique », rendre nos concitoyens attentifs à quatre enjeux majeurs de la période qui s’ouvre :

1) Pour réindustrialiser le pays, condition de la survie du modèle républicain, il faut, chose non suffisante mais indispensable, une monnaie moins chère que l’euro actuel.

2) Il est nécessaire, en second lieu, d’organiser la croissance en Europe et non pas la récession à perte de vue, comme nous y conduirait le projet de traité européen dont les grandes lignes ont été entérinées hier, le 30 janvier 2012, à Bruxelles. Si le gouvernement de Mme Merkel, qui prétend dicter sa loi au suffrage universel, n’acceptait pas la révision du traité pour étendre les missions de la Banque Centrale européenne et organiser la relance en Europe, mieux vaudrait alors transformer l’euro de monnaie unique en monnaie commune.

3) La souveraineté budgétaire et fiscale de la France doit rester dans les mains du Parlement français. Sa préservation est la condition, à tous égards, de notre indépendance future, y compris diplomatique et militaire.

4) Il est temps de redresser l’Europe à partir de ses nations. Celles-ci sont le cœur vivant de la démocratie. Le but est d’édifier une « maison commune européenne », ou comme disait le général de Gaulle, une « Europe européenne », ouverte vers la Russie à l’Est et vers la Méditerranée et l’Afrique, au Sud. Cette construction se fera avec les peuples, c’est-à-dire par la force des choses, à géométrie variable, avec ceux qui le veulent.

Ayant pu exercer, autant que je le pouvais, le rôle pédagogique que je m’étais assigné, et n’ayant plus aujourd’hui les moyens de continuer ma campagne, je décide de retirer ma candidature à l’élection présidentielle. Je continuerai cependant, demain comme hier, à faire entendre ma voix pour servir la République.

Dans les temps difficiles qui sont devant nous, rien n’est plus important que de maintenir un recours républicain.

J’indiquerai bien sûr, le moment venu, le candidat à l’élection présidentielle auquel, les yeux ouverts, j’apporterai mon soutien.

 

01/02/2012
Jean-Pierre Chevènement
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