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Quatre repères d’intérêt vital pour la France et la République

Créé par le 06 nov 2011 | Dans : Battre campagne, Blog du Che, Pour une autre Europe, Projet politique, Une autre mondialisation

Déclaration de Jean-Pierre Chevènement, 5 novembre 2011.
Une monnaie moins chère ; une Europe de la croissance plutôt que de la stagnation ; préserver notre souveraineté budgétaire et fiscale, sauvegarder notre indépendance en matière énergétique, de défense et de politique extérieure ; redresser l’Europe : construire une Europe européenne qui soit un pôle dans le monde multipolaire de demain.


1. Tout au long de cette année, j’ai beaucoup réfléchi et écouté. J’ai décidé d’être candidat à la présidence de la République en 2012, comme je l’avais annoncé, « pour faire bouger les lignes ». Pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant elles.

2. Nous sommes en effet à la veille de très fortes secousses. Avec la crise de l’euro, l’Europe se trouve dans l’œil du cyclone.

3. Ceux qui nous dirigent ou qui aspirent à le faire, pas plus que nos gouvernants de 1940, ne se sont préparés à y faire face. Or, dans cette période de tempêtes, il faudra maintenir le cap des intérêts de la France et de la République, qu’ils ont souvent perdu de vue depuis longtemps (cf.8). C’est pourquoi je suis candidat, pour aider à trouver un chemin.

4. La crise de la monnaie unique a, en effet, sa cause dans la monnaie unique elle-même, que nos dirigeants ont soutenue tous ensemble, à Maastricht, il y a vingt ans. L’erreur du traité que j’ai combattu a consisté à vouloir transférer à un aréopage de banquiers irresponsables la souveraineté monétaire de dix-sept pays très différents par leurs structures économiques, leurs langues, leurs cultures et leurs options politiques. Or, au lieu de converger, leurs économies ont divergé. L’écart s’est creusé entre l’Allemagne industrielle et excédentaire au Nord et les pays du Sud de l’Europe déficitaires et en voie de désindustrialisation rapide. La monnaie unique était censée unir. Elle divise. Les politiques de rigueur conjuguées conduisent à une récession généralisée.

5. Le sommet de Bruxelles n’a rien réglé. Il n’a posé que des rustines. Les ressources disponibles du Fonds européen de solidarité financière sont insuffisantes : 250 milliards face aux 3 400 milliards de dettes des cinq pays « sous tension ». Cette insuffisance ouvre la voie à l’ingérence extérieure. Après la Grèce, qui renâcle devant sa mise en tutelle, c’est le tour de l’Italie d’être attaquée et mise sous le contrôle du FMI. La rigueur s’impose par diktat. Au sommet du G20, à Cannes, la crise de l’euro a occulté le reste : la réforme du système monétaire international n’a pas progressé.


6. Il y a pourtant des solutions pour réconcilier l’Europe avec le progrès et avec la démocratie, essentiellement deux :

a) Pour sauver la monnaie unique, adosser le Fonds européen de solidarité financière aux ressources de la Banque Centrale européenne, comme l’avait proposé initialement le gouvernement français, afin de casser la spéculation. Donner à la Banque Centrale européenne les mêmes prérogatives que la Banque Centrale américaine qui détient 2000 milliards de bons du Trésor américain et soutient la croissance aux Etats-Unis.

b) A défaut d’un accord du gouvernement allemand sur cette première solution, le compte à rebours de la dissociation de la zone euro est enclenché. Mais il est encore possible de limiter les dégâts :
- il faudrait organiser de manière négociée la mutation de la monnaie unique en monnaie commune, projet raisonnable, soutenu il y a une vingtaine d’années par M. Bérégovoy et par M. Balladur ;
- il faudrait pour cela négocier un système de parités stables et ajustables pour corriger les écarts de compétitivité entre les différents pays tout en préservant l’euro comme « toit européen commun ». Cet euro pourrait être utilisé dans les échanges extérieurs, les monnaies nationales étant réservées aux transactions internes. Il n’est pas déshonorant de rectifier une erreur et de revenir à un système monétaire moins rigide et plus souple.

7. Malheureusement les dirigeants de l’Europe ne sont pas capables de faire des choix viables et cohérents, soit pour sauver la monnaie unique en réformant son architecture, ce que j’ai toujours proposé, soit pour revenir à une monnaie commune, plus robuste. Ils manquent du plus élémentaire réalisme pour sortir de l’impasse à moindres frais.

8. Face aux secousses inévitables, il faut garder le cap des intérêts supérieurs de la France et de la République. Ceux qui nous dirigent ou aspirent à le faire, l’ont le plus souvent perdu de vue. Or, il n’est pas de cap pour qui ne connaît pas le port.

Quels sont ces intérêts majeurs que dans les années à venir il faudra conserver à l’esprit ? J’en vois quatre :

a) D’abord une monnaie moins chère que l’euro actuel surévalué de 25 %. Une monnaie moins chère pour permettre la réindustrialisation. Notre base industrielle a rétréci de moitié depuis trente ans. Or, sans base productive solide, pas de protection sociale efficace ! Voilà trente ans que je le répète : une industrie moderne c’est la condition de tout le reste : exportations, recherche, emploi, y compris dans les services, avenir de la jeunesse.

b) Deuxièmement, il faut organiser une Europe de la croissance, avec politique monétaire active, une monnaie non surévaluée, un commerce ouvert aux concurrences loyales, un plan d’investissements dans les secteurs d’avenir (transition énergétique, transports et villes durables, etc.). Il n’est pas normal que l’Europe soit le seul continent voué à la stagnation économique.

c) Troisièmement il faut préserver, avec la démocratie et les droits du Parlement, notre souveraineté budgétaire et fiscale, sauvegarder notre indépendance en matière énergétique, de défense et de politique extérieure. Pas question de brader l’atout nucléaire de la France. Nos centrales nous donnent une électricité 40 % moins chère que celle qu’il faudrait produire en substitut. Pas question de laisser partir en fumée des centaines de milliards investis depuis un demi-siècle ! Pas question de sacrifier sur l’autel de la règle d’airain budgétaire, la dissuasion nucléaire qui garantit notre sécurité à long terme. Pas question de sacrifier non plus notre siège de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’O NU ou notre réseau diplomatique, le deuxième du monde.

d) Il faut enfin redresser l’Europe : construire une Europe européenne qui soit un pôle dans le monde multipolaire de demain. Une Europe non pas fédérale – ce n’est pas mûr – mais confédérale, appuyée sur ses nations et sur la démocratie qui vit en chacune d’elle, une Europe à géométrie variable, avec une monnaie non pas unique mais commune. Pour construire cette « Europe européenne » une France forte est nécessaire.

9. Ces quatre grands repères ne sont guère présents à l’esprit de ceux qui nous dirigent ou aspirent à nous diriger.

a) Selon Nicolas Sarkozy, « si l’euro explose, l’Europe disparaît ». Cela n’a pas de sens. La Grande-Bretagne n’est pas dans l’euro mais elle est dans l’Europe. Celle-ci existait avant l’euro. Elle existera après. Nicolas Sarkozy nous dit qu’il faut coller à l’Allemagne. Il faut certes dialoguer avec elle mais en s’appuyant sur nos propres atouts. Nos modèles sont différents et nos intérêts peuvent l’être temporairement. Trouvons avec l’Allemagne les compromis nécessaires. Nicolas Sarkozy nous fixe l’horizon du « triple A ». Ce n’est pas un projet républicain dans lequel le peuple puisse se reconnaître. C’est transférer la souveraineté populaire aux agences de notation ! Au total, Nicolas Sarkozy ne nous offre à travers la règle d’or – en fait d’airain – que l’horizon d’une austérité à perpétuité.

b) François Hollande refuse, lui, d’inscrire la règle d’or dans la Constitution mais il l’appliquerait, en réduisant dès 2013 le déficit budgétaire à 3 % du PIB. Je ne discerne pas la logique alternative qu’il propose. Il évoque les eurobonds mais l’Allemagne n’est pas prête à mutualiser sa dette avec celle des autres. Tout au plus accepterait-elle peut-être un emprunt européen pour financer quelques travaux d’infrastructures …

c) Les invocations au fédéralisme qui se font entendre à gauche et à droite dissimulent le fait que ce fédéralisme ne peut être que coercitif et déboucher sur un espace disciplinaire.

Les Français ont besoin de repères clairs, sur l’Ecole, la sécurité, l’intégration, mais d’abord sur l’Europe car c’est par là que la maison brûle. Il faut donc une vision et d’abord pour remettre l’Europe sur ses pieds.

La France, depuis trop longtemps, minée par le doute, doit retrouver confiance en elle-même : les secousses sont inévitables et l’effort le sera aussi. Mais cet effort doit avoir un sens, et la justice être au rendez-vous.

Il faut enfin parler le langage de la vérité, y compris sur les moyens que nous prendrons. C’est le seul moyen d’éviter les déceptions après 2012. Nous ferons ainsi barrage à l’extrême droite.

Il faut remettre d’aplomb la République et refaire des citoyens. C’est pour cela que j’ai choisi de faire entendre ma voix

 

CHE 2012 : le sens d’un combat

Créé par le 06 nov 2011 | Dans : Battre campagne

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    2012 : Chevènement se lance dans la présidentielle en «candidat patriote»

    Créé par le 06 nov 2011 | Dans : Battre campagne, Blog du Che

    PROPOS RECUEILLIS PAR ERIC HACQUEMAND | Publié le 05.11.2011, 20h34 | Mise à jour : 06.11.2011, 00h27

    Dans une interview au «Parisien» – «Aujourd’hui en France», Jean-Pierre Chevènement assure que sa candidature «se veut pédagogique à l’égard des citoyens mais aussi des autres candidats». | (LP/DELPHINE GOLDSZTEJN.)

    Jean-Pierre Chevènement a officialisé ce samedi soir au journal télévisé de France 2 sa candidature à l’élection présidentielle de 2012. Dans une interview au «Parisien» – «Aujourd’hui en France» à paraître dimanche, l’ancien ministre, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), dessine les axes de sa future campagne.
    Vous êtes donc candidat ?
    JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT. Oui. J’ai beaucoup réfléchi, écouté. Et je suis candidat à l’élection présidentielle pour faire bouger les lignes. Ma candidature se veut pédagogique à l’égard des citoyens mais aussi des autres candidats. Ceux qui nous dirigent ne sont malheureusement pas préparés à faire face aux secousses très fortes qui sont devant nous.

    La crise que traverse le pays a-t-elle été l’élément déclencheur ?
    Assurément car cette crise est sous analysée. Voilà vingt ans, j’ai pris position contre le traité de Maastricht que tous ceux qui nous dirigent ont soutenu. Le vice est dans la conception de la monnaie unique : on ne peut pas transférer la souveraineté monétaire de 17 pays très différents par leurs structures économiques, leurs langues et leurs options politiques à un aréopage de banquiers centraux, irresponsables et obnubilés par l’inflation. Après hier, le défaut partiel de la Grèce, aujourd’hui l’Italie, demain l’Espagne, ce qui nous menace, c’est une récession généralisée !
    Nicolas Sarkozy ne nous offre qu’une austérité à perte de vue : son horizon est le maintien du triple A. La souveraineté populaire a été transférée aux agences de notation ! Quant à François Hollande, il promet de réduire le déficit budgétaire à 3 % du PIB en 2013 sans remettre en cause la logique actuelle de la monnaie unique. Pour sortir de l’impasse, la solution consiste à donner à la Banque centrale européenne les mêmes prérogatives que la Banque centrale américaine afin qu’en rachetant les titres de dette des Etats, elle puisse casser la spéculation et doper la croissance.

    Etes-vous le candidat de la fin de l’euro ?
    L’abandon de la monnaie unique au profit d’une monnaie commune n’est pas un tabou pour moi, si l’Allemagne persiste dans son refus d’étendre les missions de la Banque centrale. La monnaie unique, qui méconnaît les réalités nationales, a creusé un gouffre entre une Allemagne industrielle et excédentaire et les économies du sud de l’Europe, déficitaires et en voie de désindustrialisation. Si la Grèce et surtout l’Italie devaient un jour faire défaut, ce serait le début d’un processus de dissociation de la monnaie unique. Il faudrait alors préparer le passage le plus harmonieux possible de la monnaie unique à une monnaie commune. Celle-ci utilisable dans les échanges extérieurs coexisterait avec des monnaies nationales réservées aux transactions intérieures.

    Quels sont les points clés de votre programme ?
    Nos dirigeants sont comme ceux de 1940 : ils ne sont pas préparés à faire face à des événements qu’ils ne comprennent pas, car ils sont la conséquence des choix faits par eux il y a vingt ans. Quatre repères d’intérêt vital pour la France et pour la République motivent ma candidature. D’abord une monnaie moins chère : l’euro, surévalué de 25 %, écrase notre compétitivité. Notre base industrielle, sans laquelle nous ne pourrons maintenir une protection sociale efficace, a rétréci de moitié depuis trente ans. Deuxièmement, la croissance plutôt que la récession. Troisièmement, la sauvegarde de notre souveraineté budgétaire et fiscale : notre dissuasion nucléaire elle-même peut être menacée par des restrictions budgétaires. Enfin, une France forte est nécessaire pour construire une Europe européenne appuyée sur les nations. L’Europe n’est pas mûre pour une fédération qui serait aujourd’hui un espace essentiellement disciplinaire : le « saut fédéral » que certains préconisent à droite comme à gauche serait un saut dans le vide, sans élastique et sans retour. Ce qu’il faut, c’est une Europe européenne à forme confédérale.

    Le projet socialiste vous paraît-il à la hauteur de l’enjeu ?
    Il y a quelques bonnes idées mais il est irréalisable dans un contexte de croissance réduite à 1 %, et encore… Son défaut est de ne pas chercher une issue progressiste à la crise de l’euro.

    François Hollande a-t-il les épaules pour diriger le pays dans un contexte de crise grave ?
    L’expérience, cela s’acquiert… François Hollande est un homme fin et intelligent. Mais, en fidèle héritier de
    Jacques Delors, il a été pour le traité de Maastricht, puis pour la Constitution européenne. Je ne suis pas candidat contre François Hollande. Je veux aider la gauche et la France à se mettre à la hauteur des défis. Cela ne peut se faire autrement que sur la place publique : il faut un dialogue ouvert et franc. Je tiendrai un discours de vérité pour éviter toute déception ultérieure.

    Le candidat socialiste a déjà mis en garde contre les risques d’éparpillement de la gauche…
    Nous n’en sommes pas là. Ma voix manquerait si on ne l’entendait pas s’élever aujourd’hui. Je ne suis motivé que par le souci de servir le pays dans une période critique. Pourquoi la voix de Mme Joly serait-elle légitime et pas la mienne ?

    Un nouveau 21 avril 2002 est-il possible ?
    En 2002, déjà, j’ai mis en garde contre l’omnipotence des marchés financiers, j’ai proposé une politique industrielle, le redressement de l’Europe, des repères clairs pour l’école, la sécurité, l’intégration : je n’ai eu le tort que d’être en avance sur les événements. Ceux qui, depuis des décennies, ont fait le lit du Front national par leur ralliement au néolibéralisme essaient de renverser les rôles pour me faire porter le chapeau. Une voix républicaine doit s’élever pour proposer une politique conforme à l’intérêt national. Elle fera barrage au Front national.

    Le patriotisme n’est-il pas un peu vieux jeu ?
    Non. Le patriotisme, c’est l’amour des siens, le nationalisme, c’est la haine des autres. La nation est le cadre irremplaçable de la démocratie et de la souveraineté. Je suis un candidat patriote, ce qui ne m’empêche pas de vouloir redresser l’Europe.

    En cas de victoire en 2012, seriez-vous prêt à participer à un gouvernement de gauche et des écologistes ?
    Je ne demande rien pour moi-même. Je veux débattre, y compris avec les écologistes. Qui sait que la fermeture du tiers de notre parc nucléaire coûterait 250 Mds€ et renchérirait de 40 % la facture d’électricité pour les Français ? Pour un contrat de gouvernement, il faudrait surmonter des divergences très importantes. Ce n’est pas ma perspective.

    Quel type de campagne allez-vous mener ?
    J’irai dans les usines. L’avenir de la France passe par sa réindustrialisation. La reconquête de l’électorat ouvrier, cela me paraît essentiel. Les couches populaires se reconnaîtront dans ma campagne.

    Avez-vous vos 500 parrainages ?
    Beaucoup de maires m’ont promis de me soutenir. J’ai déjà à peu près la moitié de mes parrainages. Je crois en la dynamique de ma campagne.

    Vous étiez ministre en 1981, vous êtes candidat à l’élection présidentielle trente ans plus tard : n’est-ce pas la campagne de trop ?
    Dans une période de crise, les Français ont besoin d’un homme d’expérience et de caractère. Le renouvellement, je le ferai autour de moi en défendant les intérêts de notre jeunesse sans la flatter à travers un « jeunisme » démagogique.

    Chevènement est candidat à l’élection présidentielle

    Créé par le 05 nov 2011 | Dans : Battre campagne

    Publié le 05-11-11    par Le Nouvel Observateur avec AFP     Le sénateur et ancien ministre a officialisé sa candidature sur le plateau du JT de France 2 samedi soir.

    Jean-Pierre Chevènement en août 2010 JEFF PACHOUD / AFP Jean-Pierre Chevènement en août 2010 JEFF PACHOUD / AFP

    éagir

    L’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a officialisé samedi soir au journal télévisé de France 2 sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.

    « J’ai beaucoup réfléchi et j’ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes, comme je l’avais dit, c’est-à-dire pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant nous », a déclaré l’ancien ministre (ex-PS) de François Mitterrand, qui avait déjà été candidat à l’Elysée en 2002 (5,3%).

    Jean-Pierre Chevènement se préparait depuis plusieurs mois, mais sa candidature était jugée peu crédible par beaucoup d’observateurs. Elle n’est actuellement pas testée par les instituts de sondage et il faut désormais qu’il réunisse les 500 parrainages de maires nécessaires à sa candidature.

    En 2002, « j’avais le tort d’avoir raison »

    « J’avais le tort en 2002 d’avoir raison contre tous les autres et je n’accepte pas que ceux qui ont fait le lit du Front National en se ralliant au néolibéralisme puissent me transformer en bouc émissaire », a-t-il ajouté alors qu’il était interrogé sur le fait de savoir si cela ne faisait trop de candidatures à gauche de l’échiquier.

    « Le problème est de savoir ce qu’ont dit les candidats. Moi j’ai mis en garde contre l’omnipotence des marchés financiers, j’ai proposé de redresser l’Europe (…), de fixer des repères clairs dans la sécurité, l’école », a poursuivi le sénateur du Territoire-de-Belfort

    Interrogé sur la candidat socialiste François Hollande, Jean-Pierre Chevènement l’a qualifié d’ »homme intelligent ». « On peut l’aider à se mettre à la hauteur », a-t-il dit.

    Le Nouvel Observateur – AFP

    Jean-Pierre Chevènement candidat à la présidentielle
    LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 06.11.11 | 07h48 • Mis à jour le 06.11.11 | 07h49

    Jean-Pierre Chevènement a décidé samedi de se lancer à nouveau dans la course présidentielle, dix ans après une candidature qui lui avait valu d’être considéré comme l’un des tombeurs de Lionel Jospin au premier tour du 21 avril 2002. « J’ai beaucoup réfléchi et j’ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes, comme je l’avais dit, c’est-à-dire pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant nous », a déclaré l’ancien l’ancien ministre (ex-PS) âgé de 72 ans samedi soir sur France 2. « J’avais le tort en 2002 d’avoir raison contre tous les autres », a-t-il lancé alors qu’il était interrogé sur le fait de savoir s’il n’y avait pas un excès de candidatures à gauche de l’échiquier politique.
    Il avait promis qu’il annoncerait sa décision « à l’automne » soit avant le 21 décembre. Il se préparait depuis plusieurs mois, à renfort dernièrement de livre et de campagne d’affichage. Nombre d’observateurs jugeaient cependant sa candidature peu probable. Candidat à l’élection présidentielle de 2002, il avait obtenu 5,3 % des voix. En 2007, il avait soutenu Ségolène Royal. Il doit obtenir 500 signatures d’élus pour que sa candidature soit validée.

    « Je n’accepte pas que ceux qui ont fait le lit du Front National en se ralliant au néolibéralisme puissent me transformer en bouc-émissaire », s’est-il encore justifié pour défendre sa candidature.
    Défendant des idées « proches » de celles d’Arnaud Montebourg, le 3e homme surprise de la primaire socialiste, le sénateur du Territoire-de-Belfort, et électron libre de la gauche, ne s’est pas privé d’une pique contre François Hollande le candidat PS. « C’est un homme intelligent. On peut l’aider à se mettre à la hauteur », a-t-il dit.

    M. Chevènement, lors de cette interview de quelques minutes, a déroulé son argumentaire : « le vice est dans la monnaie unique! ». « Il y a deux solutions à la crise : soit on renforce le moteur, la banque centrale et on garde la monnaie unique soit on ne peut pas parce que l’Allemagne s’y refuse et il faut envisager la solution qui fasse le moins souffrir les Européens c’est-à-dire la mutation d’une monnaie unique en une monnaie commune », a-t-il expliqué sur France 2. Il a fixé quatre « repères fondamentaux »: « une monnaie moins chère », « la croissance plutôt que la récession », « la souveraineté de la France, budgétaire et fiscale » et « une Europe redressée et confédérale ». « Je suis un patriote », dit-il dans un entretien au Parisien dimanche, présentant sa candidature comme « pédagogique à l’égard des citoyens mais aussi des autres candidats ».

    Ancien ministre de François Mitterrand à l’industrie, l’éducation puis la défense (il avait claqué la porte en raison de son désaccord sur la guerre du Golfe en 1991), M. Chevènement passe pour avoir été l’agent majeur de la réconciliation de la gauche avec l’idée de sécurité. Il a été sous Lionel Jospin ministre de l’intérieur (1997-2000). Là aussi, il est parti sur un différend, concernant la gestion du dossier corse. Auteur à ce poste d’une formule restée célèbre sur les « sauvageons » — pour qualifier les jeunes délinquants — il aime cultiver une éloquence classique et et un vocabulaire choisi. Avant le référendum sur Maastricht, cet énarque fondateur du Ceres, aile gauche du PS, avait quitté ce parti afin de faire campagne pour le non. Il avait ensuite fondé le Mouvement des Citoyens, devenu le Mouvement républicain et citoyen (MRC). Il avait été frappé, fin 1998, par un grave accident d’anesthésie qui l’avait plongé dans le coma. Il en était ressorti sans dommage. « Un miracle républicain », avait-il lancé.

    « 2012: Chevènement retente le coup » titre le JDD

    Créé par le 05 nov 2011 | Dans : Battre campagne

    Jean-Pierre Chevènement a annoncé sa candidature samedi soir sur le plateau du 20 heures de France 2. « J’ai beaucoup réfléchi et j’ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes », a déclaré le président d’honneur du le Mouvement républicain et citoyen (MRC). Un scénario avec un goût de déjà vu…

    Jean-Pierre Chevènement

     Jean-Pierre Chevènement a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle. (France 2)

    « J’ai beaucoup réfléchi et j’ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes ». A 72 ans, Jean-Pierre Chevènement s’est lancé dans la course à l’Elysée samedi soir sur le plateau du 20 heures de France 2. Le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) entend ainsi « mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant nous ».

    Pour faire face à la crise, il plaide pour la « mutation d’une monnaie unique en une monnaie commune ». Sa campagne devrait être fédérée autour de quatre thèmes : « une monnaie moins chère », « la croissance plutôt que la récession », « la souveraineté budgétaire et fiscale » et « une Europe redressée, confédérale ». Des thèmes qui sont chers à celui qui, comme il l’a rappelé, avait voté non au traité de Maastricht.

    Hollande est « un homme intelligent »

    Jean-Pierre Chevènement signe ainsi son retour dans la course à l’Elysée. Une démarche qui devient presque une habitude. D’abord en 2002, où le candidat qui était alors porté par des sondages flatteurs en début de campagne avait finalement obtenu 5,3% des voix. Un score en partie responsable de la non-qualification de Lionel Jospin au second tour de la présidentielle, au profit de Jean-Marie Le Pen. Mais aujourd’hui encore, le principal intéressé ne considère pas être responsable de l’échec du Parti socialiste. « J’avais le tort en 2002 d’avoir raison contre tous les autres et je n’accepte pas que ceux qui ont fait le lit du Front National en se ralliant au néolibéralisme puissent me transformer en bouc émissaire ».

    En 2007, l’ancien ministre de l’Intérieur ou encore de la Défense s’était encore lancé dans la course à l’Elysée. Mais, après avoir conclu un accord intéressant avec le PS en vue des législatives, il avait finalement renoncé à ses ambitions et soutenu la candidature de Ségolène Royal.

    Depuis plusieurs mois, Jean-Pierre Chevènement se préparait à revenir dans la bataille présidentielle. Mais au vu du passé, sa candidature était jugée peu crédible. Désormais, il lui faut recueillir les 500 parrainages de maires nécessaires à sa candidature. Et même s’il est candidat, le nouveau rival de François Hollande estime que le prétendant socialiste à la présidentielle est « un homme intelligent ». « On peut l’aider à se mettre à la hauteur », a lancé Jean-Pierre Chevènement. L’aider sans pour autant le soutenir? Ou en se désistant plus tard pour lui?

    C.V. – leJDD.fr

    samedi 05 novembre 2011

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