Battre campagne

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Jean-Pierre Chevènement candidat à la présidentielle pour faire bouger les lignes !

Créé par le 05 nov 2011 | Dans : Battre campagne

http://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-au-journal-de-20h-de-France-2-samedi-5-novembre

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Jean-Pierre Chevènement annonce officiellement sa candidature au journal de 20h de France 2 ce samedi 5 novembre

Jean-Pierre Chevènement était l’invité du 20h de France 2, présenté par Laurent Delahousse, samedi 5 novembre.

L’entretien est podcasté sur le blog de jean-Pierre Chevènement.
http://www.chevenement.fr/ »>http://www.chevenement.fr/

« J’ai beaucoup réfléchi et j’ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes, comme je l’avais dit, c’est-à-dire pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant nous », a déclaré l’ancien ministre

Jean-Pierre Chevènement a dit vouloir défendre « quatre repères fondamentaux dans la période troublée qui est devant nous », une « monnaie moins chère », la « croissance » plutôt que la récession, la « souveraineté » dans une « Europe redressée, confédérale »et  » remettre d’aplomb la République ».

Nicolas Sarkozy veut mettre l’Europe toute entière à la diète

Créé par le 29 oct 2011 | Dans : Battre campagne, Blog du Che

Réaction de Jean-Pierre Chevènement à l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy du 27 octobre 2011.


L’érosion de l’appareil productif français, insuffisamment soulignée d’ailleurs, n’est rapportée qu’aux réformes sociales de la gauche depuis 1981 mais jamais à la sur-évaluation de 50% de l’euro depuis 2005. Le chef de l’Etat évoque la crise de l’euro sans évoquer la politique de change. Il évacue le rôle de la BCE alors que ses propositions sur ce sujet ont été repoussées par Mme Merkel. M. Sarkozy ne parle que de converger avec l’Allemagne, ou d’intégration renforcée, pour mettre l’Europe toute entière à la diète.


Primaire socialiste : « une machine à voter raisonnable », par Francis Daspe

Créé par le 19 oct 2011 | Dans : Battre campagne, Gauche anti-libérale

Francis DASPE est Secrétaire général de l’AGAUREPS-Prométhée (Association pour la Gauche Républicaine et Sociale – Prométhée)

Contrairement aux commentateurs qui ont vu lors des primaires socialistes une poussée à gauche du Parti socialiste, Francis Daspe remarque que celle-ci, à l’image du chantre de la « démondialisation » Arnaud Montebourg, est incapable de dépasser significativement les 20%. La ligne « centrale », qualifiée de sociale-démocrate ou de sociale-libérale, s’est de nouveau imposée. Le PS reste « une machine à voter raisonnable », souligne l’auteur de cette tribune.

Les primaires socialistes venant de livrer leur verdict, on peut convenir, quel que puisse être notre avis sur le fond de la question, de leur réussite en terme de participation. Elles ont su générer une implication populaire que bien peu n’osaient imaginer. Nous ne serons pas de ces grincheux mauvais perdants que nous trouvons à droite.

Mais cela ne nous empêchera pas d’exprimer des désaccords majeurs quant à l’interprétation à donner aux résultats des deux tours de cette consultation inédite. Arguant du score surprise obtenu par Arnaud Montebourg, les commentateurs ont noté une poussée à gauche du parti socialiste. Nous considérons qu’il s’agit de l’exact contraire.

Avec 17% des suffrages qui se sont reportés sur le chantre du concept de « démondialisation », jamais la gauche du Parti socialiste ne s’est retrouvée à un tel étiage. Une évidence s’impose durement aux tenants de la transformation sociale qui militent au sein de ce parti ou du moins gravitent autour : congrès après congrès entrecoupés de primaires, la gauche du parti socialiste se retrouve dans l’incapacité de dépasser significativement les 20%. Et ceci, quelle que puisse être le périmètre délimité par la motion proposée aux voix ou le nombre des soutiens du candidat.

Que Henri Emmanuelli, Benoît Hamon, Gérard Filoche ou Arnaud Montebourg soient parties prenantes de la ligne de gauche ou qu’ils aient opté pour un choix stratégique plus « tactique » n’a au final aucune incidence. Que Jean-Luc Mélenchon, Marc Dolez ou d’autres militants anonymes œuvrent au sein du parti socialiste ou qu’ils aient préféré agir à l’extérieur ne change rien.

Circonscrite dans son réduit n’excédant pas les 20%, la gauche du parti socialiste est au mieux condamnée à jouer un rôle d’aiguillon bien dérisoire face à la force dévastatrice du rouleau compresseur qu’est la mondialisation néolibérale conquérante. En d’autres termes, comme c’est parfois dit avec un zeste de méchanceté mais non sans véracité, à jouer les « idiots utiles ».

Ces primaires citoyennes ont confirmé de manière éclatante que le parti socialiste était devenu une « machine à voter raisonnable ». Car en fait, il n’existait que trois lignes différentes au cours de ces primaires. Il y avait celle de gauche incarnée par Arnaud Montebourg et son pendant de droitière portée par Manuel Valls.

D’ailleurs, il n’est pas indifférent de constater que ce sont les deux seuls candidats à avoir animé symétriquement d’un point de vue idéologique la campagne. Car en définitive les représentants de la ligne « centrale » qualifiée de sociale-démocrate ou de sociale-libérale selon les points de vue ne possédaient pas véritablement de divergences sur le fond à mettre en avant pour se départager.

En fin de compte c’est sur des questions d’image et de tempérament que l’affaire se joua. Il fallut faire le grand écart en démontrant à la fois l’authenticité de son label de gauche et la capacité à rassembler le plus largement possible au-delà des militants socialistes, voire même au-delà des rangs de la gauche. A ce périlleux exercice, un s’en tira mieux que certaines…

Chacun tenta bien de prouver qu’il était bien de gauche : Ségolène Royal par ses foucades davantage inspirées par son sens politique et l’énergie du désespoir que par la solidité de ses convictions, François Hollande au seul motif d’avoir dirigé l’appareil du parti plus qu’aucun autre, Martine Aubry parce qu’elle devait son élection à la tête du parti lors du congrès de Reims aux bonnes grâces des éléphants ou des éléphanteaux des courants de gauche.

Hélas, l’examen plus approfondi des programmes montre la timidité de l’ambition de transformation sociale, en raison principalement de l’acceptation, à l’instar d’une sorte de syndrome de Stockholm acclimaté à l’action politique, des contraintes extérieures qui verrouillent en l’état toute tentative d’alternative.

Arnaud Montebourg avait le mérite de vouloir s’en affranchir, à tel point que Jean-François Copé a crû y déceler de manière scandaleuse et pathétique une dérive bolchevique. Dans ces conditions, le parti socialiste est-il réformable de l’intérieur ? Nous, qui nous considérons comme « pleinement socialiste » sans appartenir au parti éponyme, aurions tendance à en désespérer. Le potentiel militant existe sans aucun doute. Mais il reste bridé. Le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européenne en constitue un exemple édifiant : alors qu’une majorité d’adhérents socialistes s’était prononcée dans le secret de l’isoloir le 29 mai 2005 pour le non, cela avait été l’inverse quelques mois plus tôt à l’occasion du référendum interne.

Pourtant, l’urgence sera de tout faire pour battre Nicolas Sarkozy l’an prochain. Nous nous emploierons à la besogne résolument, sans renâcler ni laisser passer notre tour. Mais en militant pour un véritable programme de rupture sociale et démocratique, qui fasse enfin coïncider alternance et alternative. Le seul à même de parvenir à l’objectif visé pour une gauche dont la diversité et la richesse ne s’arrêtent pas aux primaires socialistes.

Tribune parue dans Marianne du 18/11/2011

Jean-Pierre Chevènement au journal Le Pays : »Ce sont les événements qui vont faire bouger les esprits »

Créé par le 16 oct 2011 | Dans : Battre campagne


Entretien de Jean-Pierre Chevènement au journal Le Pays, samedi 15 octobre 2011.


Jean-Pierre Chevènement au journal Le Pays :

Jean-Pierre Chevènement, sénateur (MRC) du Territoire de Belfort et, peut-être, candidat à l’élection présidentielle, est l’auteur d’un nouvel ouvrage : Sortir la France de l’impasse. Un livre-programme pour 2012.

Le Pays:Les choix politiques faits depuis les années quatre-vingt ont mis, dites-vous, la France dans une impasse. Vos positions sont, vous le soulignez dans le livre, dans la droite ligne de ce vous disiez en 2002. Pourquoi seriez-vous entendu cette fois?

Jean-Pierre Chevènement : Il y a un fait massif : c’est la crise que j’avais vu venir depuis longtemps puisque je n’avais accepté ni la dérégulation financière ni la monnaie unique. Crise du capitalisme financier à partir de 2008, crise de l’euro depuis 2010. Cette dernière n’est pas le fait du hasard, elle résulte du vice constitutif de l’euro qui a voulu donner la même monnaie à dix-sept pays que tout opposait, structures économiques, orientations politiques, culture etc.Il est difficile, aujourd’hui, de faire confiance pour nous en sortir à ceux qui nous ont conduits dans l’ornière. Je vous rappelle que l’Acte unique et le Traité de Maastricht ont été votés par la droite et le PS.

Et donc ?
Ce sont les événements qui vont faire bouger les esprits. Du moins, je l’espère.

Qu’est-ce qui, aujourd’hui, pourrait vous inciter à ne pas être candidat à l’élection présidentielle?
Ce qui pourrait m’amener à changer de point de vue ? Soit un événement majeur, hélas prévisible, c’est-à-dire la crise de l’euro, soit une évolution politique claire du candidat socialiste sur ces questions qui ne sont jamais abordées. J’ai très peu entendu parler de la crise de l’euro pendant la campagne des primaires. Nous dansons sur un volcan et chacun fait comme si en mai prochain nous allions nous offrir du muguet.

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« Chè 2012 pour faire bouger les lignes »

Créé par le 16 oct 2011 | Dans : Battre campagne

“Pour sortir la France de l’impasse et lui préparer un autre avenir, il nous faut armer les consciences, élever le niveau du débat, faire bouger les lignes.

Comment y parvenir ?

Moi, je vous pose la question. Etant donné ce que sont les institutions de la Vème République peut-on le faire autrement qu’en étant candidat ? C’est une question difficile à laquelle je vous demande de réfléchir. Gardez intact votre courage car notre ligne de force est la bonne. La France aura besoin, quoi qu’il arrive dans les années qui viennent, d’un recours. Elle aura besoin de retrouver ses fondamentaux. Elle aura besoin d’un axe politique. Elle aura besoin d’un projet. Et moi, j’aime mon pays. Je crois en la France. Je ne pense pas que la France soit morte. Je pense que le passé pèse sous les apparences de l’éphémère et que l’anecdote dans laquelle on voudrait nous entrainer – comment se passe le retour de celui-ci, et celui-là va-t-il y aller, etc. – n’est rien et qu’il y a en profondeur un peuple qui a une tradition, qui a une volonté, qui a des valeurs, pas seulement des valeurs d’égalité, mais aussi des valeurs de création, de courage, de liberté créatrice et c’est cette capacité d’orientation que nous allons devoir, ensemble, exercer. Je vous donne donc rendez-vous dans les prochaines semaines.”

 

Jean-Pierre Chevènement

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