Bilan de la campagne présidentielle

Articles archivés

Emmanuelli : le mitterrandiste historique veut un grand parti de toute la gauche

Créé par le 08 mai 2007 | Dans : Bilan de la campagne présidentielle, Débats autour de la refondation de la gauche, Projet politique

Il privilégie les alliances à gauche et veut rassembler jusqu’aux «antilibéraux»

Par Pascal VIROT

QUOTIDIEN LIBERATION : mardi 8 mai 2007

      

Henri Emmanuelli, 61 ans, est député des Landes.

Ses atouts 

Entre les deux tours, Henri Emmanuelli a montré son agacement face à la tournure de la campagne en appelant à la création d’un «grand parti progressiste» réunissant toute la gauche. En fait, il s’agissait de faire pièce à Royal, qui s’apprêtait à rencontrer François Bayrou après avoir évoqué la possibilité de ministres UDF dans son gouvernement. Dans l’esprit du député des Landes, ce parti devait aller des «réformistes de gauche» aux «antilibéraux». Ces derniers peuvent se retrouver dans la figure de ce mitterrandiste historique, pourfendeur de la Constitution européenne en 2005, symbole historique de l’aile gauche du PS. Pour Benoît Hamon, l’un des dirigeants du Nouveau Parti socialiste, ce «parti progressiste» pourrait accueillir «le centre gauche avec les radicaux de gauche, des soutiens de Bayrou» et «les amis de José Bové, Attac, les communistes, les chevènementistes, etc.», afin de répondre à la double «crise du projet de la gauche et de ses instruments», c’est-à-dire des appareils.

Ses handicaps 

Ce dont souffre, entre autres, le PS, c’est d’un «manque de renouvellement générationnel et culturel», estime Hamon. Pas sûr qu’Emmanuelli corresponde à ces critères. L’ex-président de l’Assemblée porte une conception traditionnelle de la gauche selon laquelle le PS doit d’abord faire l’union avec ses partenaires historiques (bien qu’exsangues) avant de se tourner vers d’éventuels nouveaux alliés.

Royal a la main et entend la garder

Créé par le 08 mai 2007 | Dans : Bilan de la campagne présidentielle, Débats autour de la refondation de la gauche, Projet politique, Ségolisme

Pour rester en lice pour 2012, l’ex-candidate veut conserver ses atouts de campagne.

Par Paul QUINIO

QUOTIDIEN LIBERATION : mardi 8 mai 2007

  «V ous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche. [...] Je serai au rendez-vous de ce travail indispensable et j’assumerai la responsabilité qui m’incombe désormais.» Il est 20 h 05, dimanche, quand Ségolène Royal, reconnaissant sa défaite, indique qu’elle s’apprête à continuer le combat. Sourire aux lèvres, certes, mais sans détour. Cinq minutes lui auront suffi pour changer de personnage, quitter les habits de la candidate pour endosser le costume de chef de guerre. L’intention est double : rappeler d’emblée qu’elle ne déserte pas comme Lionel Jospin, et couper immédiatement l’herbe sous le pied des éléphants tentés de dégainer leurs critiques sur les plateaux télé. Mise à part la sortie express de Strauss-Kahn, d’ailleurs vite atténuée, l’opération a plutôt bien fonctionné.

Mais, n’en déplaise à Julien Dray qui voit en Ségolène Royal «une grande dirigeante», il n’est pas inconvenant de se demander si l’ex-candidate a les moyens de l’ambition affichée dimanche soir. Pour une raison très simple : jamais Royal n’a démontré de goût pour la joute partisane, les conclaves d’appareil, la constitution de réseaux, l’entretien d’une écurie. C’est d’ailleurs en faisant le contraire qu’elle a remporté la course à la désignation interne : elle a contourné le parti, elle s’est appuyée sur sa popularité auprès des militants et a même porté comme un étendard sa volonté d’incarner «une autre manière de faire de la politique». 

Malgré la défaite, ses atouts d’hier peuvent-ils être sa force de demain ? Un cadre socialiste, pas franchement ségoliste, est obligé de reconnaître l’engouement qu’elle a suscité pendant la campagne auprès des socialistes. Et tous les cadres du PS ont en mémoire les 60 % de voix obtenus lors de la primaire interne. Un socle sur lequel elle peut continuer de s’appuyer, en sus des 16,8 millions de voix obtenues dimanche.

Pour s’imposer, Ségolène Royal aura besoin de relais dans le parti. Pourra-t-elle compter sur la fidélité des barons locaux qui se sont précipités dans ses bras il y a un an ? «Elle peut coaguler les apparatchiks qui l’ont accompagnée et qui ne pourront pas se déjuger», pronostique un responsable fédéral. Leur attitude pourrait dépendre des résultats obtenus dimanche sur leurs terres par Ségolène Royal. Un de ses très proches confiait hier vouloir «[se] retirer sur son Aventin». Explication : Sarkozy est arrivé largement en tête dans son fief. Pour tisser un vrai réseau, Ségolène Royal devrait pouvoir compter sur François Rebsamen, son ex-directeur de campagne et, surtout, ancien responsable des fédérations.

Enfin, sur sa route, l’ex-candidate trouvera le premier secrétaire, François Hollande. Un membre de la direction du PS glissait hier que «les barons du PS soutiendront Ségolène Royal car ils veulent se débarrasser de François Hollande». Ambiance.

Déclaration de Jean-Pierre Chevènement à l’AFP

Créé par le 07 mai 2007 | Dans : Battre campagne, Bilan de la campagne présidentielle, Blog du Che, Débats autour de la refondation de la gauche, Le Che, Projet politique

Communiqué à l’AFP, lundi 7 mai 2007.

 

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen a apporté un soutien sans faille à la candidature de Ségolène Royal. Celle-ci, au terme d’une campagne valeureuse, rassemble 47 % des suffrages, plus de 17 millions de Français. C’est une base solide pour la résistance et la reconquête.

Les trois partis qui ont soutenu Ségolène Royal au premier tour (PS – PRG – MRC) doivent rester unis dans la campagne des législatives.

L’accord MRC-PS du 9 décembre 2006 procurera à nos candidats une base politique solide en affirmant la nécessité d’une réorientation sociale de la construction européenne, d’une refondation républicaine et d’une voix forte et indépendante de la France dans les relations internationales. Ces orientations, portées par la candidate pendant la campagne présidentielles, doivent être confirmées dans la campagne des législatives.

Le MRC attend enfin du PS qu’il applique loyalement le volet électoral de l’accord politique MRC-PS, en particulier dans les trois départements des Ardennes (Sedan), de l’Indre (Issoudun), et dans la deuxième circonscription du Territoire de Belfort. Nous devons aller unis à la bataille pour créer dans le pays un môle d’équilibre face aux remises en cause prévisibles du pacte républicain telles que les a annoncées Nicolas Sarkozy.

 

Lundi 07 Mai 2007

Une gauche victorieuse, et d’abord de ses propres démons par Jean Pierre Chevènement

Créé par le 07 mai 2007 | Dans : Battre campagne, Bilan de la campagne présidentielle, Blog du Che, Le Che

  07 Mai 2007

Le MRC aura donné le meilleur de lui-même pour assurer la présence de Ségolène Royal au premier tour de l’élection présidentielle, avec sept points d’avance sur François Bayrou (18,7 % des suffrages).

La partie la moins à gauche du PS a de toute évidence fait une bonne part du score du candidat centriste le 22 avril. Faut-il évoquer Spartacus, les Gracques et autres Brutus qui s’en sont donné à cœur joie, dès avant le premier tour ?

Les mêmes se prévalent aujourd’hui du chiffre du premier tour pour préconiser la stratégie du « big bang » qui a toujours échoué : en effet, avant de prodiguer quelques alliance que ce soit, il faut d’abord savoir où on habite, qui on est et ce qu’on veut faire. La gauche ne peut exister sans une lecture du monde. Le socialisme s’est toujours défini comme une critique du capitalisme. Cela ne suffit certes pas. Il faut aussi une perspective républicaine, c’est-à-dire une éthique, des principes, une exigence. Ensuite, on peut être « ouvert ». Avec ses 17 millions de voix, Ségolène Royal a ouvert un chemin pour la résistance d’abord et la reconquête ensuite.

*
Pour ce qui concerne les législatives, les candidats du MRC disposent avec
l’accord MRC-PS du 9 décembre 2006 d’une bonne plate-forme politique (redressement économique, monétaire et social, de la construction européenne, refondation républicaine et politique étrangère indépendante de la France).

Reste évidemment au Parti socialiste à appliquer loyalement le volet électoral de l’accord MRC-PS. Nous attendons que son bureau national qui avait approuvé à l’unanimité, le 12 décembre 2006, l’accord MRC-PS du 9 décembre, désavoue fermement les candidats socialistes dissidents dans les Ardennes (Sedan) où le MRC présente Gisèle Dessieux, l’Indre (Issoudun) où le MRC présente Marie-Françoise Bechtel, et dans la deuxième circonscription du Territoire de Belfort. Ce respect élémentaire de la parole donnée serait la moindre des choses si le Parti socialiste ne veut pas, par avance, insulter la perspective d’une refondation républicaine de la gauche, bref s’il entend vraiment préparer l’avenir d’une gauche victorieuse, et d’abord de ses propres démons.

Communiqué du Mouvement Républicain et Citoyen dans les Landes

Créé par le 07 mai 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, Bilan de la campagne présidentielle, Débats autour de la refondation de la gauche

Le Mouvement Républicain et Citoyen tient à féliciter Ségolène Royal pour la campagne qu’elle a conduite avec force et caractère ces derniers mois. Elle a su rassembler la gauche et sa candidature a ouvert de réelles perspectives de refondation. Sous les effets conjugués du délitement du lien social, de l’hyper individualisme, des renoncements successifs des cercles dirigeants à promouvoir notre modèle social et des fortes pressions idéologiques pour contrer les valeurs et les idées républicaines, la campagne de Ségolène Royal n’a pu empêcher l’élection d’un libéral atlantiste qui a su abuser les électeurs dans un contexte de droitisation en France et en Europe. 

Le Mouvement Républicain et Citoyen a pris toute sa place dans cette campagne qui traduit une incontestable renaissance citoyenne. Un premier pas a été accompli ; notre campagne a remis la République et le citoyen au coeur du débat public. Elle a donc été utile au pays. 

La gauche doit retrouver la confiance plus large des salariés, du monde du travail et de tous ceux qui souffrent de la mondialisation libérale. L’histoire n’a pas terminé sa course quand le libéralisme donne des signes d’essoufflement, en butte à l’hostilité des peuples qui subissent de plein fouet ses ravages. Il ne sera pourtant combattu qu’au prix d’une bataille politique de portée culturelle et idéologique. La refondation de la gauche doit être le levain d’un avenir républicain. Cette refondation devra se poursuivre dans les prochains mois. Le MRC s’engagera pour qu’elle se réalise selon les exigences de la République : le progrès social et la justice sociale grâce aux valeurs de la Nation citoyenne, grâce à un Etat puissant et volontariste, grâce à la défense des services publics, grâce à l’égalité des droits et des devoirs. 

Cette refondation est une obligation d’autant plus ardente que Nicolas Sarkozy mettra en œuvre dans les prochaines semaines les réformes ultralibérales qu’il a pris soin de cacher aux Français ces derniers mois. 

Le Mouvement Républicain et Citoyen appelle les Républicains de progrès, les Républicains sincères, les femmes et les hommes de gauche à se mobiliser et à se rassembler pour faire le meilleur résultat possible aux élections législatives et pour construire demain les conditions de l’alternative. Il nous appartient d’oeuvrer ensemble pour cette perspective. 

Xavier DUMOULIN, porte-parole landais du Mouvement Républicain et Citoyen 

1...2223242526

Nouveau regard, nouvelle Ec... |
democratia |
Mers El-Kébir Franc-Tireur |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les emprunts russes
| mouvement de soutien "waaxu...
| HYPERDEMOCRACY