Blog du Che

Articles archivés

L’éloge funéraire de son ami Max Gallo par J.P Chevènement : « Le grand instituteur national »

Créé par le 21 juil 2017 | Dans : Blog du Che

 

Venu de la gauche communiste, Max Gallo se voulait fidèle à la mémoire ouvrière et antifasciste qui était celle de son père. Par une création inlassable, Max Gallo s’est progressivement imposé dans le paysage intellectuel et politique comme le grand instituteur national qui manquait. A une France en pleine perte de repères depuis la mort du général de Gaulle et le naufrage de l’union de la gauche, Max Gallo a fourni un substitut. En ce sens, il était devenu un repère. Ce grand écrivain populaire a rempli le vide laissé libre par des institutions qui avaient déserté leur mission de transmettre le récit national. Cette désertion – faut-il le dire – n’était pas celle des enseignants, mais d’abord celle des élites qui, depuis près de cinq décennies, avaient méthodiquement entrepris de ringardiser la nation. La gloire de Max Gallo est de s’être dressé contre cette démission. Et avec quel succès ! Il a ressuscité tous les grands personnages de notre Histoire et les lecteurs l’ont plébiscité. Max n’était pas seulement un grand écrivain, un historien pétri de culture, c’était un combattant, un orateur politique incomparable, un homme généreux qui savait parler au cœur du peuple. Il s’est détourné de la gauche à la fin de sa vie quand la gauche s’est détournée d’elle-même. Il n’avait plus qu’une seule passion, celle de la France.

Max était pour moi un frère dont la disparition me déchire. Sa grande voix manquera mais son combat ne s’éteindra pas.

J’adresse une pensée affectueuse qui est aussi celle de ceux qui ont partagé nos combats à sa femme et à son fils.

Entretien de Jean-Pierre chevènement au Point: « J’ai été passionnément stendhalien »

Créé par le 30 juin 2017 | Dans : Blog du Che

Entretien de Jean-Pierre Chevènement à l’hebdomadaire Le Point, propos recueillis par Jean-Paul Enthoven et Saïd Mahrane, jeudi 29 juin 2017.

http://www.chevenement.fr/Entretien-au-Point-J-ai-ete-passionnement-stendhalien_a1928.html


Chevènement. En Marche © Dusault pour "Le Point"

Chevènement. En Marche © Dusault pour « Le Point »
Le Point: Quand vous considérez l’ensemble de votre vie, quelle a été la saison de votre plus grand bonheur ?
Jean-Pierre Chevènement:
Les années 1970 ont été enthousiasmantes, car ce que j’avais anticipé en créant le Céres à mon retour de la guerre d’Algérie – l’union de la gauche, la recréation d’un grand Parti socialiste, l’alternance – s’est réalisé. J’avais adhéré au Parti socialiste, en 1964, d’une certaine manière pour le subvertir. C’est ce qui a été fait en 1971 avec le congrès d’Épinay, dans l’issue duquel j’ai pris une forte responsabilité. Dix ans après, l’alternance se produisait. Je n’avais pas deviné que cela pourrait se passer dans la vie comme je l’avais imaginé dans ma tête. La suite a été différente… J’ai été moins heureux, même si j’ai connu dans l’action des moments de plénitude.
Quel livre trouve-t-on sur votre table de chevet ?
Actuellement, je relis les Lettres persanes, de Montesquieu. J’y vois ce que pouvait être le dialogue des cultures au début du XVIIIe siècle. Lisez-vous des romans ou des essais ?
Je lis surtout des livres d’histoire, ainsi que des essais ou des romans comme Vie et destin, de Vassili Grossman. Actuellement, je me consacre beaucoup à l’histoire des religions, à l’islam et aux monothéismes, en raison des fonctions que j’exerce à la tête de la Fondation pour l’islam de France. En littérature, vous êtes plutôt stendhalien ou balzacien ?
J’ai été passionnément stendhalien. J’ai été d’ailleurs à l’origine du nom de la promotion de l’Ena à laquelle j’appartiens (Stendhal, 1965). Avec Alain Gomez, j’ai défendu Stendhal contre Turgot, qui avait, si je me souviens bien, la faveur d’Ernest-Antoine Seillière. Ce débat a sérieusement partagé notre promotion. Il dessinait les lignes d’une droite et d’une gauche en gestation. Stendhal est une figure rarement invoquée par la gauche…
Son œuvre est pourtant une bonne description de la société bourgeoise de la Restauration. Stendhal m’inspire également la difficulté d’un jeune homme parti de peu, originaire du haut Doubs et dont le père avait une scierie à la frontière de la Suisse. Ne confondez-vous pas Stendhal et Julien Sorel ?
Évidemment, c’est de Julien Sorel que je parle, dans Le Rouge et le Noir. D’autres héros de Stendhal faisaient rêver le jeune homme que j’étais. Ainsi, Lucien Leuwen, qui rencontre à Nancy une figure républicaine qui le fascine. Stendhal, avec son œil décapant, aurait aimé faire bouger les choses. C’est cela, la gauche… Lire la suite »

Jean-Pierre Chevènement en débat avec Michel Onfray et Régis Debray

Créé par le 27 juin 2017 | Dans : Articles de fond, Blog du Che

Deux longues vidéos de débats récents avec deux des intellectuels les plus discutés : Michel Onfray et Régis Debray.

Conférence de la Fondation Res Publica « Civilisation avec ou sans ‘s’? », 29 mai 2017

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« Dans quelle civilisation sommes-nous ? Et que signifie le mot ‘civilisation’ ? Doit-on parler d’une civilisation occidentale, américaine ? On disait européenne autrefois… Quand on se tourne vers Arnold J. Toynby, Oswald Spengler, ou Fernand Braudel, on voit que le nombre de civilisations répertoriées est à peu près le même, entre 8 et 10, est-ce vrai encore aujourd’hui ? Y’a-t-il plusieurs civilisations sur la Terre ou bien n’y a-t-il qu’une seule civilisation planétaire ? Quelle différence peut-on faire entre civilisation et culture ? »

Un débat tenu le 29 mai 2017 par la Fondation Res Publica entre :
- Régis Debray, écrivain, philosophe, fondateur et directeur de la revue « Médium », auteur de « Civilisation. Comment nous sommes devenus américains » (Gallimard, mai 2017)
- Michel Onfray, écrivain, philosophe, auteur de « Décadence » (Flammarion, 2017)
- et Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica

« Macron a défini une approche réaliste sur la Syrie »

Créé par le 23 juin 2017 | Dans : Blog du Che

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http:// »Macron a défini une approche réaliste sur la Syrie »

 

« La recomposition de la vie politique française est à faire sur la base d’un logiciel républicain »

Créé par le 19 juin 2017 | Dans : Blog du Che, Projet politique

http://www.dailymotion.com/video/x5r6ns0_jean-pierre-chevenement-l-ere-ou-deux-partis-politiques-avaient-confisque-le-pouvoir-est-close_news[/dailymotion]

 

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https://www.youtube.com/watch?v=8N75piuJFFo

http://www.chevenement.fr/Macron-a-vu-qu-il-pouvait-realiser-ce-que-j-ai-echoue-a-faire-en-2002-a-ouvrir-un-chemin-nouveau-entre-deux-partis-uses_a1924.html

http://www.lopinion.fr/video/phrase/jean-pierre-chevenement-sein-lrem-il-y-aura-sensibilites-differentes-129180

 

Ecoutez le podcast (le dialogue Onfray Chevènement commence à la trentième minute environ)

https://www.mollat.com/podcasts/jean-pierre-chevenement-un-defi-de-civilisation-la-seule-strategie-pour-la-france-et-michel-onfray-decoloniser-les-provinces-contribution-aux-presidentielles-et-la-cour-des-miracles

Chevènement / Onfray
Le 14/06/2017
Publié le 25/05/2017
« Un défi de civilisation : la seule stratégie pour la France », aux éditions Fayard et « Décoloniser les provinces : contribution aux présidentielles », aux éditions de l’Observatoire

 

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