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Articles archivés

La constitution de la Vème République se prête-t-elle à l’innovation? par Jean-Pierre Chevènement

Créé par le 14 oct 2017 | Dans : Articles de fond, Blog du Che

 

Intervention de Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, au colloque organisé par la Fondation Charles de Gaulle dans le cadre du Festival du livre d’Histoire à Blois, le 6 octobre 2017.

Comme l’a montré le Professeur Philippe Raynaud dans « l’Esprit de la Vème République » (1), celle-ci est passée par plusieurs phases : De la « République consulaire » (1958-1962) à la République présidentielle, dominée d’abord par un « quadrille bipolaire » (1962-1981) puis par un bipartisme de fait, amorcé en 1965 puis quasi institutionnalisé à partir des années 1980. Ce bipartisme apparemment consensuel (sur les traités européens, de 1987 à 1992 et sur les orientations politiques qui en découlent) est cependant miné par la désaffection croissante des citoyens (recherche d’une alternative « citoyenne » et à défaut montée des extrêmes et de l’abstention). Les deux partis de gouvernement (PS et RPR devenu UMP en 2002) bénéficient tous deux de la « rente institutionnelle » que procure le mode de scrutin majoritaire. « L’effet essuie-glaces » résume la vie politique de 1986 à 2012.
Mais ce système s’érode de l’intérieur quand la désaffection des électeurs l’emporte sur le vote habituel d’allégeance. C’est ainsi que le candidat du PS, Benoît Hamon, ne recueille plus que 6.33% des voix au premier tour des présidentielles de 2017. La percée d’Emmanuel Macron (24% des voix au premier tour) fait tomber dans la trappe le candidat de la droite (20%). Emmanuel Macron réussit à éliminer dès le premier tour les deux partis de gouvernement, ce à quoi j’ose dire que j’avais frayé la voie en 2002. Lire la suite »

Le chevènementisme, une certaine idée de la France

Créé par le 05 oct 2017 | Dans : Articles de fond, Blog du Che

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Jean-Pierre Chevènement était l’invité de Sonia Mabrouk sur CNews dans Les Voix de l’Info, mercredi 4 octobre 2017

Créé par le 04 oct 2017 | Dans : Blog du Che

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Antiquité – Avenir

Créé par le 05 sept 2017 | Dans : Articles de fond, articles lecture limitée administrateur, Blog du Che

Contribution de Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, Livre à paraître.


Happés par le « court termisme » et affolés par l’instantanéité, notre civilisation disparaitrait sans le ressourcement dans la longue durée, c’est-à-dire dans l’Antique, ce passé principiel. Comment notre civilisation pourrait-elle encore nourrir un projet et l’envie d’un bel avenir, si elle laissait se tarir ses sources les plus profondes ? On définit souvent la civilisation occidentale comme « judéochrétienne ». Et certes on connaît peu de civilisations qui n’aient été, ou ne soient soutenues, par une religion, chrétienne, islamique, hindouiste, bouddhiste, etc. S’il n’est nullement dans mon propos de vouloir diminuer ce que la civilisation occidentale doit à l’Ancien et au Nouveau Testaments, j’observerai cependant que la deuxième religion de France, l’Islam, si elle n’ignore ni Moïse ni Jésus, vise cependant à « clore le cycle des prophéties ». Ce n’est pas une modeste ambition. Nous nous en accommoderons, dans notre société sécularisée et d’abord par la compréhension de ce que le Christianisme et l’Islam se sont développés, depuis quinze siècles, dans une si profonde interaction que ce dernier, lui aussi, fait désormais partie de notre identité moderne. Il est encore plus décisif que les musulmans déclarent s’accommoder de la laïcité et ainsi admettre le principe de l’autonomie du jugement individuel, contribuant à une lecture ouverte de leurs textes sacrés et à l’émergence d’un Islam de progrès. L’identité républicaine de la France puise à d’autres sources que la source vetero ou néotestamentaire. Faut-il rappeler à nos concitoyens que les sources de notre civilisation ne sont pas seulement à Jérusalem mais aussi à Athènes et à Rome ? C’est la mission de l’Ecole républicaine de transmettre cet héritage.
 

 

Ce sont les Grecs, et particulièrement Athènes, qui inventèrent une civilisation qui tend naturellement à l’Universel. Ils nous ont légué le culte de la Cité, au sein de laquelle chaque citoyen se doit de contribuer au Bien public. Bref, ils ont inventé la politique, la démocratie et aussi, il faut bien l’avouer, son corolaire inévitable : la démagogie. Encore cette dérive n’a pas eu que des aspects négatifs : l’apport des sophistes ne fut pas seulement d’apprendre comment on pouvait flatter le peuple. Ils affinèrent la langue et, à travers elle la pensée, tel Prodicos, qu’évoque Jacqueline de Romilly, qui donna à chaque mot son sens précis. Les sophistes contribuèrent ainsi à « serrer », si je puis dire, le raisonnement, la démocratie et le « logos » cheminant de pair. La Grèce nous a donc ainsi légué l’art de raisonner afin que, non seulement chaque citoyen puisse conformer, si possible, son action aux commandements de la Raison, mais surtout afin que le souci du Bien public s’impose dans la conduite des affaires de la Cité. La Grèce est aussi la mère de la philosophie, dont je rappelle que la IIIème République avait fait la discipline-reine de nos classes de terminale en lycée, à l’époque, décrite par Claude Nicolet, où la République française se voulait la résurrection de la « République athénienne ». Ces deux concepts associés de démocratie et de raison, ou si l’on préfère de philosophie, auraient pu périr avec la liberté des cités grecques et le triomphe de l’Empire, celui d’Alexandre le Grand d’abord, mais surtout l’Empire romain, dans lequel la Grèce tout entière bascula, après qu’à Pydna (168 avant JC) les armées de Paul Emile eurent défait celles de Persée, dernier roi de Macédoine. Il n’en fût rien. Après moins de deux mille ans, l’idée de liberté a refleuri avec les cités italiennes de la Renaissance, la Florence des Médicis et de Machiavel et, au siècle des Lumières, avec les Républiques américaine et française, inspirées de Locke et de Rousseau. L’idéal de l’autogouvernement avait survécu. Et qui ne voit que par nos temps d’incertaine « globalisation », l’avenir lui appartient encore ? Plus grande est l’incertitude en dehors et plus puissante, au dedans, la volonté de reprendre barre sur son destin. Lire la suite sur le site de J.P Chevènement

L’éloge funéraire de son ami Max Gallo par J.P Chevènement : « Le grand instituteur national »

Créé par le 21 juil 2017 | Dans : Blog du Che

 

Venu de la gauche communiste, Max Gallo se voulait fidèle à la mémoire ouvrière et antifasciste qui était celle de son père. Par une création inlassable, Max Gallo s’est progressivement imposé dans le paysage intellectuel et politique comme le grand instituteur national qui manquait. A une France en pleine perte de repères depuis la mort du général de Gaulle et le naufrage de l’union de la gauche, Max Gallo a fourni un substitut. En ce sens, il était devenu un repère. Ce grand écrivain populaire a rempli le vide laissé libre par des institutions qui avaient déserté leur mission de transmettre le récit national. Cette désertion – faut-il le dire – n’était pas celle des enseignants, mais d’abord celle des élites qui, depuis près de cinq décennies, avaient méthodiquement entrepris de ringardiser la nation. La gloire de Max Gallo est de s’être dressé contre cette démission. Et avec quel succès ! Il a ressuscité tous les grands personnages de notre Histoire et les lecteurs l’ont plébiscité. Max n’était pas seulement un grand écrivain, un historien pétri de culture, c’était un combattant, un orateur politique incomparable, un homme généreux qui savait parler au cœur du peuple. Il s’est détourné de la gauche à la fin de sa vie quand la gauche s’est détournée d’elle-même. Il n’avait plus qu’une seule passion, celle de la France.

Max était pour moi un frère dont la disparition me déchire. Sa grande voix manquera mais son combat ne s’éteindra pas.

J’adresse une pensée affectueuse qui est aussi celle de ceux qui ont partagé nos combats à sa femme et à son fils.

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