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« En France, tous les éléments d’une politique industrielle ont disparu »

Créé par le 23 déc 2016 | Dans : Blog du Che, Projet politique

Entretien de Jean-Pierre Chevènement à La Tribune, propos recueillis par Jean-Christophe Chanut et Romaric Godin, mardi 20 décembre 2016.


La Tribune: Dans votre dernier ouvrage, Un Défi de Civilisation (*), vous tentez de comprendre comment la France a pu devenir la cible d’un terrorisme porté par ses propres enfants. Vous identifiez un long processus de haine de soi à l’œuvre dans notre pays qui, selon vous, remonte au début du 20e siècle…
Jean-Pierre Chevènement:
Selon moi, ce phénomène prend sa source dans le prix exorbitant qu’a dû payer la France pour préserver son indépendance durant la première guerre mondiale. Il en a résulté un sentiment très profond de désorientation et de rejet. D’autant que ce conflit a donné naissance à des monstres que la France de la troisième République n’était pas préparée à affronter : le bolchévisme, le fascisme et, plus tard, le nazisme. Le pacifisme généralisé a alors conduit les élites françaises à préférer la guerre entre l’Union soviétique et l’Allemagne qu’elles désiraient à la guerre entre la France et l’Allemagne qui leur a été imposée. Et c’est une des raisons les plus fortes, comme l’a montré Marc Bloch, de la capitulation de 1940. Celle-ci a ancré dans la conscience collective un sentiment de haine de soi. Sauf évidemment chez ceux qui ont résisté autour du général de Gaulle qui, en continuant le combat, a voulu maintenir la France dans le camp des vainqueurs.
Seul de Gaulle et les Résistants pouvaient préserver après 1940 une vision valorisante de l’histoire de France. Les élites françaises, parce qu’elles avaient été pétainistes en 1940 et sous l’occupation ont admis que Pétain, c’était la France. C’est, du reste, ce que confesse à sa manière et sans doute inconsciemment, Jacques Chirac lorsqu’il dit, en juillet 1995, que « la France a commis l’irréparable ». Il ne contextualise pas la rafle du Vel d’Hiv, l’impute à la France et non pas à l’Etat français. L’occupation allemande n’est pas évoquée. Entre Pétain et de Gaulle, le conflit de légitimité est ainsi tranché en faveur du premier. La haine de soi plonge donc ses racines très profondément dans le « Plus jamais ça ! » d’après 1918, l’effondrement de 1940 et la déconsidération à ses propres yeux d’une France incapable d’incarner la cause des démocraties face à l’Allemagne nazie. Les élites françaises, sous l’occupation, ont souhaité la victoire de l’Allemagne parce que, comme le disait Pierre Laval, « sans elle, le bolchévisme triompherait partout ». De cette chute vertigineuse de l’estime de soi que De Gaulle n’a pu enrayer qu’un court laps de temps (1958-1970) ont découlé les campagnes de repentance à répétition sur l’esclavage ou la colonisation. Ces campagnes ont objectivement contribué à l’effacement de la nation et du sentiment national à l’ère de la globalisation libérale, plus ou moins maquillée aux couleurs d’une Europe destinée à remplacer la France comme horizon collectif. Lorsqu’une personne est gravement malade, d’autres maladies, secondaires, se greffent sur l’organisme affaibli.

Chevènement – Sorel : mener un combat résolu pour continuer la France

Créé par le 16 déc 2016 | Dans : Blog du Che, Projet politique

Chevènement – Sorel : mener un combat résolu pour continuer la France

président islam de France
 

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Pour le nouveau patron de la Fondation de l’islam de France, l’islam politique est d’abord le révélateur du malaise français. Pour l’ancienne ingénieur de l’École polytechnique d’Alger, il s’agit de la menace prioritaire à laquelle la République est confrontée.

Chevènement - Sorel : mener un combat résolu pour continuer la France dans Blog du Che XVM4b574b8c-c3b1-11e6-8765-14346786ad9f-300x176

Tous deux sont des amoureux de l’Histoire de France et des patriotes incandescents attachés à l’autorité de l’État. Le premier, ancien ministre de l’Intérieur, vient d’être nommé à la tête de la Fondation de l’islam de France et publie Un défi de civilisation (Fayard). Une méditation profonde sur les racines du malaise français en même temps que programme de salut public. La seconde, ancien membre du Haut Conseil à l’intégration, s’est vu décerner le prix littéraire Honneur et Patrie de la Société des membres de la Légion d’honneur pour Décomposition française. Comment en est-on arrivé là? (Fayard). Essai magistral qui s’inscrit dans la filiation de L’Étrange Défaite de Marc Bloch. Pour le «che», l’islam politique est d’abord le révélateur de notre crise existentielle. Pour l’ancienne ingénieur de l’École polytechnique d’Alger, il s’agit de la menace prioritaire à laquelle la République est confrontée.

Le 11 janvier, Jean-Pierre Chevènement est l’invité des «Grandes Rencontres du Figaro», Salle Gaveau*. Il donnera sa vision de la France, de l’islam et de la nouvelle donne géopolitique marquée par le retour des nations.


LE FIGARO. - Jean-Pierre Chevènement, votre dernier livre s’intitule Un défi de civilisation. N’y a-t-il pas davantage lieu de croire à un choc des civilisations?

Jean-Pierre CHEVÈNEMENT. -L’idée d’un choc des civilisations a été développée par l’essayiste américain Samuel Huntington en 1994. Celui-ci ne souhaite nullement ce choc mais il en perçoit le risque dans l’univers de la globalisation marqué par l’effondrement des grandes idéologies. Sa définition des différents «blocs de civilisation» (occidental, orthodoxe, confucéen, etc.) est contestable. Même la «civilisation musulmane» est loin d’être homogène: il y a une mosaïque de l’islam traversée par plusieurs courants et différentes écoles. L’échec de la Nahda (la Réforme) n’est pas définitif. L’humanité reste composée de nations et la nation, à mes yeux, reste encore un concept plus opératoire que celui de «bloc de civilisation».

«Pour moi, le défi de civilisation n'oppose pas le monde musulman et le monde occidental. Il interpelle et traverse aussi bien l'Occident que l'Orient», explique Jean-Pierre Chevènement.
 

Cela dit, l’hypothèse de Huntington, qui apparaissait lointaine en 1994, s’est considérablement rapprochée depuis. L’idée de choc des civilisations a été portée aux États-Unis par les intellectuels néoconservateurs qui, dès la fin des années 1990, ont théorisé l’idée d’un «nouveau siècle américain» fondée sur l’exportation de la démocratie par la force des armes. Ce courant serait resté complètement marginal sans les attentats du 11 Septembre et la réponse totalement inappropriée qu’y a apportée George Bush Jr. Celui-ci a envahi l’Irak, a détruit son État et créé les conditions de l’émergence de Daech. De l’autre côté, le fondamentalisme religieux s’est affirmé. 1979 est l’année charnière. En Iran avec Khomeyni, en Arabie saoudite avec l’occupation des Lieux saints par des extrémistes wahhabites, et en Afghanistan avec l’invasion soviétique et l’organisation d’un premier djihad armant les moudjahidins afghans. De là naîtra après la guerre du Golfe la nébuleuse al-Qaida. De part et d’autre, des groupes très minoritaires, au départ, ont ainsi entraîné le Moyen-Orient dans un chaos sans fin. Pour moi, le défi de civilisation n’oppose pas le monde musulman et le monde occidental. Il interpelle et traverse aussi bien l’Occident que l’Orient. Il faut rappeler que les Irakiens, les Afghans ou les Algériens ont payé le plus lourd tribut au terrorisme djihadiste. Il faut offrir un horizon de progrès à des peuples qui ont perdu leurs repères, qui ont l’impression d’aller dans le mur. C’est vrai aussi du peuple français. Il faut ouvrir des voies de réussite et d’élévation économique, sociale, morale, spirituelle. Tel est le défi de notre époque. Lire la suite »

Communiqué de Jean-Pierre Chevènement

Créé par le 02 déc 2016 | Dans : Blog du Che

François Hollande a su trouver une issue digne à une situation qui ne l’était pas

« L’idée d’une guerre de civilisations est un piège » dans l’entretien de Jean-Pierre Chevènement au magazine L’Arche, novembre 2016.

Créé par le 19 nov 2016 | Dans : Articles de fond, Blog du Che

 

L’Arche : Quand vous parlez de « défi de civilisation », et puisqu’aussi bien vous rappelez que la société occidentale est la seule à avoir la capacité de se remettre en question, est-ce à dire qu’on assiste à un clash de civilisation ?
Jean-Pierre Chevènement :
Le clash de civilisation est une hypothèse formulée pour la première fois par Samuel Huntington en 1994. Il ne faut pas se tromper sur la pensée de Huntington. Il ne souhaite pas le clash de civilisation, il dit qu’il est possible. À l’époque, son livre a suscité des polémiques pas toujours justifiées. Bien entendu, on peut critiquer la manière dont il définit les civilisations. Je ne suis pas sûr par exemple qu’on puisse opposer une civilisation occidentale et une civilisation orthodoxe. Je préfère, quant à moi, ne pas utiliser ce concept. Je préfère considérer que la nation constitue la brique de base de la vie internationale. Par exemple, dans le monde arabe, l’Algérie n’est pas le Maroc, chacun le sait. Ce n’est pas non plus l’Arabie saoudite.
L’Egypte est encore quelque chose de différent. Et il me semble que c’est également vrai des pays dits occidentaux. La France n’est pas un pays anglo-saxon, c’est un pays qui a son histoire propre, et culturellement sans véritable équivalent dans le monde anglo-saxon. Certes, nous partageons les valeurs de la démocratie, mais nous avons une culture républicaine où la valeur d’égalité tient une place éminente. Cela vient de notre histoire, et en particulier de notre révolution à laquelle je consacre quelques pages de ce livre, dans le chapitre consacré au patriotisme républicain. Donc, l’idée d’une guerre de civilisations, je vois bien qui elle arrange, elle arrange Daesh d’abord. Les salafistes djihadistes organisent des attentats parce qu’ils veulent nous précipiter vers une guerre civile, dresser les citoyens français, et d’une manière générale les Occidentaux, contre l’ensemble des musulmans qui finiraient par reconnaître l’idée du califat islamique.
Cette idée d’un conflit de civilisations constitue donc quelque chose que nous devons combattre. Nous ne devons pas céder à cet enchaînement mortifère en tombant dans le piège qui nous est tendu. Il faut maîtriser notre colère quand elle pourrait frapper de manière indiscriminée, après les attentats, des compatriotes musulmans sous le prétexte qu’ils sont musulmans. Je crois qu’il y a là une erreur gravissime à ne pas commettre. Ce n’est pas l’islam dans son ensemble qui est en cause, c’est une pathologie de l’islam, et par conséquent il faut beaucoup de stoïcisme au peuple français dans son ensemble, quelle que soit la confession, pour résister et ne pas céder à la surenchère, ne pas rentrer dans les mécanismes d’escalade. Ce serait faire le jeu de nos adversaires.

Diriez-vous que ce sont les conflits du Moyen-Orient qui sont les déclencheurs du djihadisme en Europe ?
Non, la réalité est beaucoup plus complexe. Il y a deux thèses, vous le savez certainement. Il y a la thèse de l’islamisation de la violence défendue par Olivier Roy, et il y a la thèse de la radicalisation de l’islam qu’on prête à Gilles Kepel, lequel a décrit – à mon avis de manière justifiée – les grandes étapes du djihadisme de 1979 à nos jours, du djihad afghan à Al Qaïda, puis Daesh…

Vous dites dans le livre que les deux thèses se complètent et ne s’opposent pas ?
Je dis qu’elles se complètent parce que la violence a naturellement sa source dans notre société. Une société qui a laissé prospérer le chômage qui frappe près de quatre millions de personnes, notamment les jeunes qui en sont les premières victimes, et parmi ces jeunes particulièrement les jeunes de banlieues où le taux de chômage peut atteindre 40 %. Par conséquent, ce terreau que nous avons laissé se créer depuis 40 ans relève quand même de notre responsabilité. Notre responsabilité est également engagée dans le fait qu’il y a en France à peu près 4 millions et demi de musulmans ou se déclarant tels, dont la présence résulte de vagues successives d’immigrations, mais dont une moitié seulement est convenablement intégrée, tandis que l’autre moitié ne l’est pas complètement. Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas. Je ne dis pas qu’il y a une moitié de gens qui sont en dehors de la République ou en dehors de la France. Certes, il y a une minorité qui ne se reconnaît pas dans les valeurs de la République, mais c’est une minorité. Il faut donc se garder de confondre l’ensemble de nos compatriotes d’obédience ou de tradition musulmane avec cette minorité et plus encore avec les groupes se disant « djihadistes », et en fait terroristes, qui sont animés par un rejet de la France et de la République et qui sont en rupture même avec l’islam de leurs parents.

Vous écrivez que le processus d’Oslo n’a pas survécu à l’assassinat du « seul homme d’Etat israélien qui aurait pu le conduire à bien », c’est-à-dire Rabin. Shimon Pérès n’aurait-il pas pu le faire, si les circonstances avaient été différentes ?
Je vais vous répondre franchement. J’ai bien connu Itzhak Rabin et j’ai bien connu Shimon Pérès. Je pense qu’Itzhak Rabin avait la trempe d’un homme d’Etat, capable d’aller s’il le fallait et dans l’intérêt même d’Israël, contre le courant. Je ne suis pas sûr que telle ait été l’orientation préférentielle de Shimon Pérès, qui a beaucoup fait pour la défense et la sécurité d’Israël, mais qui ne me paraît pas avoir été tout à fait de la même trempe qu’Itzhak Rabin. Je vous le dis comme je le pense, j’ai l’habitude de m’exprimer sans fard, je crois non seulement à la grande sincérité de Rabin, mais je crois aussi à son caractère absolument exceptionnel. Je pense que c’était un grand homme d’Etat, et il a manqué terriblement à Israël. Je le regrette parce que je pense qu’il n’y a pas d’autres solutions qu’une solution à deux Etats. Je n’en vois pas de bonne. Je sais bien qu’il y a l’idée d’un Etat binational, mais ça ne me paraît pas une hypothèse sérieuse du point de vue d’Israël. L’hypothèse sérieuse, c’était l’hypothèse des deux Etats, mais il fallait beaucoup de courage pour la faire triompher.

Que reste-t-il aujourd’hui de ce qu’on appelait naguère « la politique arabe » de la France ?
Malheureusement pas grand-chose, parce que cette politique arabe était articulée avec une vision progressiste de notre politique étrangère. Il s’agissait de promouvoir au sein du monde arabe des forces de progrès, en évitant de se laisser mettre à la remorque de forces que je qualifierais d’obscurantistes. Dans le monde arabe, il y a une tradition qui est celle de la Nahda. C’est la tradition de la renaissance, une tradition de la réforme, une tradition modernisatrice qu’on peut trouver d’ailleurs, aussi bien dans les partis libéraux et laïcs comme le Wafd égyptien ou dans des formations socialistes comme le Baas, ou encore chez Nasser ou chez Bourguiba, ou encore dans des monarchies éclairées.

Naturellement, Charles de Gaulle ne choisissait pas entre les régimes arabes, mais d’une manière générale, l’idée était d’encourager les forces de progrès, et c’est ce qui doit nous amener à regarder la position du général De Gaulle avec plus de mansuétude que ce n’est généralement le cas. Il ne croyait pas à l’avenir d’une colonisation, à une époque où la colonisation était définitivement passée de mode. Voilà ce qu’il pensait. Après cinquante ans, quel jugement porter, sinon que peut-être c’était une vue prémonitoire? Cela nous ramène à Israël. Encore une fois, je ne crois pas à l’idée d’un Etat binational qui serait au fond la négation d’Israël, pour des raisons démographiques que vous connaissez.

Vous dites un moment qu’Obama a eu raison d’aller contre la volonté française d’exercer des frappes contre le régime de Damas. Vous maintenez cela, y compris avec ce qui se passe à Alep ?
Il faut partir des réalités si on veut faire une politique vraiment humaniste. Et la réalité, c’est que les rebelles modérés n’existent quasiment pas sur le terrain. Si vous prenez les forces en présence, l’armée syrienne c’est 100 000 hommes, Daesh c’est 60 000 hommes, le Front Al Nosra – qui était une filiale d’Al Qaïda bien qu’elle s’en soit officiellement séparée il y a un mois –, c’est 30 000 hommes, et les rebelles modérés, c’est moins de 10 000 hommes. Voilà la réalité sur le terrain. Si on ignore cette réalité, on fait une politique en l’air. Alep est aujourd’hui disputée entre l’armée syrienne et des forces rebelles dominées par Al Nosra avec l’appui d’un courant salafiste qui s’appelle Ahrar el Cham. Avons-nous à prendre parti entre Daesh et Al Qaïda ? Pour ma part, j’en doute, et par conséquent, le souci humanitaire devrait nous conduire à favoriser l’évacuation d’Alep, y compris par ces forces, quitte à les amener en sécurité là où elles pourraient être accueillies, c’est-à-dire en Turquie, pas loin d’Alep. C’est la seule chose qu’à mon avis nous pourrions raisonnablement nous fixer comme objectif afin d’abréger les souffrances du peuple syrien. Il y a beaucoup de démagogie dans tout ce qui se dit.

La politique ne doit pas se réduire à la communication. La politique doit aller au fond des choses. Et le fond des choses, c’est qu’il y a eu une erreur qui a été commise dès le départ : on a cru qu’Assad allait être facilement balayé. La France a pris avec retard le train des révolutions arabes. Elle voulait faire oublier qu’elle avait été assez proche de Ben-Ali et de Moubarak. Par conséquent, elle a agi en Syrie et en Libye d’une manière très contestable. En Libye, on voit le résultat. Nous avons crée un désordre difficilement remédiable, et ouvert un portail gigantesque à la migration de populations misérables venues d’Afrique subsaharienne et qui traversent, au péril de leur vie, le bras de mer qui sépare la Libye de l’Italie. Tout cela ne fait pas un résultat brillant. En Syrie, Bachar Al-Assad a montré des capacités de résilience très fortes, et je pense que les frappes que la France souhaitait exercer avec les Américains, à la fin du mois d’août 2013, auraient pu précipiter l’accession au pouvoir des islamistes radicaux. Je ne dis pas lesquels, peut-être Al Qaïda peut-être Daesh, mais pour moi, c’est la même chose.

Vous n’épargnez pas les Kurdes non plus. « Pas davantage, écrivez-vous, la France ne doit soutenir la remise en cause de l’intégrité territoriale de la Turquie au profit d’un hypothétique Kurdistan indépendant. » Les Kurdes se battent quand même contre Daesh… Lire la suite »

« Manuel Valls avait le devoir d’ouvrir sa gueule mais en conseil des ministres »

Créé par le 04 nov 2016 | Dans : Blog du Che

un défi de civilisation

http://www.chevenement.fr/Manuel-Valls-avait-le-devoir-d-ouvrir-sa-gueule-mais-en-conseil-des-ministres_a1879.html

http://www.europe1.fr/emissions/le-club-de-la-presse/club-de-la-presse-jean-pierre-chevenement-021116-2889323

 

Jean-Pierre était l’invité du Club de la presse d’Europe 1, mercredi 2 novembre 2016.

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