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Un défi de civilisation : Le nouveau livre de Jean-Pierre Chevènement, sortie le 12 octobre 2016

Créé par le 08 oct 2016 | Dans : Blog du Che

Un défi de civilisation

Le nouveau livre de Jean-Pierre Chevènement, sortie le 12 octobre 2016 (Editions Fayard, 464 pages, 20 euros).

Un défi de civilisation : Le nouveau livre de Jean-Pierre Chevènement, sortie le 12 octobre 2016 dans Blog du Che

Sidération. les attentats terroristes et le spectre de la guerre civile nous ont pris à l’improviste. Comme en 1870 et en 1940, la France se découvre un ennemi qu’elle n’avait pas vu venir et qu’elle peine d’ailleurs à définir. D’abord comprendre : nommer les maux, mais avec de justes mots.
La gravité des attentats tient aux faiblesses qu’ils révèlent et que nos élites ont laissé se creuser au fil des ans.
Pour remonter aux causes, déplaçons notre regard du terrorisme djihadiste mondialisé vers une « globalisation » devenue folle. Cette globalisation a modifié la hiérarchie des puissances, créé les fractures sociales, géographiques, générationnelles, miné la démocratie, suscité frustrations et rejets, particulièrement dans le monde musulman. Elle a mis en crise le modèle républicain et périmé le projet européen initié par la France après 1945. Le fond de l’affaire ne serait-il pas que nous ne savons plus aujourd’hui qui nous sommes ni ce que nous voulons faire ?
Face à une globalisation, mère d’un nouveau chaos mondial, la France a encore les moyens de faire face, en donnant vie, de concert avec l’Allemagne, au projet d’Europe européenne, de l’Atlantique à l’Oural, que le général de Gaulle avait conçu pour elle. Seul levier pour peser au xxie siècle entre les États-Unis et la Chine, et renouer avec l’universel en ouvrant au monde, y compris musulman, un horizon de progrès. Dans les épreuves, des forces de résilience insoupçonnées sont en train de surgir, qui sont aussi des forces spirituelles : regain d’un patriotisme républicain, à la fois de principes et enraciné dans toute notre histoire, laïcité éclairée par la Raison, universalisme du réel.Le bateau France a encore les moyens de se redresser. Jean-Pierre Chevènement dessine la carte d’une confiance retrouvée. Le bateau France n’a besoin que d’un cap : un projet politique qui soit aussi un projet de civilisation.
 
Retrouvez le sommaire intégral du livre sur : www.chevenement.fr/defi-de-civilisation
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Chevenement.fr

Chevènement : La fermeture d’Alstom « est un épisode de la lutte des classes »

Créé par le 16 sept 2016 | Dans : Blog du Che, Economie

Invité de France Info, Jean-Pierre Chevènement, ancien maire de Belfort et président du club République Moderne, a réagi au projet de fermeture du site d’Alstom. Il appelle l’Etat à monter au capital du groupe.

Les discussions se poursuivent entre le gouvernement et la direction d’Alstom sur la fermeture du site de production de trains de Belfort. « L’usine de Belfort est l’usine mère du groupe Alstom. C’est là qu’on fabrique les locomotives depuis 1879« , a expliqué Jean-Pierre Chevènement. Si on se place du point de vue historique, Alstom c’est Belfort. C’est ce que la direction d’Alstom sait très bien. Elle a constamment voulu diminuer l’importance de Belfort. »

Lorsque Jean-Pierre Chevènement était maire de Belfort, l’usine d’Alstom employait 1500 personnes. Aujourd’hui, elle en compte 500 et « la perspective c’est 60. » Cette fermeture « est un épisode de la lutte des classes, la saga de la désindustrialisation de la France« , a-t-il estimé.

Si l’État ne monte pas au capital, Alstom est livrée à des financiers et on ne peut avoir aucune confiance sur la suite

Jean-Pierre Chevènement n’admet pas que l’entreprise Alstom ne soit pas compétitive. « Alstom a un carnet de commandes de 30 milliards. Elle fabrique dans différents pays, la Chine, l’Inde, la Russie. » Pour lui, les responsables sont les financiers qui « ont pris le pouvoir« . « Si l’État ne monte pas au capital, Alstom est livrée à des financiers et on ne peut avoir aucune confiance sur la suite ».

Pour l’ancien maire de Belfort, « on ne peut pas comprendre que la France ait abandonné son industrie comme elle l’a fait, si ce n’était pas un choix délibéré en faveur du secteur financier, de la banque, de la monnaie forte et des industries de défense. On ne peut pas comprendre ce qui se passe en France aujourd’hui sans introduire cette hypothèse qu’il y a eu un choix délibéré de nos élites de considérer que la France n’était plus un grand pays industriel. »

La nationalisation est « dans certains cas, partielle, temporaire, peut être un moyen d’orienter une stratégie. Je demande donc que l’État monte au capital, remplace Bouygues, de façon à ce que nous puissions avoir confiance en la direction d’Alstom. »

Lorsqu’il était ministre de l’Économie, Emmanuel Macron suivait le dossier d’Alstom. Pourtant, « il n’était pas au courant. La direction d’Alstom a mis à profit le départ d’Emmanuel Macron pour faire cette annonce précipitée. »

La nation, cadre privilégié de l’exercice de la démocratie

Créé par le 03 sept 2016 | Dans : Articles de fond, Blog du Che

Entretien de Jean-Pierre Chevènement à la Revue internationale et stratégique de l’IRIS, propos recueillis par Didier Billion et Marc Verzeroli, numéro 102, été 2016.

Revue Internationale et Stratégique: La défense de la nation républicaine constitue l’un des socles de votre positionnement politique. Comment la définissez-vous ?   Jean-Pierre Chevènement: La nation républicaine se définit comme une communauté de citoyens. La République est, depuis deux siècles, le nom moderne de la France. J’insiste donc sur cette identité républicaine, ce qui ne signifie pas que la France n’a pas existé avant la proclamation de la souveraineté nationale par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789 – « le principe de toute souveraineté réside en la Nation ».
C’est en français que les États généraux, la Constituante, puis l’Assemblée législative ont élaboré les éléments de ce qui allait fonder le contrat social républicain. Mais comment imaginer que la Révolution puisse être comprise si l’on fait abstraction du siècle des Lumières, de Rousseau, de Voltaire, de Montesquieu, de Montaigne et de combien d’autres ? La France est un long fleuve qui prend ses sources très loin dans le passé. Au VIe siècle, la coagulation entre l’Église, qui incarne ce qui reste du monde gallo-romain, et les tribus franques, dont Clovis est le chef, marque un point de départ. Le partage de l’empire de Charlemagne dessine également les contours de l’Europe future et, au XIIIe siècle, du règne de Philippe Auguste à celui de Louis IX, se dessine une première unité française à l’ombre des cathédrales et sous le chêne de Vincennes, où Saint Louis tient ses lits de justice. Il n’est ainsi pas douteux qu’après la croisade des Albigeois, qui rattache la France d’oc et la France d’oil, le règne de Saint Louis apparaisse comme un formidable cautérisant par rapport aux plaies durables qu’auraient pu engendrer cette croisade. Saint Louis a donc créé le royaume de France dans les cœurs, dans les âmes, et pas seulement par le fer.   lire la suite sur le site de Jean-Pierre Chevènement  http://www.chevenement.fr/La-nation-cadre-privilegie-de-l-exercice-de-la-democratie_a1858.html

Construire un pont entre l’islam et la République

Créé par le 02 sept 2016 | Dans : Articles de fond, Blog du Che

Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans Le Monde, édition du vendredi 2 septembre 2016.  http://www.chevenement.fr/Construire-un-pont-entre-l-islam-et-la-Republique_a1857.html


 Construire un pont entre l'islam et la République
L’islam de France m’a toujours paru être une grande cause nationale. Avec 4,1  millions de fidèles, selon l’Institut national d’études démographiques (INED), il constitue la deuxième religion de France. Certes, tous les immigrés d’origine maghrébine, africaine ou turque, et pour la plupart de nationalité française, ne sont pas musulmans, mais ils le sont majoritairement.
Ils ont le droit de pratiquer leur culte. C’est pour favoriser leur intégration qu’en  1999 j’ai lancé une consultation réunissant les grandes sensibilités de l’islam présentes en France. Cette -consultation a permis d’élaborer une déclaration de principes afin de préciser les rapports entre les pouvoirs publics et le culte musulman. Les principes républicains ont été rappelés sans exclusive et le recensement a été fait de tout ce qu’ils permettaient. C’est sur cette base qu’a pu être créé en  2003 le Conseil français du culte musulman, Jacques Chirac étant président de la République et Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur. J’ai moi-même approuvé cette création dont le bilan est souvent excessivement décrié, mais qui a l’immense mérite d’exister et qui a condamné fermement et publiquement les attentats terroristes en novembre  2015 par une déclaration lue dans toutes les mosquées de France.

Jean-Pierre Chevènement: mon plan pour construire l’islam de France

Créé par le 31 août 2016 | Dans : Articles de fond, Blog du Che

Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro, mercredi 31 août 2016, propos recueillis par Jean-Marie Guénois et Vincent Tremolet de Villers.


Sur décision de Bernard Cazeneuve, Jean-Pierre Chevènement va prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France. Des polémiques sur son appel à la «discrétion» des musulmans, à la formation des imams en passant par le financement des mosquées, il expose au Figaro sa vision de ce que devrait être l’islam de France. La ligne de crête qu’il emprunte pour éviter l’embrasement du pays n’est pas la plus aisée. L’ancien ministre de l’Intérieur veut cependant croire que la politique peut nous permettre de surmonter sereinement cette nouvelle fracture française.
Le Figaro : Pas encore élu à la tête de la Fondation pour l’islam de France, les critiques fusent. On vous reproche d’avoir conseillé la «discrétion» aux musulmans de France. Un député PS s’en est pris publiquement à vos propos, notamment cette phrase prononcée lundi matin sur France Inter: «Il y a à Saint-Denis par exemple 135 nationalités et il y en a une qui a quasiment disparu»…   Jean-Pierre Chevènement: Ces critiques publiquement exprimées ne m’ont pas échappé. Je parlais évidemment de la classe ouvrière française. La plupart de ces critiques ont un arrière-plan politique: elles procèdent d’une philosophie communautariste que j’ai toujours combattue en tant que républicain laïc. Bien que la Fondation soit d’intérêt public et que son objectif ne soit nullement cultuel, certaines voix se sont élevées pour réclamer la nomination d’une personnalité musulmane. Certaines de ces personnes s’estimaient sans doute aussi mieux qualifiées.
Je n’ai recommandé «la discrétion» que dans l’espace public de débat qui est un espace commun à tous les citoyens où j’incite non seulement les musulmans mais toutes les religions à s’exprimer de manière argumentée plutôt que par la proclamation de leur Révélation. J’ai appris que cette formulation était aussi celle de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Coïncidence pour une fois heureuse.
J’ai enfin évoqué, sur les ondes de France Inter, le ralentissement du processus de l’intégration qui, à mon sens, doit reprendre. Bien entendu, la question de l’emploi est centrale. Mais en laissant s’opérer des concentrations de populations immigrées dans certaines communes, nous avons aussi contribué au ralentissement du processus de l’intégration. J’ai pris l’exemple de Saint-Denis, j’aurai pu en prendre d’autres. C’est un fait qu’il y a 135 nationalités à Saint-Denis mais dans mon esprit c’est le communautarisme qui pose problème et j’ai évoqué très clairement la disparition de la classe ouvrière française traditionnelle qui constituait un puissant facteur d’intégration. Notamment à travers ses organisations politiques et syndicales ou à travers l’école où la maîtrise de la langue française n’est plus assurée dans les petites classes. Quiconque veut bien se reporter à ce que j’ai dit sur France Inter verra la logique de mon raisonnement (il y a le problème de la laïcité mais il y a aussi celui de l’intégration) et ne cédera pas aux procès d’intention fielleux qui me sont faits par quelques snipers de plume et de micro dont je suis la cible depuis très longtemps. Il ne faut quand même pas renverser les rôles! Lire la suite sur le blog de J.P Chevènement http://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-mon-plan-pour-construire-l-islam-de-France_a1855.html

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