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Articles archivés

J.P Chevènement « Je conseille à François Hollande de prendre du recul »

Créé par le 22 oct 2016 | Dans : Articles de fond, Blog du Che, Monde arabe, Proche et Moyen-Orient, Pour une autre Europe, Projet politique

http://www.dailymotion.com/video/x4yewzu

Chevènement, la confession

Créé par le 15 oct 2016 | Dans : Blog du Che

entretien Che au point 13 10 16Voici le texte validé de l’interview donnée par Jean-Pierre Chevènement à l’Hebdomadaire Le Point qui en reproduit une version contractée, jeudi 13 octobre 2016, propos recueillis par Laureline Dupont et Thomas Mahler.

http://www.chevenement.fr/Entretien-a-l-hebdomadaire-Le-Point_a1866.html

Le Point: Votre livre est une défense de la realpolitik et d’une vision stratégique sur le long terme. Mais cela peut-être dur à entendre quand on assiste au quotidien à un martyre comme celui de la ville d’Alep…
Jean-Pierre Chevènement:
Le plus grand risque pour un politique qui entend comprendre le monde c’est de se laisser happer par l’immédiateté, et c’est le plus sûr moyen de réduire la politique à la communication, c’est-à-dire à rien. La France aborde un temps d’épreuves qu’elle ne surmontera que si elle comprend la nature du défi qui lui est jeté, non seulement par le terrorisme mondialisé, mais par la « globalisation », dont celui-ci n’est qu’une facette. L’ambition de ce livre a été de déplacer l’axe de la caméra de la partie vers le tout, de l’Islam vers une « globalisation » devenue à elle-même sa propre fin, non pour nier la réalité et la gravité des périls qui nous menacent, mais pour les comprendre afin de les surmonter.

La France est aujourd’hui en panne de projet. J’ai voulu montrer qu’il y avait pour elle un chemin, celui de « l’Europe européenne », de l’Atlantique à la Russie, que le général de Gaulle lui avait indiqué, il y a plus d’un demi-siècle. C’est le seul moyen de relever les défis venus du Sud par un projet de civilisation et de desserrer, au XXIe siècle, les mâchoires du G2 sino-américain qui sont déjà en train de se refermer sur l’Europe. Je propose donc une grille de lecture du monde, et particulièrement des relations entre le monde musulman et l’Occident, depuis au moins un demi-siècle. Il y a évidemment un rapport entre celles-ci et le terrorisme qui nous frappe. Pour comprendre la réaction du monde musulman à la « globalisation » et au tsunami de modernité et d’hyperindividualisme occidental, j’utilise les concepts forgés par Pierre Brochand que je crois éclairants : rebond (Malaisie-Indonésie) – rente (pays du Golfe) – renoncement (Somalie) – refus, à travers l’islamisme politique (Iran et pays sunnites gagnés à l’influence des « Frères musulmans »), rejet enfin, à travers le terrorisme djihadiste dont Gilles Kepel a décrit les étapes depuis 1979 : djihad afghan, djihad planétaire d’Al Quaïda, djihad territorialisé et réticulaire de Daech. Lire la suite »

Un défi de civilisation : Le nouveau livre de Jean-Pierre Chevènement, sortie le 12 octobre 2016

Créé par le 08 oct 2016 | Dans : Blog du Che

Un défi de civilisation

Le nouveau livre de Jean-Pierre Chevènement, sortie le 12 octobre 2016 (Editions Fayard, 464 pages, 20 euros).

Un défi de civilisation : Le nouveau livre de Jean-Pierre Chevènement, sortie le 12 octobre 2016 dans Blog du Che

Sidération. les attentats terroristes et le spectre de la guerre civile nous ont pris à l’improviste. Comme en 1870 et en 1940, la France se découvre un ennemi qu’elle n’avait pas vu venir et qu’elle peine d’ailleurs à définir. D’abord comprendre : nommer les maux, mais avec de justes mots.
La gravité des attentats tient aux faiblesses qu’ils révèlent et que nos élites ont laissé se creuser au fil des ans.
Pour remonter aux causes, déplaçons notre regard du terrorisme djihadiste mondialisé vers une « globalisation » devenue folle. Cette globalisation a modifié la hiérarchie des puissances, créé les fractures sociales, géographiques, générationnelles, miné la démocratie, suscité frustrations et rejets, particulièrement dans le monde musulman. Elle a mis en crise le modèle républicain et périmé le projet européen initié par la France après 1945. Le fond de l’affaire ne serait-il pas que nous ne savons plus aujourd’hui qui nous sommes ni ce que nous voulons faire ?
Face à une globalisation, mère d’un nouveau chaos mondial, la France a encore les moyens de faire face, en donnant vie, de concert avec l’Allemagne, au projet d’Europe européenne, de l’Atlantique à l’Oural, que le général de Gaulle avait conçu pour elle. Seul levier pour peser au xxie siècle entre les États-Unis et la Chine, et renouer avec l’universel en ouvrant au monde, y compris musulman, un horizon de progrès. Dans les épreuves, des forces de résilience insoupçonnées sont en train de surgir, qui sont aussi des forces spirituelles : regain d’un patriotisme républicain, à la fois de principes et enraciné dans toute notre histoire, laïcité éclairée par la Raison, universalisme du réel.Le bateau France a encore les moyens de se redresser. Jean-Pierre Chevènement dessine la carte d’une confiance retrouvée. Le bateau France n’a besoin que d’un cap : un projet politique qui soit aussi un projet de civilisation.
 
Retrouvez le sommaire intégral du livre sur : www.chevenement.fr/defi-de-civilisation
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Chevènement : La fermeture d’Alstom « est un épisode de la lutte des classes »

Créé par le 16 sept 2016 | Dans : Blog du Che, Economie

Invité de France Info, Jean-Pierre Chevènement, ancien maire de Belfort et président du club République Moderne, a réagi au projet de fermeture du site d’Alstom. Il appelle l’Etat à monter au capital du groupe.

Les discussions se poursuivent entre le gouvernement et la direction d’Alstom sur la fermeture du site de production de trains de Belfort. « L’usine de Belfort est l’usine mère du groupe Alstom. C’est là qu’on fabrique les locomotives depuis 1879« , a expliqué Jean-Pierre Chevènement. Si on se place du point de vue historique, Alstom c’est Belfort. C’est ce que la direction d’Alstom sait très bien. Elle a constamment voulu diminuer l’importance de Belfort. »

Lorsque Jean-Pierre Chevènement était maire de Belfort, l’usine d’Alstom employait 1500 personnes. Aujourd’hui, elle en compte 500 et « la perspective c’est 60. » Cette fermeture « est un épisode de la lutte des classes, la saga de la désindustrialisation de la France« , a-t-il estimé.

Si l’État ne monte pas au capital, Alstom est livrée à des financiers et on ne peut avoir aucune confiance sur la suite

Jean-Pierre Chevènement n’admet pas que l’entreprise Alstom ne soit pas compétitive. « Alstom a un carnet de commandes de 30 milliards. Elle fabrique dans différents pays, la Chine, l’Inde, la Russie. » Pour lui, les responsables sont les financiers qui « ont pris le pouvoir« . « Si l’État ne monte pas au capital, Alstom est livrée à des financiers et on ne peut avoir aucune confiance sur la suite ».

Pour l’ancien maire de Belfort, « on ne peut pas comprendre que la France ait abandonné son industrie comme elle l’a fait, si ce n’était pas un choix délibéré en faveur du secteur financier, de la banque, de la monnaie forte et des industries de défense. On ne peut pas comprendre ce qui se passe en France aujourd’hui sans introduire cette hypothèse qu’il y a eu un choix délibéré de nos élites de considérer que la France n’était plus un grand pays industriel. »

La nationalisation est « dans certains cas, partielle, temporaire, peut être un moyen d’orienter une stratégie. Je demande donc que l’État monte au capital, remplace Bouygues, de façon à ce que nous puissions avoir confiance en la direction d’Alstom. »

Lorsqu’il était ministre de l’Économie, Emmanuel Macron suivait le dossier d’Alstom. Pourtant, « il n’était pas au courant. La direction d’Alstom a mis à profit le départ d’Emmanuel Macron pour faire cette annonce précipitée. »

La nation, cadre privilégié de l’exercice de la démocratie

Créé par le 03 sept 2016 | Dans : Articles de fond, Blog du Che

Entretien de Jean-Pierre Chevènement à la Revue internationale et stratégique de l’IRIS, propos recueillis par Didier Billion et Marc Verzeroli, numéro 102, été 2016.

Revue Internationale et Stratégique: La défense de la nation républicaine constitue l’un des socles de votre positionnement politique. Comment la définissez-vous ?   Jean-Pierre Chevènement: La nation républicaine se définit comme une communauté de citoyens. La République est, depuis deux siècles, le nom moderne de la France. J’insiste donc sur cette identité républicaine, ce qui ne signifie pas que la France n’a pas existé avant la proclamation de la souveraineté nationale par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789 – « le principe de toute souveraineté réside en la Nation ».
C’est en français que les États généraux, la Constituante, puis l’Assemblée législative ont élaboré les éléments de ce qui allait fonder le contrat social républicain. Mais comment imaginer que la Révolution puisse être comprise si l’on fait abstraction du siècle des Lumières, de Rousseau, de Voltaire, de Montesquieu, de Montaigne et de combien d’autres ? La France est un long fleuve qui prend ses sources très loin dans le passé. Au VIe siècle, la coagulation entre l’Église, qui incarne ce qui reste du monde gallo-romain, et les tribus franques, dont Clovis est le chef, marque un point de départ. Le partage de l’empire de Charlemagne dessine également les contours de l’Europe future et, au XIIIe siècle, du règne de Philippe Auguste à celui de Louis IX, se dessine une première unité française à l’ombre des cathédrales et sous le chêne de Vincennes, où Saint Louis tient ses lits de justice. Il n’est ainsi pas douteux qu’après la croisade des Albigeois, qui rattache la France d’oc et la France d’oil, le règne de Saint Louis apparaisse comme un formidable cautérisant par rapport aux plaies durables qu’auraient pu engendrer cette croisade. Saint Louis a donc créé le royaume de France dans les cœurs, dans les âmes, et pas seulement par le fer.   lire la suite sur le site de Jean-Pierre Chevènement  http://www.chevenement.fr/La-nation-cadre-privilegie-de-l-exercice-de-la-democratie_a1858.html
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