Débats autour de la refondation de la gauche

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DE L’URGENCE DE REJOINDRE LE M’PEP

Créé par le 13 sept 2010 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche, Front de gauche, Non classé

Pour réveiller la gauche et apporter des réponses à la hauteur de la crise et des aspirations populaires !

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

Le 13 septembre 2010.

La gauche a besoin du M’PEP…

Dès sa création en mai 2008, le M’PEP s’est fixé pour objectif de contribuer à la création d’une grande force politique de gauche. C’est-à-dire une force politique qui porte un véritable programme de gauche et qui devienne majoritaire en France. Une force politique qui passe devant le Parti socialiste dont la politique n’est plus à gauche depuis le tournant de la rigueur en 1983.

Le M’PEP ne prétend donc pas rassembler la gauche de gauche autour de lui, ni être un « parti creuset », mais entend apporter sa contribution aux débats… voire les provoquer.

En l’état actuel des choses, aucune organisation politique ne peut se prévaloir de rassembler autour d’elle. Et d’ailleurs serait-ce souhaitable ? En outre, une grande force politique de gauche ne peut s’envisager que par la mise en débats de ce qui rassemble mais aussi de ce qui divise la gauche. En d’autres termes, la création d’une grande force politique de gauche ne peut se fonder sur la recherche d’un consensus à minima, mais seulement sur l’acceptation des divergences idéologiques qui la traverse.

C’est pourquoi le M’PEP agit de manière simultanée sur plusieurs points :

- Prendre le recul nécessaire sur l’histoire de la gauche et du mouvement social dont nous faisons partie, pour en faire une autocritique (interroger les expériences de participation au pouvoir, nos façons de militer, de débattre, etc.).

- Travailler à la reconstruction de repères idéologiques sans lesquels toute action politique est vouée à l’impuissance.

- Soutenir et participer à toute action que nous estimons allant dans le sens de la construction d’une grande force politique de gauche (c’est pourquoi le M’PEP a soutenu et a participé aux élections européennes et régionales aux côtés du Front de Gauche).

- Interpeler sans faux fuyants les partis politiques de gauche pour les mettre face à leurs contradictions notamment sur des questions que nous estimons centrales telles que l’Union européenne, le libre-échange et l’emploi.

- Travailler de manière rigoureuse à l’élaboration de propositions concrètes pour participer à l’élaboration d’un véritable programme de gauche, prenant en compte les aspirations populaires et qui ouvre la voix à un socialisme du XXIe siècle.

Telle est l’originalité du Mouvement politique d’éducation populaire dont l’approche est aujourd’hui indispensable à la construction d’une grande force politique de gauche majoritaire.

Face à la crise du capitalisme et aux conséquences sociales et écologiques qui l’accompagnent, à l’absence d’une alternative forte à gauche, il y a urgence à renforcer le M’PEP !

Les enjeux sont immenses. Nous devons amplifier l’apport du M’PEP dans le débat idéologique et politique. Seul le M’PEP propose de réidentifier la gauche sur la base d’une analyse et de propositions cohérentes et systémiques. Elles concernent l’Union européenne et la nécessité de sortir de l’euro et de désobéir à l’Union européenne, d’un protectionnisme universaliste basé sur la Charte de La Havane de 1948, du droit opposable à l’emploi, etc.

Le M’PEP a besoin de toi !

Les nombreux encouragements dont vous nous avez fait part suite à nos interventions dans les débats publics auxquels nous avons participé ou que nous avons organisés, les retours très positifs que nous recevons suite à l’envoi de nos textes via Internet en témoignent.

il est indispensable pour le M’PEP d’avoir davantage d’adhérents afin de peser encore plus dans les débats et trouver les ressources nécessaires à la démultiplication de son action.

C’est pourquoi nous vous invitons à passer du stade des encouragements à celui de l’engagement et de l’action. Nous vous invitons à nous rejoindre afin de contribuer à faire du M’PEP une force politique incontournable face aux enjeux sociaux, écologiques et politiques de demain !

Pour cela, vous pouvez remplir le bulletin d’adhésion en ligne à l’adresse :

http://www.m-pep.org/IMG/pdf/BulletinAdhesion2010.pdf

Rappel : contrairement aux partis traditionnels, le M’PEP accepte la double appartenance. C’est ainsi que certains adhérents de notre Mouvement sont, entre autre, adhérents au MRC, au NPA, au PCF, au PG, à des associations comme Attac ou à des syndicats comme la CGT ou Solidaires, etc. Ils partageant nos idées et nos perspectives.

Réunissons des Etats généraux de la gauche

Créé par le 14 mai 2010 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche

Oui, un espoir est né depuis la belle victoire de la gauche et des écologistes aux élections régionales : celui de mettre fin à la politique actuelle de la droite, dont les dégâts deviennent insupportables à un nombre de plus en plus grand de Français.

Malgré une abstention et un doute politique alarmants qui touchent d’abord les milieux populaires et les jeunes, il devient clair que nos concitoyens souhaitent un changement radical, qui doit notamment prendre la forme d’un nouveau modèle de développement. L’urgence sociale et environnementale, la crise, avec ses graves conséquences, rendent indispensables des transformations profondes de la société et des conditions de vie des Français. A deux ans de l’élection présidentielle et des élections législatives qui suivront, le temps presse pour imaginer les contours de ce modèle et organiser un passage à l’acte économique, écologique et social. 

Pour être au rendez-vous de cette attente, la gauche et les écologistes doivent non seulement préparer l’alternance, mais aussi proposer une véritable alternative. Pour cela, deux exigences s’imposent à eux : celle du rassemblement de l’ensemble des forces de gauche et écologistes, sans lequel aucune victoire électorale n’est possible, celle de la formulation d’une véritable alternative de pensée et de gouvernement.

L’idée du rassemblement a fait du chemin, comme celle d’accords législatifs ou d’une plate-forme commune avant la prochaine élection présidentielle. L’unité est largement défendue, mais il faut maintenant passer aux actes, sous peine de réduire la politique à de l’incantation.

C’est pourquoi nous estimons essentiel de définir, ensemble, les moyens d’aboutir au nécessaire rassemblement pour l’alternative. Ensemble, c’est-à-dire, au-delà des partis, avec celles et ceux qui, engagés dans les syndicats, les associations, la vie citoyenne, constituent les forces vives de la gauche et de l’écologie.

Nous refusons d’être prisonniers des institutions actuelles de la Ve République, qui tendent à réduire la démocratie à des choix de personnes. Tout montre les faiblesses et les dangers de cette hyperprésidentialisation, tant pour le pays que pour la gauche. C’est par un projet et des propositions de changements réels que l’on pourra mobiliser largement les électeurs et les citoyens. C’est en donnant au travail des idées la place qui doit être la sienne – première – qu’on pourra ramener vers les urnes tous ceux qui ne croient plus à l’exemplarité et à la sincérité de leurs dirigeants. C’est aussi la seule manière de créer une dynamique entre les élections présidentielle et législatives qui permette de dépasser la seule logique du fait majoritaire présidentiel.

Aussi, nous considérons que toute dynamique unitaire doit partir de l’établissement d’un manifeste, d’orientations partagées, d’une base commune en vue d’une nouvelle majorité législative et gouvernementale. Dans cet esprit, nous, militants, responsables issus de différentes sensibilités de la gauche et de l’écologie, lançons une adresse pour la tenue d’états généraux en vue d’un rassemblement pour l’alternative. Au cours de cette confrontation large et constructive, seront débattues et élaborées les grandes orientations d’une politique de gauche et écologique pour la France, qui devront s’inscrire dans une vision de long terme.

Il ne s’agit en rien de nier les différences, voire les désaccords, mais de clarifier quel peut être le socle commun d’une action transformatrice et de privilégier la coopération à la stricte concurrence entre les diverses cultures. L’éducation, les modes de production et la création d’emplois dans un modèle qui préserve l’avenir des hommes et de la planète, la place du travail, les choix en faveur d’une société fondée sur la solidarité et la confiance sont les principaux thèmes qui sont devant nous.

Pour préparer ces états généraux, il faut un lieu de rencontre. C’est pourquoi nous demandons la constitution immédiate d’un comité de préparation des états généraux, qui en précisera la forme, l’organisation et les finalités et qui pourra également valoriser les initiatives associatives ou locales, dans la perspective d’un manifeste commun pour 2012.

Le temps n’est pas à choisir un ou des candidats à la présidentielle et à se focaliser sur leur mode de désignation. Notre adresse – qui peut être signée sur le site www.gauche2012.org – est un appel à tous ceux qui veulent être acteurs de ce mouvement d’unité, hors duquel il ne peut y avoir ni rénovation ni reconquête. Telle est aujourd’hui l’urgence absolue pour la gauche.



Jean Auroux, ancien ministre ; Jean-Paul Bachy, président de la région Champagne-Ardenne ; Etienne Butzbach, maire de Belfort ; Gérard Charasse, député de l’Allier ; Augustin Dumay, violoniste ; Maxime Dumont, responsable syndical CFDT ; Jacques Duron, responsable syndical UNSA ; Daniel Fontaine, maire d’Aubagne ; Caroline Fourest, essayiste ; Eric Gautier, président du conseil général des Deux-Sèvres ; Daniel Goldberg, député de Seine-Saint-Denis ; Rémi Lefebvre, universitaire ; Jérôme Lambert, député de Charente ; Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre ; Alain Lipietz, les Verts ; Jean Michel, député du Puy-de-Dôme ; Stéphane Peu, vice-président de la communauté d’agglomération de Plaine Commune ; Paul Quiles, ancien ministre ; Lucile Schmid, Europe Ecologie.

Article paru dans l’édition du Monde du 28.04.10

Aubry prête à travailler avec ses partenaires de gauche sur «l’essentiel»

Créé par le 19 oct 2009 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche, Parti socialiste

«L’essentiel, ce sont les idées, le retour des valeurs de la gauche et c’est le projet que nous voulons préparer ensemble», a lancé la première secrétaire du PS devant quelque 200 personnes réunies samedi à Paris.

Martine Aubry, a estimé samedi que le coup d’envoi était donné pour « travailler ensemble sur l’essentiel » avec les partenaires de gauche du PS.

« Nous devons travailler ensemble sur l’essentiel, l’essentiel, ce sont les idées, le retour des valeurs de la gauche et c’est le projet que nous voulons préparer ensemble », a-t-elle affirmé, concluant la journée de débat et de réflexion sur l’emploi avec ses partenaires de gauche.

« Après les ateliers de la gauche du PCF auxquels nous avons tous participé, après cette journée que nous avons organisée, après les rencontres que les Verts organisent, je crois qu’on peut dire « c’est parti », a-t-elle lancé devant quelque 200 personnes réunies à La Bellevilloise à Paris (XXème arrondissement).

Une table ronde a réuni Jean-Vincent Placé (Verts), Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG), Patrick Quinquenton (MRC), Pierre Laurent (PC) et Alain Vidalies (PS).

«Des fondations solides»

La première secrétaire a jugé que l’expression « maison commune » de la gauche « n’aurait de sens qu’avec des fondations solides ».

« Ces fondations solides, ce sont les valeurs de la gauche que parfois nous avons un peu oubliées, ces murs, c’est le nouveau modèle de société qu’il nous faut mettre en place avec un nouveau modèle de développement qui remet l’économie devant la finance et qui porte à la fois un projet social et écologique », a-t-elle ajouté.

Sur la croissance, pierre d’achoppement possible avec les Verts, Martine Aubry a affirmé: « il faut se poser la question de la croissance. Je n’emploie pas le terme de décroissance. Je veux une croissance durable où nous sommes capables de dire: qu’est-ce qu’une société doit produire? Où doit-on mettre nos richesses? ».

A l’issue de la réunion, Martine Aubry, interrogée par la presse sur l’absence du Front de gauche et du NPA, a répondu: « je sais que vous avez l’habitude de regarder les petites choses qui ne vont pas, moi j’ai l’habitude de regarder ce qui va ».

Elle a jugé que « ce qui va », outre les ateliers du PCF, la journée sur l’emploi, et celle à venir des Verts sur le développement durable, c’est « la volonté de porter haut les valeurs de la gauche et d’être capables de construire un autre projet de société tout en étant près des Français aujourd’hui et notamment de tous ceux qui souffrent ».

(Source AFP)

Primaires : des petits partis plus visibles, par Roger-Gérard Schwartzenberg

Créé par le 21 sept 2009 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche

Combien de temps faut-il pour faire accepter une idée neuve par les appareils de gauche ? Cinq ans. En 2004, j’avais, au nom du Parti radical de gauche (PRG), préconisé un nouveau type de primaires présidentielles, à la fois ouvertes aux sympathisants – au-delà des seuls adhérents – et communes aux divers partis de gauche, au lieu des procédures de désignation séparées actuellement en usage.

L’objectif : parvenir dès le premier tour de la présidentielle à une candidature d’union, bénéficiant d’une forte légitimité. A l’époque, la direction du PS, en fait peu désireuse de rompre avec les habitudes, avait exprimé son intérêt pour cette réforme, mais invoqué les difficultés matérielles de sa mise en œuvre. J’avais alors déposé à l’Assemblée nationale, en février 2006, une proposition de loi détaillant les modalités juridiques et techniques de ces primaires.

Si on demeure en l’état, l’élection présidentielle sera très déséquilibrée entre la droite – qui s’est regroupée dans l’UMP et dans un comité de la majorité allant du Nouveau Centre au Mouvement pour la France – et la gauche de gouvernement – qui reste morcelée en cinq partis, susceptibles de présenter chacun son propre candidat. Avec le risque de voir le camp progressiste évincé dès le premier tour, comme le 21 avril 2002.

Même si cela n’arrive pas, une gauche dispersée verra son principal candidat obtenir entre 20 à 25 %, alors que le représentant de l’UMP disposera d’un socle de 35 à 40 %. Or, l’écart du premier tour prédétermine l’issue du second. Une certaine unité de candidature est donc nécessaire. Et celle-ci ne sera rendue possible que par l’organisation de primaires conciliant pluralisme et partenariat. Dans ce cas, plusieurs candidats à la candidature, appartenant au PS mais aussi aux formations proches (PCF, PRG, MRC, Verts), participeraient ensemble à ce processus pour investir un challenger commun à l’Elysée.

La gauche doit renoncer à l’immobilisme et aux routines. Le patriotisme de parti est certainement estimable, sauf s’il tourne à l’esprit de boutique. Le repli sur soi est assurément confortable, sauf s’il pérennise la balkanisation de l’espace progressiste. L’idée de primaires de toute la gauche a mis longtemps à être admise. En août 2008, la fondation Terra Nova l’écartait, avant de changer récemment d’avis.

Désormais, le PS est favorable à des primaires de ce type, comme le sont le PRG et le MRC. Martine Aubry a fait approuver cet objectif par le conseil national du 12 septembre. Pour le PCF et les Verts, en revanche, le premier tour de l’élection présidentielle leur permet, par sa forte médiatisation, de diffuser leur message. L’objection ne vaut guère. Car cet effet d’audience existerait tout autant avec des élections primaires certainement aussi médiatisées qu’un premier tour de présidentielle.

Par ailleurs, le scrutin présidentiel n’obéit pas à la même logique que les élections européennes qui, se déroulant à la proportionnelle et ne portant pas sur un enjeu de gouvernement, tendent souvent à favoriser les petits mouvements. Le PCF et les Verts risquent d’obtenir au premier tour de 2012 des scores limités, comme en 2007 où ni Marie-George Buffet ni Dominique Voynet n’avaient atteint les 2 %.

Que gagneraient-ils à recommencer une expérience qui, au lieu de les renforcer, sous-évaluerait probablement leur poids réel ? Il faut lever ces réserves en tenant une rencontre au sommet des partis de gauche spécialement consacrée à ce projet de primaires communes, qui créerait un nouvel élan civique et redynamiserait la démocratie.

Par ROGER-GÉRARD SCHWARTZENBERG ancien ministre, président d’honneur du Parti radical de gauche (PRG), Libération du 18 septembre 2009

Entretien de Jean-Pierre Chevènement à La Dépêche du midi

Créé par le 05 sept 2009 | Dans : Blog du Che, Débats autour de la refondation de la gauche

Chevènement pour une « rupture », samedi 5 septembre 2009, propos recueillis par Jean-Pierre Bédéï.

Le MRC tient son université d’été à Toulouse ce week-end. Jean-Pierre Chevènement fait le point sur la rentrée politique à gauche.

La dépêche du midi : Etes-vous favorable aux primaires proposées par le PS ?
Jean-Pierre Chevènement :

S’il s’agit de désigner le candidat socialiste, le MRC n’en sera pas. S’il est question de choisir ensemble le candidat de la gauche, nous y participerons. Dans ce cas, il faudra que les partis de gauche puissent approuver une charte d’orientation politique, et que des millions de sympathisants puissent s’exprimer. Quoiqu’il arrive, le MRC pèsera en 2012.

N’avez-vous pas noté un coup de barre à gauche du PS?
Les socialistes me semblent enfermés dans l’horizon du social-libéralisme. Ils n’imaginent pas ce qu’on pourrait faire pour rompre avec la domination des marchés financiers qu’ils ont contribué à installer dans les années quatre-vingt. Il faut qu’il y ait, comme au congrès d’Epinay, une rupture avec la pratique antérieure.

Vous ne semblez pas apprécier le vent en poupe des Verts…
Il y a beaucoup de complaisance à leur égard et de Cohn-Bendit en particulier. Leur score aux européennes est surfait. Les commentateurs oublient toujours qu’il y a eu 60% d’abstentions, et que les écologistes, s’ils ont réalisé 16% des exprimés, n’ont totalisé que 6,3% des inscrits. Le PS, aussi bien que Sarkozy leur font la cour par opportunisme. Les problèmes de fond ne sont pas traités.

Votre projet républicain est-il adapté aux temps actuels ?
Clemenceau disait déjà que la République est une idée toujours neuve. C’est encore vrai aujourd’hui. Les propositions que nous faisons dans l’ordre national et international sont cohérentes : planification de la transition énergétique, réindustrialisation du pays à partir d’un grand ministère de l’Industrie et de la Recherche, nationalisation des banques au prorata des concours apportés par l’Etat, réglementation des marchés financiers. La priorité est à la politique. Nous en appelons aux citoyens. Il faut une refondation républicaine de la gauche.

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