Débats autour de la refondation de la gauche

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Primaires: des socialistes et les partis de gauche posent leurs conditions

Créé par le 27 août 2009 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche

échos d’universités

A deux jours de l’université d’été du PS et alors que Libération relaie, ce mercredi, l’appel des 100 pour la tenue de primaires, ils n’ont plus que ce mot à la bouche. Même si de plus en plus de socialistes se rallient à la cause de Montebourg et de Ferrand, ce processus continue de diviser à gauche.

Dans Libération.fr 

Les proches de Hollande discutent modalités

Des primaires? Oui, mais… Les socialistes Michel Sapin, Bruno Le Roux et Stéphane Le Foll, trois proches de François Hollande, les voudraient limitées au choix du candidat PS et non élargies à toute la gauche. Ils appellent en tous cas à trancher vite, si possible avant fin 2009: «Ce débat est trop important pour durer trop longtemps.» Selon eux, il faut «élargir et approfondir ce qui fut déjà amorcé en 2006 et ouvrir un processus de désignation associant les sympathisants et les citoyens qui se reconnaissent en nous». Sans forcer les alliés traditionnels du PS à entrer dans le jeu: «C’est parce que les socialistes auront choisi, préalablement, une personnalité forte et crédible qu’ils pourront discuter des conditions du rassemblement», invoquent-ils.

Mélenchon veut garder les mains libres

Du côté de Jean-Luc Mélenchon, c’est un «non» sans conditions. Selon le fondateur du PG, ce dispositif revient à prendre «en otage des querelles de famille du PS» les formations de gauche. Une seule primaire valable à ses yeux: «le premier tour de la présidentielle». L’eurodéputé résume sa stratégie dans Le Monde: «Il faut être capable de se rassembler au deuxième tour mais il faut se compter au premier. La meilleure primaire, c’est encore celle-là.»

De retour d’un forum des partis de gauche, à Mexico, l’ex-socialiste ne manque pas de critiquer le niveau des débats qui agitent ses anciens camarades: «Là-bas on discute des marges de manoeuvre des gouvernements de gauche face à la crise, (…) ici, on se farcit les primaires et l’alliance avec le centre. C’est à gerber ce pays.»

Cambadélis dit «calmos»

Mollo, conjure, pour sa part Jean-Christophe Cambadélis. Selon le secrétaire national du PS, rien ne sert de courir, puisque le processus de primaires ne s’enclenchera qu’après les régionales de mars 2010. «Je dis « Calmos »», lance le député de Paris dans Le Parisien-Aujourd’hui en France, craignant que la Rochelle se focalise sur cette seule question. «Rien ne presse sauf à brusquer nos éventuels partenaires et à tout faire capoter, temporise-t-il. Si le PS continue de se regarder le nombril, il risque une rentrée hors sujet.»

Chevènement hésite

Réponse de Normand pour Jean-Pierre Chevènement, qui conditionne sa réponse à l’organisation prévue pour ces primaires. «Qui les organise? Si c’est le parti socialiste tout seul, nous n’en sommes pas», décrète le président du MRC à l’AFP. Si ce sont «plusieurs partis ou clubs de la gauche» qui tiennent les manettes, «c’est tout à fait envisageable, à condition que cette désignation soit largement ouverte aux sympathisants». Chevènement relègue, de toutes façons cette question derrire «le problème de l’identité», de la gauche, bien plus crucial à ses yeux.

Cohn-Bendit veut un «manifeste de l’espoir»

Daniel Cohn-Bendit pose aussi ses conditions dont, en préalable, «un rassemblement de la gauche social, écologique et démocratique». «Sinon les primaires ne veulent rien dire, n’ont aucun sens. Si ce rassemblement se fait, je ne suis évidemment pas contre des primaires», explique le leader d’Europe Ecologie dans une interview à Rue89. Selon lui, chaque parti souhaitant participer à ce rassemblement «devra nommer des représentants et ces représentants rédigeront ensemble un manifeste de l’espoir», que devront signer militants et sympathisants avant d’élire leur candidat à la présidentielle.

La génération 21 avril veut une grande lessive

Créé par le 22 juil 2009 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche

Dans Libé du 21/07/09

Par ANTOINE BOUHEY militant humanitaire, EMMANUEL KUJAWSKI conseiller municipal de Sevran (Seine-Saint-Denis).

Nous sommes de jeunes militants, associatifs, sympathisants ou simples citoyens de gauche. Nous assistons depuis le 21 avril 2002, date de notre premier vote, à l’enlisement de la gauche. Le dernier scrutin des européennes l’a confirmé : nombre d’entre nous ne se retrouvent pas dans le programme du Parti socialiste et ne se sentent plus liés par l’impérieuse nécessité de «voter utile». Nous savons que sans changement majeur, il en sera de même en 2012. Et que la gauche perdra l’élection présidentielle si elle persiste à présenter autant de candidats que de chapelles, dans le seul espoir de se compter.

Nous savons que cet émiettement ne naît pas de différences idéologiques insurmontables pour les électeurs, mais de stratégies partisanes qui nous mènent de petites victoires en grandes défaites. Le préalable à toute victoire de la gauche à l’élection présidentielle, c’est pour nous la définition d’un projet commun et la désignation d’un leader reconnu par le plus grand nombre pour le porter. Cela ne pourra se faire par de simples «accords techniques» entre des formations asséchées et soucieuses de leur propre existence avant tout. Finissons-en avec les négociations d’appareils ratifiées par des militants au garde-à-vous.

Nous ne pouvons plus faire l’économie d’une grande lessive idéologique. A la manière de Jaurès et de Guesde, qui avaient réglé en public la question du fond au cours de la fameuse «conférence des méthodes», la gauche a besoin de laver son linge avec ses familles. Cette confrontation, si âpre soit-elle, doit se faire dans le cadre d’une primaire ouverte à tous les partis et à tous les sympathisants. Le débat pourra exploser, et le peuple de gauche en devenir l’acteur principal. Car il lui reviendra in fine de trancher en faveur d’un véritable projet de société, porteur de ses aspirations en matière sociale, économique, démocratique et écologique. Alors parlons des transports, de vie en ville, de préservation de la planète, de répartition des richesses, d’éducation, et de culture. Et traçons ensemble les lignes de la société que nous voulons pour demain !

Ne nous y trompons pas : les enjeux de ces primaires vont bien au-delà de la simple cuisine de partis, ou de l’affrontement des egos. Si la gauche parvient à engager la bataille des idées pour composer son projet, et à désigner un candidat légitime pour articuler ce projet, alors elle pourra redonner son enthousiasme à une génération marquée par la tragédie de 2002 ; alors, elle aidera à redorer le blason de la démocratie en France, meurtrie qu’elle est par l’absence d’une vision claire à gauche ; alors, nous pourrons convaincre les Français d’adhérer à ce grand projet d’avenir.

Parmi les signataires :

Anne Dufeil, militante associative,

Jean-Baptiste Fribourg, chargé de production artistique,

Nabila Habbida, demandeuse d’emploi,

Romain Robinet, professeur d’histoire,

Emilie Tack, militante européenne.

Robert Hue, nouvelle coqueluche d’un PS en détresse

Créé par le 11 juil 2009 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche, Projet politique

Au Parti socialiste, la guest-star de l’été s’appelle Robert Hue. L’ancien secrétaire général du Parti communiste (1994-2001) a fait une apparition remarquée à Lorient lors du rassemblement organisé le 27 juin autour de François Hollande

Le 21 août à Marseille, il sera l’un des invités d’honneur de L’Espoir à gauche, le courant dirigé par Vincent Peillon. Il est pressenti pour faire une apparition la semaine suivante à l’université d’été du PS, à La Rochelle. « Je reprends du service », se réjouit le successeur de Georges Marchais, en reconnaissant une gourmandise que les sollicitations affluent, « et pas seulement en provenance du PS ».

Robert Hue, qui se « sent en responsabilité à l’égard de la gauche », a rendu public un « appel pour un pacte unitaire de progrès » (Le Monde du 7 juillet). Son propos : « Appeler à une démarche unitaire (…) au-delà des appareils politiques, non pas contre eux mais en rejetant toute hégémonie« . Le sénateur du Val-d’Oise se définit comme « communiste, mais autrement ». Il estime que « le peuple de gauche vit un drame parce que les partis ont failli ». Son appel a été signé par une première liste d’une vingtaine de personnalités dont le choix répond à un savant dosage.

« NOTRE AMI »

Figurent des socialistes dont Jean-Pierre Bel, président du groupe PS au Sénat, Pascal Cherki, maire du 14e arrondissement de Paris et proche d’Henri Emmanuelli, Julien Dray, Aurélie Filippetti, proche de Manuel Valls ou encore Vincent Peillon et de François Rebsamen, qui ont soutenu Ségolène Royal au congrès de Reims. Parmi les autres signataires, on trouve le sénateur (PCF) du Nord Ivan Renar, Stéphane Gatignon, maire (PCF) de Sevran (Seine-Saint-Denis) ainsi que Jean-Luc Laurent, secrétaire national du MRC de Jean-Pierre Chevènement, et Sylvia Pinel, députée PRG. Apparaissent aussi le syndicaliste CGT Denis Cohen, le sociologue Michel Fize ou Pierre Weill, ex-président de la Sofres.

Robert Hue – qui remarque que « 62 ans, ce n’est pas un âge canonique » – se verrait volontiers dans un rôle de « fédérateur « , une sorte de sage de la gauche. L’ancien secrétaire général du PCF s’enorgueillit d’avoir été « celui qui a porté la plus longue participation d’un parti communiste à un gouvernement de gauche en Europe occidentale ». Il se montre néanmoins très soucieux de désamorcer les réactions d’attendrissement nostalgique autour de l’évocation des grandes années de la gauche plurielle. « Je ne prétends surtout pas procéder à une reconstitution de ligue dissoute « , insiste-t-il

Au PS, on ne surestime pas la « surface politique » de Robert Hue, qui n’a pas repris sa carte au PCF après avoir fondé son Nouvel espace progressiste. Cependant, ses dirigeants ne se font pas prier pour assurer le succès de ce « come back ». Celui-ci permet de mettre en exergue une alternative aux forces centrifuges qui, à l’initiative du Parti de gauche de l’ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon, cherchent à constituer un rassemblement allant du PCF au Nouveau parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot. Une telle alliance éloignerait la place du Colonel-Fabien de l’orbite socialiste alors que le PCF, rappelle M. Hue, « compte 185 conseillers régionaux sortants ».

« C’est bien qu’il y ait des communistes de gouvernement qui rappellent que la gauche a besoin de se rassembler », considère François Rebsamen. « Que notre ami Robert Hue tienne le discours de l’unité, y compris auprès des Verts, cela ne peut pas être inutile », renchérit François Hollande.

Jean-Michel Normand

Lettre aux leaders des partis de Gauche

Créé par le 10 juil 2009 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche

Lettre adressée ce jour à : Martine Aubry, Jean-Michel Baylet, Marie-George Buffet, Jean-Pierre Chevènement, Cécile Duflot, Jean Luc Mélenchon

Notre club, Gauche Avenir, créé en mai 2007, réunit des personnalités et des militants politiques, syndicaux, associatifs, issus des différentes  sensibilités de la gauche. Il s’est fixé comme objectif  d’œuvrer à son rassemblement, en s’efforçant notamment de l’aider à reprendre l’offensive idéologique.

Nous nous adressons à vous aujourd’hui, parce qu’à trois ans de la future élection présidentielle, le temps nous est compté pour réaliser le rassemblement des forces de gauche et écologistes, sur la base d’une charte commune, d’un programme de gouvernement et d’un accord législatif. Notre conviction  est que, en dehors de cette démarche, aucune victoire n’est possible en 2012.

Le 2 Juillet dernier, nous avons organisé un Forum sur « l’état de la gauche », qui a réuni de nombreux participants autour de responsables des différents partis, d’intellectuels, d’animateurs d’associations et de mouvements sociaux. Au-delà des différences, tous ont soutenu l’idée de constituer immédiatement un comité national de rassemblement des forces de gauche, réunissant non seulement les partis de la gauche et de l’écologie, mais aussi les associations, les clubs, les mouvements, voire les syndicats, qui se situent à gauche.

Chacun voit bien qu’un simple accord électoral de dernière heure ne suffirait pas à créer une dynamique victorieuse. Le projet et le contenu des engagements qui le scelleront ne sauraient être  préparés en cercle restreint. Ils doivent être le fruit d’un travail sérieux, de débats approfondis, d’une volonté de synthèses nouvelles autour des valeurs fondamentales de la gauche, qui, pour la plupart, demeurent d’une grande actualité.

Ce comité national pourrait, à travers des Etats généraux de la gauche,  associer à des « primaires du projet » ces milliers de femmes et d’hommes de gauche qui, trop souvent, ne se reconnaissent plus  dans le paysage politique actuel.

Ainsi pourrions-nous reconstruire la confiance, l’espoir et un mouvement d’engagement politique et citoyen. C’est de cette attente et  de cette  proposition que nous  nous faisons ici les interprètes.

A l’occasion du forum de Gauche Avenir, nous avons commandé un sondage. Celui-ci montre que  59% des Français  pensent que la création d’un tel comité* est une action qui va dans le bon sens. Ce score atteint près de 70% pour les électeurs de gauche et des Verts.

Nous pensons, avec celles et ceux qui ont participé à notre forum, qu’il vous revient de prendre une initiative forte et unitaire en ce sens et nous espérons vivement que vous accepterez de vous y engager rapidement.

En vous remerciant par avance pour votre bienveillante attention et pour ce que vous pourrez entreprendre en ce sens, nous vous prions de croire à l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Marie Noëlle Lienemann                    Paul Quilès

Au PCF, l’été sera « utile »

Créé par le 08 juil 2009 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche, Front de gauche

Par Nicolas MOSCOVICI
leJDD.fr
du Mercredi 08 Juillet 2009

Mardi, le PCF a lancé ses grands travaux d’été. Multipliant les initiatives, le parti de la place du colonel Fabien compte surfer sur son bon résultat obtenu sous la bannière Front de gauche lors du dernier scrutin européen. Outre le lancement d’un « cahier de vacances politiques », le Parti communiste travaille surtout au rassemblement en vue des élections régionales de 2010.

Le Parti communiste ne le passera pas l’été en « tongs« . D’abord parce que « ce n’est pas pratique pour défiler dans les manifestations« , raille Oliver Dartigolles, porte-parole du PCF, dans une amabilité à l’UMP qui en distribue allègrement sur les plages depuis 2006; ensuite, et surtout, parce que le parti de la place du colonel-Fabien compte passer un été studieux. « Utile« , précise Dartigolles, mais aussi ludique, le conseiller municipal de Pau ayant profité de la rencontre organisée mardi avec la presse pour présenter un « cahier de vacances politiques » siglé PCF. Tiré à plus de 1,6 million exemplaires, ce livret de huit pages de jeux et autres tests est destiné en particulier « à l’écrasante majorité des Français privés de leur droit aux vacances par la crise et la politique du gouvernement« . L’initiative entre selon lui dans une démarche de « modernisation de notre communication politique » et va de pair avec « la refonte du site internet du parti pour la fin de l’année« .

« Pas de miracle, du travail« 

Assis à ses côtés sur la terrasse du siège national, Marie-George Buffet et Pierre Laurent, respectivement n°1 et n°2 du PCF, font également le pari d’un été animé pour leur mouvement, surtout après l’embellie née du dernier scrutin européen et du bon score obtenu par le Front de gauche. Avec 6,5% des voix, l’attelage PCF-Parti de Gauche, de Jean-Luc Mélenchon, avait réussi à devancer le NPA d’Olivier Besancenot (5%). D’où l’intérêt de ne pas laisser retomber le soufflet, surtout que les élections régionales de 2010 se préparent dès à présent. Avec un objectif majeur: poursuivre le rassemblement à la gauche de la gauche autour d’un « projet combattif pour les régions« . Qualifiant de « pétards mouillés » les appels isolés lancés par certains – au PS notamment – Pierre Laurent annonce la couleur: « Pour parvenir au rassemblement du plus grand nombre, il n’y a pas de miracle, mais du travail« .

Au PCF, ce travail estival prendra la forme « d’ateliers à dimension populaire » qui seront « lieux de débats » et qui seront organisés dans l’ensemble du pays. L’université du parti au Vieux-Boucau (Landes) et surtout la Fête de l’Humanité mi septembre permettront de faire un premier bilan de ces initiatives. Place du colonel-Fabien, on pense qu’il sera positif. « Personne ne croyait à un rassemblement à gauche quelques mois avant les élections européennes, et pourtant nous y sommes parvenus« , s’est félicitée Marie-George Buffet, qui vise désormais une plus large union. Depuis les européennes, des contacts ont été pris. Le NPA fait bien évidemment partie des cibles de choix. « Je dis au NPA de venir participer aux ateliers« , a même lancé l’ancienne ministre, avec un bémol toutefois: fort de ses ambitions retrouvées, le PCF ne veut pas courir le risque de l’isolement. « Nous sommes sur une dynamique qui gagne et nous n’allons pas nous faire prier pour continuer à bouger les lignes« , a martelé Marie-George Buffet. « Nous devons être en mesure aujourd’hui de constituer des majorités autour d’un projet« , a pour sa part décrypté Pierre Laurent. Et l’ancien directeur de L’Humanité d’enfoncer le clou: « Nous ne sommes ni dans une logique d’alignement (au PS, ndlr), ni pour aller jouer dans le bac à sable. » A gauche, l’été devrait être chaud.

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