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L’UNEF appelle à « amplifier la mobilisation » étudiante

Créé par le 15 nov 2007 | Dans : Education, Gouvernement

 A l’issue de la rencontre, jeudi 15 novembre, entre la ministre de l’enseignement supérieur Valérie Pécresse et cinq organisations étudiantes (UNEF, la FAGE, l’UNI, la Cé [Confédération étudiante] et PDE [Protection et défense des étudiants]), la situation dans les facultés ne semble pas être en passe de s’améliorer.

Mme Pécresse a pourtant affirmé avoir chercher à « rassurer » les organisations syndicales. « Il n’y aura pas, avec la loi, de désengagement de l’Etat (…) pas de sélection à l’entrée à l’université, pas de hausse des frais d’inscription », a-t-elle réaffirmé.

VALÉRIE PÉCRESSE « NE S’EST ENGAGÉ SUR AUCUN DES SUJETS »

Pour l’UNEF, cette rencontre n’a « pas été du tout concluante » selon son président Bruno Julliard, qui a appelé à « amplifier la mobilisation dans les universités en participant massivement aux assemblées générales et en votant la grève ». Lors de cette « première prise de contact », qui a duré environ trois quarts d’heure, Mme Pécresse « a pris note de nos revendications » mais « ne s’est engagée sur aucun des sujets », a déclaré M. Julliard, qui souhaitait notamment le lancement de « négociations conséquentes sur les modifications de la loi LRU et sur les questions budgétaires ».

Le président de l’UNEF a néanmoins pris soin de se démarquer à nouveau des blocages de sites universitaires qui se multiplient actuellement, jugeant qu’ils ne pouvaient se justifier que s’ils étaient « le fait d’une majorité ». Selon un décompte établi à partir des chiffres recueillis par l’UNEF et l’Agence France Presse, 41 sites universitaires étaient perturbés jeudi matin, 28 d’entre eux étant bloqués à des degrés divers et trois autres fermés administrativement.

Même son de cloche du côté de la Confédération étudiante (Cé). « On n’a pas eu de réponses aujourd’hui, on continue notre action syndicale pour demander les budgets en matière d’aides sociales, de rénovation des locaux, de conditions d’études et en matière d’insertion professionnelle », a déclaré, pour sa part, Julie Coudry, présidente de la Cé, qui a rappelé que les blocages devaient être « décidés sous la forme de référendum à bulletins secrets ».

« LA VOIE DU DIALOGUE EST OUVERTE »

Thiébaut Weber, président de la FAGE, a indiqué de son côté que « la voie du dialogue est ouverte ». « On a eu une oreille attentive à nos revendications », a-t-il expliqué, rappelant que son organisation demande notamment des garanties sur la gestion des fonds privés et les contrôles de leur utilisation. 

Le président des étudiants de l’UNI (droite universitaire), Olivier Vial, est sorti satisfait de cette rencontre, assurant avoir obtenu les « garanties » de Valérie Pécresse que « la loi serait appliquée » et que « les recteurs allaient monter en première ligne » pour l’expliquer aux étudiants.

Université. Réunie ce week-end, la coordination nationale appelle à amplifier la grève.

Créé par le 12 nov 2007 | Dans : Education

Sous le titre « Gare aux étudiants » de notre correspondant à Rennes PIERRE-HENRI ALLAIN

QUOTIDIEN LIBERATION : lundi 12 novembre 2007

Après deux jours de débats à huis clos, manifestement laborieux sinon confus, à en croire certains participants, la coordination nationale étudiante réunie à Rennes ce week-end aura finalement accouché d’un texte qui ne déroge guère aux mots d’ordre entendus depuis le début du mouvement. Même s’il laisse transparaître une nette volonté de s’associer aux autres mouvements sociaux pour faire face «au rouleau compresseur du gouvernement» et s’opposer à «la casse du service public en général».

Revendications. La coordination, qui regroupait les représentants d’une quarantaine d’universités, dont une quinzaine sont aujourd’hui bloquées, a ainsi appelé à «bloquer les gares partout en France» dès demain. Elle entend également participer à la manifestation du 14 novembre et à celle des fonctionnaires, prévue le 20. La liste des revendications s’est aussi allongée pour y inclure «le maintien des régimes spéciaux», l’opposition à une franchise médicale ou encore «la fermeture des centres de rétention et la fin des rafles» de sans-papiers.

Pour autant, «l’abrogation inconditionnelle» de la loi sur l’autonomie des universités, votée en août dernier et qui «vise à démanteler le service public d’enseignement supérieur», demeure la revendication première des étudiants. «Une nécessité non négociable», souligne Kamel Tafer, venu de Créteil (Val-de-Marne) et un des huit porte-parole désignés à Rennes ce week-end. «La loi de Valérie Pécresse relative à la LRU [liberté et responsabilité des universités, ndlr] a l’objectif d’asservir les universités aux intérêts des entreprises qui vont pouvoir directement influer sur le contenu des formations, explique Igor Zamichiei, secrétaire national de l’Union des étudiants communistes (UEC), présent à Rennes comme observateur. Avec cette loi, on veut en fait instituer deux types de campus, avec une dizaine d’universités élitistes et sélectives et des universités de cycles courts qui fourniront de la main-d’œuvre bon marché aux entreprises.»

«Privatisation», «augmentation des droits d’inscription», la coordination nationale met aussi en cause la future composition du conseil d’administration des universités qui seront «gérées par un président tout puissant». «Les conseils scientifiques et les conseils des étudiants et de la vie universitaire qui ont aujourd’hui un rôle de propositions n’auront plus qu’une fonction de consultation», relève Igor Zamichiei. «La LRU entre dans une logique globale de faire des économies sur le service public d’enseignement supérieur», résume une étudiante qui précise que les revendications émises ce week-end, comme la suppression des frais d’inscription, l’augmentation des aides sociales et des logements pour les étudiants, sont les contre-pieds directs à cette logique. Les cinq milliards supplémentaires annoncés par Valérie Pécresse pour l’enseignement supérieur ? Seulement des crédits redistribués et «une réponse à côté de la plaque», estime Kamel Tafer.

La coordination a profité de Rennes-II, déjà à la pointe du mouvement anti-CPE, pour récuser toute accusation de récupération politique ou syndicale. La meilleure preuve ? Les délégations, mandatées par les assemblées générales, ont été expressément composées de membres syndiqués (Unef, SUD ou CNT) et non syndiqués pour garantir leur indépendance.

Vote. «Ceux qui disent que nous sommes minoritaires n’ont qu’à venir aux AG, où se rassemblent plusieurs milliers d’étudiants, pour constater le contraire», invite Kamel Tafer. La coordination a toutefois appelé à «empêcher les votes à bulletins secrets», seules les assemblées générales étant jugées légitimes. «Un vote sans débat, ça ne rime à rien», argumente Marine, de Tolbiac. Voilà qui n’augure rien de bon pour le vote prévu aujourd’hui pour prolonger ou non la grève à Rennes-II.

Les séries ES, trop à gauche pour Darcos et le Medef

Créé par le 06 oct 2007 | Dans : Education, Gouvernement

La filière est jugée pauvre en débouchés et éloignée des réalités.l’entreprise s’en prend à la filière économie du baccalauréat.

Par Véronique Soulé

QUOTIDIEN LIBERATION : samedi 6 octobre 2007

Officiellement, tout est arrangé. Xavier Darcos, le ministre de l’Education, a critiqué le bac ES (Economique et Social) et ses maigres débouchés. Mais il ne pensait pas à mal. Les enseignants se sont dits rassurés. Pourtant, au- ­delà des gesticulations, une vieille rancœur s’est rouverte, selon laquelle les sciences écono­miques et sociales (SES) ­enseignées à l’école sont gauchisantes et hostiles à l’entreprise.

Déclin.  Le 23 août, dans une interview à Paris Match, Xavier Darcos évoque les pro­blèmes d’orientation des lycéens et parle de la filière ES «sans débouchés évidents». ­Elle attire «beaucoup d’élèves qui occupent ensuite de grands amphis mais se retrouvent avec des diplômes de droit, psy­chologie, sociologie… sans toujours un emploi à la clé».

Peu après, il reproche de nouveau à la série ES «d’être une ­filière d’accueil pour ceux qui ne veulent pas faire des ­lettres et qui ne sont pas ca­pables de ­faire un baccalauréat S».

Derrière les propos de Xavier Darcos il y a une vraie préoccupation : l’inexorable déclin de la filière littéraire L, écrasée par la scientifique S et désormais largement concurrencée par ES. Le ministre veut «rééquilibrer» les filières.

Destinée aux scientifiques, la série S, regrette-t-il, accueille tous les meilleurs élèves. La filière L, serait, elle, désertée. Et ES aurait perdu «son identité» à force de vouloir toucher à tout.

Les critiques du ministre choquent les enseignants de SES. Mais elles sont fort bien reçues au sein du Medef et de l’UMP, où certains félicitent Xavier Darcos et lui reprochent de ne pas être allé assez fort contre ces «gauchistes». Le ministre tempère. Il n’a aucun intérêt à se mettre à dos les enseignants d’une filière qui représente 31 % des élèves de terminale. D’autre part le président Nicolas Sarkozy, un ancien B (l’an­cêtre de ES), aurait dit en plaisantant à son ministre qu’il se sentait visé.

En pleine polémique, une petite association, Posi­tive Entreprise publie une étude au vitriol sur «l’entreprise dans les programmes scolaires». A sa tête, Thibault Lanxade est le patron de Gazinox, une société de connec­tique pour le gaz membre du Medef.

Tronc commun.  Le rapport pointe «l’image pessimiste, ­réductrice et idéologiquement orientée de l’entreprise». Les salariés y sont présentés comme «de la chair à patrons». Positive entreprise demande que des chefs d’entreprise parti­cipent à l’élaboration des ­programmes de SES. Le 1er octobre, l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) est reçue par Xavier Darcos. «Le ministre nous a assuré qu’il n’était pas question que des chefs d’entreprise élaborent les programmes, explique son président Sylvain David, il nous a dit aussi qu’il n’était pas question de supprimer la filière ES, mais il a répété que son identité était floue et ses débouchés incertains.»

Sur le «rééquilibrage» voulu par le ministre, l’association n’a pas obtenu de précision. Dans le cadre d’une seconde moins spécialisée, elle a proposé d’introduire les SES dans le tronc commun. Et dans la ­filière L, d’ouvrir une option SES – traitant par exemple de l’économie dans la culture. Xavier Darcos, qui s’était dit favorable à une fi­lière commune avec des options, est resté de marbre. Devant l’émoi suscité par ces propos, il a reculé, affirmant qu’il n’était pas question de toucher au bac, bien que l’on s’achemine vers un tronc commun. Le ministre fera ses propositions début 2008. « C’est surprenant : alors que la série L est la grande malade, on se tourne vers ES qui a fait ses preuves avec des effectifs en hausse, explique Régis Gallerand, enseignant au lycée d’Epinay-sur-Seine, en plus le ministre ne peut l’ignorer : les SES apprennent à nos élèves à mieux se repérer dans le monde contemporain. Et sauvera-t-on pour autant la filière L ?»

COMMUNIQUE SUR LA RENTREE SCOLAIRE – MRC

Créé par le 01 sept 2007 | Dans : Education, Gouvernement

Nicolas Sarkozy et le gouvernement Fillon accentuent les méfaits de la politique aveugle et régressive qui sévit depuis plusieurs années vis-à-vis de l’école publique. Après les importantes suppressions de postes répétées des budgets précédents, ce sont 11.200 postes qui disparaîtront en 2008. Cette coupe de grande ampleur compromettra la relève des graves défis que doit affronter l’Ecole.

Alors qu’un nouveau rapport, après bien d’autres sur le système éducatif, souligne les graves insuffisances des résultats de trop nombreux élèves à l’école primaire, situation qui contribue aux difficultés et échecs au collège et au lycée, le gouvernement renonce au redressement nécessaire et aux nécessaires mesures de réorientation que Jean-Pierre Chevènement et le M.R.C. proposent avec constance depuis plusieurs années.

Le Mouvement Républicain et Citoyen a depuis longtemps analysé les ratés, en particulier le manque d’exigences et de qualité, d’un système victime de réformes successives marquées par la facilité, la démagogie, et finalement l’abandon de l’impératif du savoir pour le plus grand nombre d’élèves.

La démocratisation nécessaire exige tout à la fois de mettre l’accent sur l’effort, le travail et la considération du savoir, et aussi sur des moyens budgétaires convenables. Ce n’est pas en taillant dans les postes d’enseignants pour des raisons étroitement comptables et par clientélisme fiscal qu’on permettra le soutien scolaire individuel ou collectif, ni que l’on garantira l’exigence de l’enseignement. Celle-ci dépend de la pertinence des programmes, de la valorisation de la mission des maîtres, mais aussi d’horaires suffisants pour les principaux champs du savoir. La solution aux difficultés et aux défis de l’école publique n’est donc certes pas dans une nouvelle réduction du nombre d’heures enseignées, comme l’envisage le ministre Darcos, poussé par le président Sarkozy qui veut réduire le nombre de fonctionnaires, mais au contraire dans la sauvegarde de ces horaires et leur relèvement chaque fois que nécessaire.

La République, pour rétablir une juste confiance dans son Ecole, doit garantir et conforter partout et pour tous sa qualité. Cela exige que l’on conjugue volonté politique, clarté des orientations et cohérence budgétaire.

Michel VIGNAL,secrétaire national à l’Education du M.R.C.

Woerth confirme l’hémorragie de postes à l’Education nationale

Créé par le 25 juil 2007 | Dans : Education, Gouvernement

Le ministre du Budget évoque un nombre «évidemment très significatif» de non-remplacement de fonctionnaires dans l’Education qui perdrait entre 10000 et 17000 postes.

Par Liberation.fr

LIBERATION.FR LIBERATION : mardi 24 juillet 2007

Eric Woerth, le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, a déclaré dans un entretien au Monde daté de mercredi que le nombre de suppressions de postes dans l’Education nationale sera «évidemment très significatif», étant donné «le poids important» de ses effectifs. 

Eric Woerth «ne confirme aucun chiffre pour l’instant, je n’en ai du reste jamais donné car cela n’est pas arbitré. Mais cela sera évidemment très significatif». Un chiffre circule. Dans le cadre du principe de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, ce sont entre 10 000 et 17 000 postes qui devraient être supprimés. «Avec son poids important, l’Education nationale doit contribuer à la réduction des effectifs. Tout simplement parce que les gros bataillons sont à l’Education nationale», qui compte environ 1,1 million de fonctionnaires dont 850 000 enseignants.

Le ministre a par ailleurs précisé que «les grands arbitrages devraient être rendus par le Premier ministre avant les vacances gouvernementales» sur les effectifs et les crédits de chaque ministère, ajoutant que «tous les ministères doivent faire des efforts de productivité». Au total, le gouvernement envisage la suppression de 30 000 à 40 000 postes de fonctionnaires dans le budget 2008. 

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