Elections

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A Toulouse, Ségolène Royal juge que « la gauche est en train de construire des digues contre le tsunami bleu »

Créé par le 14 juin 2007 | Dans : Elections

(AP) – « La gauche est train de construire des digues contre le tsunami bleu », a assuré jeudi après-midi Ségolène Royal en visite à Toulouse pour soutenir les candidats du Parti socialiste en ballottage en Haute-Garonne avant le second tour des législatives.

« C’est important pour tous les Français que la République soit équilibrée, que la démocratie respire », a-t-elle ajouté au milieu d’une foule de plusieurs centaines de personnes rassemblées sur le quai de la Daurade, en plein centre-ville de Toulouse.

« Si vous voulez dire ‘non’ à l’augmentation de l’impôt sur la consommation de la TVA (…), si vous voulez dire ‘non’ au dérapage de la dette publique (…) si vous voulez dire ‘non’ au recul des services publics (…) si vous voulez défendre les salariés de SFR, c’est-à-dire la sécurisation du travail, du contrat de travail, des salaires et des acquis sociaux, vous devez venir voter dimanche prochain », a lancé Mme Royal en dénonçant « les actions que la droite prépare » et qui vont « creuser les inégalités et les précarités ».

Interpellée dès son arrivée par des salariés de SFR dont de nombreux emplois sont menacés de délocalisation, Mme Royal leur a donné raison « d’être mobilisés pour ne pas être oubliés » et a dénoncé « la dégradation des avantages sociaux par le système de déclassement des salaires ».

Devant les journalistes, la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes a par ailleurs déploré que face aux « problèmes prioritaires des Français », « aucune décision n’ait été prise depuis un mois pour lutter contre le chômage » et que l’on voit « le pouvoir d’achat menacé par une augmentation de la TVA et par la revalorisation des bas salaires qui n’obtient aucun coup de pouce supplémentaire ».

« Il faut envoyer à l’Assemblée nationale des parlementaires qui sauront surveiller ce que fait la droite, qui sauront proposer des alternatives aux décisions qui sont prises et qui sauront s’opposer à l’augmentation de la fiscalité sur la consommation de cinq points, telle qu’elle a été préparée », a ajouté Mme Royal.

Interrogée sur l’avenir du Parti socialiste, Ségolène Royal a répondu « on verra cela après ». « Pour l’instant je me préoccupe de la France, des Français, de la composition de l’Assemblée nationale et en particulier de l’équilibre et de la respiration démocratique ».

Un peu plus tôt dans l’après-midi, Ségolène Royal s’était rendue place Abbal, dans la cité de la Reynerie, en banlieue de Toulouse. Accueillie par plusieurs centaines de personnes, elle avait remercié ses électeurs pour « le score extraordinaire » qu’ils lui avaient donné lors de l’élection présidentielle. Dans cette circonscription, la sixième de la Haute-Garonne, Ségolène Royal avait réuni 54,05% des voix au deuxième tour de l’élection présidentielle.

Elle venait ce jeudi en soutien aux quatre candidats PS en ballottage pour le second tour des législatives, Catherine Lemorton, sur la première circonscription face à Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, Gérard Bapt dans la deuxième, Martine Martinel dans la quatrième et Monique Iborra dans la sixième. Lors des dernières élections législatives en 2002 en Haute-Garonne, le Parti socialiste avait décroché six circonscriptions sur huit. AP

Le PS appelle au « vote utile » contre la TVA

Créé par le 14 juin 2007 | Dans : Economie, Elections, Gouvernement

PARIS (Reuters) – Le Parti socialiste dénonce la confusion entretenue à ses yeux par François Fillon sur la « TVA sociale » et appelle les électeurs à un « vote utile » contre cette mesure lors du second tour des législatives.

« L’appel au vote de dimanche est un appel au vote utile qui doit aller vers tous les candidats de gauche et du PS pour faire en sorte que ce vote soit un signal clair de refus de cette proposition », a déclaré Stéphane Le Foll, numéro deux du PS, lors du point de presse quotidien sur les législatives.

Le député européen a ironisé sur le « slogan phare » de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, « travailler plus pour gagner plus ».

A ses yeux, il est « en train de se transformer pour devenir ‘travailler plus pour payer plus’ », de TVA ou de frais de santé ce qui revient à faire payer plus « les retraités, puisque la plus grande partie de la consommation de médicaments est faite par cette catégorie sociale ».

« François Fillon, depuis ses interventions d’hier soir (à Nantes), entretient une réelle confusion sur ses intentions. C’est une tentative de masquer l’objectif du gouvernement demain, à savoir de relever de cinq points le taux de la TV ce qui le mettrait à 24,6% », a ajouté le porte-parole.

Stéphane Le Foll était dimanche dernier le candidat du PS face au Premier ministre dans la Sarthe. François Fillon a été élu dès le premier tour.

L’union de toute la gauche autour d’Alain Vidalies

Créé par le 14 juin 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, Elections

C’est un député combatif et en pleine forme qui tenait hier, en fin d’après-midi, meeting au château de Nahuques à Mont de Marsan en présence de son maire, Philippe Labeyrie, et d’une guirlande d’élus landais, dans une salle comble. Le Parti socialiste était très fortement représenté et, à ses côtés,  la présence des principales composantes de la gauche témoignait d’une volonté unitaire pour appuyer Alain Vidalies. Ce dernier a très clairement exprimé les principaux enjeux de ce deuxième tour après avoir raillé la posture tout à fait surprenante de la candidate de l’UMP.

Le député des Landes a démonté le projet de TVA sociale, expliquant dans une démonstration carrée, la logique d’un dispositif qui vise à faire payer les pauvres et à exonérer les entreprises, c’est à dire tout le contraire d’une redistribution solidaire. Avec force et conviction, l’élu départemental et national s’est très clairement exprimé sur les enjeux européens. Dénonçant les mécanismes du capitalisme financier, cause des délocalisations, Alain Vidalies s’est prononcé avec vigueur pour une réorientation fondamentale de l’Europe. Et d’abord contre l’euro cher qui pénalise notre économie comme en témoigne le dossier Airbus. Le député a très vivement reproché au président et à son gouvernement le silence complet face au récent relèvement des taux d’intérêt par le gouverneur de la Banque centrale européenne. C’est qu’en dépit de ses promesses, Sarkozy renonce à prendre les moyens d’une politique monétaire européenne tournée vers la croissance. Alain Vidalies souhaite le changement des statuts de la BCE pour mener une autre politique. Il préconise aussi un tarif extérieur commun pour protéger le marché européen en proie à la mondialisation financière. Le député des Landes plaide pour une harmonisation sociale et fiscale pour une régulation par le haut.

Sur bien d’autres sujets, Alain vidalies a fait preuve de volontarisme et de combativité, gage de sa capacité, déjà largement éprouvée, d’agir au Parlement pour contrer la politique de la droite en alliant compétence et pugnacité.

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PS: haro sur la TVA sociale

Créé par le 14 juin 2007 | Dans : Economie, Elections

Le parti a trouvé un nouveau mot d’ordre pour le second tour.

Par Muriel GREMILLET

QUOTIDIEN LIBERATION : jeudi 14 juin 2007

Votez contre «la TVA à 24,6 %» . Voilà le nouveau mot d’ordre du PS à trois jours du second tour des législatives. Le PS a même décidé de diffuser une affiche sur ce thème dans toutes ses fédérations.

A l’offensive donc, mais sur fond de léger embarras. Depuis hier, la polémique enfle entre le PS et son ancien secrétaire national aux questions économiques, Eric Besson, nouveau secrétaire d’Etat à l’évaluation des politiques publiques, chargé d’une mission sur la TVA sociale (lire ci-dessous). Eric Besson connaît bien le sujet, puisque les socialistes se sont sérieusement penchés sur la question. Avant d’écarter cette option. La TVA sociale consiste à financer la protection sociale par un impôt sur la consommation et non par une cotisation sur le travail salarié, comme c’est le cas aujourd’hui.

«Tabou».  «Evidemment que l’on s’est posé la question, explique un député socialiste. Mais la TVA est un tabou chez nous. On préfère la CSG, qui est un impôt juste». Dans le projet socialiste, approuvé en 2006, le PS avait validé une autre option, la Cotisation sur la valeur ajoutée (CVA). Chère à Henri Emmanuelli, elle permet d’élargir l’assiette des cotisations patronales à l’ensemble de la richesse dégagée par les entreprises. C’est-à-dire de ne plus limiter le financement de la protection sociale à un pourcentage calculé sur les salaires.

Au PS, l’unanimité n’est que de façade. Certains proches de Dominique Strauss-Kahn considèrent que la TVA sociale n’est pas si absurde que ça. «Une hausse de la TVA, ça se corrige, on a des outils pour ça, comme le minimum vieillesse » note l’un d’entre eux.

En attendant, le PS s’est trouvé un cheval de bataille politique contre la droite assez efficace, avec le mot d’ordre «anti-TVA à 24,6 %» , soit 5 points de plus qu’aujourd’hui. «Si la droite a besoin de cette mesure, c’est parce qu’elle tarit elle-même les sources de financement de la Sécu en exonérant de charges les heures supplémentaires», dit Michel Sapin, chargé de l’économie au PS.

«Connerie». La droite est embarrassée par cette affaire. Depuis dimanche soir, quand Jean-Louis Borloo a parlé d’une mise en place rapide d’une telle TVA sociale, François Fillon a dû monter trois fois au créneau sur le sujet. Préférant évoquer une «TVA antidélocalisation» il a reconnu hier soir à Nantes, que la TVA sociale était une idée «juste» mais «pas simple» . Le Premier ministre s’en est pris aux «vociférations caricaturales» de la gauche. «que suggère-t-elle, cette gauche, pour lutter contre les délocalisations ? D’abaisser le temps de travail et d’augmenter les charges sociales ! Mais «parler de TVA en période électorale, c’est une connerie» , reconnaît un sénateur UMP.

PS. Philippe Martin, député PS sortant du Gers, interpelle les responsables socialistes:

Créé par le 14 juin 2007 | Dans : Elections

Par Paul QUINIO

QUOTIDIEN LIBERATION : jeudi 14 juin 2007

Philippe Martin, député sortant du Gers et proche de Laurent Fabius, a obtenu 42,18 % au premier tour. Il en a «ras-le-bol» des bisbilles internes au PS. Et le dit à Libération. 

Avez-vous déjà connu une ambiance aussi délétère ? 

Les militants sont à bout. Et pour moi, la coupe est pleine. Je trouve effarant, inconvenant d’être interpellé tous les matins par des déclarations de responsables socialistes qui n’ont rien à voir avec la bataille législative en cours. Etre dans les combats d’après, alors que le combat d’aujourd’hui n’est pas terminé, nous fait un mal fou. Ce que j’entends nous fait perdre des voix tous les jours, et donc des sièges à l’Assemblée. J’ai envie de dire à nos responsables parisiens : «Fermez-la jusqu’à dimanche !» Je les entends dire qu’il faut qu’on cesse de se quereller. Mais il faudrait surtout qu’on cesse de dire qu’il faut qu’on cesse de se quereller !

Vous en voulez à qui exactement ? 

J’en veux à Manuel Valls, dont le énième appel demandant le départ de François Hollande n’apporte pas la moindre voix à nos candidats actuellement en difficulté. Je vois en revanche très bien l’effet démobilisateur que cela a sur l’électorat. J’en veux à nos représentants, souvent parisiens, qui sont dans des stratégies de petits marquis qui consistent à être parmi les premiers à crier le plus fort, qui prennent des postures alors que le reste de la troupe reçoit les coups et se demande quand tout ça va s’arrêter. Ce n’est plus possible. J’en veux à Ségolène Royal d’avoir passé un coup de téléphone à François Bayrou, alors que sur le terrain, les candidats du Modem prennent tous, ou presque, position en faveur des candidats de l’UMP.

N’est-ce pas un peu facile de renvoyer tout le monde dos à dos ? 

Je renvoie tout le monde dos à dos car ces querelles sont sans importance par rapport aux vrais enjeux, par rapport à ce que les gens vont subir pendant cinq ans sans qu’une opposition forte à l’Assemblée puisse les protéger. Et je refuse de trancher la question de la responsabilité de ce qui nous arrive. Ce n’est pas mon problème. C’est justement ce que ne supportent plus les militants : la querelle en responsabilité. Elle est de toute façon collective.

Vous dites ça parce que vous êtes fabiusien et que vous préférez maintenir Hollande sous perfusion plutôt que de voir Royal s’emparer du PS… 

Franchement, ça n’a rien à voir. Hollande, Royal, remplacer l’un par l’autre n’aura de toute façon aucun sens si nous n’avons pas de vrais débats. Il faut faire une analyse tranquille, sereine de ce qui s’est passé.

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