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«Les silencieux et le poison plutôt que la mitraillette et la grenade»

Créé par le 23 juin 2007 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche, Elections

Samedi, le parti socialiste réunit son premier conseil national post-électoral. Frédéric Sawicki, politologue spécialiste du parti socialiste, analyse les enjeux du conseil national de samedi et décrypte la carte du PS. Quel est l’enjeu du conseil national?

Il n’est pas le même pour les différents protagonistes. Pour Ségolène Royal, l’enjeu, c’est de marquer sa détermination à prendre le contrôle du PS. Pour François Hollande, c’est de montrer qu’il veut conduire le parti jusqu’en 2008. Pour les autres prétendants, c’est de faire en sorte de gêner Ségolène Royal en commençant à analyser les causes de la défaite. C’est un jeu subtil où certains ont intérêt à ce que les choses se précipitent (comme Ségolène Royal) et d’autres à calmer le jeu.

Ce sera aussi le moment de discuter des multiples candidatures au sein du groupe parlementaire…

Oui, il y a pour l’instant six candidatures à la présidence du groupe socialiste. On peut imaginer que les choses vont un peu se décanter d’ici à lundi, et que certains vont retirer leur candidature, mais cela en dit quand même long sur l’absence de leadership au PS. Cela donne un assez bon aperçu de chaque courant et sous-courant qui vont pouvoir mesurer leur influence au sein du groupe socialiste et négocier des vice-présidences, des places dans les commissions en fonction de leur poids. Il y a une véritable incertitude sur le poids réel des proches de Ségolène Royal et des différents leaders au sein du groupe parlementaire. Je pense que cela devrait se jouer entre Glavany et Ayrault. Si Glavany gagne ce sera un coup dur pour Ségolène Royal.

Peut-on mesurer le poids des courants à l’heure actuelle?

C’est difficile, car nous sommes au début d’une recomposition. Des gens qui ont soutenu Ségolène Royal commencent à prendre leur distance. Je pense notamment à la fédération du Nord. D’autres attendent d’en savoir plus avant de se positionner. On est dans une situation de déplacement des rapports de force. On peut aussi se demander qu’elle va être l’attitude des anciens Jospinistes. Vont-ils soutenir Ségolène Royal ou bien DSK? Des stratégies de débauchage vont être mis à l’œuvre. Cela va avoir lieu à l’intérieur PS aussi, et pas simplement du PS vers l’UMP… On risque donc de rester dans l’incertitude jusqu’au prochain congrès de 2008?

Oui, d’autant qu’avant le congrès, il y a des échéances locales importantes, les élections municipales. Le PS est un parti d’élus locaux. De plus cette année, il peut espérer gagner des grandes villes, Toulouse, Bordeaux, Rouen. Du coup, il est de l’intérêt de tous les candidats aux élections municipales de ne pas étaler au grand jour des divisions trop visibles. Si on commence à rentrer maintenant dans une guerre entre les futurs leaders, on a de fortes chances d’avoir des répercussions très négatives dans la constitution des listes municipales. Je pense que l’intérêt de François Hollande, de Fabius, et de DSK, c’est de gagner du temps. D’où une situation très étrange de lutte à fleurets mouchetés et d’assassinats dans les couloirs. On va utiliser les silencieux et le poison plutôt que la mitraillette et la grenade.

Fred AFP/Archives ¦ Le parti socialiste français est en crise, à la fois de leadership et de projet, et la « rénovation » qu’il prône pour en sortir s’annonce difficile dans un contexte de rivalités exacerbées où chacun cible déjà la présidentielle de 2012.

Propos recueillis par Pierre Koetschet

Plus que 6 candidats à la présidence du groupe PS à l’Assemblée

Créé par le 22 juin 2007 | Dans : Elections, Non classé

PARIS (Reuters) – Six députés – un chiffre record – seront finalement en lice lundi pour la présidence du groupe socialiste de l’Assemblée nationale.

Sept avaient déposé leur candidature avant la date-limite, vendredi à midi, mais Bruno Le Roux a finalement renoncé, a-t-on appris auprès du groupe PS.

Le député de Seine-Saint-Denis appelle à voter pour Jean-Marc Ayrault, président du groupe, élu en 1997 puis réélu en 2002, a-t-on précisé de même source.

Arnaud Montebourg, proche de Ségolène Royal comme le député-maire de Nantes, est à nouveau candidat après une première tentative en 2002.

Deux candidats sont proches de l’ancien Premier ministre Lionel Jospin: Jean Glavany et Marylise Lebranchu.

Henri Emmanuelli est également sur les rangs. Pilier du Nouveau parti socialiste (NPS), le député des Landes a déjà été président de l’Assemblée nationale et président de la commission des Finances.

Enfin, Philippe Martin, 43 ans, se présente au nom du renouvellement des générations. Membre de la jeune garde entourant Laurent Fabius, le député du Gers concède être « moins capé que les autres » candidats mais promet de travailler de manière « non sectaire » et de « dénicher les pépites dans toutes les sensibilités » du PS.

Pour Benoît Hamon, co-fondateur du courant NPS, il faut à la tête du groupe « un parlementaire en capacité de faire travailler tous les députés ensemble » et surtout qui ne soit « pas issu d’une famille de présidentiable ».

Face à une droite « dure sur les questions sociales, nous avons besoin d’une gauche résolue et décomplexée puisque ce mot est à la mode », a déclaré le député européen sur BFM.

Pour la présidence de la commission des Finances, qui selon, la volonté du président Nicolas Sarkozy, sera attribuée à l’opposition, trois candidatures ont été enregistrées : celle de Jean-Marie Le Guen, proche de Dominique Strauss-Kahn, de Didier Migaud, porte-parole du groupe sortant pour les questions budgétaires et fabiusien, et de Michel Sapin, ancien ministre de l’Economie et membre de l’équipe de campagne de Ségolène Royal.

Le groupe socialiste, qui rassemble 186 députés sans compter les apparentés, se réunira lundi à partir de 15h30 pour procéder à ces élections internes, la veille de l’ouverture en séance de la XIIIe législature.

Le vote à bulletin secret se joue à la majorité absolue des suffrages exprimés aux deux premiers tours, à la majorité relative au troisième.

«De la pure et simple provocation, consternante de sa part»

Créé par le 21 juin 2007 | Dans : Elections, Non classé

Interrogé sur les critiques formulées par Ségolène Royale, qui a remis en cause mercredi soir le pacte présidentiel, le socialiste Jean-Luc Mélenchon l’a accusée de «duplicité» et de «provocation». «Nous sommes dans le domaine de la pure et simple provocation, consternante de sa part», a commenté sur RTL le sénateur socialiste de l’Essonne. «Est-ce que cela signifie que si elle avait été élue, après avoir promis [ces réformes], elle ne les aurait pas appliquées?», s’est-il interrogé. Et de continuer: «Si réellement, elle pensait que ce n’était pas crédible, on se demande alors pourquoi elle l’a défendu».

Jean-Pierre Brard, député (apparenté PCF) a lui «le sentiment amer d’avoir été trompé» par Ségolène Royal. «Ainsi, deux des principales mesures sociales de son pacte présidentiel n’étaient donc que des leurres destinés à berner d’abord les militants socialistes [et] ensuite les électeurs de gauche», écrit-t-il dans un communiqué. «Cette déclaration, qui a du moins le mérite de la franchise, éclaire crûment les options politiques de Ségolène Royal et sur son tropisme centriste», poursuit-il. «La gauche doit rompre avec les fausses promesses».

La LCR s’en est elle aussi prise à l’ancienne candidate socialiste. Estimant dans un communiqué que sa défaite à la présidentielle ne l’a pas rendue «plus sensible aux exigences populaires ni à celles de la jeunesse», la LCR affirme que, face au président Nicolas Sarkozy, elle «n’a pas trouvé mieux que de dénoncer [ces] deux revendications dont elle s’était faite la porte-parole». Et de conclure: «Comment s’étonner alors que les classes populaires se détournent du PS et que certains de ses dirigeants passent dans le camp de la droite?»

Plus tôt dans la journée, François Hollande avait déclaré, sur France Inter, que Ségolène Royal «a toujours eu cette distance à l’égard du projet des socialistes». En ajoutant qu’elle «sous-estime peut-être un autre point. Il faut que dans une campagne, il y ait une cohérence plus forte entre ceux qui soutiennent le ou la candidate».

Le premier secrétaire du PS, estime aussi que pour la prochaine élection présidentielle, le PS devra préparer son projet avec le ou la candidate. Pour 2007, «nous avions fait d’abord un projet puis le choix du candidat. Tirons-en les leçons. Il faut faire l’inverse», a-t-il dit. Il propose de désigner le candidat du parti à l’Elysée en 2010 et «faire le projet avec ce candidat».

20minutes.fr avec AFP

Ayrault, Montebourg ou Glavany?

Créé par le 21 juin 2007 | Dans : Elections

Jean-Marc Ayrault devra faire face à la concurrence. Le président sortant du groupe PS à l’Assemblée nationale, candidat à sa propre succession, a vu jeudi le nombre de ses concurrents s’accroître avec l’annonce de la candidature d’Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de Ségolène Royal. La veille, Jean Glavany, proche de Lionel Jospin, avait également fait savoir qu’il était intéressé par ce poste.Un proche de DSK dans la course?

Du côté des strauss-kahniens, Jean-Marie Le Guen devrait aussi, selon l’AFP, déposer sa candidature. Les fabiusiens ne sont pas en reste: les candidatures de Laurent Fabius ou de son plus proche lieutenant, Claude Bartolone, étaient évoquées.

La clôture des candidatures à la présidence du groupe est fixée à vendredi 12h. Même échéance pour postuler à la présidence de la commission des Finances qui doit revenir au PS, ou à la questure (qui gère les services administratifs).

L’attribution de ces trois postes stratégiques, qui devrait avoir lieu lundi après-midi, est suspendue à la réunion du Conseil national du PS qui doit se tenir samedi. Elle devrait arbitrer entre les différentes tendances du parti. Si chaque courant risque de présenter un de ses représentants, certains pourraient ensuite se retirer.

Sapin ou Migaud aux Finances

En ce qui concerne la présidence de la commission des Finances circulaient les noms de Michel Sapin, ancien ministre des Finances du gouvernement de Pierre Bérégovoy (1991-1992) et secrétaire national à l’économie, et le fabiusien Didier Migaud, ancien rapporteur général du Budget, dont le nom était également avancé.

Henri Emmanuelli ne semblait pas, selon des sources parlementaires, vouloir entrer en lice.
Pour la questure, on citait les noms des prétendants à la présidence du groupe ou à la présidence de la commission des Finances.
L’enregistrement des groupes avec leur composition et le nom de leur président devra être fait avant mardi 18h, sachant qu’une conférence des présidents est convoquée mercredi à 12h30.

Bertrand Guay AFP/Archives ¦ Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée, a estimé que les ralliements de personnalités à Nicolas Sarkozy n’avaient qu’un but, « jeter le trouble dans le camp de la gauche et écraser les centristes », mais que « cela ne marchera pas si nous savons rester sereins ».

« 20 minutes »

À l’Assemblée, les socialistes abandonnent l’opposition « frontale »

Créé par le 21 juin 2007 | Dans : Elections

Le nouveau président du groupe PS sera élu lundi prochain.

PREMIÈRE réunion du groupe des députés socialistes, hier. « C’était comme une réunion du PS : mal organisée, sourit un nouvel élu. On n’a pas abordé les questions de fond. » Comme d’autres, il a passé une partie de sa journée à découvrir le Palais Bourbon et ses rouages. Les nouveaux entrants sont « ravis », ils marchent « sur un petit nuage ». Les habitués retrouvent leurs marques. On croise aussi des battus, comme Roger-Gérard Schwartzenberg.

Quelque chose a quand même déjà changé dans le ton. Le temps de « l’opposition frontale », prônée notamment par Laurent Fabius en 2003, semble terminé. En s’adressant hier aux 206 députés socialistes et apparentés, Jean-Marc Ayrault s’est voulu formel : « L’op-position automatique n’est pas un programme. Elle devra être forte là où le clivage est pertinent. Elle devra savoir tendre la main chaque fois que nous pouvons faire progresser les valeurs de la démocratie et de la République. » Dimanche soir, François Hollande plaidait pour une « opposition utile », Bertrand Delanoë pour une « opposition honnête intellectuellement qui ne pratique pas le tout ou rien », Ségolène Royal pour « une force d’opposition constructive ».

Le Guen s’intéresse à la commission des finances

Même les partisans de Laurent Fabius, conscients que les électeurs demandent des propositions à l’opposition, avaient mis hier un peu d’eau dans leur vin. « L’opposition sera frontale quand il le faut, et intelligente quand on nous en donnera l’occasion », explique le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone. « C’est la combativité entre les deux tours qui nous a permis d’avoir ce résultat », remarque néanmoins le député du Gers Philippe Martin, qui préfère parler d’opposition « déterminée » plutôt que « frontale ».

Installés à l’Assemblée, les socialistes poursuivent aussi leur réflexion interne. « Le travail d’inventaire et de rénovation doit maintenant commencer. Tout doit être passé au scanner : nos idées, notre organisation, nos équipes, notre campagne », a déclaré hier le député maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault. Candidat possible à sa réélection à la présidence du groupe, Ayrault mène une campagne discrète. Vendredi, il compte recevoir la soixantaine de nouveaux socialistes élus à l’Assemblée. L’élection n’aura lieu que lundi prochain, après le conseil national qui doit se tenir samedi.

En fonction depuis dix ans, Ayrault ne suscite pas un large consensus pour l’instant. D’autres noms circulent, pêle-mêle, pour la présidence du groupe, la vice-présidence de l’Assemblée, la commission des finances ou encore la questure. Laurent Fabius, si un rassemblement s’opère au-delà de ses amis ; Claude Bartolone, si Fabius n’est pas candidat ; Jean Glavany, au nom du collectif ; Jean-Marie Le Guen, qui s’intéresse à la commission des finances ; Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Michel Sapin… Bref, les différents courants se jaugent, se testent, discutent et évaluent les rapports de force.

Le Figaro

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