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Royal: « Des mesures de Sarkozy rendent hommage à mon pacte présidentiel »

Créé par le 21 mai 2007 | Dans : Elections, Ségolène Royal

POITIERS (AFP) – Ségolène Royal, candidate malheureuse à l’élection présidentielle, a estimé lundi à Poitiers que certaines des premières mesures annoncées par le président de la République, Nicolas Sarkozy, rendaient « hommage à bien des volets de mon pacte présidentiel ».

« Des propositions de mon pacte présidentiel contestées par Nicolas Sarkozy sont aujourd’hui dans un projet de loi comme le revenu de solidarité actif ou l’éco-développement », a constaté Mme Royal lors d’un « briefing » avec la presse sans caméra ni micro, à la maison de la région à Poitiers qu’elle retrouvait après la présidentielle et une semaine de vacances en Tunisie.

« Ce projet se met en place avec la personnalité avec laquelle j’ai travaillé sur ce sujet pendant la campagne présidentielle. C’est un hommage en quelque sorte qui est rendu à bien des volets de mon pacte présidentiel », s’est-elle réjoui, en faisant référence à Martin Hirsch, nommé Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.

Mme Royal, qui a expliqué qu’elle ne se présentait pas aux élections législatives « pour éviter le cumul des mandats », estime que cela ne « l’empêchera pas de s’exprimer ». « J’aurais une tribune quand j’aurai quelque chose à dire », a-t-elle précisé.

La députée des Deux-Sèvres, qui a appelé les électeurs a « donner la plus grande majorité possible aux élus socialistes », a « reçu une centaine de demandes » de candidats lui demandant de venir les soutenir. Elle se déplacera pour cela « en région et dans toute la France ».

Arrivée à mi-journée en train à Poitiers, souriante et bronzée, « après quelques jours de repos bien mérités », Ségolène Royal a présidé l’après-midi une commission permanente du conseil régional de Poitou-Charentes. Applaudie à son arrivée, elle s’est dit « très heureuse de se retrouver ici où le travail a toujours continué ».

« Je suis content de la garder. Je n’aurai pas aimé qu’elle nous quitte. Je vais pouvoir la battre aux prochaines élections régionales », a déclaré Henri de Richemont (UMP), leader de l’opposition au conseil régional.

Législatives: Le PS est « très combatif », selon Elisabeth Guigou

Créé par le 21 mai 2007 | Dans : Elections

PARIS (AP) – Le Parti socialiste est « très combatif » pour les élections législatives, a assuré lundi la députée PS de Seine-Saint-Denis Elisabeth Guigou. « On a décidé de ne pas laisser faire la manoeuvre de séduction de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de l’électorat de gauche ».

« Nicolas Sarkozy veut séduire les électeurs de gauche pour réduire au maximum le nombre d’élus de gauche à l’Assemblée nationale, pour pouvoir avoir les pleins pouvoirs et pour faire appliquer l’ensemble de son programme », a-t-elle expliqué, invitée de l’émission « A sa place vous feriez quoi? » sur i>télé et France Info.

Elisabeth Guigou a estimé que le Parti socialiste peut gagner de nombreuses circonscriptions « puisque Ségolène Royal est arrivée en tête dans plus de 200 circonscriptions ». Et d’avertir: « il faut que nous fassions bloc, que nous fassions front (…) Nous devons tous être unis pour les législatives ».

« Ensuite, viendra le temps de la refondation. Il y aura un congrès, moi je ne préconise pas qu’on le précipite d’ailleurs », a jugé la députée socialiste. « Il faudra que l’on ait un congrès, quand on aura quelque chose de nouveau à dire aux Françaises et aux Français. Là, on décidera sur le leadership au Parti socialiste et pour la suite ».

« Nous devons faire front commun et nous le ferons pendant les quatre semaines qui sont devant nous. Nous n’avons qu’une seule chose à faire, c’est nous battre sur nos valeurs communes », a insisté Mme Guigou.

Les candidats de l’UMP obtiendraient 40% des intentions de vote au premier tour des élections législatives, contre 28% pour le PS, permettant au parti présidentiel et ses alliés de disposer de 365 à 415 sièges à l’Assemblée, selon un sondage TNS Sofres-Unilog pour LCI-RTL-Le Figaro rendu public lundi. Derrière l’UMP avec 40%, arrivent le PS à 28% et le Mouvement démocrate de François Bayrou avec 15%. AP

La gauche craint la marée UMP

Créé par le 21 mai 2007 | Dans : Elections

Une large victoire de la droite aux scrutins des 10 et 17 juin évoquerait la défaite de 1993.

Par Nicole GAUTHIER

QUOTIDIEN LIBERATION : lundi 21 mai 2007

Les 10 et 17 juin, plus de 44,5 millions d’électeurs retourneront aux urnes pour départager les 7 750 candidats en lice ­et en campagne officielle à partir d’aujourd’hui­ pour la conquête des 577 sièges de député. Nul à gauche n’imaginant sérieusement une victoire, les spéculations ­ et les inquiétudes ­ tournent autour de l’ampleur de la défaite. Une débâcle façon 1993, quand le PS n’avait sauvé que 67 députés ? Un résultat équivalent à 2002, où les socialistes, encore tétanisés par l’élimination de Lionel Jospin du second tour de la présidentielle, avaient conservé 141 sièges face à la puissance de feu de la naissante UMP ?

Dans l’histoire de la Ve République, il n’y a eu que trois précédents d’élections législatives organisées dans la foulée de l’élection présidentielle. A chaque fois ­ 1981, 1988, 2002 ­, les électeurs ont donné une majorité, plus ou moins confortable, au chef de l’Etat qu’ils venaient d’élire.

La gauche handicapée 

Le 6 mai, 203 circonscriptions (dont 191 en France métropolitaine) ont accordé une majorité à Ségolène Royal. Mais plus de 60 d’entre elles sont actuellement détenues par l’UDF et l’UMP (voir cartes). Dans la dynamique de l’élection de Nicolas Sarkozy et de la composition d’un gouvernement avec quelques personnalités de gauche en tête de gondole, et onze ministres sur vingt (dont François Fillon) qui se lancent dans la bataille législative, il est probable que les électeurs préfèrent, à quelques exceptions près, conforter le clan des vainqueurs. Si tel est le cas, ce sera la première fois depuis 1981 qu’ils ne congédient pas la majorité législative sortante.

Désemparée de voir une poignée des siens rejoindre les rangs de la droite, la gauche part avec un handicap électoral et psychologique. La direction du PS n’a pas conclu d’accord électoral avec les Verts. Les radicaux de gauche, ou du moins leur chef, ont été tentés par un rabibochage avec leurs vieux cousins de droite. Il y a des façons plus agréables de partir en campagne, même si Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis et secrétaire national du PS aux élections, rappelle à ses amis que «ne pas se battre pour la victoire, c’est l’assurance de perdre». 

336 à 390 sièges pour l’UMP 

Selon un sondage Ifop pour Paris Match (1), les candidats UMP recueilleraient 37 % des intentions de vote du premier tour, et ceux du PS, 28 %. Le nouveau Mouvement démocrate de François Bayrou en réunirait 14 %, et le Front national, 7 %. D’après la projection en sièges réalisée par le même institut, l’UMP disposerait alors de 336 à 390 sièges, le PS en sauverait de 149 à 190, le FN n’aurait, comme dans l’assemblée sortante, aucun élu, et les amis de François Bayrou de… 0 à 8 (2).

C’est dans les régions de l’Ouest, où la présidente de la région Poitou-Charentes a moissonné ses meilleurs scores, que la gauche peut placer quelques espoirs de conquête. «La percée socialiste dans l’ouest est une tendance de fond depuis plus de dix ans», note Bruno Le Roux, qui espère que le PS en ramassera quelques fruits, notamment dans le Finistère, en Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique. Plus au sud, à Toulouse, Philippe Douste-Blazy ­ qui ne fait pas partie de l’équipe gouvernementale ­ a renoncé à briguer la 1re circonscription de Haute-Garonne : la candidate PS y a obtenu 57,09 % des voix le 6 mai.

En revanche, dans le Nord – Pas-de-Calais, où l’hégémonie de la gauche s’effrite depuis la présidentielle de 2002, les socialistes comptent essentiellement sur l’implantation de leurs candidats pour résister. Dans l’Est, où Nicolas Sarkozy s’est offert une victoire écrasante, le PS risque également d’aligner de sévères défaites. A titre d’exemple, les deux circonscriptions de la Meuse, aujourd’hui détenues par les socialistes, ont donné des scores de 56 et 57 % à Nicolas Sarkozy. Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate socialiste, est à la peine dans la 6e de Saône-et-Loire (lire page 3). Il est peu probable que la circonscription d’Eric Besson (qui ne se représente pas), transfuge devenu secrétaire d’Etat du gouvernement Fillon, reste à gauche, quand elle a voté à 56,08 % pour le candidat UMP. Et il faudra qu’André Vallini (9e de l’Isère), président de conseil général, ou Jean-Louis Bianco (1re des Alpes-de-Haute-Provence), codirecteur de campagne de Royal, mettent leur notoriété locale dans la bataille pour conserver leurs sièges. A quelques nuances près, la région Provence – Alpes – Côte d’Azur devrait se donner à la droite sans barguigner. Le PS ne pourra pas compter sur les communistes ou les Verts pour booster le score de la gauche. Le PCF, qui présente 518 candidats, aura du mal à sauver son trésor de guerre à l’Assemblée : 20 élus sont nécessaires pour constituer en groupe avec les avantages qui vont avec ­ finances, autonomie politique, temps de parole, participation à l’organisation des travaux de l’Assemblée, etc. Globalement, les circonscriptions communistes n’ont pas trop mal résisté. Mais une dizaine de sortants ne se représentent pas. Le communisme parlementaire ne devrait pas survivre au déclin national. Quant aux Verts, sans accord avec le PS, ils n’ont, quoi qu’ils en disent, pas grand-chose à espérer. Dans le meilleur des cas, ils pourront conserver leurs trois sortants (Noël Mamère dans la 3e de Gironde, Martine Billard et Yves Cochet à Paris), trois circonscriptions où Ségolène Royal est arrivée en tête et où les socialistes ne présentent personne.

Risque de triangulaires 

Dernière ombre au tableau : la perspective de triangulaires ne constitue plus qu’une faible marge de manoeuvre pour la gauche. En 1997, le FN avait réussi à imposer 75 triangulaires droite-gauche-FN, contribuant à la défaite de plusieurs poids lourds de la droite (Jean-François Copé, Pierre Bédier, Eric Raoult) ou favorisant l’élection de quelques personnalités PS (Elisabeth Guigou, Michel Vauzelle). Le FN n’avait rapporté qu’un seul butin, la circonscription de Jean-Marie Le Chevallier à Toulon (Var). En 2002, un mois après l’accession de Le Pen au second tour de la présidentielle, le FN n’était plus présent que dans 33 circonscriptions, son pouvoir de nuisance étant réduit d’autant. Cette année, si le passage des électeurs frontistes vers l’UMP sarkozyste se confirme, l’extrême droite ne sera pas plus en état de jouer un rôle déterminant.

Petit calcul. Pour se maintenir au second tour, un candidat doit rassembler, au premier, 12,5 % des inscrits. Avec un taux d’abstention légèrement supérieur à 20 %, il lui faut donc 16 % des suffrages pour gagner le droit de continuer la compétition électorale. Le 22 avril, date du premier tour de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen a atteint ce niveau dans 45 circonscriptions.

L’inconnue du Modem 

Quant au nouveau Modem de François Bayrou, malgré sa présence sur tout le territoire national (535 candidats), il est peu probable qu’il capitalise sur ses impétrants le succès d’estime et la dynamique dont a bénéficié le député des Pyrénées-Atlantiques au premier tour de la présidentielle. Tout au plus l’intéressé et quelques fidèles (Jean Lassalle dans les Pyrénées-Atlantiques, Philippe Folliot dans le Tarn, Anne-Marie Comparini dans le Rhône) peuvent réussir à sauver leurs sièges face au rouleau compresseur UMP. Plus délicate est la situation de Gilles Artigues dans la Loire ou celle de Jean-Christophe Lagarde en Seine-Saint-Denis. Peut-être le Modem pourra-t-il aussi imposer des triangulaires dans quelques circonscriptions où des notables locaux ou «people» avérés, du genre du judoka Djamel Bouras (toujours en Seine-Saint-Denis) ou de l’ex-journaliste Jean-Marie Cavada (dans le Val-de-Marne), pourraient tirer leur épingle du jeu.

Les responsables du mouvement jurent que, lorsqu’ils le pourront, leurs candidats se maintiendront : «Et ça, c’est nouveau, assure Bernard Lehideux, député européen et expert électoral du nouveau parti. La dernière fois, on s’est retiré, par exemple quand on était deuxième, derrière l’UMP et devant le PS.» Ce qui n’empêche pas les petits arrangements entre amis : ainsi en Seine-Saint-Denis, terre de gauche s’il en fut, le Modem et l’UMP ont pris langue pour conclure un accord local. «Nous y allons pour trois raisons, admet Bernard Lehideux. Un, nous montrons que nous existons. Deux, nous finançons le parti [chaque voix récoltée aux législatives ouvre le droit au financement public, ndlr]. Trois, on essaye d’aller chercher des électeurs.» 

(1) Réalisé les 10 et 11 mai auprès de 885 personnes.

(2) L’Assemblée sortante compte 350 UMP et 9 apparentés, 141 membres PS et 8 apparentés, 26 membres UDF et 3 apparentés, et 21 membres PCF. 14 députés (dont les 3 Verts) n’appartiennent à aucun groupe.

A savoir

Créé par le 21 mai 2007 | Dans : Elections, Gouvernement

QUOTIDIEN LIBERATION : lundi 21 mai 2007

Onze ministres 

ou secrétaires d’Etat sur les vingt du gouvernement sont candidats aux législatives. Tous sont UMP, sauf l’UDF Hervé Morin.

Le Premier ministre, François Fillon, se présente dans la 4e circonscription de la Sarthe, où il avait été élu en 2002. Débarqué du gouvernement en 2005 par Dominique de Villepin, il s’était fait élire au Sénat.

Dominique Bussereau

est candidat dans la 4e de Charente-Maritime.

Roselyne Bachelot, élue au Parlement européen en 2004, tentera de retrouver son siège de 2002 (Maine-et-Loire, 1re).

Sont également candidats dans les circonscriptions où ils avaient été élus en 2002 avant d’entrer au gouvernement :

Jean-Louis Borloo (Nord, 21e),

Michèle Alliot-Marie

(Pyrénées-Atlantiques, 6e),

Xavier Bertrand (Aisne, 2e).

Quatre députés sortants se représentent :

Christine Boutin (Yvelines, 10e),

Valérie Pécresse (Yvelines, 2e),

Hervé Morin (Eure, 3e),

Eric Woerth (Oise, 4e).

Alain Juppé pourrait avoir du mal à retrouver le siège (Gironde, 2e) qu’il avait dû quitter pour cause d’inéligibilité : là, Ségolène Royal est arrivée largement en tête (54,66 %) le 6 mai.

Un ne se représente pas :

Eric Besson (ex-PS, Drôme, 2e).

7550 

candidatures

ont été enregistrées pour les 577 sièges à pourvoir des legislatives des 10 et 17 juin. C’est un peu moins qu’en 2002, où l’on en avait compté 8 456.

Le Nord tremble sur ses fondations

Créé par le 21 mai 2007 | Dans : Elections

La 11e circonscription s’est donnée à Sarkozy, le député PS risque gros.

Par Haydée SABERAN

QUOTIDIEN LIBERATION : lundi 21 mai 2007

La grande bascule. Depuis vingt ans qu’elle existe, la 11e circonscription du Nord, celle de Lomme – Armentières – La Bassée, votait à gauche. Sauf en 1993, l’année de la vague bleue. Et puis, le soir du 6 mai, historique claque : 53,5 % pour Nicolas Sarkozy. Le socialiste Yves Durand, maire de Lomme, dans les faubourgs de Lille, pourrait donc perdre son siège à l’Assemblée. Jusqu’ici, l’électeur ouvrier compensait l’électorat de droite des villages.

Langage dru. A Lomme, le club de gym s’appelle encore «la Prolétarienne», et on cotise au «denier des écoles laïques». Ici, la section socialiste de 500 encartés chante l’Internationale, et aime les chefs au langage dru, comme l’ancien maire, feu Arthur Notebart. Le FN attire près de 20 % des électeurs. Nicolas Sarkozy a réussi à séduire les mêmes. En face, les villages des Weppes et des Flandres ont offert des scores de plébiscites au nouveau président. Sortie d’école à Sainghin-en-Weppes, gros bourg socialiste. Audrey avait toujours voté à gauche. Soupir. «Je me suis surprise à passer de l’autre côté.» L’auxiliaire de puériculture a ses raisons. «Une année d’allocation jeune enfant à rembourser parce que j’avais choisi de travailler alors que j’avais droit au chômage.» L’espoir de pouvoir faire plus d’heures sup. «Il faut tout le temps payer. Comment voulez vous manger cinq fruits et légumes par jour !» Pour les législatives, elle hésite. «Je vais lire et écouter d’abord.» Gérard (1), ancien syndicaliste, trouve que Royal avait «des idées anciennes», et que Sarkozy «parlait des travailleurs» . Dans le café, sur la coquette place de la mairie, on vote surtout pour le RC Lens. Partout du rouge et du jaune, sang et or : le sang des mineurs et l’or des houillères. Ici, on est ouvrier, mais Sainghin a viré au bleu Sarkozy. Robert, retraité des PTT, «tombé dans la marmite, à la SFIO depuis l’âge de 17 ans», s’énerve : «On va redresser le topo aux législatives.» Il trinque avec un ancien contremaître de chez Villeroy et Boch, usine aujourd’hui fermée. Robert : «Il vote à droite, mais c’est mon meilleur copain.» Le copain : «Faut pas donner tous les pouvoirs à la droite. Sinon, il va faire ce qu’il veut, le petit cow-boy.» Il veut la majorité pour Sarkozy, mais «comme dans un couple, 55 % pour l’homme, 45 % pour la femme. Comme ça, la femme a son mot à dire». 

«Petit doigt». A Lomme, sur un banc, Françoise, agent de service, et Patricia, aide-ménagère. Françoise trouve que «les gens au RMI depuis plus de vingt ans, y en a marre. Y a de la misère, mais y en a qui ne lèvent pas le petit doigt». Et puis, il y a «l’insécurité, les gens qui ne tiennent pas leurs gosses». Françoise trouve que la présidence, c’était «trop de responsabilités à assumer pour une femme». Sarkozy ? «Il a plein de bonnes intentions.» Ça ne l’empêche pas d’être «contente d’Yves Durand». Pareil pour Patricia, qui a lu dans le journal qu’Yves Durand s’était mis en colère «parce qu’il n’y a qu’un seul flic de permanence le week-end à Lomme». 

Sur la fuite de son électorat vers la droite, le maire a une explication : «Avant, la revendication était contre le patron. Maintenant, le moteur, c’est la peur. Peur de celui qui est juste en dessous, peur d’être rattrapé. L’ouvrier fait cause commune avec le patron contre le smicard ou le chômeur.» Il veut croire que les gens «qui ne sont pas de droite» ont voté pour le «personnage solide et rassurant». 

Philippe Waymel, candidat UMP, maire de La Bassée, «carrément sarkozyste», boit du petit lait. «Les gens me disent : « Je me lève à 6 heures du matin, je me tape les embouteillages, les amendes ; et mon voisin, c’est moi qui le nourris. »» Il se souvient qu’en 2002, le programme était maigre : «Eviter une cohabitation. Maintenant, j’ai des vraies solutions aux problèmes des gens.» Celles du Président.

(1) Certains prénoms ont été modifiés.

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