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A Pézenas, la campagne PS tous azimuts

Créé par le 21 mai 2007 | Dans : Elections

Kléber Mesquida ratisse la 5e circonscription de l’Hérault et prône le «vote utile».

Par Carole RAP

QUOTIDIEN LIBERATION : lundi 21 mai 2007

Le risque de vague bleue ? Le fabiusien Kléber Mesquida assure qu’il n’en a pas peur. Pourtant, ce candidat à sa propre succession sur la 5e circonscription de l’Hérault mène une campagne marathonienne, quadrillant son territoire au pas de course. Sur les 80 000 votes exprimés au soir du second tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy a raflé la mise avec 51,85 %, soit 2 800 voix d’écart avec Ségolène Royal. Kléber Mesquida s’est donc promis de passer dans 131 communes à dominante rurale et viticole de sa circonscription, située dans le sud du département. Il en a déjà visité une cinquantaine. A raison de «six à sept par jour, une heure dans chacune plus une réunion publique le soir dans le chef-lieu de canton» , il compte y arriver d’ici le 9 juin.

Cet ingénieur pied-noir suractif de 61 ans, maire socialiste depuis 1977 à Creissan puis à Saint-Pons-de-Thomières, deux villages héraultais, actuellement premier vice-président du conseil général et député depuis 2002, aura face à lui l’UMP Marcel Roques, 58 ans, député UDF sur cette même circonscription de 1993 à 1997. Les deux hommes étaient samedi matin sur le marché de Pézenas. «Moi, je vis dans la circonscription ; lui, il travaille à Paris», assure le candidat PS aux passants. «Oh, tu as sorti toute ton écurie», réplique le candidat UMP, faisant allusion aux huit militants PS qui tractent à ses côtés. Puis, sûr de lui : «Le travail n’est pas reconnu. L’élection va se faire sur la vague.» «La vague peut aussi t’emporter», tente le député socialiste.

«Imposer une cohabitation». Entre les tomates, les fleurs et les poteries provençales, exit le débat d’idées. «Je ressemble à la photo ?», demande-t-il à une mamie en lui tendant un tract. Il se ravise, lui en donne deux : «Vous le donnerez à votre voisine. Vous lui direz : «  J’ai rencontré notre député en chair et en os. » » A une marchande de vêtements qui raconte ses galères de commerçante, il dit : «Je suis un fils d’ouvrier maçon, cette condition-là, je l’ai connue.» Avec un ancien combattant de 84 ans, il tente la connivence : «Nous sommes des produits d’immigrés, mon grand-père était d’Alicante.» Jouant sur sa personne encore et toujours, il explique aux uns et aux autres : «Je suis votre député et j’aimerais redoubler.» Sourires. Pas d’allusion au programme du PS, à peine si le mot «socialiste» est prononcé, à l’image du tract, où le terme ne figure nulle part. Seul le poing à la rose, symbole du PS, rappelle d’où il parle, mais il se fait tout petit dans un coin, en noir et blanc. Le député sortant préfère argumenter sur la nécessité d’avoir «une force de résistance», voire d’ «imposer une cohabitation». 

«Ligne nette». A un militant Vert croisé sur le marché, il lâche qu’ «il faut voter utile» . Face à ceux qui le ramènent à la réalité socialiste en lui rappelant le «lâchage» de Bernard Kouchner (lire ci-dessous), il répond : «Moi, à sa place, je serais mal. C’est qu’au départ il n’a pas d’éthique politique.» Sous-entendu, contrairement au nouveau ministre des Affaires étrangères, Kléber Mesquida, qui a fait campagne pour le non au traité européen, est «toujours resté sur une ligne nette». Ce qui ne l’empêche pas d’être mal.

Montebourg titillé par une jeune pousse UMP

Créé par le 21 mai 2007 | Dans : Elections, Non classé

Arnaud Danjean juge que le vote Sarkozy, majoritaire en Saône-et-Loire, est signe d’optimisme.

Par Christophe FORCARI

QUOTIDIEN : lundi 21 mai 2007

Pour une fois, les deux adversaires, le député socialiste sortant Arnaud Montebourg et son jeune adversaire UMP, Arnaud Danjean, se retrouvent dans le même camp à la même tribune. Ils assistent tous les deux au dernier match de la saison à domicile de Louhans-Cuiseaux, le club local professionnel évoluant en Nationale. A la mi-temps, une poignée de mains est même rapidement échangée dans les locaux du club. «Vous allez voir qu’il va nous porter la poisse, prédit la jeune pousse sarkozyste. C’est la première fois que je le vois au match.» Louhans s’incline 2 à 3 face à Nîmes. Pas de quoi casser le moral du candidat UMP, qui se dit qu’il pourrait renverser la donne dans la 6e circonscription de Saône-et-Loire détenue depuis dix ans par l’ex-porte-parole de la candidate socialiste à l’Elysée. Les résultats du second tour de la présidentielle dans ce département ont donné une large majorité, près de 53 %, à Sarkozy.

Belle gueule.  «Il y a deux ans, nous avons commencé à réfléchir à une candidature face à Montebourg», raconte Arnaud Danjean, qui brigue son premier mandat dans la Bresse à 35 ans, l’âge où Montebourg faisait son entrée au Palais Bourbon en 1997. Le candidat UMP, originaire de Louhans, où son père a été longtemps un responsable PS de premier plan, créateur de la fête de la Rose avec Pierre Joxe et responsable d’un club de foot, possède pas mal d’atouts, une belle gueule et un solide parcours professionnel. Après un passage au sein de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et les services secrets français, pour lesquels il accomplit plusieurs missions en ex-Yougoslavie et au Kosovo, il rejoint les cabinets de Michel Barnier puis de Philippe Douste-Blazy aux Affaires étrangères. Au Kosovo, il se lie d’amitié avec Bernard Kouchner, alors haut commissaire de l’ONU et aujourd’hui ministre rallié des Affaires étrangères de Sarkozy. «Exclu du PS, on t’accueille en Bresse», a d’ailleurs dit vendredi à ce dernier, par SMS interposé, Arnaud Danjean, qui ne désespère pas de voir l’ex- French doctor lui rendre une visite de soutien. Michel Barnier et Jean-Pierre Raffarin, eux, sont attendus. «Aujourd’hui, on se dit que c’est jouable. Il y a deux mois et demi, je ne le pensais pas», constate Jean Methy, maraîcher retraité et maire de Sornay, lors du casse-croûte de la mi-temps autour d’un verre de macon blanc. «En 2002, le concurrent d’Arnaud Montebourg, Francis Spizner, cumulait tous les défauts. Il avait été parachuté au dernier moment. Les critiques étaient faciles. Il a fait pourtant 45 % des voix. Je ne peux pas faire moins» , estime Danjean, en raillant «la surface politique et médiatique nationale» de son adversaire, qui «se ballade avec son écriteau « vu à la télé » » . Le candidat UMP note qu’entre 1997 et 2002, même si Arnaud Montebourg a amélioré son score en passant de 53 % à 55 %, il a perdu près de 1 200 voix. Cette évolution ne tient toutefois qu’à la forte baisse de la participation qui avait reculé de dix points en cinq ans. Pour l’emporter, le candidat UMP espère donc plutôt une participation aussi forte qu’à la présidentielle.

Montebourg a, lui aussi, examiné les chiffres à la loupe. Il affiche un optimisme de bon aloi. «Je le sens mieux que prévu», pavoise-t-il malgré la contre-performance de sa championne sur ses terres d’élection. «Il y a eu 3 600 votes blancs ou nuls. Ce sont des électeurs qui n’ont voulu voter ni Sarko, ni Ségo, mais qui voteront Montebourg», poursuit le député sortant qui, à la fête du cheval à Ciel, ou à celle des produits du terroir de Saint-Marcel, promène sa grande carcasse avec l’assurance et la façon de celui qui connaît son monde.

«De feu». Même le très sarkozyste président du comité des foires de la commune de Ciel s’y laisse prendre. «De toute façon, il y aura la prime au député sortant. Et puis il faut un rééquilibrage», poursuit Henri Broyer, contradicteur certifié du député Montebourg depuis dix ans. Pour le sortant, la configuration n’a en rien changé depuis 2002, où Jospin était supplanté par ses adversaires au premier tour de la présidentielle. «C’est une élection difficile, alors je fais une campagne de feu», afin de remobiliser un électorat laissé pantois par la défaite. «Je fais mes permanences deux fois par semaines, comme un curé de campagne. Je dis aux gens de ne pas mettre tous leurs oeufs dans le même papier.», Montebourg espère qu’une hypothétique vague bleue ne viendra pas lui mordre les basques.

« Sauve qui peut » par Renaud DELY

Créé par le 21 mai 2007 | Dans : Elections

Editorial

QUOTIDIEN LIBERATION : lundi 21 mai 2007

Les socialistes ne remercieront jamais assez Lionel Jospin. Sa décision d’inverser le calendrier électoral pour placer les législatives dans la foulée de la désignation du chef de l’Etat avait, certes, des justifications institutionnelles. Elle a surtout une conséquence implacable : le camp qui a laissé échapper l’Elysée est condamné à subir une nouvelle déconvenue six semaines plus tard. Après avoir enregistré trois défaites à la présidentielle, la gauche s’apprête à subir une seconde raclée d’affilée à l’Assemblée. Merci, Lionel ! Puisque l’échec est, paraît-il, riche d’enseignements, au moins les socialistes peaufinent-ils leur apprentissage à mesure qu’ils les collectionnent : aucun d’entre eux n’ose plus appeler de ses voeux une nouvelle cohabitation, ce qui est pourtant la seule issue politique d’un improbable succès. Il est logique que le quinquennat ait renforcé la prééminence de la fonction présidentielle. Mais la proximité des deux échéances a dépouillé les législatives de tout enjeu. Pour éviter de se contredire aussi sec, les électeurs n’ont d’autre choix que de se répéter. L’obtention d’une majorité à l’Assemblée devenant automatique, celle-ci voit sa légitimité un peu plus réduite à celle d’une simple chambre d’enregistrement des desiderata élyséens. La gauche repart donc au front électoral avec comme seule ambition de limiter la casse. Défaite, déroute ou débâcle : choisis ton camp, camarade ! Les Verts ont repris leurs billes, le PCF a déjà mis la clé sous la porte, et les radicaux de gauche ne savent plus très bien s’ils y sont encore… Cette ambiance de sauve-qui-peut ne génère qu’un argument électoral : gare à «l’Etat-Sarko» et au pouvoir personnel ! L’antienne n’a pas porté lors de la présidentielle. Il n’y a guère de raison qu’elle soit plus efficace tant que le nouveau président camoufle ses penchants boulimiques derrière les figures rassembleuses de Bernard Kouchner et quelques autres. Et qu’il parvient à contrôler son trop-plein d’énergie en enchaînant les kilomètres de jogging.

Le cactus Kouchner tourmente les socialistes

Créé par le 21 mai 2007 | Dans : Elections, Gouvernement

La nomination au gouvernement de l’ex-French doctor risque de démobiliser les électeurs de gauche.

Par Muriel GREMILLET

QUOTIDIEN LIBERATION : lundi 21 mai 2007

Une opération de basse politique visant à écraser encore un peu plus la gauche aux législatives, afin de «capter tous les pouvoirs». Une «volonté de jeter de la confusion» en faisant croire qu’il n’y a «plus de différences entre la gauche et la droite». Ce week-end, les socialistes ont cherché à retourner à leur profit la nomination, qu’ils ont toujours du mal à digérer, de Bernard Kouchner au poste de ministre des Affaires étrangères.

Invité hier soir du journal de TF1, François Hollande a ainsi une nouvelle fois balayé l’importance de l’ouverture du gouvernement Fillon : «C’est un gouvernement bien à droite, et ce n’est pas Bernard Kouchner qui pourra en changer l’orientation politique.» Et le premier secrétaire du PS de «lancer un appel» à la mobilisation des électeurs de gauche, car «il y a péril, il y a urgence». 

«Passion pour la traîtrise».  «Les électeurs ne sont pas dupes, ils voient bien qui Sarkozy a fait rentrer dans son gouvernement au prétexte d’ouverture. Jean-Pierre Jouyet, qui appartenait aux Gracques et appelait à rallier Bayrou dès le premier tour. Bernard Kouchner, qui demandait la même chose, et Eric Besson. Une telle passion pour la traîtrise, ça ne trompe pas», estime Vincent Peillon, candidat dans la Somme et ex-porte-parole de la candidate socialiste à la présidentielle.

«Comment va-t-il réagir quand Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale va faire ses premières expulsions de sans-papiers ?», interroge aussi Peillon.

«Vous pisser dessus». Le risque, c’est que d’ici là, les élections soient déjà passées. Et que l’effet Kouchner ait pesé sur la mobilisation des électeurs de gauche. «On ne sent pas que les gens ont envie de nous battre comme en 1993, explique un député. Mais voyant Kouchner rayonnant à côté de Sarkozy, nos électeurs pourraient choisir de ne pas se déplacer, en se disant qu’on s’est peut-être trompé pendant la campagne présidentielle. Alors qu’il est à craindre que la droite réussisse à mobiliser à nouveau ses électeurs.» «Dans les circonscriptions, on nous dit, « si vous ne réagissez pas, si vous continuez à vous pisser dessus, à quoi ça sert d’aller voter pour vous ? » note un autre sortant. Autant dire qu’on ne fait guère figure d’opposition crédible.» Au PS, on espère cependant un réveil collectif assez rapide. Les candidats attendent le retour de Ségolène Royal sur le front électoral cette semaine. «Symboliquement, elle seule peut rivaliser avec le nouveau ministre des Affaires étrangères. Hollande est inaudible», fait remarquer un député.

Razzye Hammadi, le président du Mouvement des jeunes socialistes, se rassure en égrenant les chiffres de la présidentielle : «Il y a près de 200 circonscriptions où Ségolène Royal a fait plus de 50 %, et 150 autres ou il y a moins de trois points d’écart entre les deux candidats, note-t-il. On peut gagner ces élections, c’est mathématiquement possible.» Le problème, c’est que les maths ne font pas tout en matière électorale…

Le PS monte au créneau pour dénoncer les « manoeuvres » avant les législatives

Créé par le 20 mai 2007 | Dans : Bilan de la campagne présidentielle, Débats autour de la refondation de la gauche, Elections

PARIS (AFP) – Les socialistes sont montés au créneau ce week-end pour dénoncer les « manoeuvres » de Nicolas Sarkozy visant à « déstabiliser » l’opposition avant les législatives de juin en nommant des ministres d’ »ouverture ».

Les principaux responsables du parti ont estimé que l’inclusion dans le gouvernement de personnalités de gauche telles Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, ne visait qu’à obtenir aux législatives une majorité « aussi large que possible ».

Le premier secrétaire François Hollande y a vu « une volonté de jeter la confusion », en faisant croire qu’il n’y avait « plus de différence entre la gauche et la droite ». Il s’agit de « déstabiliser » afin de « capter tous les pouvoirs », a-t-il estimé, parlant de « communication à des fins purement électorales ».

« Il est bien mauvais perdant, Monsieur Hollande », a persiflé Xavier Bertrand, ministre du Travail et ex-porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, pour qui « ces propos ne sont pas au niveau du débat ».

Le député UMP Pierre Lellouche a cependant accrédité les inquiétudes socialistes, en soulignant que l’ouverture pourrait « avoir des conséquences fortes sur le résultat des législatives » : « Les socialistes vont avoir du mal à mobiliser. Une partie de leurs électeurs vont se poser des questions sur les erreurs de leur campagne ».

Le porte-parole du PS Julien Dray a lui aussi estimé que « l’ouverture est d’abord et avant tout une manoeuvre pour préparer les élections législatives ». Nicolas Sarkozy et son équipe, dit-il, « considèrent que le score de Ségolène Royal (à la présidentielle) n’était pas du tout négligeable » et que donc « il y a un risque pour ces élections législatives ». « Tout est encore possible » au scrutin des 10 et 17 juin, a-t-il lancé.

Razzye Hammadi, président du Mouvement des Jeunes socialistes, a renchéri dimanche sur Canal+, notant qu’il y avait « près de 200 circonscriptions où Ségolène Royal avait fait plus de 50% » et « 150 autres où il y avait moins de trois points d’écart ». « On peut gagner ces élections, c’est mathématiquement possible ».

L’ancien Premier ministre Lionel Jospin avait déjà fait valoir vendredi que « les socialistes ont une seule chose à faire dans l’immédiat (…), avoir le maximum de députés à l’Assemblée nationale ».

Même chorus chez Dominique Strauss-Kahn, estimant que les pouvoirs doivent être « suffisamment équilibrés », et chez Laurent Fabius, pour qui il faut un « contre-pouvoir » à l’Assemblée.

Le Premier ministre François Fillon a souligné l’importance du scrutin en s’engageant lui-même comme candidat pour conduire le combat. La « première de nos priorités c’est de gagner la bataille des législatives parce que si nous n’avons pas de majorité à l’Assemblée nationale nous ne pourrons rien faire des engagements que le président de la République a pris », a-t-il souligné vendredi.

Il a réitéré samedi qu’il ne fallait pas « sous-estimer cette bataille » et que « rien (n’était) gagné », même si les premières projections des instituts de sondages prévoient une nette majorité absolue pour l’UMP avec de 317 à 381 (BVA) et de 336 à 390 (Ifop) sièges sur 577.

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