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PS : Hollande appelle à l’unité mais les coups pleuvent

Créé par le 16 mai 2007 | Dans : Bilan de la campagne présidentielle, Elections, Non classé

Le bureau national qui s’est tenu hier soir a été l’occasion d’attaques, notamment à l’encontre de Royal.

Par Nathalie RAULIN, Paul QUINIO

QUOTIDIEN LIBERATION : mercredi 16 mai 2007

«M ouvementé» pour l’un. «Electrique» pour l’autre. Tels sont les qualificatifs employés par deux députés socialistes à propos du bureau national du PS qui s’est tenu hier soir. L’enjeu : la préparation des législatives dans le contexte postdéfaite présidentielle plus que propice aux règlements de comptes, sur fond de «débauchages» sarkozystes (lire page 8) et de lâchage du côté des radicaux (lire ci-dessus).

«On ne parle que des législatives», a exhorté en début de réunion François Hollande. C’était peine perdue et c’est Bertrand Delanoë qui a tiré le premier : «On a tous fait des bêtises. Mais depuis quelques jours, certains font des grosses bêtises.» Dans sa ligne de mire, l’attitude de Ségolène Royal samedi lors du conseil national du PS, coupable à ses yeux d’avoir tenu un discours à la tribune et un autre devant la presse, devant laquelle elle a évoqué la nécessité de tenir un congrès anticipé de désignation du futur candidat. Adeline Hazan, sur le même créneau, s’est dite «hallucinée». Harlem Désir parlant lui «des mascarades qui menacent notre vivre ensemble». Pierre Mauroy évoquant carrément «la noire journée dans la communauté socialiste», avant d’inviter ses camarades «à se tenir et d’aller à la bataille pour vaincre». 

Invoquant la «gravité du moment», François Hollande dans la matinée avait plaidé pour que les socialistes se présentent «unis et rassemblés» aux législatives. «Durant les quatre prochaines semaines, nous devons faire une campagne unitaire», avait-t-il insisté à l’issue d’une réunion avec les députés PS et les candidats investis. Rappelant chacun à son «devoir», le premier secrétaire avait précisé l’enjeu. De la couleur de la future Assemblée nationale va dépendre l’orientation de la politique gouvernementale mais aussi «l’équilibre des pouvoirs». 

Or, avertit Hollande, «le Président veut les pleins pouvoirs» et ne «recule devant aucune opération» pour les obtenir. Les socialistes ne reculant eux devant aucune engueulade interne pour l’y aider. Même si le BN s’est conclu par un vote à l’unanimité «de soutien» aux candidats aux législatives.

Sale temps !

Créé par le 16 mai 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, Bilan de la campagne présidentielle, Débats autour de la refondation de la gauche, Elections

Sur fond d’ambiance délétère, le prochain président réussit un tour de force ; celui de dévoyer quelques figures de la gauche. Celles-ci prennent des postures inconséquentes et auront bien du mal à justifier l’inacceptable.

Dans le même temps, d’autres, à gauche, professent des jugements bien péremptoires sur la campagne qui vient de se terminer. Des déclarations, d’une cruelle sévérité,  paraissent autant inélégantes qu’inopportunes  envers celle qui a porté les couleurs de la gauche avec courage, force et détermination. Comme ils y vont fort dans leurs critiques ! Pour les uns, ces élections étaient gagnées d’avance. L’affaire est entendue : il suffisait de critiquer le bilan de la droite et de tenir un discours de gauche. Pour les autres, il fallait larguer tout l’héritage socialiste et se fondre dans je ne sais quel impossible modernisme social-démocrate. Les deux critiques convergent pour moquer  « Marianne ».

Ségolène Royal s’est exprimée avec clarté au conseil national du PS. Sa campagne et sa démarche méritent beaucoup mieux que ce dédain affiché par certains. Elle garde la confiance de très larges secteurs militants, bien au-delà du PS, pour avoir su entamer la reconquête des couches populaires. Dix sept millions de nos concitoyens l’auraient voulue à la tête de l’Etat.

Les élections législatives précèdent un processus de large recomposition de la gauche. Il faut qu’elles soient l’occasion de confirmer une dynamique unitaire pour sauver l’essentiel. Le seul message qui vaille est celui de l’unité ! Chaque candidat doit ainsi porter haut cette exigence  et se montrer digne pour créer les conditions d’un nouveau printemps de la gauche.  C’est un mandat impératif pour mériter notre soutien.

Xavier DUMOULIN

Laurent Fabius : « J’appelle les dirigeants socialistes à se ressaisir vigoureusement »

Créé par le 15 mai 2007 | Dans : Bilan de la campagne présidentielle, Elections

Le conseil national du PS, samedi, a montré vos rancoeurs entre socialistes. Comment trouver un langage clair pour vos électeurs ?

Je ne me suis pas exprimé, samedi, car j’ai trouvé le spectacle désolant. Désolant qu’un certain nombre de dirigeants socialistes donnent le sentiment, alors que les législatives sont devant nous, qu’ils vont déterminer la politique pour les cinq ans à venir avec des petites phrases, des attaques personnelles. Je les appelle à se ressaisir vigoureusement. Dans une telle situation, il faut faire preuve d’un peu de recul et de dignité. Vous entendez l’un dire que l’on va vers un autre parti. Ecoutez, si les électeurs auxquels on demande de voter pour les candidats du PS entendent qu’une fois qu’ils auront voté, ce sera un autre parti. Bon… Quelqu’un d’autre dit : cela fait dix ans que nous n’avons fait que des bêtises. Comme argument électoral, il y a quand même mieux. Telle autre voix dit : le problème, c’est de désigner tout de suite le candidat pour dans cinq ans. Avant cinq ans, regardons cinq semaines. Vraiment, il faut que les dirigeants du PS voient quel est l’enjeu, fassent preuve de dignité et aillent à la bataille ensemble, en faisant bloc. Voilà la seule demande que je me permets modestement de formuler.

Ségolène Royal ne prononce même pas le mot de défaite !

Il y a des données. On a perdu, on a perdu. Il y a des chiffres, des faits. Mais évitons qu’on fasse comme si il n’y avait pas une échéance majeure dans cinq semaines.

Aller aux législatives sans tirer les leçons de l’échec de la présidentielle, c’est aller tout droit dans le mur ?

L’analyse est assez simple et presque schématique. Il y avait beaucoup d’arguments pour que nous puissions l’emporter. La preuve, c’est que nous avions emporté toutes les élections précédentes. Six mois avant l’élection, tout le monde nous donnait gagnants. Et puis, patatras ! on a perdu.

Nicolas Sarkozy sollicite des personnalités de gauche pour rejoindre le gouvernement. Est-ce une trahison si, par exemple, Bernard Kouchner rejoint le gouvernement UMP ?

Il n’y a pas besoin de donner de qualificatifs. Le gouvernement est un gouvernement de droite. M. Sarkozy ne s’est jamais caché de vouloir mener une politique de droite. Si on est un homme ou une femme de gauche, je ne vois pas comment faire une politique de droite dans un gouvernement de droite

Où doit commencer et finir la gauche ?

La gauche que je porte avec beaucoup d’autres doit prendre l’ensemble du spectre, qui est large. L’extrême gauche a fait de tout petits scores à la présidentielle. Mais il y a des raisons, ses divisions sont toujours désastreuses. (…) Ceux qui ne veulent pas envisager une prise de responsabilité gouvernementale sont nécessairement à côté de la perspective. Mais ils font quand même partie de la gauche.

Vous ne fermez pas la porte à des désistements éventuels au centre au second tour des législatives ?

A condition que ce soit sur notre plate-forme. Sinon, cela n’aurait aucun sens.

Ségolène Royal n’est-elle pas le leader naturel de l’opposition et du PS pour les années à venir ?

Il y a des questions auxquelles je réponds avec beaucoup de plaisir, mais je ne veux pas me laisser entraîner sur le terrain sur lequel je ne veux pas aller.

Y a-t-il un risque de scission au sein du Parti socialiste ?

Non, je ne crois pas. Il y a quand même une intelligence collective et il y a beaucoup de points communs. Il faut avoir aussi le sens des étapes et le sens des responsabilités.

Le Monde

Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Thomas Hugues et Stéphane Paoli

Législatives: le PS veut proposer « des réponses de gauche » face à la droite

Créé par le 15 mai 2007 | Dans : Elections, Projet politique

 

PARIS (AP) – Le Parti socialiste a publié lundi après-midi son programme pour les législatives des 10 et 17 juin prochain pour proposer « face à la droite des réponses de gauche ». « Nicolas Sarkozy affiche des intentions inquiétantes », juge le PS, qui appelle à la participation « la plus forte possible pour permettre l’élection du plus grand nombre possible de députés de gauche ».

Pour le PS, « les choix économiques et fiscaux du nouveau gouvernement aggraveront inévitablement les inégalités; quand aux suspicions à l’égard de certaines populations et de certains quartiers, elles accroîtront inéluctablement les divisions du pays ».

Sous le slogan, « face à la droite des réponses de gauche », le programme législatif socialiste s’articule autour de quatre principes: la « vérité », la « protection » face aux « conséquences prévisibles de la mise en oeuvre du programme de Nicolas Sarkozy, le « dialogue » et le « renouvellement des pratiques politiques ».

« Vous avez été 17 millions à voter pour Ségolène Royal lors de l’élection présidentielle pour manifester un réel désir de changement et une volonté de défendre notre modèle social », rappelle le texte. « La victoire n’a pas été au rendez-vous », mais « une nouvelle étape » s’ouvre avec les législatives, explique le parti. « L’enjeu est décisif pour toutes celles et tout ceux qui veulent une France forte et juste ».

Face au « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy, le PS propose de « travailler mieux et travailler tous ». Le PS propose ainsi une augmentation du pouvoir d’achat, du SMIC à 1.500 euros « le plus vite possible », des bas salaires et des petites retraites. Le programme mentionne notamment la création d’ »‘emplois tremplins’ à l’instar de ce qui se fait déjà dans les régions », l’une des propositions de campagne de Ségolène Royal. Le PS propose aussi un Revenu social d’activité.

On retrouve également le « service public de la petite enfance » ou la révision de la carte scolaire, ou encore la loi sur la lutte contre les violences faites aux femmes chère à la candidate socialiste mais aussi l’évolution vers une VIe République avec un mandat unique pour les parlementaires et l’instauration d’ »une part de scrutin proportionnel » à l’Assemblée nationale. En revanche, les « jurys citoyens » ou les centres éducatifs renforcés si besoin avec encadrement militaire ne sont pas mentionnés dans le programme socialiste. AP

Affrontement ouvert au PS avant les législatives

Créé par le 15 mai 2007 | Dans : Bilan de la campagne présidentielle, Débats autour de la refondation de la gauche, Elections, Non classé

PARIS (AFP) – A quatre semaines des législatives et après leur cuisante défaite à la présidentielle, les socialistes s’affrontent ouvertement, Dominique Strauss-Kahn s’en prenant à François Hollande qui, lui, tente d’ouvrir une perspective en proposant des assises pour un nouveau parti.

 

La bataille se mène sur fond de tentative de débauchage par Nicolas Sarkozy d’anciens ministres socialistes -Hubert Védrine et Bernard Kouchner- qui, si elle réussit, ternirait encore l’image du PS: « ce serait un sale coup pour le Parti socialiste« , a résumé lundi l’eurodéputé Benoît Hamon.

 

Au lendemain d’un Conseil national où les ténors ont cherché à afficher un minimum d’unité, le premier secrétaire a proposé dimanche soir la tenue après les législatives d’ »assises pour refonder un grand parti de la gauche », qui couvrirait « tout l’espace » de la gauche au centre.

 

La ligne de ce parti ne saurait être « sociale-démocrate », un « modèle assez vieillissant », a-t-il dit, coup de griffe à Dominique Strauss-Kahn.

 

La réaction ne s’est pas faite attendre: DSK a accusé nommément lundi le premier secrétaire d’être « le principal responsable » de la défaite présidentielle et de vouloir « fuir, dans des manoeuvres institutionnelles, la réalité ».

 

Mais, face à « la pression » à laquelle il est soumis, et alors que « Ségolène Royal donne l’impression qu’elle veut prendre sa place », François Hollande « ne pouvait pas rester sur une ligne d’immobilisme », et devait « donner le signal d’une évolution future », souligne Pascal Perrineau, directeur du Centre d’études de la vie politique française (Cevipof).

 

La proposition du premier secrétaire procède d’une volonté de recomposition de la gauche à l’italienne, plutôt que d’une main tendue au centriste François Bayrou qui n’est pas pour l’heure « dans une stratégie de changement d’alliance », estime cet analyste.

 

Mais la suggestion d’ »assises » brouille encore un peu plus le calendrier du PS, alors que Ségolène Royal insiste sur la tenue rapide d’un Congrès d’où elle espère sortir une nouvelle fois candidate pour 2012.

 

Une précipitation qui lui est reprochée. Choisir le candidat de 2012 très tôt n’est pas « raisonnable », ce « serait verrouiller le dispositif », a rétorqué Jean-Christophe Cambadelis, proche de DSK.

 

Parler de 2012, « je ne dirais pas simplement que ce serait déplacé, cela aurait un côté un peu irréaliste », a expliqué Laurent Fabius, appelant les dirigeants du PS à « se ressaisir » avant les législatives.

 

« Le moment n’est pas venu » de savoir qui conduira la rénovation au PS, avait affirmé dimanche François Hollande.

 

Le problème, pour Pascal Perrineau, vient du fait que « Ségolène Royal, sans faire le minimum d’auto-analyse nécessaire, ne veut pas endosser la responsabilité du redoutable échec » à la présidentielle et la « rejette sur les dirigeants du parti ». « Or de manière évidente, la responsabilité incombe aux deux », estime-t-il.

 

« Après avoir refusé en 2002 d’analyser son échec historique », le PS est obligé cette fois de le faire « dans l’urgence », même si la veille des législatives « n’est pas le meilleur moment », fait valoir M. Perrineau.

 

« Tout le monde a des responsabilités, cela crève les yeux », assurait aussi lundi le maire de Paris Bertrand Delanoë, jugeant que « pour le moment, François Hollande est le seul légitime pour conduire le PS« .

 

Malgré les passes d’armes, le PS ne semble pas en danger d’éclatement: « avec le mode de scrutin et la claque qu’ils viennent de prendre, il serait périlleux pour qui voudrait jouer le jeu de la scission », souligne M. Perrineau.

 

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