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Les « ségodéputés » entrent en force à L’Assemblée nationale

Créé par le 18 juin 2007 | Dans : Elections

On les appelle déjà les « ségodéputés ». Proches de Ségolène Royal, ils se sont fait élire, ou réélire, mais se trouvent d’ores et déjà investis, en l’absence de la présidente de la région Poitou-Charentes, d’une mission dans l’Hémicycle. Offrir, d’abord, les visages de la « rénovation ». Conforter, dans le groupe PS, le courant royaliste. Imposer sa voix, porter sa sensibilité, déjouer les jeux de pouvoir. Et enfin lui obéir, à elle, chef de l’opposition.

« Il y a eu le temps des éléphants, désormais révolu et dont la page se tourne définitivement. Voici maintenant le temps enthousiasmant des jeunes lions », a grondé Arnaud Montebourg depuis la Saône-et-Loire, dimanche soir. Elu de justesse avec 400 voix d’avance sur l’UMP Arnaud Danjean, « Arnaud Ier«  a goûté l’ivresse d’une victoire à l’aune de la peur éprouvée durant une semaine.

« C’est par la volonté qu’on arrache une victoire », s’est extasié l’avocat, devancé de 1400 voix au premier tour. Mais il revient vite sur la défaite du PS, rejeté dans l’opposition pour cinq nouvelles années. « La gauche, je la crois responsable de la situation dans laquelle elle s’est elle-même placée. Elle ne pourra incriminer cette fois personne d’autre qu’elle-même », incapable qu’elle est de « regarder la réalité de la société française » et « de faire évoluer ses discours et ses propositions ». Et Arnaud Montebourg de dénoncer une « organisation dépassée, minée par des écuries aussi autodestructrices que déchirantes », l’incapacité du PS à donner leur place aux « générations nouvelles »… Dans sa circonscription du Pas-de-Calais, où il est réélu avec 54,7 % des voix, Jack Lang dénonce lui aussi les dernières « luttes fratricides ». « Il faut maintenant se demander pourquoi on a perdu l’élection présidentielle », lance l’ex-« conseiller spécial » de la candidate à l’élection présidentielle.

Le 13 juin, Ségolène Royal était venue expliquer qu’en « Arnaud », il y avait un peu d’elle-même. « En [le] ciblant, d’une certaine façon, c’est moi que la droite cherche », expliquait l’ex-postulante à l’Elysée. Bref, il fallait élire son ancien porte-parole, un député qui n’a « pas peur d’élever la voix », comme elle.

Les « ségodéputés », ce doit être en effet un peu de « Ségolène » au Palais-Bourbon. « Elisez ma sœur à l’Assemblée », avait-elle lancé à Fameck, en Moselle, le 6 juin, en levant le bras de son ex-conseillère pour la culture, Aurélie Filippetti. Le titre avait fait la « une » du Républicain lorrain, et dans les cités, on a vraiment cru qu’Aurélie Filippetti était « la petite sœur » de Mme Royal. « Ajoutez le bon report de voix du MoDem, vous tenez là l’effet Ségolène », a remercié l’ex-conseillère, dimanche, en fêtant le même jour ses 34 ans et les 51 % de voix arrachées dans cette circonscription proche d’Audun-le-Tiche, ville de ses études, et dont son père, mineur, fut longtemps le maire communiste.

Dimanche, Ségolène Royal a téléphoné à chacun. Mais c’est à Catherine Quéré, vice-présidente de la région Poitou-Charentes depuis 2004, qu’elle a lâché son plus beau compliment : « Je crois que c’est ton élection qui me fait le plus plaisir. » Pendant la campagne législative, Ségolène Royal était venue à deux reprises soutenir son « amie Catherine », cette viticultrice de 59 ans peu rompue à l’art oratoire qui affrontait un avocat international bardé de diplômes. Dimanche, elle a failli lâcher Delphine Batho, élue dans les Deux-Sèvres avec 57,42 % des voix, pour la rejoindre, à 80 km de Melle.

Au fil de la soirée, l’ancien QG du « 2-8-2″ boulevard Saint-Germain – « ma PME », disait Ségolène Royal – s’est peu à peu redessiné. Certes, il en manque quelques-uns. La jeune porte-parole Najat Belkacem a perdu sa partie contre Dominique Perben dans la 4e circonscription du Rhône. L’ex-chef de cabinet Patrick Mennucci a raté de 248 voix la 3e circonscription de Marseille, tandis qu’il en manquait 143 à Vincent Peillon dans la Somme. Rien à côté de Jean-Pierre Chevènement. Député de Belfort depuis 1973, il n’a pas retrouvé son siège, perdu en 2002. Le « miraculé de la République », comme on avait surnommé le ministre de l’intérieur après huit jours de coma en 1998, masque son émotion d’une boutade : « Attendez que je sois mort. Je reviendrai…. » En attendant, d’autres hommes de confiance veillent. Outre le président de la région Centre, Michel Sapin, élu de justesse dans l’Indre avec 50,55 % des voix, Julien Dray, réélu député de l’Essonne avec 53 % des voix, et Jean-Louis Bianco, ancien codirecteur de campagne réélu avec 52,32 % des voix dans les Alpes-de- Haute-Provence, donneront le « la » aux « ségodéputés ».

Vers minuit, selon une habitude bien rodée durant la campagne, Ségolène Royal fait envoyer à tout ce petit monde un de ces fameux Texto où elle s’exprime à la troisième personne. « Chers amis, Ségolène Royal est très heureuse du résultat des élections législatives et sa pensée va à ceux qui n’ont pas gagné. » Agacée que sa confidence sur sa séparation avec François Hollande ait été éventée quelques heures trop tôt, elle poursuit : « Elle précise qu’elle est scandalisée par l’information sortie ce soir contre sa volonté. L’objectif est de contribuer à un télescopage insidieux avec la situation politique actuelle. Elle s’exprimera sur France Inter, lundi matin. Amitiés. »

Luc Bronner et Ariane Chemin

«A la fin, le dernier des Mohicans meurt»

Créé par le 18 juin 2007 | Dans : Elections

Seul député du Mouvement républicain et citoyen (MRC) de France, Christian Hutin a été élu dans la 12è circonscription du Nord (Dunkerque – Saint Pol sur Mer).

Après les défaites de Jean-Pierre Chevènement dans le Territoire de Belfort et de Georges Sarre dans la Creuse, vous êtes le seul député du MRC. Quel sont vos premiers gestes de députés?

Demain matin, j’irai soutenir les salariés de Renault sur le Dunkerquois dont l’usine doit être rachetée par un groupe étranger. Puis je me rendrai à l’Assemblée. Je ne sais même pas où ça se trouve, je suis un bizut. Je vais avoir du mal à trouver l’entrée. Je suis aujourd’hui le dernier des Mohicans. Ça m’embête un peu parce que j’ai relu le bouquin. A la fin, le dernier des Mohicans meurt. Allez-vous aider le Parti communiste à disposer d’un groupe à l’Assemblée en siégeant avec eux ?
Je n’ai eu aucun appel du PCF. Le MRC a signé un accord avec le PS. Demain, je suis invité à une réunion avec les socialistes. Je verrais donc là-bas la place que je vais occuper au sein de l’hémicycle. Je ne suis pas inquiet car je vais bénéficier des conseils de Jean-Pierre Chevènement, l’un des grands législateurs français. Il sera mon sage et mon professeur.
Justement, quel est l’avenir pour le MRC ?
Je ne sais pas encore. Nous devons nous réunir dimanche prochain pour en discuter. Le parti a invité tous les députés élus. C’est-à-dire : moi ! Notre accord avec le PS sera déterminant pour demain.

Recueilli par Vincent Vantighem (à Lille)

Les yeux ouverts par Laurent Joffrin

Créé par le 18 juin 2007 | Dans : Elections

Editorial

Par Laurent JOFFRIN

QUOTIDIEN LIBERATION : lundi 18 juin 2007

L’appel a été entendu. Le «chèque en bleu» contre lequel Libération mettait en garde samedi n’a pas été honoré. Les électeurs ont signifié leur refus d’une chambre monocolore et d’un pouvoir total conféré à un seul homme. «Magic Sarkozy» n’a pas tout à fait atteint ses objectifs. Avant même de commencer, l’état de grâce s’étiole quelque peu. Le Président a remporté une victoire incontestable. Mais la France entre en Sarkozie les yeux ouverts, avec un soupçon de méfiance. Bonne nouvelle pour le débat démocratique, en tout cas.

L’équipe du Président confirme son intention d’avancer vite. La France en sortira-t-elle changée ? C’est évidemment l’intention du Président. On hésite parfois entre Bonaparte et Thatcher. Un consulat libéral ? Un conservatisme de rupture ? Les comparaisons sont vaines : le sarkozysme est un phénomène nouveau dans la vie politique française. Sa stratégie consiste à adapter la France au modèle dominant de la mondialisation comme le veulent des classes dirigeantes, qui enrageaient de voir Chirac si timide dans cette entreprise. La rupture Sarkozy, c’est la rupture avec les inhibitions de la droite française, qu’une longue domination culturelle de la gauche avait rendue incertaine d’elle-même. Nous sommes désormais dans la right pride, la fierté conservatrice : les valeurs de droite l’emportent désormais sur celles d’une gauche sur la défensive malgré sa résistance d’hier.

Sarkozy jouera cette partie à sa manière, qui l’éloignera de sa propre caricature. La boulette du Paloma ou celle de la TVA sociale ne se reproduiront pas tous les jours… Candidat de droite, il mord sur le Front national par un verbe identitaire et répressif. Mais dans le discours de lancement de sa campagne, qui lui donna sur Ségolène Royal une avance décisive, il cite Jaurès, Zola, Hugo. Il est libéral, mais à Bercy il est aussi interventionniste, comme dans l’affaire Alstom. Il veut rétablir les finances publiques, mais sa politique économique prévoit des dépenses nouvelles et des baisses d’impôt. C’est un keynésianisme pour riches et classes moyennes qui s’annonce, bien éloigné des maximes orthodoxes de Bruxelles. Il y a du Fregoli dans ce président-là, toujours vêtu d’un habit neuf qu’on n’attend pas.

Pour cette raison, en dépit d’une bonne résistance dans l’ultime scrutin, la tâche de l’opposition reste difficile. Cette droite hybride, plus réformatrice que conservatrice, suppose une attitude qui ne soit pas pavlovienne. Il faudra séparer le bon grain de l’ivraie, encourager les bonnes réformes si elles adviennent et combattre sans faiblesse l’injustice probable des autres. Mais surtout ne pas rester enfermé dans la suicidaire défense du statu quo. La tentation se fera jour, confortée par le nombre honorable des députés de gauche élus dimanche. Elle serait fatale. Sarkozy a remporté une victoire culturelle avant d’être électorale. C’est donc la culture politique de la gauche qu’il faut repenser en priorité (plus que les tribulations d’un couple…). Tâche qui ne se réduit pas au face-à-face entre modernistes et orthodoxes. Un seul exemple : il faut une vision plus offensive, plus positive de la mondialisation, processus à la fois progressiste et risqué. Les réformistes le veulent, mais aussi une partie des militants altermondialistes, qui ont renouvelé notre culture politique plus que la gauche officielle.

Sans jamais cesser de faire du journalisme, Libération prendra sa part dans cette réflexion. Dès la rentrée, notre journal organise un grand forum civique à Grenoble. Tous sont conviés, qu’ils croient au sarkozysme ou qu’ils n’y croient pas, qu’ils souhaitent une autre gauche ou tout simplement de nouvelles pratiques politiques. Les défaites sont parfois fructueuses : c’est le moment d’appliquer cette maxime d’avenir.

La gauche condamnée à changer

Créé par le 18 juin 2007 | Dans : Elections

Malgré le sursaut d’hier, le PS doit rapidement passer à la rénovation.

Par Renaud DELY

QUOTIDIEN : lundi 18 juin 2007

L’instinct de survie. Tel est le réflexe qui a permis à la gauche de s’offrir hier une défaite enchantée. On la voyait balayée, on lui prédisait une poignée de survivants ballottés par une marée bleue, elle se contente de boire la tasse sans perdre pied. Il y aura à l’Assemblée nationale une opposition audible, à défaut d’être déjà totalement crédible. Au vu de la dynamique Sarkozy, qui semblait tout emporter sur son passage, et des déchirements qui plombent les rangs du PS, un tel résultat était loin d’être gagné. Ce sursaut ne doit pas faire oublier aux socialistes l’impératif de la rénovation. Au contraire. Il les oblige à changer vraiment, en profondeur. C’est en vertu de ce mot d’ordre que Ségolène Royal a cru bon déclarer hier qu’elle serait candidate au poste de premier secrétaire lors du Congrès, prévu en 2008. Séparée de François Hollande dans sa vie privée, voilà qu’elle n’entend plus non plus s’en encombrer sur le plan politique… Jamais vraiment résolue depuis 2002, la bataille du leadership risque donc de reprendre de plus belle. La bouffée d’oxygène puisée au fond des urnes peut laisser espérer à la gauche de voir repasser, bientôt, une chance de revenir aux affaires. Lorsque l’occasion se présentera, elle devra être prête. Au sommet, comme sur le fond.

Ragaillardie. D’ici là, elle peut commencer par remercier Jean-Louis Borloo. En avouant au soir du premier tour que le gouvernement avait bel et bien dans ses cartons un projet pour toucher à la TVA, le ministre de l’Economie a permis au PS de vérifier que les vieilles recettes conservent une efficacité électorale certaine. Une semaine d’opposition dite «frontale» pour exhorter à «voter contre la TVA à 24,6 % !» aura suffi pour redresser la barre. La crainte d’un «Etat Sarko» monocolore et omnipotent a fait le reste. Cette peur a d’ailleurs incité les électeurs du Modem à se reporter massivement sur les candidats socialistes demeurés en lice.

Le premier d’entre eux, François Hollande, a donc sauvé les meubles, ou du moins l’argenterie, de la rue de Solferino. Il s’est offert ainsi un délai de grâce et peut espérer rester en poste jusqu’au prochain congrès. Au vu de la performance honorable de ses troupes, ceux qui prétendaient hâter les échéances auront du mal à avoir gain de cause. Le 6 mai au soir, Ségolène Royal, défaite avec 47 %, avait étrangement promis d’ «autres victoires». Ragaillardie par l’élection de plusieurs proches (Bianco, Montebourg, Sapin, Filipetti), la présidente de la région Poitou-Charentes n’a pas tardé à revendiquer sa part de la drôle de victoire d’hier issue de la «dynamique de la présidentielle». La gauche consolidée, Hollande et Royal peuvent faire route chacun de leur côté pour assumer plus clairement leurs ambitions rivales. Et organiser, pas forcément à l’amiable, la séparation de leurs intérêts politiques aussi.

Flairer. Largement réélu, Laurent Fabius peut se targuer, lui, d’avoir le premier flairé l’os de la «TVA sociale», Bertrand Delanoë, se réjouir d’excellents résultats à Paris, et Dominique Strauss-Kahn, se féliciter de s’être aisément sorti d’une situation délicate à Sarcelles. Tous gagnants, donc, et le PS qui gagne du temps. Ce sursis peut être la meilleure des choses s’il permet au PS d’échapper à la crise de nerfs sans se contenter d’une révolution de palais. Il peut s’avérer fort néfaste si les éléphants persistent à mesurer l’avenir de leur camp à l’aune de leurs seuls intérêts. Le péril qui menace cette gauche une nouvelle fois défaite reste le même : le statu quo.

La mobilisation à gauche a permis d’endiguer la vague bleue annoncée. L’UMP reste très majoritaire à l’Assemblée.

Créé par le 18 juin 2007 | Dans : Elections

Par Nicole GAUTHIER

QUOTIDIEN : lundi 18 juin 2007

L’état de grâce aura peu duré. Certes, l’Assemblée nationale sortie des urnes hier est de droite, et l’UMP y dispose de la majorité absolue. Certes, pour la première fois depuis trente ans, les électeurs ont choisi de reconduire la majorité sortante, l’UMP et ses alliés du Nouveau Centre totalisant de 331 à 345 élus (sur 577), selon les estimations des différents instituts de sondage, hier à 23 heures. Mais en même temps qu’ils offraient à Nicolas Sarkozy les moyens de sa politique, les Français accordaient généreusement aux socialistes le «sursaut» que ceux-ci réclamaient depuis une semaine. Et pour la première fois depuis 1988, le second tour des législatives n’est pas une simple confirmation du premier.

Abstention stable. Avec de 206 à 212 sièges, le PS et ses alliés gagnent plus d’une cinquantaine d’élus par rapport à l’Assemblée sortante. Sans doute la TVA sociale a-t-elle fait hier ses premières victimes ­ plusieurs dizaines de parlementaires UMP et quelques personnalités, au premier rang desquelles le ministre d’Etat, Alain Juppé, et Renaud Donnedieu de Vabres, ex-ministre de la Culture, qui ont payé de leur fauteuil une semaine de couac gouvernemental et offert à la gauche sa première bonne nouvelle depuis des semaines.

D’un tour à l’autre, l’abstention est restée stable, estimée par la Sofres à 39,5 % ­ ce qui, sans atteindre le record de 2002 (39,72 %), figurera au tableau des mauvaises performances de la Ve République. Mais les résultats d’hier indiquent que les abstentionnistes du premier tour ne sont pas ceux du second. Et si, le 10 juin, une partie de la gauche, persuadée que les jeux étaient faits, avait boudé les isoloirs, elle s’est plus volontiers mobilisée hier pour sauver ce qui pouvait l’être. A contrario, nombre d’électeurs de droite, agacés par les premières mesures gouvernementales ou convaincus de la victoire, ont fait défaut à l’UMP.

Bipartite. L’Assemblée nouvelle sera la plus féminine que la République aura connue avec au moins 106 élues contre 76 sortantes. Ce sera aussi la plus bipartite : d’un côté l’UMP (environ 325 députés), avec ses alliés du Nouveau Centre (de 20 à 22 élus) en liberté très surveillée. De l’autre le PS et ce qui lui reste d’amis du Parti radical de gauche et un chevènementiste ­ après la nouvelle défaite de Jean-Pierre Chevènement en son fief de Belfort. Le PCF sauve les meubles (lire page 6), mais il n’est pas sûr de conserver, à lui seul, son groupe parlementaire : il faut 20 députés, les estimations disponibles hier soir lui en octroyaient 19. Quant aux Verts, ils ont retrouvé leurs 3 sièges (Noël Mamère, Martine Billard et Yves Cochet) et en ont gagné un quatrième (François de Rugy, en Loire-Atlantique). Mais partout ailleurs, faute d’avoir accepté un accord électoral avec le PS, ils disparaissent.

Eliminé dès le premier tour de la quasi-totalité des circonscriptions, le Modem de François Bayrou n’a pu faire mieux que 4 sièges ­ dont ceux de son chef et du sortant Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques), vainqueur d’une triangulaire délicate.

Enfin, Marine Le Pen, unique représentante du FN au second tour, battue par le socialiste sortant, n’a rien pu faire pour assurer une présence frontiste à l’Assemblée.

Butin. La bonne performance du PS lui a permis de sauver les têtes de quelques-uns de ses caciques en fâcheuse posture le 10 juin ­ tels DSK, Jean-Louis Bianco et Arnaud Montebourg (lire pages 10 et 11). Surtout, grâce à elle et probablement avec le renfort des voix qui s’étaient portées au premier tour sur le Modem, les socialistes ont pu transformer l’essai dans des régions de l’Ouest, où la gauche est en progression constante depuis dix ans, et où Ségolène Royal avait devancé Nicolas Sarkozy le 6 mai. C’est le cas, entre autres, à Caen, Rouen, Redon (Ille-et-Vilaine), où le PS s’empare de l’ex-circonscription du libéral Alain Madelin, Laval (Mayenne), qui a licencié un autre libéral, François d’Aubert. Les socialistes ont même ajouté à ce butin la victoire de Sandrine Mazetier sur l’UMP Arno Klarsfeld dans la 8e circonscription de Paris, depuis toujours détenue par la droite, ébranlant ainsi l’un des derniers bastions de l’ère Chirac.

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