Front de gauche

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nos objectifs, un meeting final , nos listes sur le blog de Jean-Luc Mélenchon

Créé par le 10 mar 2010 | Dans : Front de gauche

Carnet de campagne DE LYON A PARIS

Voici les dernières heures avant la trêve du silence qui précède le vote. Nous aurons passé la journée en manifestation à Paris. Hopital public, Education. Le jour est glacé. Les 3 derniers sondages nationaux publiés ce matin sont totalement contradictoires: Sofres dit qu’on baisse (5,5%), OpinionWay qu’on monte (à 7%) et CSA qu’on est stable (6 %). On restera là-dessus pour passer les heures de veille finale… Pour nous cependant c’est davantage 120320103183qu’une élection régionale que celle-ci. Si le Front de gauche atteint ses objectifs, nous croyons que le futur de notre pays peut être changé. Cette ambition parait démesurée rapportée à un scrutin pour élire des assemblées territoriales. Mais elle dit une vérité qui nous tient lieu de viatique. Nous pensons que le pays va au devant de grands évènements et nous voulons qu’existe une autre voie pour y faire face que celle qui a prévalu jusqu’à ce jour en France et en Europe, a droite et à gauche. Il faut, pour cela, rencontrer avec succès l’avis des électeurs. Ce sera notre feuille de route pour la suite si chargée qui s’annonce.

 DES OBJECTIFS PRECIS

Depuis le début de cette campagne nous avons nos objectifs bien clairs écrits au feutre rouge sur nos tablettes. D’abord nous-mêmes : un Parti de Gauche autonome et unitaire partout. C’est fait. Ensuite confirmer le Front de gauche. C’est fait dans dix sept régions sur vingt deux. Enfin élargir l’union de l’autre gauche. C’est fait à peu près partout et spécialement dans trois régions jusqu’au NPA. Quand aux objectifs de l’action ils ont également été fixés sans ambigüité : passer 26429_354610700767_840160767_3474836_6347055_ndevant le Modem pour casser la tentation centriste du PS, passer devant le Front national pour  faire pencher vers la gauche toute la colère populaire. Le bilan de tout cela doit être d’infliger une sévère déculottée à la droite et de commencer à changer réellement la gauche en inscrivant notre Front de gauche dans la crédibilité électorale. Avec l’espoir que cette réussite amène enfin l’autre gauche toute entière à s’unir. Rendez vous dimanche soir. 

LA GRECE, MERE DE TOUTE LES BATAILLES

Ces mouvements en Europe, en Grèce, Islande et ailleurs, sont si terriblement annonciateurs de grosses tempêtes. Je m’ébahis de l’indifférence qui, somme toute, les entoure tandis qu‘il ne faudrait scruter que cela. Moi, je tiens qu’il ne faut jamais perdre de vue la thèse de la latino américanisation de la crise. Et plus que jamais, je suis frappé des effets de parallélisme. Je suis chaque jour plus certain de voir venir le bug qui bloquera l’une ou l’autre de ces sociétés. 25897_392779137628_540137628_5323672_5833224_nComme je me suis expliqué de nombreuses fois sur le sujet ici même je n’y reviens pas sinon pour poser ces lignes comme des balises. Quand j’entends  le président Sarkozy parler de «pause» dans les réformes je suis partagé entre l’idée qu’il a connaissance du point de tension auquel parvient notre pays et le fait qu’il ait conscience du point où nous sommes rendus sur le vieux continent et spécialement dans les sociétés du sud de l’Europe qui sont les plus explosives. Et comme notre pays foisonne de gens aussi malfaisants que veules, qu’ils soient plein de haine raciale a peine masquées ou de lâche disponibilité à laisser tout piller et partir au gré des mouvements de l’argent, c’est beaucoup de choses concentrées pour nuire. Mais comme il n’y a pas de fatalité que tout aille mal et de travers, nous pouvons aussi penser que ce sera, dans tout, cela autant d’occasions de faire tout aller du côté dont on n’espérait qu’il soit possible d’aller il y a peu encore.   

UNE OPA SANS OBJET

A Lyon, il y avait davantage de gens que j’en avais vu dans cette même salle en 2005 pour le meeting du non. 2000 facile ! Marie Georges Buffet a laissé tomber son discours écrit. Elle était magistrale. D’une réunion à l’autre nos arguments se resserrent, ils s’homogénéisent. Les mots les concepts se mettent en partage. Qui a commencé à parler de ceci ou de cela ? Le revoici dans la bouche de l’une ou de l’autre. Pour ne pas avoir d’histoires, il est de bon ton de laisser dire que ce sont les dirigeants communistes qui ont eu l’idée avant tous. Surtout ici ou on me dit, sur le plateau de France trois, 090320103154qu’André Gérin, en colère, renvoie vers moi quand on pose une question sur l’orientation du PCF. Naturellement, ça pour le coup c’est une parfaite vue de l’esprit. Pour autant l’inverse n’est davantage vrai. Je vois de près que l’alchimie est plus complexe. Une culture partagée se met en mots. Je sais cependant qu’il y a une limite et les communistes ne la franchiront jamais. Ils ne veulent pas de la fusion de leur parti avec le notre, quoique nous fassions pour cela. Il est donc vain de courir davantage après cette formule. Au reste les socialistes sont là en meute enragée aboyant à tout moment que je veux faire une «OPA» sur le PCF. Leurs amis et leurs clients, perroquets sans cervelle, relaient cette formule sans se rendre compte qu’elle est empruntée au vocabulaire de la bourse, ce qui signale en soi une façon d’être. Et surtout elle suppose que nous voulions nous «emparer» du PCF ! Quelle idée ! Pourquoi faire ? Le PCF est à lui-même un problème dont ses adhérents ne cessent de discuter. Nous ne nous en mêlerons pas. Nous ne voulons nous emparer de personne. Nous sommes justes à la recherche d’une formule de dynamique qui nous permette de former une nouvelle majorité de gauche. Pour cela nous devons construire une nouvelle majorité à gauche. Le moyen ne peut être de réduire l’autre gauche. Ni même de l’absorber. Nous même qui voulons être un parti creuset nous comprenons parfaitement que toute l’autre gauche ne peut se reconnaitre en nous. Pour l’heure dans cette salle lyonnaise, c’est au Front de gauche que le grand nombre s’identifie davantage qu’à n’importe lequel des partis qui le compose même si les appartenances ne manquent pas. En même temps, je vois bien que ce sera une identité politique pour toute une génération. 

GENERATION FRONT DE GAUCHE

Tandis qu’elle parle en fin de meeting, Elisa martin, la tête de liste du front de gauche pour la région Rhône Alpes me semble tellement à l’aise ! Dans sa peau, dans son rôle et dans son incarnation du Front de gauche. On ne lui a pas facilité la tache en lui donnant la parole si tard, après tous les nationaux. Elle semble pourtant voler au dessus de la salle et de ses lassitudes. J’observe que les oratrices du Parti de Gauche semblent avoir en commun une façon particulière de danser tout en parlant tandis que les hommes donnent l’impression de vouloir 090320103157marteler leurs mots. J’ai parlé un peu avec Elisa pendant qu’on préparait nos discours dans la loge qui nous avait été réservée. Elisa est sérieuse. Elle bosse. Je l’ai vu relire ses fiches, enlever, rajouter. C’est une professeure. Ca se voit. Je l’ai toujours connue sérieuse. Je la connais depuis qu’elle a vingt ans. Elle faisait philo à la fac et elle participait à un stage d’été de la gauche socialiste. J’y avais présenté les thèses sur le capitalisme financier transnational. Elle était de mon avis contre les puristes du mouvement qui voyait dans cette analyse un relent de structuralisme aberrant.  Là, comme tête de liste régionale, elle vient de franchir une haute marche, dans l’adversité. Car personne ne doit imaginer qu’en Rhône Alpes davantage qu’ailleurs on donne du galon à une femme, jeune de surcroit, naturellement et sans plaies ni bosses. On parle. Je lui dis qu’en Languedoc Roussillon René est prêt s’il faut diriger la région. Il saura quoi faire et par où commencer. Elle me dit : « moi aussi ». Je sais qu’elle ne plaisante pas. Elle ne fait pas la grosse tête non plus. Je suis content. «Le triomphe du disciple est la gloire du maitre». Zut ! Je viens de citer un pape. Mais il était français.

REVOL DE NUIT

Il est tard. Très tard. J’appelle René Revol, comme souvent, au delà des heures raisonnables. Mais ce sont les seules ou nous avons le temps d’une respiration. Il me dit qu’il y avait mille personnes à Grabbels, le village dont il est maire pour le meeting de clôture « en 120320103172famille «  qu’il y a organisé. Peut-être sommes nous parvenus à desserrer l’étau de silence et de mépris des importants et de leurs médias grâce a cette incroyable activité. Il y a eu trois cent réunions de notre liste dans la région. En tous cas on ne peut rien se reprocher. Le travail a été mené. A fond. Jusqu’au bout. Dans la discussion il m’apprend une nouvelle qui, me laisse pantois. Georges Frèche sera l’invité d’Arlette Chabod, dimanche soir sur le plateau de France 2. Consternant ! Mais tellement parlant ! Comme la gauche va gagner, il faut pourrir cette victoire. La brouiller ! La relativiser. Donc on sort Frèche ! Naturellement Revol n’aura pas le droit à la parole. Ni personne ! Ca, c’est le service public de l’information ! Pour ma part j’ai reçu une invitation à participer à un plateau des « Quatre vérités » de télé matin. Pas avant le premier tour, bien sur. La semaine entre les deux tours. Sans précision de jour. J’ai donc écrit a la directrice, madame Chabod. « Madame
la Directrice, vous me faîtes l’honneur de m’inviter dans la matinale des 4 Vérités la semaine prochaine entre les deux tours des élections régionales, sans qu’une date précise ne m’ait toutefois encore été proposée. Dans la mesure où cette proposition m’a déjà été faite quatre fois de suite avant d’être annulée quatre fois de suite successivement depuis plusieurs semaines, au détriment de mes autres rendez-vous et sans excuse d’aucune sorte, je vous demande de m’assurer que cette invitation ne sera pas annulée une fois de plus. En effet, entre les deux tours, l’actualité est très dense, je vais être très sollicité et je veux tenir mes engagements. En dépit du traitement grossier que vous m’avez infligé jusqu’à présent, je répondrai favorablement à cette invitation, mais à la stricte condition que vous me la garantissiez par écrit. Si cela n’est pas dans vos moyens, je vous prie de m’en faire part par retour de courrier, afin que je puisse disposer de mon agenda et prendre d’autres engagements dans les médias. Avec l’expression de ma considération distinguée etc.. » Je n’ai pas trop d’illusions Mais je dis qu’il faut se battre tout le temps. A la Revol : jusqu’au bout sans une miette de concession a la fatigue ou a l’amertume ou la fatigue.

Une évolution à rebours du service républicain de l’Education nationale, par Francis Daspe

Créé par le 09 jan 2010 | Dans : Education, Front de gauche, Gouvernement

Tribune & idées  Article paru le 8 janvier 2010 dans l’Humanité

Par Francis DASPE, président de
la Commission nationale Enseignement primaire et secondaire du Parti de Gauche (*)

La communication sarkozyste s’emploie à faire passer les différentes réformes gouvernementales comme des avancées indispensables à toute entreprise de modernisation et d’adaptation de notre pays. En dépit de ces manipulations de circonstance, les acteurs du mouvement social et les salariés ne se font pas abuser par ces discours dilatoires. Ils savent pertinemment qu’il s’agit de « contre-réformes » régressives, voire franchement réactionnaires au sens premier et plein du terme. Le secteur de l’enseignement illustre parfaitement ce qui traduit à la fois une imposture consternante et une dérive préoccupante. La connaissance du passé peut permettre de percevoir avec clarté le présent immédiat afin d’alerter nos concitoyens de cette réalité malheureusement sans équivoque. Quelques rappels historiques comparatifs sur les conditions d’organisation du corps des instituteurs en fournissent à cet égard un exemple édifiant. Cette organisation s’effectua principalement en s’émancipant, progressivement et non sans mal, de la tutelle de l’Église. Une étape véritablement déterminante est à retenir dans ce processus. À partir de 1854, le recteur d’académie nomma seul les instituteurs, les dégageant de la sorte du contrôle de l’Église et du « certificat de bonnes mœurs » que cette dernière délivrait.

On ne peut s’empêcher de rapprocher cette mesure du discours du Latran du président de
la République dans lequel il théorisait la supériorité intrinsèque du prêtre sur l’instituteur dans la transmission des valeurs, au motif qu’il manquera toujours au second « la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ». C’était aussi dégager les instituteurs de l’ingérence des notables locaux par une mise à distance salutaire des intérêts privés et des agissements clientélistes dans le fonctionnement de l’école. Force est de constater que l’on se dirige aujourd’hui dans la direction inverse avec les projets d’autonomie qui voient le jour au travers de la mise en place des Epep (Établissements publics d’enseignement primaire) s’orientant vers un mode managérial ou avec la présidence des conseils d’administration des lycées confiée à des personnalités extérieures dites « qualifiées » (par exemple élus locaux ou chefs d’entreprise). Le prestige qui s’attacha aux instituteurs découla pour partie de la solide formation spécifique qui leur fut peu à peu accordée. Si les prémices datèrent de la loi Guizot de 1833 créant les Écoles normales, l’accélération décisive se produisit sous la 
IIIe République, sous laquelle l’acte d’enseigner devint un métier qui devait faire l’objet d’un apprentissage. La récente loi de recrutement et de formation des enseignants, connue sous le terme de « mastérisation », contrevient gravement à cette garantie élémentaire et à ce principe de bon sens en réduisant à la portion congrue le temps de formation, sous couvert d’économies budgétaires.
La IIIe République octroya également aux instituteurs un statut qui participa grandement à façonner leur image de « hussards noirs » de
la République.

En 1889, le corps des instituteurs intégra la fonction publique, portant à son terme le processus de sécularisation de l’institution scolaire. Cette fonctionnarisation représentait la condition sine qua non pour un exercice empreint de sérénité de leur métier. Depuis quelques années, nous assistons au contraire à une gigantesque entreprise de destitution de l’enseignant qui passe notamment par une volonté sourde de casser les statuts (les décrets de mai 1950 sont régulièrement dans le collimateur, que ce soit avec celui de Robien de 2006, le rapport Pochard de 2008 ou les versions successives de la réforme du lycée). Le recours de plus en plus systématique à des précaires (les fameux vacataires recrutés pour un contrat de droit privé de 200 heures, sous-payés pour être ensuite congédiés sans autre préavis) s’inscrit dans cette logique dévastatrice d’abaissement. Il est vrai que les libéraux ont fait du démantèlement de la « forteresse enseignante », une priorité.

La quasi-totalité des dernières dispositions ou intentions gouvernementales se situe résolument à rebours de l’évolution séculaire qui avait permis la structuration du service public de l’éducation nationale, institution de la République par excellence. Elles dessinent en creux un projet de société sans contestation possible rétrograde. Certes, nous ne sommes pas encore revenus au temps de Vichy qui décida de supprimer les Écoles normales considérées comme des foyers de sédition. Mais il convient d’affirmer avec autant de force qu’il existe davantage que de simples relents réactionnaires dans la politique éducative de l’actuelle majorité. Les remises en cause du droit de grève et la criminalisation de la contestation ne risquent-elles pas de donner des idées aux nostalgiques du serment d’allégeance que Vichy imposa aux enseignants ? Sans verser dans la dramatisation et l’anachronisme de mauvais aloi, contentons-nous de dire qu’il y a tout de même matière à s’alarmer.

(*) Secrétaire général de l’Agaureps-Prométhée (Association pour la Gauche républicaine et sociale – Prométhée). 

Le Front de Gauche pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes

Créé par le 19 déc 2009 | Dans : Front de gauche

Le blog citoyen publie ce communiqué du Front de Gauche tout en  réservant son analyse sur ces élections en Aquitaine et dans les autres régions.

Le 17 décembre 2009.

Nos organisations, celles d’une gauche de transformation sociale, déclarent vouloir mener campagne ensemble pour les élections régionales de 2010.

Avec le Front de Gauche (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire), avec les Alternatifs, République et Socialisme, la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique (FASE), le Mouvement Politique d’Éducation Populaire (M’PEP), le Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), nous comptons faire entendre fortement une autre voie à gauche.

L’accord national sur lequel nous espérons déboucher dans les jours à venir sera un acte important dans la situation actuelle. Il se veut un rassemblement ouvert, nationalement et régionalement, à toutes celles et tous ceux qui, à gauche, dans le mouvement social dans le monde du travail et de la culture, souhaitent élaborer et porter avec nous un programme qui réponde aux besoins de la population.

C’est urgent ! Les difficultés s’accumulent : davantage de licenciements, de précarité, de pauvreté, et en même temps moins de services publics, moins de pouvoir d’achat moins d’enseignement et de culture ! Cette situation devient insupportable, notamment dans les quartiers les plus populaires. L’environnement est sacrifié sur l’autel du profit. Les ravages de la crise sont amplifiés par la politique impulsée par Nicolas Sarkozy et la droite. Avec eux c’est toujours plus pour les riches, toujours moins pour l’ensemble du peuple. Et le président sème la division en puisant des idées nauséabondes dans l’arsenal de l’extrême droite qui du coup, relève la tête.

Face à cette offensive redoublée, notre peuple, les salarié-e-s et les plus précaires résistent ; ils refusent de payer la crise. À la division, au chacun pour soi, ils opposent la lutte et la solidarité. Ils souhaitent un débouché politique à leurs luttes.

C’est pourquoi les listes qui nous rassembleront pour ces élections régionales, répondront à trois objectifs indissociables : changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale et écologique ; battre la droite, empêcher Nicolas Sarkozy et l’UMP de reconquérir des régions pour en faire des relais de leur politique de régression sociale, autoritaire, basée sur la peur ; construire des majorités solidement ancrée à gauche, portant des projets vraiment alternatifs à la logique du système en crise, un projet de transformation sociale et écologique que nous voulons porter jusque dans les exécutifs à l’exclusion de tout accord avec le MoDem, si les conditions de ces avancées en sont requises. Il s’agit de la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer.

Nous voulons faire des régions des points d’appui pour développer une politique au service des hommes, des femmes, des jeunes, de tous ceux qui travaillent et vivent ici.

Une politique en faveur de l’emploi, respectueuse des salariés, de leurs droits, favorisant l’extension de ces droits. Une politique qui donne la priorité aux services publics. Une politique qui fasse des citoyennes et des citoyens, dans leur diversité, les acteurs de la transformation de nos régions par un développement de toutes les formes de démocratie. Une politique exigeante en matière écologique.

Une politique qui reconstruit le tissu social, à la ville et dans les campagnes.

Ce programme sera porté par des listes unitaires dans les régions, des listes rassemblant nos organisations et ouvertes aux actrices et acteurs du mouvement social qui le souhaitent.

Nous vous donnons rendez-vous le 10 janvier, pour un meeting national de lancement de campagne commun.

Le Front de Gauche (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire) ; Les Alternatifs, République et Socialisme, la Fédération, le Mouvement Politique d’Éducation Populaire (M’PEP), le Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF).

Régionales: le PCF pour l’autonomie du Front de gauche au 1er tour

Créé par le 26 oct 2009 | Dans : Front de gauche

Le PCF a largement voté dimanche en faveur de l’autonomie vis-à-vis du PS au premier tour des régionales en souhaitant élargir le Front de gauche créé avec Jean-Luc Mélenchon, mais des alliances à la carte avec les socialistes pourraient être décidées par les militants en région.

Selon l’ »offre nationale » adoptée à 8O,3% par le Conseil national, les listes, « en ouvrant un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie, visent à lever une dynamique de rassemblement et de victoire à gauche ».

Il s’agit donc de poursuivre l’alliance avec le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon et la Gauche unitaire de Christian Picquet (ex-NPA) au sein du Front de gauche créé pour les européennes, et de l’ouvrir à de « nouvelles forces » issues notamment du mouvement syndical, social ou associatif.

Pour Marie-George Buffet (PCF), le Front doit être un « levier pour faire bouger le curseur à gauche ». Au deuxième tour, il faut « des majorités dans les régions » en fusionnant avec PS et Europe-Ecologie mais « à l’exclusion du MoDem ».

Le NPA d’Olivier Besancenot, pour qui « existent deux gauches dotées de programmes contradictoires qui interdisent de gérer ensemble les régions », semble donc écarté. Une quatrième réunion « unitaire », peut-être la dernière, se tient mercredi entre PCF, PG et NPA.

« Les amis du NPA » doivent « faire l’effort qui est attendu d’eux » et ne « plus bloquer tout le rassemblement sur la question de la participation » aux exécutifs régionaux, demande dimanche sur son blog M. Mélenchon, saluant l’offre du PCF comme une « très bonne nouvelle ».

Malgré cette « offre nationale », des listes PCF-PS pourraient se constituer au premier tour car, selon les statuts du PCF, les militants doivent valider la stratégie par région, dans un parti qui compte 185 conseillers régionaux.

Des conférences régionales auront lieu les 7 et 14 novembre avant une ratification des militants par région (19-21 novembre).

Une décision délicate dans de nombreux endroits: en partant indépendamment du PS, le Front de gauche devra dépasser la barre fatidique des 5% pour pouvoir fusionner ses listes avec ses partenaires. En 2004, le PCF avait franchi ce seuil dans cinq des huit régions où il se présentait sans le PS (Picardie, Ile-de-France, Nord/Pas-de-Calais, Auvergne et Corse).

Aux européennes, les listes Front de gauche sont restées sous les 5% dans sept régions (Alsace, Basse-Normandie, Champagne-Ardennes, Franche-Comté, Lorraine, Pays-de-Loire, Poitou-Charentes). Trois dépassaient tout juste ce plancher (Bourgogne, Bretagne et Rhône-Alpes).

Ces données doivent « rentrer en compte dans la réflexion des communistes », a reconnu Mme Buffet, appelant à « faire en sorte qu’il y ait plus d’élus communistes et d’élus non communistes » du Front de gauche.

L’autonomie pourrait donc faire long feu dans plusieurs régions, d’autant que de nombreux élus n’en veulent pas. « Ce n’est pas une bonne stratégie », juge Jean-Claude Gayssot, vice-président PCF en Languedoc-Roussillon.

Soulignant le « risque de faire le jeu de la droite qui, elle, va partir unie », l’ancien ministre des Transports souhaite « poursuivre avec le PS et Georges Frêche » dans sa région. Une possibilité vivement exclue par Mme Buffet: « nous ne serons pas avec George Frêche ni au premier, ni au second tour », il faut de l’ »éthique en politique ».

Quant à l’Ile-de-France, où circulent les noms de Jean-Luc Mélenchon (PG), Patrick Braouezec et Pierre Laurent (PCF), Mme Buffet verrait plutôt comme tête de liste « un homme ou une femme issu du PCF ».

(Source AFP)

Valse-hésitation à la tête du PCF sur la stratégie aux régionales

Créé par le 23 oct 2009 | Dans : Front de gauche

 La préparation des régionales semble affoler la boussole au Parti communiste. Alors que son conseil national de samedi 24 octobre doit adopter une « offre nationale » à proposer tant aux militants qu’à ses partenaires, la direction tangue.

Lundi 19 octobre, lors de la réunion de l’exécutif, Pierre Laurent, numéro 2 du parti, chargé de préparer l’orientation, a proposé une ligne quelque peu confuse. Analysant que les rapports avec le PS étaient compliqués par sa ligne social-libérale, que le Parti de gauche multipliait les mauvaises manières et que le NPA mettait des bâtons dans les roues à tout accord pour les régionales, le dauphin de Marie-George Buffet en a conclu qu’il n’y avait pas de possibilité de ligne nationale. En clair, les fédérations devaient se débrouiller avec des choix à la carte.

Les membres de la direction – Mme Buffet en premier – lui ont donné tort en réclamant un affichage clair de la priorité de listes autonomes Front de gauche au premier tour. Le PCF réaffirmera donc samedi son « attachement » à son alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et la Gauche unitaire de Christian Picquet, et appellera à « amplifier » ce front pour constituer des listes au premier tour, au-delà de ce qui a été fait à l’élection européenne.

Le texte proposé au vote précise même que les listes devront exprimer « l’unité, la diversité et une démarche de large rassemblement » des acteurs sociaux comme la représentation des partis «  jusque dans le choix des têtes de liste ». Au second tour, ces listes devront « tout faire pour empêcher la droite de reconquérir les régions » et « créer les conditions de majorités régionales de gauche ». Pour bien montrer que le PCF prend son offre au sérieux, c’est la secrétaire nationale qui le défendra, plus son numéro 2.

SONDAGE « SECRET »

Le trouble semble aussi gagner la direction du parti sur ses têtes de liste. Alors qu’en région Ile-de-France, le député de Seine-Saint-Denis Patrick Braouezec s’était porté candidat à la candidature, la direction traîne des pieds parce qu’elle ne souhaite pas un rénovateur. Elle a fait le tour des élus régionaux pour tester la candidature de Pierre Laurent. Et même fait réaliser un sondage « secret » par l’institut CSA sur les chances électorales respectives des deux hommes.

L’institut a gardé les résultats du sondage confidentiels « pour son client » mais confirme son existence. Et ne nie pas l’écart de 5 à 6 points entre les deux challengers au profit de M. Braouezec. La direction, elle, l’a rangé dans un tiroir.

Quant aux élus régionaux comme locaux, ils sont nombreux à avoir fait savoir que la candidature du député était plus crédible. Une pétition circule pour pousser une solution de compromis : à Patrick Braouezec la tête de liste régionale, à Pierre Laurent le titre de « chef de file communiste ». Pour Daniel Brunel, vice-président du conseil régional, ce serait une façon de « réconcilier la famille communiste en Ile-de-France ».

Sylvia Zappi dans LEMONDE.FR | 23.10.09

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