Front de gauche

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Mélenchon ne participera pas à cette «mascarade»

Créé par le 29 août 2009 | Dans : Front de gauche

Par LILIAN ALEMAGNA dans Libé du 29/08/09

«On ne sera pas candidat à notre propre autodissolution !» C’est clair, net et précis : pour le président du Parti de gauche (PG), Jean-Luc Mélenchon, les primaires ouvertes, c’est niet.

Sa formation ne participera par à cette «mascarade». «Ce serait faire s’affronter des gens de gauche entre eux ! La droite n’aura même plus à faire campagne.» Selon lui, un tel processus de désignation ne sert qu’à éliminer les adversaires du PS et démontre un «mépris» pour les militants socialistes. «La seule fois qu’on a utilisé ce procédé en Europe, c’était en Italie et ça s’est terminé par un désastre.»

L’ex-socialiste souhaite faire une contre-proposition à ce qu’il appelle «l’autre gauche», qui passe par un «paquet régionales-présidentielle-législatives» pour qu’il y ait «deux offres politiques à gauche en 2012».

Le Honduras, extrait du billet de Jean-Luc Mélenchon

Créé par le 13 juil 2009 | Dans : Amérique Latine, Front de gauche

Jeudi en fin d’après midi nous étions trois cents peut-être autour de la fontaine Saint Michel pour exprimer notre soutien au peuple du Honduras qui lutte pour ramener son président chassé par un putsch. Pendant la manifestation nous avons eu un appel du président Zelaya (voir le film sur le site du Parti de Gauche). Dimanche, Manuel Zelaya tentait de rentrer par avion au péril de sa vie. A l’heure où j’écris, des centaines de milliers de manifestants déferlent dans la capitale du Honduras pour empêcher les putschistes de l’intercepter. C’est peu dire qu’une houle de dégoût me monte de l’estomac en voyant quel traitement médiatique est réservé à ces évènements. Je n’ai même plus envie de ricaner en voyant la molle absence des people de la gauche officielle et des grands champions des droits de l’homme. Dommage que le Dalaï-lama Lama ne soit pas hondurien. Dommage que les élections iraniennes n’aient pas eu lieu au Honduras. Dommage qu’il n’y ait pas de gaz géorgien au Honduras. Dans cette note je raconte. Et je parle aussi de l’emprunt Sarkozy.

HONDURAS

Si besoin était, ces évènements du Honduras nous dispensent d’avoir demain à nous justifier auprès des belles «grandes consciences» si promptes à nous montrer du doigt et à invectiver! Nous savions que leur indignation était souvent largement suggérée par le goût de plaire utilement. A présent leur larbinage de commande ne s’encombre même plus de précaution. En dehors des heures de bureau, une fois venue la saison des vacances, les bobocrates à grosse crête, faute de commande précise venue des grands centres de l’indignation mondiale, sont aux abonnés absents. Pourtant cette bataille là, au Honduras, c’est celle qui fera jurisprudence pour la démocratie en Amérique latine. Dorénavant, les années de plomb où l’on putschait impunément, peuvent être closes pour de bon. Quatre présidents latino américains attendent pour raccompagner à demeure dans sa capitale Manuel Zelaya. S’ils atteignent leur but, quelque chose d’historique se sera produit sur le continent. Grâce soit rendue à Hugo Chavez qui n’a pas laissé faire et a mobilisé tout ce qui pouvait l’être aussitôt qu’on connut la nouvelle. Raphael Correa (Equateur) et Fernando Lugo (Paraguay) ont assumé crânement leur rôle aussi. Voyons plutôt chez nous. Des phrases ambigües, dans le meilleur des cas. Et encore! Après une longue pause de silence, le temps de savoir de quel côté étaient les américains. Pendant la pause cependant les arguments des putschistes tenaient naturellement le haut du pavé. Le moment venu on récapitulera ce qui s’est écrit dans chacun des grands journaux de ce pays. Comme d’habitude à propos d’Amérique latine, le PS, noyauté jusqu’à l’os, a tenu son registre de complaisance approfondie pour la droite latino et les arguments des agences du Pentagone. Ainsi quand il déclare soutenir les tentatives de conciliation du Mexique. La «conciliation» entre des putschistes et les élus d’un pays, il faut oser! C’est comme si, en 1936, on avait poussé le gouvernement républicain espagnol à la «conciliation» avec l’armée du général Franco! Allende à la «conciliation» avec Pinochet! De Gaulle avec les généraux félons d’Algérie! Pourtant le PS a osé. Depuis que je n’y suis plus, il n’y a plus aucune résistance interne à la dérive atlantiste totale de la direction de ce parti. En fait je connais la vérité. Plus personne à la direction de ce parti ne s’intéresse à l’Amérique latine. Tout est donc écrit dans des bureaux que personne ne contrôle plus du tout et qui expriment seulement les influences auxquels certains se sont volontairement soumis. Informons d’ailleurs que le Mexique ne fait aucune «conciliation» du tout, vu que le président Zelaya et les autres présidents, forts de la condamnation prononcée par l’OEA et les Nations Unies, avancent frontalement pour le rétablissement du pouvoir Constitutionnel au Honduras. D’une façon plus large, le Mexique est absent de la scène. Ce soir, je tape ces mots après avoir eu deux conversations téléphoniques avec des camarades de l’entourage de Zelaya. Ils embarquent dans l’avion qui suit celui du Président. Eux ne sont pas censés atterrir au Honduras. Ils ne m’ont pas donné d’indications à ce sujet. Mais tous y convergeront, dans tous les cas, le moment venu, une fois l’avion de Zelaya posé. Car, juste avant Manuel Zelaya a décollé. C’est lui qui m’a appelé à la fontaine Saint Michel, jeudi. Si peu nombreux que nous ayons été, il était lui très impressionné et renforcé par l’idée qu’on se mobilisait pour son combat à Paris. Moi j’étais très ému d’entendre sa voix et je pensais à ce que nous étions en train de faire tous, c’est à dire régler leur compte aux gorilles et à leur commanditaire nord américain pour qu’il n’y ait plus jamais de putsch, et ce qui a été avec dans le passé: les arrestations et les disparitions et les tortures et tout le reste. L’autre jour j’ai eu des nouvelles des camarades de l’Uruguay qui s’activent pour la candidature de «pépé» Mujica à l’élection présidentielle au nom du «Front élargi». Pépé c’est quelqu’un, lui aussi. Il a été détenu deux ans dans un puits par les putschistes de l’Uruguay. Au total il a passé trois ans avec de l’eau jusqu’à la ceinture la moitié du temps. Compris?

Lire la suite du billet de Jean-Luc Mélenchon sur son blog (cliquer dans nos liens)

Mélenchon: « La lettre d’Aubry sent le double jeu »

Créé par le 12 juil 2009 | Dans : Front de gauche, Parti socialiste

Propos recueillis par Claude ASKOLOVITCH
Le Journal du Dimanche
du
Samedi 11 Juillet 2009

 En fin de semaine, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, a écrit aux dirigeants des partis de gauche pour leur proposer de construire un « projet commun » pour les élections régionales. Jean-Luc Mélenchon, ancien socialiste et fondateur du Parti de gauche (allié au PCF pour le scrutin européen), donne sa réponse au JDD: c’est non. Extraits de son entretien à paraître dimanche.

Martine Aubry vous propose de discuter d’une alliance politique, vous allez saisir cette main tendue?
S’il s’agit de cautionner une comédie, je n’en suis pas. La lettre de Martine est étrange. Qu’est ce que c’est que cette « maison commune », vocabulaire hérité de l’URSS de Gorbatchev? Elle écrit que nous avons déjà eu des « contacts informels« ? De quoi parle-t-elle? Je n’ai eu aucun contact avec le PS depuis la fondation du Parti de gauche. Et pourquoi faire comme si nos divergences ne portaient pas sur des sujets politiques très concrets? Il y a une municipale partielle à Aix. Nous avons monté une liste de gauche avec le PCF et le NPA, mais le PS fait liste commune avec le Modem, en rompant avec ses alliances de gauche de l’an dernier. On ne peut pas proposer l’union de la gauche au national, et avoir un comportement contraire à la base. Bref, la lettre d’Aubry sent le double jeu.

Ils s’opposent, comme vous, au gouvernement…
Ils s’opposent à leur façon: molle et confuse. Et le double langage n’en finit pas. Voyez comment ils ont accepté de placer le débat sur les retraites, sur la question de la pénibilité, exactement comme le demande Fillon, donc sans s’opposer, au préalable, à l’allongement de la durée de cotisation. Pas de maison commune possible avec qui est sur la ligne de Sarkozy sur les retraites.

Retrouvez dimanche l’intégralité de cet entretien dans le JDD

Au PCF, l’été sera « utile »

Créé par le 08 juil 2009 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche, Front de gauche

Par Nicolas MOSCOVICI
leJDD.fr
du Mercredi 08 Juillet 2009

Mardi, le PCF a lancé ses grands travaux d’été. Multipliant les initiatives, le parti de la place du colonel Fabien compte surfer sur son bon résultat obtenu sous la bannière Front de gauche lors du dernier scrutin européen. Outre le lancement d’un « cahier de vacances politiques », le Parti communiste travaille surtout au rassemblement en vue des élections régionales de 2010.

Le Parti communiste ne le passera pas l’été en « tongs« . D’abord parce que « ce n’est pas pratique pour défiler dans les manifestations« , raille Oliver Dartigolles, porte-parole du PCF, dans une amabilité à l’UMP qui en distribue allègrement sur les plages depuis 2006; ensuite, et surtout, parce que le parti de la place du colonel-Fabien compte passer un été studieux. « Utile« , précise Dartigolles, mais aussi ludique, le conseiller municipal de Pau ayant profité de la rencontre organisée mardi avec la presse pour présenter un « cahier de vacances politiques » siglé PCF. Tiré à plus de 1,6 million exemplaires, ce livret de huit pages de jeux et autres tests est destiné en particulier « à l’écrasante majorité des Français privés de leur droit aux vacances par la crise et la politique du gouvernement« . L’initiative entre selon lui dans une démarche de « modernisation de notre communication politique » et va de pair avec « la refonte du site internet du parti pour la fin de l’année« .

« Pas de miracle, du travail« 

Assis à ses côtés sur la terrasse du siège national, Marie-George Buffet et Pierre Laurent, respectivement n°1 et n°2 du PCF, font également le pari d’un été animé pour leur mouvement, surtout après l’embellie née du dernier scrutin européen et du bon score obtenu par le Front de gauche. Avec 6,5% des voix, l’attelage PCF-Parti de Gauche, de Jean-Luc Mélenchon, avait réussi à devancer le NPA d’Olivier Besancenot (5%). D’où l’intérêt de ne pas laisser retomber le soufflet, surtout que les élections régionales de 2010 se préparent dès à présent. Avec un objectif majeur: poursuivre le rassemblement à la gauche de la gauche autour d’un « projet combattif pour les régions« . Qualifiant de « pétards mouillés » les appels isolés lancés par certains – au PS notamment – Pierre Laurent annonce la couleur: « Pour parvenir au rassemblement du plus grand nombre, il n’y a pas de miracle, mais du travail« .

Au PCF, ce travail estival prendra la forme « d’ateliers à dimension populaire » qui seront « lieux de débats » et qui seront organisés dans l’ensemble du pays. L’université du parti au Vieux-Boucau (Landes) et surtout la Fête de l’Humanité mi septembre permettront de faire un premier bilan de ces initiatives. Place du colonel-Fabien, on pense qu’il sera positif. « Personne ne croyait à un rassemblement à gauche quelques mois avant les élections européennes, et pourtant nous y sommes parvenus« , s’est félicitée Marie-George Buffet, qui vise désormais une plus large union. Depuis les européennes, des contacts ont été pris. Le NPA fait bien évidemment partie des cibles de choix. « Je dis au NPA de venir participer aux ateliers« , a même lancé l’ancienne ministre, avec un bémol toutefois: fort de ses ambitions retrouvées, le PCF ne veut pas courir le risque de l’isolement. « Nous sommes sur une dynamique qui gagne et nous n’allons pas nous faire prier pour continuer à bouger les lignes« , a martelé Marie-George Buffet. « Nous devons être en mesure aujourd’hui de constituer des majorités autour d’un projet« , a pour sa part décrypté Pierre Laurent. Et l’ancien directeur de L’Humanité d’enfoncer le clou: « Nous ne sommes ni dans une logique d’alignement (au PS, ndlr), ni pour aller jouer dans le bac à sable. » A gauche, l’été devrait être chaud.

Le Front de gauche entre élargissement et écartèlement

Créé par le 03 juil 2009 | Dans : Front de gauche

POLITIQUE – Rassembler la gauche n’est pas mince affaire, le Parti de gauche et le Parti communiste en font la délicate expérience…

«Poursuivre et élargir le Front de gauche», tel était le vœu formulé début juin par Marie-George Buffet, après le bon score obtenu aux élections européennes par l’alliance du PCF, du Parti de gauche et de la Gauche unitaire… Elargir, d’accord, mais à qui? Un véritable numéro d’équilibriste, tant le grand écart entre le NPA d’Oliver Besancenot d’un côté, le PS de l’autre, semble périlleux. Ce vendredi soir, la secrétaire nationale du Parti communiste retrouve ses camarades Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche, PG) et Christian Picquet (Gauche unitaire) pour un forum-débat. En coulisses, les tractations ont déjà commencé pour les régionales de 2010.

Entre le Parti de gauche et le NPA, l’affaire semble rouler. Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot se sont rencontrés mardi et ont assuré que, quelles que soient leurs «divergences», leurs formations respectives «souhaitent œuvrer à la préparation d’une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences».

Mélenchon le cul entre deux chaises

«Nous préparons ensemble la rentrée sociale, mais aussi les régionales de 2010», a confirmé à 20minutes.fr Pierre-François Grond, membre du comité éxécutif du NPA. Les anticapitalistes sont prêts à présenter des listes «autonomes et indépendantes» aux régionales avec le PG, mais aussi avec Lutte ouvrière et les Alternatifs. Mais ils n’en démordent pas: «avec le PS, c’est impossible». Voilà qui douche les espoirs de Benoît Hamon, qui appelait à l’unité quelques jours plus tôt dans «Libération», estimant qu’il était temps de poser «la question de listes communes».

Voilà qui met aussi Jean-Luc Mélenchon dans une position délicate par rapport à ses alliés du PCF, qui ont une longue tradition d’alliance avec le PS, notamment pour les régionales. «La balle est dans le camp du PCF», lâche Pierre-François Grond. Le NPA ne ferme pas la porte aux communistes, à condition qu’ils acceptent de ne discuter avec le PS qu’au cas par cas, au second tour des régionales, mais pas avant.

«Le PCF n’a pas dit non, il se prononcera en octobre», assure à 20minutes.fr Eric Coquerel, secrétaire national du PG, chargé des relations extérieures et unitaires. Un proche de Marie-George Buffet confie pourtant au «Monde», ce vendredi, ne pas comprendre «la précipitation de Mélenchon» à discuter avec le NPA dès maintenant, perçue comme «une marque de manque de confiance».

«Un Front de gauche durable»

«Le PG, comme le PCF, veulent construire un Front de gauche durable, avec pour ambition d’être majoritaire à gauche dans les années à venir», annonce Eric Coquerel. Pourtant, Pierre-François Grond (NPA) l’affirme: «il n’est pas question que le NPA entre dans le Front de gauche».

Le Front de gauche n’est donc pas mort, et une nouvelle alliance se profile. François Delapierre, délégué général du PG, veut rassurer son monde: «Personne ne pense que le PS va rejoindre le Front de gauche». Olivier Besancenot et Marie-George Buffet auront l’occasion de discuter alliances dès lundi, au cours d’une réunion entre leurs partis respectifs.

Julien Ménielle dans 20 Minutes du 3/07/09

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