Gauche anti-libérale

Articles archivés

Sur le blog de Jacques Tourteaux  » revendications et internationalisme »: l’histoire du 1° mai

Créé par le 01 mai 2010 | Dans : Gauche anti-libérale

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-1er-mai-revendications-et 1er mai.La Havane.JPGLe 1er-mai.jpg1° mai à Cuba

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L’euro dans les mains du FMI : une rupture historique ( communiqué d’ATTAC France )

Créé par le 27 mar 2010 | Dans : Gauche anti-libérale, Pour une autre Europe

L’ accord entre les dirigeants de l’Eurogroupe annoncé hier, 25 mars 2010, pourrait marquer une rupture historique dans la construction européenne. Pour la première fois les dirigeants européens appellent au secours le Fonds Monétaire International pour aider un pays de la zone euro, la Grèce. L’accord est très imprécis sur les mécanismes de cette aide, et stipule qu’elle ne serait sollicitée « qu’en dernier ressort ». Mais il s’agit d’un abandon majeur de souveraineté des capitales européennes. Non contentes d’avoir renoncé à toute politique budgétaire européenne autonome ; non contentes d’avoir confié le pouvoir monétaire à une Banque centrale européenne indépendante de tout contrôle démocratique ; non contentes d’avoir dérégulé les marchés financiers et de laisser les fonds spéculatifs saigner à blanc les salariés, les PME, les services publics et maintenant les États eux-mêmes, les autorités de la zone euro décident aujourd’hui de partager la responsabilité de la monnaie européenne avec le Fonds Monétaire International. Ce dernier, largement contrôlé par les États-Unis, a toujours agi en fonction des intérêts de l’industrie financière internationale. C’est sans doute pour cela que les dirigeants européens, sur l’insistance d’Angela Merkel, ont accepté de lui confier les rênes. La BCE de M. Trichet n’aurait-elle pas donné assez de garanties de son orthodoxie financière ?
En même temps que les dirigeants de l’Eurogroupe prenaient cette décision, on apprenait que l’enquête ouverte par les autorités de régulation financière européenne sur la spéculation contre l’euro n’a donné aucun résultat : les régulateurs n’ont pas pu identifier les fonds spéculatifs qui attaquent la Grèce, et ont transmis le dossier … aux services secrets [
« Dérivés : l’accès à l’information progresse », Les Échos, 26-27 mars 2010] ! Déjà, le 16 mars dernier, les ministres des finances européens avaient renoncé à imposer aux fonds spéculatifs la simple obligation… de s’enregistrer. La démission du pouvoir politique devant les spéculateurs est véritablement indécente, au moment où se préparent partout, à commencer par la France, des plans de restrictions draconiennes dans les dépenses publiques et la protection sociale, pour satisfaire ces mêmes fonds spéculatifs qui ont provoqué la crise financière et l’aggravation des déficits publics !
 Il n’y a qu’une manière de stopper cette descente aux enfers de l’euro, de l’Europe et des peuples européens, que le sort de la Grèce préfigure : il faut taxer et réguler fortement les transactions financières, en commençant si nécessaire à l’échelle européenne. Il faut aussi que les États puissent emprunter à faible coût auprès de la BCE. Le FMI n’aura de légitimité à intervenir que le jour où, totalement réformé et démocratisé, il sera devenu une agence de l’ONU responsable de la stabilité financière et monétaire, ce bien public mondial.

Attac France,
Montreuil, le 26 mars 2010

Le mot «communisme», ses blessures, sa charge explosive

Créé par le 25 jan 2010 | Dans : Articles de fond, Gauche anti-libérale

Dans Libé Politiques 21/01/2010 à 00h00

Par DANIEL BENSAÏD Philosophe

Publié il y a trois semaines dans la revue «Contretemps», ce texte est le dernier de Daniel Bensaïd, mort le 12 janvier.

1. Les mots de l’émancipation ne sont pas sortis indemnes des tourments du siècle passé. […] Socialisme, révolution, anarchie même, ne se portent guère mieux que communisme. Le socialisme a trempé dans l’assassinat de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, dans les guerres coloniales et les collaborations gouvernementales au point de perdre tout contenu à mesure qu’il gagnait en extension. Une campagne idéologique méthodique est parvenue à identifier aux yeux de beaucoup la révolution à la violence et à la terreur. Mais, de tous les mots hier porteurs de grandes promesses et de rêves vers l’avant, celui de communisme a subi le plus de dommages du fait de sa capture par la raison bureaucratique d’Etat et de son asservissement à une entreprise totalitaire. La question reste cependant de savoir si, de tous ces mots blessés, il en est qui valent la peine d’être réparés et remis en mouvement.

2. [...] La tentation de se soustraire à un inventaire historique critique conduirait à réduire l’idée communiste à des «invariants» atemporels, à en faire un synonyme des idées indéterminées de justice ou d’émancipation, et non la forme spécifique de l’émancipation à l’époque de la domination capitaliste. Le mot perd alors en précision politique ce qu’il gagne en extension éthique ou philosophique. Une des questions cruciales est de savoir si le despotisme bureaucratique est la continuation légitime de la révolution d’Octobre ou le fruit d’une contre-révolution bureaucratique, attestée non seulement par les procès, les purges, les déportations massives, mais par les bouleversements des années 30 dans la société et dans l’appareil d’Etat soviétique.

3. On n’invente pas un nouveau lexique par décret. Le vocabulaire se forme dans la durée, à travers usages et expériences. Céder à l’identification du communisme avec la dictature totalitaire stalinienne, ce serait capituler devant les vainqueurs provisoires, confondre la révolution et la contre-révolution bureaucratique, et forclore ainsi le chapitre des bifurcations seul ouvert à l’espérance. Et ce serait commettre une irréparable injustice envers les vaincus, tous ceux et celles, anonymes ou non, qui ont vécu passionnément l’idée communiste et qui l’ont fait vivre contre ses caricatures et ses contrefaçons. Honte à ceux qui cessèrent d’être communistes en cessant d’être staliniens et qui ne furent communistes qu’aussi longtemps qu’ils furent staliniens !

4. De toutes les façons de nommer «l’autre», nécessaire et possible, de l’immonde capitalisme, le mot communisme est celui qui conserve le plus de sens historique et de charge programmatique explosive. C’est celui qui évoque le mieux le commun du partage et de l’égalité, la mise en commun du pouvoir, la solidarité opposable au calcul égoïste et à la concurrence généralisée, la défense des biens communs de l’humanité, naturels et culturels, l’extension d’un domaine de gratuité (démarchandisation) des services aux biens de première nécessité, contre la prédation généralisée et la privatisation du monde.

5. C’est aussi le nom d’une autre mesure de la richesse sociale que celle de la loi de la valeur et de l’évaluation marchande. La concurrence «libre et non faussée» repose sur «le vol du temps de travail d’autrui». Elle prétend quantifier l’inquantifiable et réduire à sa misérable commune mesure par le temps de travail abstrait l’incommensurable rapport de l’espèce humaine aux conditions naturelles de sa reproduction. Le communisme est le nom d’un autre critère de richesse, d’un développement écologique qualitativement différent de la course quantitative à la croissance. La logique de l’accumulation du capital exige non seulement la production pour le profit, et non pour les besoins sociaux, mais aussi «la production de nouvelle consommation», l’élargissement constant du cercle de la consommation «par la création de nouveaux besoins et par la création de nouvelles valeurs d’usage» : «D’où l’exploitation de la nature entière» et «l’exploitation de la terre en tous sens». Cette démesure dévastatrice du capital fonde l’actualité d’un éco-communisme radical.

6. La question du communisme, c’est d’abord, dans le Manifeste communiste, celle de la propriété :«Les communistes peuvent résumer leur théorie dans cette formule unique : suppression de la propriété privée» des moyens de production et d’échange, à ne pas confondre avec la propriété individuelle des biens d’usage. Dans «tous les mouvements», ils «mettent en avant la question de la propriété, à quelque degré d’évolution qu’elle ait pu arriver, comme la question fondamentale du mouvement». Sur les dix points qui concluent le premier chapitre, sept concernent en effet les formes de propriété. […] Ces mesures tendent toutes à établir le contrôle de la démocratie politique sur l’économie, le primat du bien commun sur l’intérêt égoïste, de l’espace public sur l’espace privé. Il ne s’agit pas d’abolir toute forme de propriété, mais «la propriété privée d’aujourd’hui, la propriété bourgeoise», «le mode d’appropriation» fondé sur l’exploitation des uns par les autres.

7. Entre deux droits, celui des propriétaires à s’approprier les biens communs, et celui des dépossédés à l’existence, «c’est la force qui tranche», dit Marx. Toute l’histoire moderne de la lutte des classes, de la guerre des paysans en Allemagne aux révolutions sociales du siècle dernier, en passant par les révolutions anglaise et française, est l’histoire de ce conflit. Il se résout par l’émergence d’une légitimité opposable à la légalité des dominants. Comme «forme politique enfin trouvée de l’émancipation», comme «abolition» du pouvoir d’Etat, comme accomplissement de la République sociale, la Commune illustre l’émergence de cette légitimité nouvelle. Son expérience a inspiré les formes d’auto-organisation et d’autogestion populaires apparues dans les crises révolutionnaires : conseils ouvriers, soviets, comités de milices, cordons industriels, associations de voisins, communes agraires, qui tendent à déprofessionnaliser la politique, à modifier la division sociale du travail, à créer les conditions du dépérissement de l’Etat en tant que corps bureaucratique séparé.

8. Sous le règne du capital, tout progrès apparent a sa contrepartie de régression et de destruction. Il ne consiste in fine «qu’à changer la forme de l’asservissement». Le communisme exige une autre idée et d’autres critères que ceux du rendement et de la rentabilité monétaire. […] Il ne saurait y avoir d’épanouissement individuel dans le loisir ou le «temps libre» aussi longtemps que le travailleur reste aliéné et mutilé au travail. La perspective communiste exige aussi un changement radical du rapport entre l’homme et la femme : l’expérience du rapport entre les genres est la première expérience de l’altérité et aussi longtemps que subsistera ce rapport d’oppression, tout être différent, par sa culture, sa couleur, ou son orientation sexuelle, sera victime de formes de discrimination et de domination. […]

9. Le Manifeste conçoit le communisme comme «une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous». Il apparaît ainsi comme la maxime d’un libre épanouissement individuel qu’on ne saurait confondre ni avec les mirages d’un individualisme sans individualité soumis au conformisme publicitaire ni avec l’égalitarisme grossier d’un socialisme de caserne. Le développement des besoins et des capacités singuliers de chacun et de chacune contribue au développement universel de l’espèce humaine. Réciproquement, le libre développement de chacun et de chacune implique le libre développement de tous, car l’émancipation n’est pas un plaisir solitaire.

10. Le communisme n’est pas une idée pure, ni un modèle doctrinaire de société. Il n’est pas le nom d’un régime étatique, ni celui d’un nouveau mode de production. Il est celui du mouvement qui, en permanence, dépasse/supprime l’ordre établi. Mais il est aussi le but qui, surgi de ce mouvement, l’oriente et permet, à l’encontre des politiques sans principe, des actions sans suites, des improvisations au jour le jour, de déterminer ce qui rapproche du but et ce qui en éloigne. A ce titre, il est, non pas une connaissance scientifique du but et du chemin, mais une hypothèse stratégique régulatrice. Il nomme, indissociablement le rêve irréductible d’un autre monde de justice, d’égalité et de solidarité ; le mouvement permanent qui vise à renverser l’ordre existant à l’époque du capitalisme ; et l’hypothèse qui oriente ce mouvement vers un changement radical des rapports de propriété et de pouvoir, à distance des accommodements avec un moindre mal qui serait le plus court chemin vers le pire.

11. La crise, sociale, économique, écologique, et morale d’un capitalisme qui ne repousse plus ses propres limites qu’au prix d’une démesure et d’une déraison croissantes, menaçant à la fois l’espèce et la planète, remet à l’ordre du jour «l’actualité d’un communisme radical» qu’invoqua Benjamin face la montée des périls de l’entre-deux-guerres.

Hue lance le MUP au secours de la gauche

Créé par le 05 nov 2009 | Dans : Gauche anti-libérale

L’ancien n°1 communiste qui avait quitté le PCF fin 2008, a annoncé le lancement du Mouvement unitaire progressiste. Une nouvelle formation censée œuvrer pour le rassemblement de la gauche.

LAURE EQUY

Hue a fait le tour du NEP et passe au MUP. Un an après avoir quitté avec fracas le conseil national du PCF pour lancer son association politique, le Nouvel espace progressiste, l’ancien dirigeant communiste a annoncé, ce mercredi, la création d’une «formation politique», le Mouvement unitaire progressiste. L’une des têtes d’affiche, fin août à Marseille, des Ateliers d’été du courant du socialiste Vincent Peillon, aux côtés de Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie) et de Marielle de Sarnez (Modem), Robert Hue, qui avait proposé un «pacte unitaire de progrès» au lendemain des européennes, s’efforce de creuser son sillon : le rassemblement de la gauche.

Ouvrir une énième boutique à gauche au nom d’une «dynamique unitaire», toujours un peu paradoxal, non? Le sénateur du Val-d’Oise rétorque qu’il ne s’agit pas d’un «parti de plus», «vertical, pyramidal», bref has been, mais d’un «mouvement» «transversal, horizontal». Une forme plus souple, sans «chapelle ni pré-carré» et susceptible, selon lui, de séduire des associatifs, syndicalistes et autres «hommes et femmes de gauche en déshérence» qui seraient allergiques aux «carcans partisans» mais aussi des militants déjà encartés ailleurs, les statuts du MUP autorisant la double appartenance.

Rien à voir non plus avec le Parti de gauche de l’ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon, «fabriqué d’en haut» et lancé, avec le Front de gauche, dans «un combat contre l’autre partie de la gauche», torpille Hue: «Je ne participerai pas à une gauche qui divise d’emblée.» Les ponts sont aussi coupés entre le PCF et son ancien secrétaire national, «à mille lieux de l’appareil» du parti de Marie-George Buffet, qui ne «[se reconnaît] pas dans sa stratégie» et se veut désormais «communiste autrement».

Le «PGCM de la gauche»

Le MUP, qui entend participer à tous les rendez-vous électoraux, plaide, d’ailleurs, de son côté, pour des listes de rassemblement de la gauche dès le premier tour des régionales de mars 2010. Et Robert Hue, qui pourrait être candidat dans le Val-d’Oise, va contacter les présidents (PS) de régions sortants pour proposer les services du MUP.

Même si le NEP, avec «quelques centaines d’adhérents», n’a guère décollé, – «c’était juste un club politique», fait-il valoir, Hue veut voir plus grand, siglant déjà l’ambition de son nouveau mouvement : être le «PGCM de la gauche». Comprendre «le plus grand commun multiplicateur». Et de filer la métaphore mathématique : «Au contraire de ceux qui soustraient, qui divisent ou qui n’additionnent que leurs ambitions personnelles, on veut multiplier.»

Sur le fond, le MUP, qui s’appuie sur un «tryptique démocratie, partage, sécurité», suggère trois réformes «essentielles»: la suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel direct, responsable, pour Hue, d’une «hyperpersonnalisation du pouvoir», la «réduction massive» des inégalités salariales – via une augmentation du Smic et la «taxation des hauts salaires et des entreprises qui les versent» – et une «réduction massive du budget militaire». Le fondateur du MUP aura aussi l’occasion de pousser ses propositions en matière d’éducation, le 14 novembre à Dijon, lors d’une nouvelle rencontre organisée par l’Espoir à gauche (PS) de Peillon. Et de poser pour une seconde photo de famille «progressiste» – non sponsorisée par Solférino – avec socialistes, écologistes et centristes.

Succès populaire de la « votation » sur La Poste

Créé par le 05 oct 2009 | Dans : Gauche anti-libérale, Gouvernement, Santé-social-logement

Pari gagné pour la soixantaine d’organisations et d’associations regroupées dans le Comité national contre la privatisation de La Poste. Près de 2,1 millions de personnes se sont prononcées « contre la privatisation de La Poste » (et 31 700 pour) lors de la « votation citoyenne » sur le changement de statut qui s’est achevée samedi 3 octobre. Le comité qui organisait ce scrutin demande à être reçu par le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, et réclame la tenue d’un référendum. Lundi 5 octobre, ses membres réfléchissaient à une nouvelle initiative : une manifestation décentralisée ou une seconde votation.  

Le ministre de l’industrie, Christian Estrosi, a ironisé sur la consultation qui rappelle, à ses yeux, « les grandes heures de l’Union soviétique ». « Que les Français disent « Sauvez La Poste », je trouve ça très bien », a-t-il déclaré, sous-entendant que le service postal pour lequel se sont mobilisés les votants n’est pas différent de celui que propose le gouvernement dans le projet de loi qui doit être examiné au Parlement avant la fin de l’année. En s’exprimant contre le changement de statut, les citoyens se sont aussi prononcés sur le rôle du service public.

Le gouvernement prévoit la transformation de La Poste en société anonyme à capitaux publics à partir de 2010. « La Poste restera 100 % publique », jure M. Estrosi. Ces assurances maintes fois répétées n’ont pas suffi à juguler les craintes d’une soumission accrue à des obligations de résultats financiers et d’une privatisation à terme des activités les plus rentables. Les participants au scrutin rappellent les précédents de France Telecom, d’Air France et de Gaz de France, les engagements pris sous les précédentes législatures n’ayant pas été tenus.

Type de consultation inédit

Quelles conséquences pour le débat à venir ? En choisissant cette forme de consultation inédite, l’ensemble des composantes de la gauche a, en quelque sorte, fait ce que Nicolas Sarkozy avait dit qu’il ferait et qui n’a pas été fait : donner aux citoyens la possibilité de s’exprimer sur « tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent », comme il est désormais inscrit dans la Constitution (Le Monde du 28 septembre).

Votée lors de la révision constitutionnelle de juillet 2008, cette disposition permet à un cinquième des parlementaires – soit 184 élus -, si leur initiative est soutenue par un dixième des électeurs inscrits – soit environ 4,5 millions de personnes -, de demander au chef de l’Etat que le projet de loi soit soumis à un référendum. Mais cette procédure suppose l’adoption d’une loi organique en précisant les modalités, que le gouvernement n’a toujours pas présentée. L’opposition, qui voulait s’appuyer sur cette disposition pour solliciter la population sur l’avenir de La Poste, en a ainsi été privée.

La gauche demande à présent que soit organisé un « vrai » référendum. Faute de texte d’application de la réforme constitutionnelle, reste l’actuel article 11 de la Constitution qui permet au président de la République, sur proposition du gouvernement, de soumettre un projet de loi au référendum. Ce n’est pas l’intention du chef de l’Etat, ni celle du gouvernement. L’approbation du projet de loi restera donc du seul ressort du Parlement, qui devra cependant tenir compte d’un sentiment qui s’est massivement exprimé.

Patrick Roger

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