La France trahie

Articles archivés

Lisbonne contre l’intérêt et la liberté de la France par Jean Pierre Chevènement

Créé par le 20 oct 2007 | Dans : Blog du Che, La France trahie, Le Che, Pour une autre Europe

Le Président Sarkozy, au lieu de s’appuyer sur le « non français » pour obtenir des concessions sur le gouvernement économique de la zone euro, sur la politique monétaire ou sur la préférence communautaire a capitulé sur toute la ligne.

Le traité de Lisbonne consacre la rupture de l’égalité fondatrice de la France et de l’Allemagne dans les institutions européennes (chacune disposant de 29 voix) en instaurant une pondération démographique : la France pèsera désormais moins que les ¾ de l’Allemagne qui, avec l’appui de nombreux Etats-clients, pourra faire jouer partout la minorité de blocage. La relation franco-allemande en sera durablement déséquilibrée et affaiblie.Quant au Haut Représentant de l’Union pour la politique extérieure dans une Europe à 27 largement inféodée à Washington, que pourra-t-il dire le jour où M. Bush décidera de lancer ses missiles sur l’Iran : rien qui puisse le contrarier ! Et la France là-dedans ? Elle ne va pas contredire l’Europe. Elle s’écrasera donc !

Voilà à quoi conduit la politique de M. Sarkozy : elle prétend relancer l’Europe mais en fait elle va contre l’intérêt et contre la liberté de la France, et par conséquent contre l’idée même d’une Europe européenne.

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Lisbonne ou le traité complexifié par Jean Pierre Chevènement

Créé par le 20 oct 2007 | Dans : Blog du Che, La France trahie, Le Che, Pour une autre Europe

Vous avez entendu comme moi « mini-traité » ou encore « traité simplifié » pendant la campagne présidentielle. Beaucoup reprennent ces expressions, je veux le croire par inadvertance.

Avec 256 pages, y compris les déclarations annexées, le traité de Lisbonne n’est qu’une pluie d’articles modifiant les traités de Rome et de Maastricht. Incompréhensible ! Illisible !

Tout cela pour donner le change et occulter le fait que 90 % des dispositions du projet de Constitution européenne ont été reprises par le traité de Lisbonne ! Celui-ci mérite ainsi d’être plutôt appelé « le traité complexifié ». Ses auteurs, conscients de l’énormité de la chose, l’ont pudiquement appelé « traité modifié ».

La démocratie est doublement bafouée dans la forme et dans le fond puisque le Président de la République s’arroge le droit de faire rentrer par la lucarne parlementaire ce que le peuple avait sorti par la grande porte du suffrage universel.

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Les socialistes slaloment sur la question européenne

Créé par le 20 oct 2007 | Dans : La France trahie, Parti socialiste, Pour une autre Europe

MATTHIEU ÉCOIFFIER

QUOTIDIEN LIBERATION : samedi 20 octobre 2007

Le nouveau traité européen, une patate chaude pour la gauche. Pour l’heure, exiger un référendum pour le ratifier (au lieu de la voie parlementaire choisie par Nicolas Sarkozy) permet d’afficher un consensus. De François Hollande à Jean-Pierre Chevènement qui dénonce «un coup d’Etat» s’il n’y avait pas de consultation populaire, en passant par Marie-George Buffet, tous les ténors ainsi que la vingtaine d’organisations – d’Attac à la LCR – à l’origine de la victoire du non au traité constitutionnel européen (TCE), en 2005, réclame un référendum. Sauf qu’au PS et chez les Verts beaucoup seraient bien embêtés si le chef de l’Etat les prenait au mot. «A trois mois des municipales, personne ne souhaite voir ressurgir le spectre de la division entre nonistes et ouistes, convient un dirigeant socialiste. Ce texte médiocre ne mérite pas qu’on s’explose dessus. Il faut sortir de la crise de nerf dès qu’il s’agit d’Europe et qu’on arrête de croire qu’on peut refaire le 29 mai 2005.»

Résultat, la ligne officielle du PS slalome pour rassembler : «Ce texte ne mérite ni excès d’honneur ni excès d’indignité», explique Benoît Hamon, secrétaire national aux affaires européennes. Pour cet ex-noniste, «ce traité propose un déblocage institutionnel pour mieux fonctionner à 27. Ce n’est pas le TCE et en même temps ce n’est pas un bon texte pour relancer la construction européenne». Chez les fabiusiens on se dit «prêts à emboîter le pas d’Hamon. On s’oriente vers un refus de vote ou une abstention à l’Assemblée», explique l’eurodéputé Henri Weber. Du côté d’Attac, on compte sur une explication de texte des 297 amendements «reprenant la troisième partie rejetée par les Français» pour faire monter la sauce.

Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Parisien: «Seul le peuple peut revenir sur un référendum populaire»

Créé par le 18 oct 2007 | Dans : Blog du Che, La France trahie, Pour une autre Europe, Projet politique

Propos recueillis par Renaud Dely et Henri Vernet, Le Parisien, jeudi 18 octobre 2007.

Le Parisien : Pourquoi jugez-vous que ce texte n’a rien d’un « traité simplifié » ?
Jean-Pierre Chevènement:
M. Giscard d’Estaing a déjà répondu le 17 juillet, devant le Parlement européen : « En termes de contenu, les propositions demeurent largement inchangées, elles sont juste présentées de façon différente. (…) Les gouvernements européens se sont mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler. » Cette morgue en dit long : nos élites ont honte du non du peuple français. Et le président de la République a accepté, comme le voulait Mme Merkel, « la substance de la Constitution européenne ».

Quel problème y voyez-vous ?
Le président de la République a-t-il le droit de faire ratifier par le Parlement un traité reprenant l’essentiel d’une Constitution qui a été rejetée par référendum par le peuple français ? Seul le peuple peut revenir sur un référendum populaire. Comme l’a relevé un professeur de droit public, Mme Anne-Marie Le Pourhiet, le président de la République n’a pas le droit d’interpréter seul la volonté du peuple français. C’est un véritable coup d’Etat ! Certes, M. Sarkozy avait annoncé pendant la campagne qu’il soumettrait au Parlement un « mini-traité » ou un « traité simplifié » mais ce n’est pas du tout de cela qu’il s’agit : le nouveau traité compte 256 pages de modifications aux traités de Rome et de Maastricht. Le texte est d’une complexité effarante et il est totalement inaccessible.


Ce texte n’est donc pas le fameux plan B que réclamait le camp du non en 2005 ?
En aucune manière. Le plan B, c’était un gouvernement économique de la zone euro, un changement des statuts de la Banque centrale européenne pour inscrire dans ses missions la croissance et l’emploi, une facilitation des coopérations renforcées. M. Sarkozy n’a, en aucune manière, réalisé une synthèse du oui et du non.

Il a quand même fait retirer la clause qui érigeait la « libre concurrence » comme objectif de l’UE…
Non. Voyez les dispositions relatives au marché intérieur : elles stipulent l’accord des membres sur un système où la concurrence n’est pas faussée. Toutes les critiques qui étaient faites à la Constitution peuvent l’être au traité simplifié. M. Sarkozy a accepté que la France puisse ne pas avoir de commissaire européen à partir de 2014. On n’a pas de ministre des Affaires étrangères européen, mais un haut représentant : si, demain, les Etats-Unis décident d’effectuer des frappes militaires sur l’Iran, que dira le haut représentant ? Poser la question, c’est y répondre : il s’alignera sur Washington.

Vous jugez que ce traité fait la part belle au camp libéral ?
C’est évident. C’est une victoire de Mme Merkel et des libéraux. Rien sur la préférence communautaire ! Rien sur la possibilité d’organiser une initiative européenne de croissance ! Avec un euro à 1,50 dollar, nous serons désarmés !

Vous réclamez donc un référendum ?
Comme Ségolène Royal l’avait proposé pendant sa campagne, il faudrait que ce traité soit soumis à référendum par le président de la République. Je souhaite que le PS le propose comme il s’y était lui-même engagé dans son projet.

 Jeudi 18 Octobre 2007

Chevènement: adopter le nouveau traité sans référendum, « un coup d’Etat »

Créé par le 18 oct 2007 | Dans : Blog du Che, La France trahie, Pour une autre Europe, Projet politique

PARIS (AFP) – Jean-Pierre Chevènement estime que le nouveau traité européen qui doit remplacer la Constitution européenne doit être soumis à référendum et que le faire « ratifier par le Parlement » constituerait « un véritable coup d’Etat »

« Le président de la République a-t-il le droit de faire ratifier par le Parlement un traité reprenant l’essentiel d’une Constitution qui a été rejetée par référendum par le peuple français? » s’interroge M. Chevènement dans une interview au quotidien Le Parisien.

« Seul le peuple peut revenir sur un référendum populaire ». « Le président de la République n’a pas le droit d’interpréter seul la volonté du peuple français. C’est un véritable coup d’Etat! », estime le président d’honneur du MRC.

Selon lui, le nouveau texte n’est pas un traité simplifié, c’est un texte qui « compte 256 pages de modifications aux traités de Rome et de Maastricht » et qui est d’ »une complexité effarante ». « Il est totalement inaccessible ».

« Toutes les critiques qui étaient faites à la Constitution peuvent l’être au traité simplifié », résume-t-il.

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