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Le «Che» à la reconquête de son mandat de député

Créé par le 10 juin 2007 | Dans : Elections, Le Che

Battu en 2002, Jean-Pierre Chevènement cherche à récupérer le siège qu’il occupait depuis 1973. Un combat difficile: dans la 2e circonscription du Territoire de Belfort, Nicolas Sarkozy a nettement devancé Ségolène Royal au second tour de l’élection présidentielle.

Par Thomas Calinon, envoyé spécial à Belfort

LIBERATION.FR : samedi 9 juin 2007

Le «Che» est en campagne. Dans le Territoire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement bataille pour reconquérir la deuxième circonscription, perdue en 2002.

Depuis 1973, le maire de Belfort et président d’honneur du MRC a conquis ce siège de député à huit reprises. La neuvième tentative, dans la foulée d’une candidature à l’élection présidentielle qui le vit recueillir 5,33 % des suffrages au premier tour, s’est soldée par un échec cuisant: victoire du jeune candidat de droite, Michel Zumkeller, avec presque huit points d’écart.

Au premier tour, le socialiste Yves Ackermann, qui a depuis ravi la présidence du conseil général au MRC, talonnait JPC. «En 2002, j’avais été battu par la conjonction de la droite et du PS, dit Chevènement. Cette fois, la situation me semble un peu moins compliquée». Voire…

Au deuxième tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a nettement devancé Ségolène Royal dans la circonscription (52,99 %) ainsi qu’à Belfort (51,14 %). Pour Jean-Pierre Chevènement, qui s’est fortement impliqué dans la campagne de la candidate socialiste, il faut y voir la raison de son nouveau tour de piste aux législatives: «Si Ségolène Royal l’avait emporté, si la gauche avait été majoritaire localement, je ne me serais pas représenté. La situation me paraissait difficile et je suis le seul à avoir l’abattage pour battre le député sortant. Tout le monde a considéré que je devais y aller par devoir».

Officiellement soutenu par le PS, le voilà donc reparti à sillonner les quarante-deux communes de la circonscription, dont Belfort ne représente qu’un petit tiers. S’il est élu, ses dossiers prioritaires seront «l’industrie automobile et la sous-traitance», en mauvaise passe, «la poursuite de la diversification économique du Territoire de Belfort et l’urbanisme». Et en cas de défaite? «Si j’étais désavoué une seconde fois, j’en tirerais les conséquences. Ça veut dire que je ne me représenterais certainement pas à la mairie en 2008.»

Le tract de Michel Zumkeller en mains, Jean-Pierre Chevènement raille le bilan du député sortant, qui mentionne entre autres «la réhabilitation» d’une mairie et «l’aide à l’achat d’un logiciel» pour un centre culturel: «C’est un député qui a un tout petit bout de la réserve parlementaire et qui résume son bilan aux quelques sous qui lui sont consentis. Ce n’est pas ce que j’appelle un parlementaire. Ça, c’est même pas l’assistante sociale!»

Zumkeller est selon lui un «député de proximité», ce qui n’a rien de noble dans la bouche de l’ancien ministre de l’Intérieur. Mais l’intéressé revendique l’expression. «Je ne sais pas faire de la politique autrement qu’en étant à côté des gens, affirme Michel Zumkeller, membre du Parti radical associé à l’UMP. C’est un vrai choix politique qu’ont à faire les électeurs. D’un côté, Chevènement, qui pense qu’il faut être à Paris pour peser et se vante d’avoir un carnet d’adresses long comme le bras, de l’autre un député qui est sur le terrain, qui écoute les gens et leur apporte des réponses.»

Le député sortant a «du respect pour Chevènement». Il ne dit donc pas «que c’est l’homme du passé», mais plutôt «qu’il n’incarne plus l’avenir du Territoire de Belfort». Cette élection, il la «sent bien», et pas seulement parce que «vu comment les affiches de Chevènement sont collées, il n’y a plus grand monde au MRC»: «La gauche est divisée et ils vont avoir du mal à recoller les morceaux entre les deux tours».

Comme en 2002, Jean-Pierre Chevènement est en effet attaqué sur sa gauche. Cette année, c’est l’avocat socialiste Alain Dreyfus-Schmidt qui s’y colle. Le PS local, qui a longtemps refusé l’accord national réservant la circonscription à un candidat MRC, ayant finalement jeté l’éponge, «ADS» tente sa chance en solo.

«Il est hors de question de faire allégeance à Chevènement. Si on ne le pousse pas, il n’y a aucune raison qu’il s’en aille», affirme le candidat. Sa dissidence lui vaut d’être désormais exclu du PS. Son score est la grande inconnue du scrutin. «ADS» n’a pas de mandat, mais son nom parle aux Belfortains: son grand-père, Pierre, fut député et maire de la ville; son père, Michel, est sénateur socialiste du Territoire de Belfort depuis 1980.

En plus, «il est soutenu en sous-mains par certains élus PS», note Jean-Pierre Chevènement. Le meilleur ennemi de JPC, Raymond Forni (PS), président du conseil régional de Franche-Comté, est ainsi membre du «comité de soutien des élus socialistes contre l’exclusion du PS d’Alain Dreyfus-Schmidt». «Les militants souhaitaient une candidature socialiste, mais ça ne s’est pas fait à cause de manoeuvres au niveau de la fédé de Belfort, commente Forni. J’apprécie la démarche d’Alain Dreyfus-Schmidt qui porte notre bannière face à quelqu’un qui nous a trahi trois fois.» A ce niveau-là, c’est un peu plus qu’un soutien «en sous-main».

Chevènement tente de retrouver son siège perdu

Créé par le 10 juin 2007 | Dans : Elections, Le Che, MRC-PS

 Par Thomas CALINON

QUOTIDIEN LIBERATION : samedi 9 juin 2007

Jean-Pierre Chevènement ? « Un homme exceptionnel, solide, expérimenté » a dit cette semaine Ségolène Royal. L’ex-candidate socialiste à l’élection présidentielle était à Belfort pour soutenir celui qui l’a soutenu dans la course à l’Elysée. Pas sûr que ce renvoi d’ascenseur connaisse davantage de succès… Chevènement, maire de Belfort et président d’honneur du MRC, lutte pour reconquérir le siège de député de la 2e circonscription du Territoire-de-Belfort. Il l’a perdu en 2002, premier échec depuis 1973. Le député sortant, Michel Zumkeller (UMP), entend bien «rebattre» JPC, histoire de faire taire ceux qui estiment qu’il a été élu «sur un coup de chance» il y a cinq ans. Le scrutin présidentiel, remporté dans la circonscription par Nicolas Sarkozy (52,99 %), joue en sa faveur. De même que la dissidence du socialiste Alain Dreyfus-Schmidt (exclu du parti, mais soutenu par certains cadres), qui refuse l’accord PS-MRC réservant la circonscription à Chevènement au motif que ce dernier «a trahi le PS à tours de bras depuis quinze ans». Pris entre deux feux, Jean-Pierre Chevènement joue de sa stature nationale pour emporter la mise. En cas de désaveu, il en « [tirera] les conséquences». La phrase annonce une possible fin de règne à la mairie de Belfort.

Jean-Pierre Chevènement : « Un grand parti de gauche, ancré dans les couches populaires, capable de gouverner et donc structuré par un logiciel républicain »

Créé par le 23 mai 2007 | Dans : Blog du Che, Débats autour de la refondation de la gauche, Le Che, Projet politique

 23 Mai 2007

Dans un entretien à paraître en juin dans la revue Utopie critique, Jean-Pierre Chevènement dessine les grandes lignes de la refondation de la gauche.

Extraits de l’entretien :
« Ségolène Royal, pendant sa campagne électorale, a cherché une mise à niveau du PS dans l’urgence. Je l’y ai aidée de mon mieux et je continuerai à le faire, non pas en direction d’une ouverture « centriste » qui n’avait qu’un intérêt tactique entre les deux tours, mais en vue de créer un grand parti de gauche, ancré dans les couches populaires, capable de gouverner et donc structuré par un logiciel républicain.
Il n’y a pas d’autre alternative. La social-démocratie en France n’a pas de sens en raison de l’émiettement syndical et de la tradition de séparation entre le politique et le syndical qui remonte à la Charte d’Amiens (1902). La jeunesse pourra alors s’engager dans ce grand parti de gauche qui est à construire avec elle.
Avec le MRC, je l’aiderai de mon mieux à trouver ses repères. Aucun parti de gauche ne peut se passer d’une grille de lecture du monde. Comprendre le monde pour le transformer, pour changer les règles du jeu de la mondialisation libérale reste un préalable à toute refondation réussie de la gauche française. »

(…)

« La gauche qui se dit antilibérale doit cesser de jeter l’ostracisme sur l’idée républicaine, comme elle l’a fait dans la dernière période. Nous avons toujours lutté pour aider la gauche à lutter contre ses mauvais démons : il y a urgence à redresser ses analyses sur des sujets essentiels comme la nation, l’Europe, la sécurité, les rapports avec les pays du Sud.
Il faut rompre avec les visions angéliques ou laxistes qui ont plombé la gauche face à N. Sarkozy : celui-ci a su récupérer et détourner des valeurs républicaines que la gauche n’aurait jamais dû laisser tomber en déshérence. C’est par ce combat idéologique intransigeant dans la gauche elle-même que commencera la reconquête. Rien n’est perdu. Tout est à reprendre. »

L’entretien intégral sera publié en juin dans Utopie critique et sur le blog de Jean Pierre Chevènement.

Réaction de Jean-Pierre Chevènement à l’annonce de la composition du gouvernement

Créé par le 18 mai 2007 | Dans : Blog du Che, Gouvernement, Le Che

  18 Mai 2007 sur le blog de Jean Pierre Chevènement http://www.chevenement.fr/index.php

Communiqué de Jean-Pierre Chevènement, vendredi 18 mai 2007

Si le choix d’un gaulliste social à la tête du gouvernement peut paraître comme un élément de rééquilibrage, l’autonomie du Premier ministre vis à vis de Nicolas Sarkozy risque d’être réduite.

La séparation de Bercy en deux ministères serait une bonne chose, si le mot « industrie » figurait dans le portefeuille de M. Borloo. Il n’y figure malheureusement pas.

Quant à la nomination de MM. Kouchner et Jouyet aux Affaires étrangères et européennes, cette manœuvre de bas étage ne laisse augurer rien de bon pour la suite. Indépendamment de leurs personnalités attachantes, l’un et l’autre ont toujours symbolisé la droite dans la gauche. Le théoricien du devoir d’ingérence, Bernard Kouchner fournira des munitions idéologiques pour justifier l’alignement sur les Etats-Unis : a-t-on jamais vu les faibles s’ingérer dans les affaires des forts ?

Quant à Jean-Pierre Jouyet, on ne peut guère compter sur ce dévot de l’européisme qui a toujours sanctifié l’orientation libérale de la construction européenne, pour en redresser le cours.

L’ouverture de la droite vers la droite qui nichait dans la gauche ne trompera personne. Cette pseudo « ouverture » n’est en fait qu’une couverture : elle servira à justifier le retour au bercail atlantiste, les tentations néocoloniales et les dérives européistes.

Un seul aspect positif à cette manoeuvre de couverture : elle renforce la gauche en l’épurant.

Première erreur par Jean Pierre Chevènement

Créé par le 14 mai 2007 | Dans : Blog du Che, Le Che

  14 Mai 2007

M. Sarkozy, selon Le Monde, propose à Bernard Kouchner les Affaires Etrangères. Ce théoricien du « devoir d’ingérence » accélèrera, s’il est choisi, l’alignement de notre politique étrangère sur celle des Etats-Unis : a-t-on jamais vu les faibles s’ingérer dans les affaires des forts ?

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