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Royal, « un leader pas tout à fait comme les autres », selon Chevènement

Créé par le 13 mai 2007 | Dans : Bilan de la campagne présidentielle, Débats autour de la refondation de la gauche, Elections, Le Che, Ségolène Royal

PARIS (AP) – Ségolène Royal ne pouvait pas faire en cinq mois de campagne ce qui aurait dû être fait depuis 15 ans au Parti socialiste, a estimé dimanche Jean-Pierre Chevènement en relevant que la candidate malheureuse à la présidentielle n’était « pas une dirigeante comme les autres ». Selon lui, le PS peut avoir à la fois un secrétaire général et un « leader charismatique ».

« Il n’y a pas de courage à accabler aujourd’hui Ségolène Royal de critiques qu’on ferait bien quelquefois de s’appliquer à soi-même », a déclaré le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) lors du « Grand Jury » RTL- »Le Figaro »-LCI.

« Vous ne pouvez pas faire en cinq mois ce qui aurait dû être fait depuis 15 ans », a ajouté Jean-Pierre Chevènement qui soutenait la candidate socialiste durant sa campagne. « Il y a eu une réflexion chez beaucoup de socialistes, mais il n’y a pas eu une réflexion collective suffisamment profonde ».

Il lui semble « que Ségolène Royal a acquis un certain nombre de titres, 17 millions même, qui sont les suffrages des Français, pour être un leader pas tout à fait comme les autres. Mais il y a aussi d’autres responsables qui doivent pouvoir jouer leur rôle ».

« Nous n’avons pas de trop de tous les talents », a considéré l’ancien ministre. Assurant qu’il ne contestait pas la légitimité du premier secrétaire François Hollande, il a noté: « le parti peut avoir un secrétaire général, c’était le cas de Paul Faure, et puis un leader charismatique, c’était Léon Blum ».

Alors que Ségolène Royal a souhaité que le futur candidat socialiste à l’Elysée soit désigné lors du premier congrès après les législatives, Jean-Pierre Chevènement a jugé que « la priorité, c’est une refondation de la gauche ».

« Mais je pense qu’il serait judicieux en effet de désigner assez longtemps à l’avance -enfin, d’ici 2012 nous avons un peu de temps- le candidat », a poursuivi le président d’honneur du MRC. « Pour moi, ça doit venir après l’acte de refondation mais ça peut arriver en même temps ». AP

Jean-Pierre Chevènement souhaite voir naître un grand parti qui récupère les valeurs républicaines : «La gauche doit savoir où elle habite»

Créé par le 08 mai 2007 | Dans : Articles de fond, Bilan de la campagne présidentielle, Blog du Che, Débats autour de la refondation de la gauche, Le Che, Projet politique

Présidentielle La bataille à gauche Jean-Pierre Chevènement souhaite voir naître un grand parti qui récupère les valeurs républicaines :

«La gauche doit savoir où elle habite»

Par Renaud DELY

QUOTIDIEN LIBERATION : mardi 8 mai 2007

      

Pilier de la campagne de Royal, Jean-Pierre Chevènement plaide pur un nouveau «grand parti de gauche rassembleur» qui n’exclue pas de nouer des alliances au centre.

Cette défaite, c’est la faute de la candidate, de la stratégie, du projet ? 

Très clairement, ce n’est pas de la faute de la candidate, qui a donné le meilleur d’elle-même. C’est le résultat de l’état relatif de la gauche et de la droite. Nicolas Sarkozy a su, depuis des années, détourner un certain nombre de valeurs républicaines : le travail ­ c’est un comble ! ­ l’effort, le mérite, la nation même, valeurs que la gauche n’aurait jamais dû laisser choir. Notre candidate a cherché à les récupérer. Elle a insisté sur l’indissociabilité des droits et des devoirs, le «gagnant-gagnant», le refus de l’assistanat. Mais elle ne pouvait, à elle seule, pallier en peu de mois l’insuffisance d’une réflexion et d’une action collectives.

Une panne qui remonte au désastre du 21 avril 2002 ? 

Bien avant. Depuis la fin des années 80, le PS n’a pris aucune distance avec son tournant social-libéral. Il ne l’a ni critiqué, ni assumé. Il n’a pas fait sa conversion républicaine, il a fait, sans le dire, sa conversion libérale. Les socialistes auraient pu prendre le temps de trier le bon grain de l’ivraie. Mais, sous François Mitterrand, c’était le règne des «Commandements de Dieu». Puis vint l’époque d’un «droit d’inventaire» qui, de fait, n’a jamais été exercé. Enfin, depuis le 21 avril 2002, la gauche s’est tétanisée. Il n’y a pas eu de critique réfléchie des années 1997- 2002. Cette période est devenue taboue. Ségolène Royal a été amenée à faire des avancées qui étaient plutôt des échappés belles mais solitaires, sur des questions comme la République, la nation, dont on ne parlait plus beaucoup à gauche depuis longtemps, la sécurité ou l’Education.

Avec «l’ordre juste», ou l’autorité, certains reprochent à Royal de s’être placée sur le terrain de l’adversaire… 

C’est une erreur fondamentale. Historiquement, ce sont des valeurs républicaines. Mai 68 a été un moment de l’Histoire mais il serait absurde de lui opposer Jules Ferry. Moi-même, j’ai souhaité que l’école de la République relève les défis de la modernité dès que je suis devenu ministre de l’Education en 1984. L’habileté de Sarkozy a été d’enfermer la gauche dans cette caricature de laxisme et d’esprit soixante-huitard. La gauche n’avait pourtant aucune raison de se laisser ainsi «encager». Sarkozy a exploité abusivement les incidents de la gare du Nord en rejetant Ségolène Royal du côté des délinquants. Sarkozy a amalgamé dans une sorte d’enclos les immigrés, les «assistés» et les délinquants, en dressant contre eux la masse des «honnêtes gens», comme on disait au XIXe siècle. C’est la technique classique du bonapartisme : «Que les méchants tremblent et que les bons se rassurent !» 

Alors, sur quelles bases refonder la gauche ? 

Il faut que la gauche récupère la République, dont les valeurs sont aussi le travail, la liberté, la laïcité, le refus des communautarismes, le patriotisme, etc. Elle doit se réapproprier le regard républicain, qui s’oppose au regard ethnique et voit dans l’autre ses qualités avant de voir s’il a le cheveu crépu ou la tignasse blonde. Il est nécessaire de trouver ces «points justes» qui permettront à la gauche de reconquérir une hégémonie culturelle.

Redoutez-vous que les dirigeants du PS veuillent «rénover» la gauche en s’inspirant de Tony Blair ? 

Sur beaucoup de choses, Tony Blair n’a pas eu tout faux, par exemple sur les services publics. Et je l’ai moi aussi souvent cité : «Dur avec le crime, dur avec les causes du crime.» Mais on ne peut pas importer en France le modèle britannique. Depuis deux siècles, le modèle français, c’est le modèle républicain. La gauche doit se doter d’un projet ouvert à ceux qui se disent sociaux-démocrates, communistes, radicaux, démocrates, chrétiens progressistes et, bien sûr, aux républicains de tradition socialiste, qui sont beaucoup plus nombreux que les adhérents du MRC.

Vous souhaitez un nouvel Epinay ? 

A terme, oui. Le cycle inauguré en 1971 s’est achevé. Il n’y a plus de bipolarité du monde. L’influence du PCF est résiduelle. Cela ne veut pas dire qu’il faille plier devant la globalisation, la dictature de l’actionnariat, le capitalisme financier sans frontières. Il faut comprendre le monde pour le transformer. La gauche française manquerait à sa vocation si elle n’était que gestionnaire. Il faut trouver le centre de gravité d’un grand parti de gauche, rassembleur, qui renoue avec un débat d’idées qui nous a beaucoup manqué depuis une vingtaine d’années.

Ce parti pourrait-il se tourner vers le centre ? 

Il ne doit exclure aucune stratégie d’alliances, mais les alliances ne viennent qu’après. Avant de pratiquer l’ouverture, il faut savoir où l’on habite, sinon l’on n’est qu’un camp volant. Je suis contre une gauche sans domicile fixe. Bâtir un nouveau parti réformiste ? Pourquoi pas. Mais avec une grille de lecture du monde et la volonté de le changer.

Quel rôle doit jouer Royal ? 

Elle a un rôle évident. On ne rassemble pas impunément 17 millions d’électeurs. Mais je crois à la force de l’élaboration collective.

Vous souhaitez des états généraux de la gauche ? 

Pourquoi pas ? Mais il faut que ce genre de rendez-vous soit bien préparé. Quelle perspective pour la France dans la mondialisation ? Telle est la question à laquelle la gauche doit répondre. Il y a dans la société française un bouillonnement qu’il faut savoir capter. Nous avons su le faire, sur un projet, lors du congrès d’Epinay. Il faut le refaire. Pour ma part, j’y consacrerai mes efforts.

Déclaration de Jean-Pierre Chevènement à l’AFP

Créé par le 07 mai 2007 | Dans : Battre campagne, Bilan de la campagne présidentielle, Blog du Che, Débats autour de la refondation de la gauche, Le Che, Projet politique

Communiqué à l’AFP, lundi 7 mai 2007.

 

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen a apporté un soutien sans faille à la candidature de Ségolène Royal. Celle-ci, au terme d’une campagne valeureuse, rassemble 47 % des suffrages, plus de 17 millions de Français. C’est une base solide pour la résistance et la reconquête.

Les trois partis qui ont soutenu Ségolène Royal au premier tour (PS – PRG – MRC) doivent rester unis dans la campagne des législatives.

L’accord MRC-PS du 9 décembre 2006 procurera à nos candidats une base politique solide en affirmant la nécessité d’une réorientation sociale de la construction européenne, d’une refondation républicaine et d’une voix forte et indépendante de la France dans les relations internationales. Ces orientations, portées par la candidate pendant la campagne présidentielles, doivent être confirmées dans la campagne des législatives.

Le MRC attend enfin du PS qu’il applique loyalement le volet électoral de l’accord politique MRC-PS, en particulier dans les trois départements des Ardennes (Sedan), de l’Indre (Issoudun), et dans la deuxième circonscription du Territoire de Belfort. Nous devons aller unis à la bataille pour créer dans le pays un môle d’équilibre face aux remises en cause prévisibles du pacte républicain telles que les a annoncées Nicolas Sarkozy.

 

Lundi 07 Mai 2007

Une gauche victorieuse, et d’abord de ses propres démons par Jean Pierre Chevènement

Créé par le 07 mai 2007 | Dans : Battre campagne, Bilan de la campagne présidentielle, Blog du Che, Le Che

  07 Mai 2007

Le MRC aura donné le meilleur de lui-même pour assurer la présence de Ségolène Royal au premier tour de l’élection présidentielle, avec sept points d’avance sur François Bayrou (18,7 % des suffrages).

La partie la moins à gauche du PS a de toute évidence fait une bonne part du score du candidat centriste le 22 avril. Faut-il évoquer Spartacus, les Gracques et autres Brutus qui s’en sont donné à cœur joie, dès avant le premier tour ?

Les mêmes se prévalent aujourd’hui du chiffre du premier tour pour préconiser la stratégie du « big bang » qui a toujours échoué : en effet, avant de prodiguer quelques alliance que ce soit, il faut d’abord savoir où on habite, qui on est et ce qu’on veut faire. La gauche ne peut exister sans une lecture du monde. Le socialisme s’est toujours défini comme une critique du capitalisme. Cela ne suffit certes pas. Il faut aussi une perspective républicaine, c’est-à-dire une éthique, des principes, une exigence. Ensuite, on peut être « ouvert ». Avec ses 17 millions de voix, Ségolène Royal a ouvert un chemin pour la résistance d’abord et la reconquête ensuite.

*
Pour ce qui concerne les législatives, les candidats du MRC disposent avec
l’accord MRC-PS du 9 décembre 2006 d’une bonne plate-forme politique (redressement économique, monétaire et social, de la construction européenne, refondation républicaine et politique étrangère indépendante de la France).

Reste évidemment au Parti socialiste à appliquer loyalement le volet électoral de l’accord MRC-PS. Nous attendons que son bureau national qui avait approuvé à l’unanimité, le 12 décembre 2006, l’accord MRC-PS du 9 décembre, désavoue fermement les candidats socialistes dissidents dans les Ardennes (Sedan) où le MRC présente Gisèle Dessieux, l’Indre (Issoudun) où le MRC présente Marie-Françoise Bechtel, et dans la deuxième circonscription du Territoire de Belfort. Ce respect élémentaire de la parole donnée serait la moindre des choses si le Parti socialiste ne veut pas, par avance, insulter la perspective d’une refondation républicaine de la gauche, bref s’il entend vraiment préparer l’avenir d’une gauche victorieuse, et d’abord de ses propres démons.

Jean Pierre Chevènement dénonce l’énorme subterfuge de M. Sarkozy

Créé par le 03 mai 2007 | Dans : Blog du Che, Contre le candidat du capitalisme mondialisé, Le Che, Pour une autre Europe, Projet politique, Ségolène Royal, Une autre mondialisation

  02 Mai 2007 sur le blog de Jean Pierre Chevènement http://www.chevenement.fr/index.php

 

Toute la bataille se joue sur la compétence supposée de M. Sarkozy. Celui-ci s’est accaparé abusivement la « valeur travail ».

Mais cet accaparement n’aurait pas été possible s’il n’y avait dans le discours de M. Sarkozy une once de vérité : face au défi de la mondialisation, la France ne peut faire l’économie de l’effort. Ce que relevait déjà justement l’accord MRC-PS du 9 décembre 2006, en soulignant la nécessité d’élever les taux d’activités dans notre pays.Mais il est facile de déconstruire le discours de Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal n’est pas contre l’effort. Elle est pour un effort justement partagé : relèvement des salaires et taxation des profits. Au contraire Sarkozy, en proposant d’exempter de charges sociales les heures supplémentaires, ne vise qu’à supprimer un salaire différé (retraite, assurance-maladie).La dévalorisation du travail en France comme dans les pays avancés (l’Allemagne, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne) est la conséquence de la mondialisation libérale qui met en concurrence les territoires et les mains-d’œuvre. Mondialisation libérale dont Nicolas Sarkozy est le candidat, quoi qu’il dise et fasse pour le dissimuler. Voilà l’énorme subterfuge qui se niche au creux du discours de M. Sarkozy : il ne dit pas ce qu’il fait et trompe le peuple avec des amusettes.

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