a5-Les entretiens du blog citoyen

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Entretien avec Christian Hutin, député du groupe socialiste, radical et citoyen

Créé par le 25 juin 2008 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a3-Civisme, citoyenneté et militance chez Xavier Dumoulin, a5-Les entretiens du blog citoyen, Débats autour de la refondation de la gauche

Entretien avec Christian Hutin, député du groupe socialiste, radical et citoyen dans a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin c-hutin X D : Tu es donc Le DEPUTE. Je me souviens du conseil national qui a suivi les élections. Tu avais, avec beaucoup d’émotion présenté cette grande victoire électorale  et tu nous disais que tu étais quand même un peu seul. Tu nous as parlé de ta première rencontre avec Chevènement il y a quelques années…

Comment vis-tu ce travail parlementaire au sein du groupe dont tu vas nous rappeler le nom ?

Christian Hutin : Le groupe s’appelle socialiste, radical et citoyen. S’il y a une victoire pour la première année de mandature c’est bien d’avoir réussi à imposer, en étant seul ( au milieu  des 204 députés du groupe qui compte 8 radicaux ) le nom citoyen. Et partout dans toutes les représentations officielles de l’Assemblée Nationale, le mot citoyen existe et il est cité régulièrement. C’est donc ma première victoire.

La deuxième c’est que ça se passe plutôt bien avec les camarades socialistes – peut être pas tous, ceux qui sont les plus hostiles me font des sourires un peu crispés  - mais globalement quand il s’agit de lutter pour défendre le service public, l’enseignement public, dans le cadre de luttes sociales réelles, tout le monde se regroupe facilement. Bien sûr, il y a des discordances. On n’a pas été nombreux à lutter et à ferrailler la nuit contre le traité de Lisbonne par exemple – il y avait peu de socialistes à l’A.N !

X D : Mais tu t’es exprimé…

Christian Hutin : Je bénéficie d’une possibilité d’intervention réelle. Le groupe est démocratique. Jean Marc Ayrault  est quelqu’un qui réussit à créer des équilibres : il y a un réel respect pour le seul député du mouvement.

X D : Tu t’intéresses à de nombreuses questions, sport et santé par exemple. Dans ce cadre participes-tu aux commissions ? Quelle est ta place ?

Christian Hutin : Quand on est seul on se rend compte qu’on ne peut pas être partout ! Le député essaie de se spécialiser. Donc je me suis spécialisé dans les domaines qui concernent bien sûr ma circonscription. Je suis intervenu mardi soir sur la réforme portuaire par exemple – qui est un des éléments importants pour Dunkerque – et puis je suis intervenu pour l’amiante aussi – qui est un fléau dramatique dans le Nord et aussi pour ma circonscription -. Et puis, j’ai  une spécialité – un peu plus de loisirs  et aussi dans mes cordes affectives – qui est le sport puisque je suis médecin et donc je suis le président à l’assemblée du groupe d’étude ou de travail sur le dopage génétique dans le sport. J’ai auditionné par exemple la semaine dernière le président du comité national olympique et puis je lui ai posé aussi quelques questions sur le Tibet. Donc j’ai trouvé une place dans une forme de spécialisation . Et puis bien sûr sur le traité institutionnel, j’essaie de faire entendre la voix du mouvement chaque fois que je peux le faire.

X D : Et ta posture dans cet important congrès du MRC à la recherche d’une refondation de la gauche républicaine. Comment vois-tu dans les prochains mois l’avenir de cette gauche et la place du MRC en son sein ?

Christian Hutin : Ce dont je suis persuadé, c’est qu’un parti qui n’a pas de leader et pas de leader charismatique n’est plus un parti ! On a la chance que Jean Pierre Chevènement reprenne le flambeau d’une manière vive et redevienne notre président.  C’est essentiel. La deuxième chose c’est qu’un parti qui n’a pas d’élus n’est malheureusement plus un parti. Dès que ce sera possible à chaque échéance électorale, il faut des élus. C’est la seule manière d’exister, la seule manière d’être respectée.

Ensuite dans le cadre de la refondation de la gauche, il est indispensable de se réunir pour que nos idées – qui sont à mon avis les plus importantes dans la vraie tradition de la gauche sociale et républicaine  -  soient présentes ! Il faut un mouvement fédérateur et c’est ce que je défends.

X D : Donc très franchement tu crois que tu seras bientôt un parlementaire républicain moins seul ?

Christian Hutin : Je le souhaite de tout coeur ! Jean Pierre Chevènement se présente aux sénatoriales à Belfort. S’il est élu on pourra même faire des journées parlementaires !

Propos recueillis par Xavier Dumoulin du blog citoyen, socialiste et républicain lors du Congrès du MRC le 22 juin 2008.

Notre entretien avec Marie Noëlle Lienemann, en exclusivité pour le blog citoyen, socialiste et républicain

Créé par le 24 juin 2008 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a3-Civisme, citoyenneté et militance chez Xavier Dumoulin, a5-Les entretiens du blog citoyen, Débats autour de la refondation de la gauche

hpim3332.jpgCrédits photographiques du blog citoyen, socialiste et républicain. Marie-Noëlle Lienemann répond aux questions de Xavier Dumoulin

X D : Ta présence ici en tant qu’invitée signifie-t-elle une unité de vue avec le MRC sur l’analyse de la crise du capitalisme financier et sur les réponses à apporter au monde du travail ?

Marie Noëlle Lienemann : Je suis là pour Gauche Avenir et Gauche Avenir travaille sur deux grands axes.

Le premier : une nouvelle étape de l’unité et des forces de gauche – et les prises de position de Jean Pierre Chevènement vont exactement dans le sens de ce que l’on souhaite – ;

Deuxièmement, sur le fond de l’analyse, le petit document que l’on a réalisé ensemble qui s’appelle « Fiers d’être de gauche « parle effectivement de cette analyse d’une crise de la mondialisation libérale et donc de la nécessité de donner à la gauche une opportunité nouvelle en reprenant appui sur ses valeurs.

X D : Gauche Avenir veut être le creuset d’une refondation de la gauche. Aujourd’hui on parle du Parti de toute le Gauche dans ce congrès du MRC. Les appuis semblent s’élargir. Que peut être ce processus dynamique ?

Marie Noëlle Lienemann : La vraie question s’est d’abord d’être au clair. Il ne s’agit pas de faire adhérer l’ensemble des partis au parti socialiste mais bien construire ensemble une nouvelle dynamique.

Alors qu’elles peuvent être les étapes ?

La première, c’est peut être que cette question soit mise en débat dans toute la gauche. Nous avons avec Gauche Avenir lancé des banquets républicains pour qu’on aille au bout de la discussion. Comment peut-on avancer ?

La deuxième c’est d’avoir un certain nombre de textes de référence. Quest-ce qu’être de gauche ? C’est pourquoi on a fait cette charte de l’unité pour la gauche dans notre petit opuscule  » Fiers d’être de gauche « .

Et puis surtout, maintenant, il faut se fixer des caps et des objectifs. Ca peut être d’une part des outils communs . Moi, je plaide pour qu’on crée une université populaire et permanente de la gauche avec toutes les forces intellectuelles de gauche de ce pays pour qu’on se confronte, qu’on aille au bout des discussions pour savoir ce qui nous fédère et ce qui nous divise.

La deuxième chose que je préconise c’est qu’on réfléchisse à la constitution d’un comité pour l’unité de la gauche avec des partis mais aussi des syndicats et autre chose que le comité de liaison qui manifestement ne bouge pas suffisamment.

Et enfin, sans doute, la perspective de 2012 nécessite-t-elle de réfléchir à l’idée d’un candidat unique et commun désigné par l’ensemble des adhérents du grand mouvement ou de l’ensemble des partis et des mouvements qui se fédèreraient à terme.

X D : Un vrai projet pour la reconquête de l’hégémonie culturelle aussi dans le pays ?

Marie Noëlle Lienemann : Très important de ne pas oublier la reconquête des couches populaires mais sur ton blog j’en reparlerai une autre fois.

X D : A bientôt dans les Landes alors !

Marie Noëlle Lienemann  : Voilà ! A bientôt dans les Landes.

Propos recueillis auprès de Marie Noëlle Lienemann – invitée au titre de Gauche Avenir, lors du congrès du MRC le dimanche 22 juin 2008 – par Xavier Dumoulin du blog citoyen, socialiste et républicain,

Jean Pierre Chevènement en exclusivité pour le blog citoyen, socialiste et républicain : « Vivre c’est lutter! »

Créé par le 23 juin 2008 | Dans : a-Fédérations MRC d'Aquitaine, a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a3-Civisme, citoyenneté et militance chez Xavier Dumoulin, a5-Les entretiens du blog citoyen, Débats autour de la refondation de la gauche

ladlgationdaquitaineaucongrs.jpgladlgationaucongrsbis.jpgCrédits photographiques du blog citoyen, socialiste et républicain. La délégation de l’Aquitaine au Congrès autour de Jean Pierre Chevènement. Sur la première photo, de droite à gauche, on reconnait François Joly, Francis Daspe, Jean Marc Célério, Josette Robert,  Julien Bidan, Henri Dalbavie, Xavier Dumoulin autour de Jean Pierre Chevènement

 

X D : Vous mariez les critiques du capitalisme financier mondialisé avec l’exigence d’un retour en tous points à la République. Ce sont des idées qui progressent, qui sont fortes mais qui ne sont toujours pas comprises comme elles devraient l’être.  Ont-elles aujourd’hui suffisamment d’échos à gauche pour accompagner à présent le tournant que vous appelez de vos voeux dans ce congrès ?

Jean Pierre Chevènement : Nous faisons confiance à la force de ces idées républicaines. Elles ont fait beaucoup de chemin depuis une quinzaine d’années, depuis la création du Mouvement des Citoyens.

Si on prend, par exemple, la question de l’Europe, nous étions très isolés pour la poser au moment de la ratification du traité de Maastricht ! En fait, nous étions très isolés au parlement car, dans le pays, nous avions un puissant écho mais disons que l’évolution en France et en Europe est allée dans notre sens. En la matière, sous la première guerre du Golfe, nos idées n’ont pas toujours été bien comprises. Elles le sont beaucoup mieux aujourd’hui ! Chacun voit que l’intervention américaine dans l’affaire de l’Irak a créé au Moyen Orient un déséquilibre profond avec la montée de l’intégrisme radical et la position aujourd’hui dominante de l’iran.

Donc, nous croyons à la force de nos idées et nous pensons qu’à un certain moment, il n’est pas utile de vouloir régler des comptes qui seraient vieux de plus de vingt ans ! Je pense que les jeunes générations ont oublié les circonstances dans lesquelles nous nous sommes battus valeureusement et, par conséquent, il faut rebattre le jeu, redistribuer les cartes et nous faisons confiance en nos idées pour – dans un cadre plus vaste – progresser, s’affirmer, devenir majoritaire.

Donc, c’est un calcul stratégique qui fait fond sur l’analyse que nous faisons de la crise de la mondialisation, qui fait fond aussi sur les espaces qu’elle ouvre à une gauche digne de ce nom !

X D : Vous avez un optimisme chevillé au corps et personne n’a pu finalement abattre vos idées, celles que vous incarnez ! Vous employez souvent l’expression  » même mort, je reviens ! »

Jean Pierre Chevènement :  » etiam mortuus redeo « 

X D : Eh bien, vous êtes revenus ! Demain, les sénatoriales, aujourd’hui la direction du MRC, une place active dans la politique ! Donc, êtes-vous confiant dans les perspectives ou bien continuez-vous à donner de votre personne ? Y a-t-il beaucoup d’optimisme ou bien la mesure de la nécessité d’un engagement personnel parce que justement le combat est dur ? Ou bien y a-t-il les deux ingrédients dans cet engagement personnel ?

Jean Pierre Chevènement : Fils d’instituteur, j’ai appris très tôt à lire et je lisais même Victor Hugo dans le texte à l’âge de dix ans : « Vivre c’est lutter « !

hpim3333.jpghpim3362.jpgSur ces photos ci-dessus, on reconnait, de gauche à droite, une partie des délégués aquitains ( Yves Doutrex, Patrick Nivet, Julien Bidan, Josette Robert et  Henri Dalbavie ) et, à la tribune, Josette Robert après son élection au secrétariat national du MRC ( à l’extrêmité tout à droite à côté de Ladislas Polsky,  S.N santé et protection sociale ) et ci-dessous François Joly et Jean Marc Célério, premiers secrétaires fédéraux de la Gironde et des Landes ainsi que Francis Daspe en conversation avec le secrétaire national à l’éducation , Michel Vignal.

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Propos recueillis par Xavier Dumoulin du blog citoyen, socialiste et républicain lors du congrès du MRC, le 21 juin 2008.

 

 

L’intervention du porte parole du MRC au meeting de Morcenx

Créé par le 29 avr 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a2-Blog-notes politique de Xavier Dumoulin, a5-Les entretiens du blog citoyen, Battre campagne, Contre le candidat du capitalisme mondialisé, Pacte présidentiel, Projet politique, Ségolène Royal

Vendredi dernier, se tenait à MORCENX un grand meeting pour la victoire  de Ségolène ROYAL avec Henri EMMANUELLI en présence d’un millier de citoyennes et de citoyens.

Voici l’intervention du porte-parole du MRC

Nous sommes venus très nombreux ce soir manifester notre entier soutien à Ségolène Royale dont les résultats du 1° tour autorisent tous les espoirs. Ce sont aujourd’hui toutes les forces de la gauche qui se mobilisent pour barrer la route à Nicolas Sarkozy. Ce sont toutes celles et tous ceux qui comprennent par delà leur vote du premier tour les enjeux profonds de cette élection. Quelle France voulons-nous ? Pour nous, pour nos proches, pour les nouvelles générations ? Le rassemblement  autour de Ségolène Royal exprime une marque d’adhésion autour de valeurs phare : la solidarité, la justice sociale, l’égalité, la laîcité, le refus des discriminations, l’attachement indéfectible aux libertés publiques, individuelles et collectives. 

Le Mouvement Républicain et Citoyen se retrouve totalement dans les 100 propositions du pacte présidentiel. Je veux redire ce soir notre attachement fort aux axes essentiels de ce pacte. 

La relance de la croissance par le pouvoir d’achat – SMIC et minima sociaux et autres bas salaires notamment. 

La relance de la croissance par et pour la création d’emploi et d’abord en direction des jeunes. 

La relance de la croissance par une réorientation de l’Europe en changeant les règles du jeu : la BCE, le gouvernement économique de la zone euro, la révision  du pacte de stabilité. 

Le devenir de l’Europe est une question essentielle. Retenons l’engagement ferme de Ségolène Royal pour un référendum sur un nouveau traité. Le référendum garantit le parallélisme des formes. Il est la pleine expression de la souveraineté populaire. Soumis au suffrage de chaque français, le nouveau texte devra pleinement intégrer les ambitions sociales et démocratiques à la différence du précédent TCE dont le maître mot était celui de la concurrence libre et non faussée. Cette perspective du référendum constitue une différence majeure avec la proposition de Nicolas Sarkozy d’une adoption par le Parlement dans l’espoir d’imposer aux français le contenu ultra-libéral qu’ils avaient refusé en 2005. 

Avec cette politique de croissance qui conditionne la capacité à agir pour l’emploi et les salaires, il faudra mettre en place cette sécurité sociale professionnelle, chère aux syndicats et à la gauche. Et il faut dénoncer la démagogie de Nicolas Sarkozy qui prétend dans le même temps liquider les garanties et les protections sociales, sous prétexte de flexibilité et de souplesse, chères au MEDEF et affirme tout de go vouloir fonder une sécurité professionnelle. Son projet et son bilan sont complètement antinomiques avec cet objectif, lui qui veut, par ailleurs, supprimer un poste sur deux de fonctionnaires partant à la retraite. 

Le dernier axe majeur, à mon sens, c’est la rénovation démocratique : 

démocratie sociale, qui place le syndicalisme de masse au cœur de la négociation ; 

démocratie politique avec les réformes majeures (suppression du 49-3, place de l’opposition, référendum d’initiative populaire, décentralisation cohérente et efficace). 

Le MRC se retrouve dans cette volonté républicaine qui place les citoyens au centre des décisions dans une démocratie rénovée. Cette aspiration est partagée par des hommes et des femmes de bonne volonté au delà même de la gauche et il faut s’en réjouir. Tous ceux là ont à cœur de vivifier notre république quand d’autres menacent dangereusement nos libertés. 

Ségolène  Royal a déjà un large soutien des forces progressistes. La victoire est à portée de main pour peu que nous nous mobilisions pleinement. Il nous appartient d’assurer la victoire du 6 mai prochain qui ne sera pas simplement la victoire de la gauche mais bien celle de toute la France républicaine.

X D

Le message du porte-parole du Mouvement Républicain et Citoyen à Mimizan

Créé par le 24 mar 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a2-Blog-notes politique de Xavier Dumoulin, a5-Les entretiens du blog citoyen, Battre campagne, Pacte présidentiel, Pour une autre Europe, Projet politique, Ségolène Royal

Chers amis, chers camarades, Mesdames et Messieurs,

Nous sommes à trente jours du premier tour des élections présidentielles. Depuis cinq mois, notre candidate –celle du PS-PRG et Mouvement Républicain et Citoyen- arpente le pays, à l’écoute des citoyens, sur le terrain et dans les débats participatifs. Depuis son discours de Villepinte, Ségolène Royal est entrée en campagne pour expliquer aux françaises et aux français son pacte présidentiel. Chacun mesure ici le tempérament et l’endurance de Ségolène Royal. Chacun apprécie sa force de caractère et la force des convictions qui lui permettent de porter et d’expliquer les cent propositions de son pacte présidentiel. L’engouement rencontré dans ses meetings, hier encore à Marseille, constitue un sondage en grandeur nature de sa capacité à se faire entendre du pays. Ségolène Royal aborde les questions avec une approche concrète qui place les hommes et les femmes au cœur de la décision, de la politique et de son projet pour la France. 

Sa vision exigeante de la France et de l’Europe redonne un horizon à nos concitoyens. Et c’est tout naturellement que le PS et le Mouvement républicain et Citoyen ont pu se retrouver dans cette perspective. A travers les projets qu’ils ont respectivement élaborés, le MRC et le PS entendent définir un programme de législature. Ceci constitue une alternative durable à la politique de la droite. Ensemble et avec le PRG, ils combattent cette politique d’acceptation d’une mondialisation sans règle. Ensemble, ils veulent prendre les moyens pour lutter contre le chômage de masse et ses conséquences sociales. Ils refusent le démantèlement de nos industries, la liquidation des services publics, le creusement des inégalités et l’abandon des principes républicains. Le Mouvement Républicain et Citoyen s’est totalement engagé contre le Traité constitutionnel Européen qui se proposait de graver dans le marbre les politiques libérales et le sacro-saint principe de la concurrence libre et non faussée. Le contenu de l’accord PS-MRC permet de dépasser les clivages du Oui et du Non sur de nouvelles bases : celles de la réorientation de la construction européenne pour la mettre au service de la croissance, de l’emploi et de la recherche d’une convergence par le haut des conditions de vie en Europe. La gauche socialiste et républicaine a su ainsi retrouver sa capacité de rassemblement sur une perspective ambitieuse et réaliste. Cette perspective, c’est celle que porte aujourd’hui notre candidate dans ses cent propositions. Le pacte présidentiel dégage de nouveaux leviers pour la croissance et l’emploi en remettant la politique au cœur de l’action. L’euro cher pénalise nos exportations et limite notre croissance qui reste en deça de la moyenne européenne et mondiale. Cet euro cher est voulu par nos dogmatiques libéraux qui se focalisent sur la lutte contre l’inflation au détriment de la croissance, de la relance économique et de l’emploi.

Les dirigeants politiques se sont dessaisis d’une grande partie des leviers traditionnels : politique du change, politique monétaire, politique des revenus. Ils ont même restreint la politique budgétaire avec le Pacte de stabilité. Les cent propositions redonnent des marges de manœuvre pour une politique économique volontariste. Les objectifs de croissance et d’emploi doivent être inscrits dans les statuts de la Banque Centrale Européenne. Les dépenses qui préparent l’avenir – la recherche, l’innovation – devraient être exclues du pacte de stabilité. Avec un gouvernement économique de la zone euro il serait possible de coordonner les politiques économiques pour favoriser la croissance et l’emploi.

L’Europe devrait être harmonisée par le haut grâce à un protocole social. L’Europe ne doit plus accepter de rester sans protection face à la mondialisation libérale. Ségolène Royal propose un référendum pour renouer avec une autre construction de l’Europe. On voit bien la nécessité et la priorité aujourd’hui de s’attaquer aux causes profondes du chômage. Pour cela il faut pouvoir articuler les politiques économiques de la France et de la zone euro. La France doit se rassembler pour peser et faire entendre sa voix. La France doit se retrouver dans un projet de solidarité. « Plus juste, la France sera plus forte »

La refondation d’une France juste, autour d’un projet solidaire, égalitaire et émancipateur, est chère aux républicains. Avec beaucoup de force, Ségolène Royal a remis en vigueur ce projet d’ordre juste. C’est particulièrement nécessaire dans une période de risque de repli et d’enfermement dans le communautarisme. Le républicanisme, civique, par nature, est plus nécessaire que jamais quand la marche vers une société de marché détruit les valeurs de solidarité et engendre des comportements d’incivilité et de violences. C’est pourquoi Ségolène Royal insiste dans son pacte sur la restauration et la modernisation des services publics tels que la petite enfance et l’école pour ne citer que ceux là. Le Pacte présidentiel entend promouvoir de nouveaux droits. La sécurité sociale professionnelle pour que tout salarié licencié ait immédiatement un contrat comportant une rémunération égale à 90% de son salaire antérieur, une formation qualifiante et un appui personnalisé vers un nouvel emploi.

Une carte santé pour les jeunes de 16 à 25 ans comportant une consultation gratuite par semestre et la gratuité de la contraception pour les jeunes filles. Un financement pérenne de l’hôpital public pour lui assurer la continuité de ses missions et l’accès aux soins des usagers. La victoire de Ségolène Royal permettrait de rompre avec la gestion très libérale de la droite UMP-UDF dont les résultats sont en tous points mauvais ; chômage, dette, croissance, insécurité.

Avec son approche moderne et réaliste, Ségolène Royal veut faire avancer une démocratie sociale qui redonne leur place aux syndicats dans la négociation sur les salaires et l’emploi. Ségolène Royal propose une République nouvelle qui renforce la citoyenneté. Pour porter ce projet ambitieux, il faut une refondation républicaine de toute la gauche. C’est le mouvement qui se dessine à l’horizon. Le Mouvement Républicain et Citoyen y prend aujourd’hui toute sa place. Dans le court temps qui nous sépare de l’échéance du premier tour, nous appelons les citoyens à se mobiliser pour expliquer autour d’eux le pacte présidentiel qui redonnera un nouvel élan à la France républicaine.

X D, Mimizan le 23 mars 2007.

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