Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Articles archivés

Dans le JDD un diaporama sur Israël-Palestine: 60 ans de face-à-face

Créé par le 14 mai 2008 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Israël, la naissance d’un Etat  

http://www.lejdd.fr/dossier/slide/2008/380/

Le 14 mai 1948, le président du Conseil national juif, David Ben Gourion proclame l’indépendance de l’Etat hébreu. Conséquence immédiate: des milliers d’immigrants juifs quittent l’Europe et le Maghreb pour rejoindre la « terre promise ». Côté palestinien, 1948 marque le début d’un long exode.

Retrouvez

ici

une chronologie détaille de l’histoire d’Israël entre 1948 et 2008

Tunisie : Rama Yade en catimini

Créé par le 30 avr 2008 | Dans : Gouvernement, Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Droits de l’homme. La secrétaire d’Etat n’a rencontré hier qu’une ONG.

Envoyé spécial à Tunis CHRISTOPHE AYAD

QUOTIDIEN LIBERATION : mercredi 30 avril 2008

La rupture ? Quelle rupture ? De Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, les relations entre Paris et Tunis n’auront pas varié d’un iota. Oubliées les promesses de campagne de «mettre les droits de l’homme au cœur de la politique extérieure de la France». La Tunisie est à cet égard un cas particulier : modèle de stabilité et de développement par rapport à ses voisins algérien, marocain ou libyen, c’est l’un des seuls pays à compter une classe moyenne ; les atteintes systématiques aux droits de l’homme et à la liberté d’expression n’en sont que plus choquantes, au point que les militants tunisiens y voient désormais une entrave au développement. «La coopération entre Etats ne doit pas se limiter à l’économie, déclarait hier Khadija Chérif, la présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD). Le développement, c’est aussi la démocratie. Il est dommage et regrettable que les libertés soient autant marginalisées.»

Or lundi soir, lors de son toast précédent le dîner officiel, Sarkozy n’a pas seulement ménagé son hôte tunisien, il lui a délivré un vibrant satisfecit en assurant que «l’espace des libertés progresse» en Tunisie. «Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais […] de m’ériger en donneur de leçons», a-t-il ajouté, pour le plus grand plaisir du Tunisien dont il a souhaité le «bonheur personnel». Grand prince, Ben Ali a même pu, le lendemain matin, déclarer qu’il comprenait les «critiques» sur les droits de l’homme et que son pays avait «des progrès à faire dans ce domaine».

Satisfaction. A Tunis, chez les défenseurs des droits de l’homme, c’est la stupéfaction. «Ces déclarations sont très décevantes et regrettables, déplore Khadija Chérif. J’attends de lui [Nicolas Sarkozy, ndlr] qu’il soit à l’écoute de toutes les composantes de la société tunisienne.» Justement, Khadija Chérif a de quoi être en colère. Elle devait recevoir hier la visite de la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, au siège de son association. Las, le rendez-vous, fixé samedi par un diplomate de l’ambassade de France à Tunis, a été annulé à la dernière minute. «Le même diplomate nous a simplement dit : « Mme Rama Yade a un programme chargé, elle a pris du retard et donc elle ne pourra pas se rendre à votre association », raconte Khadija Chérif. Ce geste est une manifestation de mépris pour la société civile. C’est une concession de plus pour marginaliser la demi-douzaine d’associations encore indépendantes du pouvoir. Et cela ne sert ni la Tunisie ni la France car ça va provoquer plus de rejet de l’Occident, honni par l’opinion parce qu’il soutient des régimes autoritaires.»

Surveillée. Tout avait pourtant été strictement encadré : l’ambassade de France avait fait préciser que Rama Yade ne discuterait que des violences faites aux femmes. «Pour nous, les droits des femmes et les droits de l’homme sont inséparables, et c’est ce qui nous vaut tous nos ennuis avec le pouvoir», précise la militante féministe, dont l’association est surveillée par des policiers et qui n’a plus accès à ses mails depuis dix jours. Le premier «geste fort» annoncé par l’entourage de la secrétaire d’Etat avant la visite est donc tombé à l’eau.

Le second s’est déroulé en catimini. La secrétaire d’Etat a en effet reçu pendant quarante-cinq minutes le président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, Mokhtar Trifi, en butte à un harcèlement judiciaire et administratif qui le paralyse. Le rendez-vous s’est passé à l’abri des regards, à l’hôtel de la ministre. A la sortie, Trifi a jugé la rencontre aussi «positive» que le discours de Sarkozy «décevant». Il aurait préféré que cette entrevue se déroule au siège de l’association mais le régime tunisien aurait pris ce geste pour un affront. Interrogé par Libération, Rama Yade a déclaré : «Ne voyez pas de problème là où il n’y en a pas. Attendez demain, la visite n’est pas terminée.» De plus en plus, il semble que son rôle consiste, non plus à faire du bruit pendant que d’autres font des affaires, mais à annoncer qu’elle en fera.

Sous les yeux approbateurs de ses invités, Serge Moati, Daniela Lumbroso et Frédéric Mitterrand, Nicolas Sarkozy a répondu hier, en recevant les clés de la ville de Tunis, aux critiques sur sa discrétion concernant les droits de l’homme : «Certains observateurs sont bien sévères avec la Tunisie qui développe sur tous les points l’ouverture et la tolérance», citant en exemple Ben Ali, qui s’arrête devant le grand rabbin Sitruk pour le saluer.

Nucléaire. Plus tard dans la journée, devant des hommes d’affaires, il a livré un argumentaire jusque-là inédit consistant à lier le nucléaire civil – qu’il a proposé à Tunis comme à Alger, Rabat, Tripoli, Abou Dhabi, etc. – et la lutte contre le terrorisme. En substance, le nucléaire est la seule énergie bon marché d’avenir, donc la seule à même d’assurer le développement de la Tunisie ; or sous-développement = chômage = misère = terrorisme. Conclusion : si on ne veut pas d’un «régime taliban (sic) au sud de la Méditerranée», il faut offrir l’accès au nucléaire civil. Réponse de Khadija Chérif : «Il y en a marre d’effrayer les gens avec ce genre d’arguments. Ce qui fait monter l’extrémisme et le radicalisme – et non pas les talibans, il ne faut pas exagérer quand même-, c’est l’absence de libertés et de démocratie.»

Condamnation internationale

Créé par le 03 mar 2008 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Les critiques de l’offensive fusent de toutes parts.

Service étranger

QUOTIDIEN LIBERATION : lundi 3 mars 2008

Les réactions et les condamnations internationales n’ont pas empêché Israël de continuer hier sa sanglante offensive dans la bande de Gaza, qui a fait plus de 100 morts depuis mercredi, dont des femmes et des enfants. Pas davantage la décision de Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, «de suspendre tous les contacts à tous les niveaux [avec Jérusalem]», estimant qu’ils n’avaient «aucun sens au regard de l’agression israélienne». Ni encore les manifestations de milliers de Palestiniens en Cisjordanie, où un adolescent de 13 ans a été tué par des soldats israéliens.

Hier soir, l’aviation israélienne poursuivait ses raids. Au sol, pendant la journée, des dizaines de blindés israéliens se sont frayés difficilement un chemin dans les ruelles de la localité de Jabaliya, où une bataille est en cours. Samedi soir, des appareils israéliens avaient rasé les bureaux à Gaza d’Ismaïl Haniyeh, le chef du gouvernement Hamas. Mais malgré l’ampleur de l’offensive, la plus meurtrière depuis 2000, 24 roquettes se sont néanmoins abattues sur le sud d’Israël, faisant un blessé.

Une forte condamnation est venue du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui, tout en reconnaissant à Israël le droit de se défendre, a fustigé «l’usage disproportionné et excessif de la force qui a tué et blessé tant de civils, y compris des enfants». Réuni d’urgence à la demande de Mahmoud Abbas, le Conseil de sécurité a souligné «la nécessité pour toutes les parties de mettre fin immédiatement à tout acte de violence». La présidence slovène de l’Union européenne a condamné «l’usage disproportionné» de la force par Tsahal, estimant que de telles actions étaient «contraires au droit international». La Maison Blanche a aussi réclamé la fin des violences et le pape, Benoît XVI, a lancé un appel à un arrêt «unilatéral et sans conditions» des affrontements. Paris a condamné à la fois l’opération israélienne et les tirs de roquettes.

Les condamnations les plus violentes viennent du monde musulman, où l’on a manifesté d’Amman à Rabat. Riyad a estimé que l’Etat hébreu «copiait les crimes de guerre des nazis». Mahmoud Ahmadinejad a de son côté clamé que les dirigeants israéliens seraient traduits en justice «un par un» pour «chaque enfant tué». Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est l’un des rares alliés musulmans d’Israël, a accusé Jérusalem de «pratiques inhumaines».

Outrage

Créé par le 03 mar 2008 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

François SERGENT

QUOTIDIEN LIBERATION : lundi 3 mars 2008

Une comptabilité macabre. Dimanche, un éditorialiste de Haaretz calculait qu’en une après-midi Tsahal avait tué plus de Palestiniens que les Qassam n’avaient tué d’Israéliens en sept ans. En deux ans, l’armée israélienne a tué près de mille habitants de Gaza, dont la moitié de paramilitaires et la moitié de civils. On peut imaginer, écrivait le quotidien israélien, l’outrage mondial si les Palestiniens avaient fait la même chose, avec le même pourcentage. Ce week-end, les condamnations internationales ont été unanimes… mais tièdes. Comme si le monde entier se lavait les mains de la catastrophe annoncée. Israël a le droit et le devoir de se défendre des tirs aveugles des fusées du Hamas qui frappent écoles, rues ou parcs de Sdérot ou d’Ashkélon. Mais l’opération «Hiver chaud», en raison même de son ampleur et de sa méthode, ne protégera pas les Israéliens. Deux ans après l’élection du Hamas à Gaza, jamais le Parti islamiste n’a été aussi puissant. Les opérations militaires israéliennes ne font que renforcer son emprise sur le million et demi de Gazaouis, qui survivent dans des conditions de dénuement et d’isolation abjectes. Plus encore, la guerre à Gaza ne peut qu’ouvrir un second front en Cisjordanie, où les habitants se sentent solidaires de leurs frères attaqués. Aujourd’hui, Israël peut soit décider d’occuper Gaza, une opération à haut risque, sans fin ni garantie de réussite, soit choisir de négocier une trêve, d’ouvrir un dialogue avec son ennemi juré, le Hamas. Comme Jérusalem a fini par parler à l’OLP et au Fatah de Yasser Arafat qui, eux aussi, étaient alors ses pires ennemis.

L’armée israélienne ratisse le nord de la Bande de Gaza

Créé par le 03 mar 2008 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Par Ibrahim Barzak AP

GAZA, Bande de Gaza – Les troupes israéliennes se sont retirées du nord de la Bande de Gaza peu avant l’aube lundi après une profonde incursion en territoire palestinien dans le cadre d’une offensive contre les tirs de roquettes qui a fait plus d’une centaine de morts et conduit le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à suspendre les pourparlers de paix avec l’Etat hébreu.

Après plusieurs accrochages avec les militants palestiniens et des arrestations dimanche, l’infanterie israélienne a commencé à se retirer peu après minuit, a annoncé Tsahal, tandis que les bombardements aériens israéliens ont fait cinq morts.

Ces bombardements se poursuivaient lundi matin après les attaques de dimanche contre plusieurs cibles dans la Bande de Gaza, à proximité du camp de réfugiés de Chati et à Jebaliya, au nord, où deux militants ont été tués et trois autres blessés, selon des responsables des services de sécurité palestiniens. Ces décès portaient à 11 morts le bilan des violences de dimanche.

L’armée israélienne a confirmé avoir visé des hommes armés à Jebaliya, touchant une personne. Tsahal n’a fait aucun commentaire dans l’immédiat concernant des frappes contre Chati, situé dans la ville de Gaza.

Le ministre de la défense Ehoud Barak a affirmé qu’une invasion de Gaza par les troupes israéliennes restait une option possible et qu’Israël essaierait de renverser le régime du Hamas. « Nous utiliserons la force pour changer la situation », a déclaré Ehoud Barak lors d’une réunion avec les responsables de la sécurité, selon un communiqué publié par son cabinet.

Lundi, aux premières heures du jour, les Palestiniens ont dénombré neuf raids israéliens séparés sur Gaza dans lesquels cinq militants du Hamas ont été tués. L’une de ces offensives s’est produite près du bureau du Premier ministre du Hamas Ismaïl Haniyeh qui ne se trouvait pas sur les lieux au moment de l’attaque. L’armée israélienne a précisé que l’avion visait des caches d’armes entre autres.

Avant minuit, Israël a déployé davantage de troupes et de blindés dans le nord de la Bande de Gaza, élargissant le théâtre des opérations à environ un kilomètre et demi, selon des témoins et des membres des services de sécurité palestiniens.

L’aviation israélienne a également frappé deux ateliers de métaux dans le nord du territoire, blessant dix personnes, a-t-on appris de mêmes sources.

L’armée israélienne a déclaré que les raids visaient des caches d’armes, et que les mouvements de troupes étaient des mesures de routine.

Dimanche, 11 Palestiniens, dont une petite fille de 21 mois, ont été tués et dix autres ont succombé à des blessures ou ont été retrouvés morts. En tout, 109 Palestiniens ont été tués depuis le début des violences mercredi dernier, selon des militants et des sources hospitalières. Environ la moitié sont des civils. Deux soldats et un civil israéliens ont également perdu la vie.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a suspendu les pourparlers de paix avec l’Etat hébreu en raison de ces opérations, réactions aux tirs de roquettes vers le territoire israélien.

Face aux condamnations internationales, Israël a fait valoir son droit à se défendre, et même laissé entendre que ses interventions pourraient s’intensifier. AP

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