Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

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Libye : la charia pour unifier le pays

Créé par le 25 oct 2011 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Monde - dans l’Huma du  le 24 Octobre 2011

« Levez haut vos têtes, vous êtes des Libyens libres » annonce le président du CNT. Et dans le même discours : instauration de la Charia, interdiction du divorce et autorisation de la polygamie.

Dans son discours annonçant la libération totale de la Libye, Moustapha Abdel Jalil  président du Conseil national de transition (CNT),  a déclaré : « En tant que nation musulmane, nous avons adopté la ‘charia’ islamique comme source du droit, donc n’importe quelle loi contredisant les principes de l’islam est légalement nulle ». Deux exemples ont été cités, de lois désormais nulles instaurées sous le régime de Mouammar Kadhafi : celle qui interdisait la polygamie et celle qui autorisait le divorce. Il a également annoncé l’ouverture de banques islamiques. Le CNT a pris sont parti : tenter d’unifier le pays sous le joug d’un Islam politique.
Les tensions vont être grandes : libéraux contre islamistes, tensions régionalistes, rivalités tribales, ambitions individuelles ou pour le contrôle des revenus du pétrole… La Libye est loin d’être pacifiée.

La réconciliation nationale s’annonce également impossible. Outre la mort de Kadhafi que le CNT s’escrime à nous présenter comme conséquence « d’une fusillade » alors que toutes les preuves et témoignages tendent à montrer qu’il s’est fait lyncher puis exécuter, les ONG pointent du doigt des exactions de plus en plus nombreuses. Ainsi Human Rights Watch affirme ce lundi que 53 pro-kadhafi ont été exécutés sommairement dans un hôtel à Syrte. Ils ont retrouvé des dizaines de corps regroupés sur la pelouse, une balle dans la tête, certains avec les mains attachés dans le dos. « Ce dernier massacre semble faire partie d’une série de meurtres, pillages et autres abus commis par des combattants anti-Kadhafi armés se considérant comme au-dessus de la loi », affirme l’ONG.

Entre realpolitik sordide et prétextes humanitaires, l’étrange diplomatie de la chasse à l’alibi, sans queue ni tête!

Créé par le 21 oct 2011 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin, a4-Le blog citoyen croque la droite, Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Longuet affirme que des mirages de l’aviation française – en fait un chasseur Mirage français dans une flotte aérienne plus large - seraient à l’origine de la capture de Muammar Kadhafi. Le ministre précise toutefois le rôle ultime des  combattants  au sol de Mirastra qui ont intercepté jeudi une partie du convoi – formé de 80 véhicules 4X4 – qui tentait de quitter la ville de Syrte avec à son bord ledit dictateur déchu. Ce dernier aurait été trouvé mort dans les voitures détruites (1).

Que de zigzags diplomatiques depuis l’épisode de la libération des infirmières bulgares (notre billet du 7/08/2007 Succès diplomatique ou charlatanisme ?), condamnées jadis par un procureur devenu ensuite chef des rebelles libyens dans un gouvernement provisoire auto-proclamé que s’est empressé de reconnaître le président Sarkozy! Ce dernier avait entre temps reçu en grande pompe le colonnel Kadhafi à Paris dans l’espoir d’une avancée diplomatique dans la région ( nos billets des 11/12/2007 et 15/12/2007 Trop plein d’égards et grands écarts : déraison d’Etat ou ruse de chef ? et Paris, Kadhafi, la culture et l’Afrique ). Par la suite, le gouvernement français, dernier soutien du dictateur voisin tunisien Ben Ali, avait eu l’outrecuidance, par la voix de l’ex-ministre des relations extérieure, MAM, de vouloir conseiller et armer la police tunisienne pour contenir la révolte du peuple tunisien ( notre billet du 3/02/2011 MAM et les raccourcis d’une diplomatie bien mise à mal! ), quelques années après le très controversé voyage en Tunisie de monsieur Sarkozy (notre billet du 30/04/2008 Profil bas pour Rama Yade en Tunisie) . Avant d’intégrer le haut commandement militaire de l’OTAN pour y jeter plus tard nos soldats avec cet alibi humanitaire, d’inspiration BHLévienne, en Libye.

Certes la diplomatie française vis à vis de la Libye n’a jamais été simple. Dans le dossier du Tchad et de la bande d’Aouzou, il fallut composer avec un Kadhafi dont on connaissait la versatilité. Souvent dépeint comme un leader fanatique qui s’appuie sur les méthodes les plus brutales et de caractère fort changeant, feu le colonnel Kadhafi avait d’ailleurs enregistré de sérieux revers dans ses tentatives de fusionner les pays voisins.

Ne pas pleurer Kadhafi c’est tout autre chose que d’accepter ces louvoiements diplomatiques grossiers. Car derrière l’abandon des principes de base et la violation tacite du droit international (2), la France ne s’aligne-t-elle pas inexorablement sur la politique américaine d’ingérence dont on peut mesurer les échecs en Irak et en Afghanistan ? ( l’appréciation critique de l’ancien ministre d’Etat sur le risque de dérapage diplomatique en date du 3 mai dernier Jean-Pierre Chevènement, en visite à Bordeaux, livre au Blog citoyen, socialiste et républicain son analyse sur l’évolution de l’intervention en Libye après les évènements des jours derniers ) Sur ce point, les gesticulations diplomatiques et militaires d’un Nicolas Sarkozy,  fanfaronnant, expriment une constante du personnage dans son allégeance aux Etats-Unis. Allégeance qui alla jusqu’aux excuses confidentielles d’un ministre de l’Intérieur osant brader l’intérêt national en affichant des positions contraires à celle de son pays lors d’une rencontre avec le président Bush en pleine affaire d’Irak.

Mais quelle sera demain la capacité d’autonomie diplomatique d’une France décrédibilisée quand l’alibi d’une intervention militaire humanitaire ne résiste pas longtemps à l’examen des forfaits d’une politique extérieure du tête à queue que nous évoquions fort à propos dans quelques billets de ce blog citoyen?

X.D le 20/10/2011

(1) Cette version est à présent (le 21/10/2011) largement contestée, les américains faisant valoir qu’un de leurs drones aurait atteint la cible, la mort de Kadhafi étant par ailleurs entourée d’une grande suspiscion d’actes inavouables pour éviter un long procés. Procès qui, dit-on, aurait pu plonger dans l’embarras gouvernements étrangers et compagnies pétrolières occidentales, qui se sont rapprochés de Mouammar Kadhafi ces dix dernières années.

(2) « A la suite de démarches sur lesquelles on peut s’interroger – je pense à l’intervention de BHL auprès du président de la République – on a décidé d’aller dans le sens non pas d’une ingérence – qui n’est pas autorisée par le conseil de sécurité des Nations Unies – mais dans le sens de la mise en oeuvre de la responsabilité de protéger. C’est la résolution 1973. L’ONU demande à un certain nombre de pays qui ont formé une coalition de protéger les civils contre toute tentative de génocide, crime de masse, crime contre l’humanité…

On peut s’interroger sur le fait de savoir si ce mandat n’est pas en train d’être outre-passé par des frappes dont l’objet n’est plus de protéger les civils. On est sur une question de principe! Est-ce que l’on veut préserver la notion de la responsabilité de protéger les civils ou – la différence est ténue – est-ce que l’on va s’aventurer sur le terrain de l’ingérence que l’ONU n’a jamais acceptée? » Extrait de l’entretien de Jean-Pierre Chevènement au blog citoyen le 3 mai 2011

A lire sur le blog citoyen, socialiste et républicain, nos billets datés, signés et parfaitement assumés!

Succès diplomatique ou charlatanisme ?

Posté par sr07 le 07 août 2007 à 06:22 | Dans : a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de X D, a4-Le blog citoyen croque Sarkozy et sa politique Editer

Trop plein d’égards et grands écarts : déraison d’Etat ou ruse de chef ?

Posté par sr07 le 11 déc 2007 à 04:51 | Dans : a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de X D, a4-Le blog citoyen croque Sarkozy et sa politique Editer

Paris, Kadhafi, la culture et l’Afrique

Posté par sr07 le 15 déc 2007 à 12:46 | Dans : a-le quartier libre de X D Editer

Profil bas pour Rama Yade en Tunisie

Posté par sr07 le 30 avr 2008 à 07:10 | Dans : a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de X D, a4-Le blog citoyen croque Sarkozy et sa politique Editer

MAM et les raccourcis d’une diplomatie bien mise à mal!

Posté par sr07 le 03 fév 2011 à 06:32 | Dans : a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de X D, a4-Le blog citoyen croque Sarkozy et sa politique Editer

Jean-Pierre Chevènement, en visite à Bordeaux, livre au Blog citoyen, socialiste et républicain son analyse sur l’évolution de l’intervention en Libye après les évènements des jours derniers

Posté par sr07 le 03 mai 2011 | Dans : a5-Les entretiens du blog citoyen Edit This

Pourquoi Paris doit soutenir la reconnaissance de la Palestine

Créé par le 27 sept 2011 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Point de vue | LEMONDE | 27.09.11 | 13h38   •  Mis à jour le 27.09.11 | 14h54

La journée du 23 septembre entrera-t-elle dans l’Histoire ? Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a bel et bien déposé la candidature de l’Etat de Palestine au Conseil de sécurité des Nations unies, avant de s’adresser à l’Assemblée générale. Et voilà que les uns le qualifient de pyromane prêt à mettre le Proche-Orient à feu et à sang, tandis que d’autres dénoncent une trahison des droits du peuple palestinien. Mais tout ce qui est excessif ne compte pas, disait Talleyrand.

Quiconque connaît l’histoire de cet interminable conflit se demande en fait plutôt pourquoi l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) n’a pas effectué cette démarche plus tôt. Car elle a, de longue date, cinq bonnes raisons de le faire.

D’abord il ne s’agit que de confirmer une décision prise par l’ONU le 29 novembre 1947 : ce jour-là, la jeune organisation internationale partagea la Palestine, jusque-là sous mandat britannique, en un « Etat juif », un « Etat arabe » et un « régime international » pour Jérusalem.

Bref, en reconnaissant enfin l’Etat de Palestine, la communauté internationale rattrapera un retard de… soixante-quatre ans. Entre-temps, cette « disparition » et l’expulsion de quatre Palestiniens sur cinq ont engendré un conflit israélo-arabe qui s’est traduit par six décennies de guerres, de terrorisme et de mal-développement…

Deuxième raison : depuis les accords d’Oslo, la négociation entre Israéliens et Palestiniens sous égide américaine a échoué, provoquant de nouveaux bains de sang. Même l’ancien président Bill Clinton reconnaît aujourd’hui que Benyamin Nétanyahou et son gouvernement portent une responsabilité majeure dans l’impasse actuelle. Pour en sortir, il faut donc modifier radicalement la règle du jeu.

Ce sera le cas si la Palestine devient le 194e membre des Nations unies. Volens nolens, Israël devra négocier avec un Etat reconnu comme lui dans le cadre de l’ONU et sur la base de ses résolutions. Lesquelles posent les principes d’un règlement sinon juste, en tout cas durable : établissement d’un Etat palestinien dans les frontières d’avant la guerre de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, démantèlement des colonies et destruction du mur, solution pour les réfugiés de 1948 fondée sur le droit au retour ou à compensation. Autant de principes intangibles, dont seule la mise en oeuvre sera négociée.

La démarche palestinienne met aussi fin au « bal des hypocrites », où Barack Obama et Nicolas Sarkozy mènent, hélas, la danse. Enthousiastes partisans, en paroles, de la coexistence de deux Etats, ils s’y opposent en actes. Le premier menace de « vetoïser » l’admission de l’Etat de Palestine, dont il avait annoncé l’adhésion il y a un an dans son discours à l’Assemblée générale.

Le second, après avoir claironné qu’en l’absence de négociations bilatérales « la France prendra ses responsabilités », offre maintenant aux Palestiniens non un siège, mais un strapontin – proposition aussitôt balayée par Israël… Tout cela sonne faux, tant l’écrasante majorité de l’opinion internationale espère qu’une reconnaissance de la Palestine relancera les espoirs de paix – y compris en Palestine, bien sûr, mais aussi en Israël, où 70 % des sondés acceptent l’application d’une décision onusienne. Et la majorité des Etats favorables dépasse d’ores et déjà les deux tiers…

La cinquième et dernière raison concerne Israël. Contrairement aux harangues des va-t-en-guerre, l’établissement d’un Etat palestinien constitue peut-être la dernière chance de l’option bi-étatique, autrement dit de l’insertion durable d’Israël dans son environnement arabo-musulman en révolution.

Qui a relevé, en France, les craintes exprimées récemment par son président, Shimon Pérès ? « Quiconque accepte le principe de base des lignes de 1967 bénéficiera du soutien international. Quiconque les rejette perdra le monde », affirmait-il. Et de redouter qu’« Israël devienne un Etat binational. (…) Nous galopons à toute vitesse vers une situation où Israël cessera d’exister comme Etat juif ».

Nombre d’Israéliens, juifs et arabes, ne redoutent pas une telle perspective : ils se battent pour un « Etat de tous ses citoyens », voire pour un « Israël-Palestine » où les deux peuples se retrouveraient à droits égaux. Mais c’est à eux d’en décider

La reconnaissance de l’Etat de Palestine ne modifiera évidemment pas d’un coup de baguette magique la situation sur le terrain. Beaucoup dépendra de la mobilisation des Etats et des opinions pour que le droit international s’y applique.

Dommage que la France ne joue pas une partition digne d’elle dans cet indispensable concert. Elle servirait la paix, mais redorerait aussi son blason passablement rouillé par son rapprochement avec Israël et sa longue complaisance avec les dictateurs arabes…

Ouvrage : « 100 clés du Proche-Orient » (Pluriel, 752 pages, 17 €) avec Alain Gresh et Emmanuelle Pauly.

Avec l’arrêt du processus de paix, le statu quo n’est plus possible .

Créé par le 24 sept 2011 | Dans : a-Fédérations MRC d'Aquitaine, Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Voici l’interview qu’a donné Claude Nicollet à « la Voix du Nord » suite au discours de Mahmoud Abbas devant l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, hier 23 septembre. Vous pouvez également la retrouver sur le site de « La Voix du Nord » en cliquant: http://www.lavoixdunord.fr/France_Monde/actualite/Secteur_France_Monde/2011/09/24/article_avec-l-arret-du-processus-de-paix-le-st.shtml

Claude Nicolet, adjoint MRC aux relations internationales à Dunkerque et historien de formation, est président du Réseau de coopération décentralisée pour la Palestine depuis 2004. Fort d’une dizaine de visites à Gaza City (jumelée avec Dunkerque depuis 1996 à l’initiative de Michel Delebarre), il déchiffre le bras de fer palestinien entrepris à l’ONU…

-Comment analysez-vous le discours d’hier de Mahmoud Abbas ?

 « Son discours a été classique mais efficace, ne manquant pas d’émotion ni d’ironie quand il félicite le Sud-Soudan d’être devenu le 193e membre de l’ONU la semaine dernière. Il a été grave en dénonçant la colonisation et l’attitude du gouvernement israélien. Il n’avait pas de raison de se retenir. Il sait le veto américain et son discours était également destiné à tous les Palestiniens. Il fallait montrer une stature et il n’a pas reculé devant les pressions internationales. Il n’a pas cédé mais il n’avait pas le choix. Il a mis la communauté internationale face à elle-même et gagné une espèce de stature morale. »

- Pourquoi a-t-il soudain décidé de faire une demande d’adhésion à l’ONU ?

« Avec l’arrêt du processus de paix, le statu quo n’est plus possible au Proche-Orient. Mahmoud Abbas est politiquement coincé, d’une part à cause d’un gouvernement israélien qui s’est radicalisé sur la question des colonies, et d’autre part, parce qu’il est dans une impasse au niveau de sa politique intérieure malgré l’accord entre le Hamas et le Fatah. Il essaye de tracer une ligne politique, de reprendre la main. Il a perdu beaucoup de crédibilité, y compris devant les Palestiniens. »

- Que peut gagner la Palestine avec ce défi ?

« Cette bataille diplomatique acharnée pour dissuader les Palestiniens démontre qu’il y a quelques petits enjeux derrière tout cela. Passer d’un statut de territoire occupé à un État occupé n’aurait rien d’anodin. Si la Palestine ne peut adhérer mais devient observateur non membre (comme le préconise la France), elle ne pourra pas voter mais aura accès à tous les droits, les textes, les traités, les organismes comme l’UNICEF… Par exemple, elle se bat pour le classement de la vieille ville d’Hébron au patrimoine mondial de l’UNESCO. Aujourd’hui, c’est impossible car son État n’existe pas. Or Hébron est un lieu de crispation très fort avec une petite colonie juive qui cristallise le conflit. Il y a de vrais enjeux. Si l’entité Autorité palestinienne devient un vrai État avec un gouvernement, des ministres, la considération ne sera plus la même. Le domaine symbolique, ça compte en politique. »

- Pourquoi la France ne pousse-t-elle pas à l’adhésion ?

« La France est coincée par la position européenne qui fabrique de l’impuissance. L’Allemagne, de par son histoire, soutient Israël… »

- Comment sortir de cette crise diplomatique ?

« La procédure d’adhésion peut durer des semaines. Je crois à la puissance des idées, aux peuples acteurs de l’histoire. Les opinions publiques, épuisées des deux côtés, doivent rentrer dans le jeu. À long terme, il n’y a qu’une seule perspective puisque personne ne veut d’un État binational : deux États souverains vivant en paix avec des garanties de sécurité pour l’un et pour l’autre, basées sur le droit international. Géographiquement, il faut revenir aux frontières antérieures à la guerre de 1967. Il est presque déjà trop tard avec les colonies. La Palestine est un peu une peau de léopard parcellisée. Il y aura des ajustements à négocier entre eux, des échanges de territoires à effectuer. Pour l’instant, il n’y a plus aucune confiance entre les gouvernements israélien et palestinien. Mais les deux peuples aspirent à vivre tranquillement, dans la dignité et libres. »

Propos recueillis par Olivier Berger.

Mis à jour ( Samedi, 24 Septembre 2011 11:10 )

La France doit dire oui à la création d’un Etat palestinien souverain

Créé par le 19 sept 2011 | Dans : Blog du Che, Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

On ne peut se réfugier sans hypocrisie derrière l’exigence d’une négociation entre Israël et l’Autorité palestinienne pour s’opposerà la demande de celle-ci de voir reconnue par l’ONU un Etat palestinien souverain.C’est faire comme si la poursuite de la colonisation de la Cisjordanie par Israël n’avait pas empêché jusqu’ici toute négociation sérieuse.

Le changement de cap du Président Obama, signe de son affaiblissement intérieur, ne saurait être un argument valable pour amener la France à renoncer à la position qui a été celle de tous les Présidents de la République jusqu’à Nicolas Sarkozy : la reconnaissance d’un Etat palestinien à côté d’Israël avec, bien évidement les garanties de sécurité que cela implique.

La France compromettrait son influence dans le monde arabe mais aussi dans le reste du monde en adoptant le « deux poids deux mesures ». Il ne peut y avoir d’exception au droit de chaque peuple à disposer de lui-même.

Jean-Pierre Chevènement  le Lundi 19 Septembre 2011 à 20:06


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