Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

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Maroc: Nouvelles manifestations pour réclamer des emplois

Créé par le 08 juil 2011 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Mis à jour le 07.07.11

Les forces de sécurité marocaines ont utilisé ce jeudi matraques, canons à eau et gaz lacrymogènes pour disperser de nouvelles manifestations de chômeurs dans le centre du pays.Ces incidents se sont déroulés dans la région de Khourigba, riche en phosphates, dont le Maroc détient les plus importantes réserves mondiales.

En mars, des manifestations similaires avaient eu lieu à Khourigba devant le siège de l’Office chérifien des phosphates (OCP). Le responsable local de la principale organisation de défense des droits de l’homme au Maroc, Hadjaj Assal, a rapporté qu’une trentaine de manifestants avaient été arrêtés depuis mardi et que certains d’entre eux étaient passés devant des tribunaux jeudi.

«Les émeutes continuent dans un quartier de Khourigba et dans les villes voisines de Hattan et de Boujniba», a-t-il affirmé à Reuters.«Elles ont commencé lorsque l’OCP a publié une liste d’attribution d’emplois destinés à quelques centaines de personnes, alors qu’il y avait plus de 30.000 candidats. Ceci a beaucoup déçu les jeunes de la région», a-t-il ajouté.

Reuters

Deux bateaux français devraient participer à la flottille pour Gaza

Créé par le 18 juin 2011 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Un bateau français quittera la Grèce, « normalement en fin de semaine prochaine », et devrait être accompagné d’une seconde embarcation au départ d’un port français, pour rejoindre la deuxième « flottille de la liberté » pour Gaza, ont annoncé samedi 18 juin les organisateurs. « Le bateau français pour Gaza va partir. On a entendu beaucoup de rumeurs, d’inquiétudes, mais il est bien là. Actuellement il est en Méditerranée, il partira du port où il se trouve actuellement en Grèce », a déclaré Claude Léostic, un des porte-parole de la campagne « Un bateau français pour Gaza » lors d’une conférence de presse à Marseille.

Il emportera 25 passagers, parmi lesquels des élus et hommes politiques français, dont Olivier Besancenot (NPA) et le député communiste du Havre, Jean-Paul Lecoq, ainsi que des personnalités du monde du sport, dont le marin breton Jo Le Guen. « Nous espérons pouvoir vous confirmer demain (dimanche) la présence d’un deuxième bateau français qui partira de France et lui transportera une quinzaine de passagers », a ajouté Mme Léostic. Elle n’a pas souhaité dévoiler le nom du port méditerranéen concerné, précisant simplement qu’il ne s’agissait pas de Marseille, d’où l’embarcation devait appareiller initialement.

Le départ est prévu « normalement en fin de semaine prochaine » pour une arrivée à Gaza fin juin. L’objectif principal est de lutter contre la « situation insoutenable infligée au peuple palestinien », a rappelé le porte-parole. Selon les chiffres avancés, les 1,5 million d’habitants de Gaza dépendent à 80 % de l’aide internationale et plus de 60 % d’entre eux sont en situation d’insécurité alimentaire. En mai 2010, des Français avaient participé à la première flottille destinée à forcer le blocus imposé à la bande de Gaza depuis 2006, mais sans affréter un bateau.

Ces deux bateaux rejoindront la flottille internationale, composée d’« une douzaine » d’embarcations, avec à leur bord des militants du monde entier, selon les organisateurs français qui ont regretté le forfait, annoncé vendredi, du Mavi Marmara. « Ce sera 500 passagers en moins », ont-ils estimé.

Neuf passagers turcs avaient été tués le 31 mai 2010 lors du raid d’un commando israélien contre ce ferry turc, soulevant une vague de réprobation internationale. Deux cargos d’aide humanitaire feront également route vers Gaza au sein de la flottille internationale, avec notamment 250 tonnes d’aide, essentiellement médicale, apportées par les militants français.

LEMONDE.FR | 18.06.11

La France et l’Union européenne doivent aider le futur Etat palestinien

Créé par le 03 juin 2011 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Le réveil arabe, depuis la chute des régimes tunisien et égyptien, a créé une nouvelle situation dans toute la région, et au-delà s’inscrit dans des mutations profondes de l’ordre international. Les suites de ces mouvements sont encore difficiles à prévoir, mais ils ont déjà changé la donne sur la Palestine : des gouvernements arabes plus démocratiques devront tenir compte de la solidarité de leurs peuples avec cette cause.

La création d’un gouvernement d’union nationale palestinien, même s’il ne met pas fin à la division de fait entre Gaza et la Cisjordanie, n’aurait pas été possible sans le rôle nouveau de l’Egypte. S’il est peu probable qu’il remette en cause le traité de paix signé avec Israël, plusieurs éléments sont à souligner : les nouvelles orientations de la diplomatie du Caire, notamment à l’égard de l’Iran ; le rapprochement avec le Hamas ; la levée annoncée du blocus de Gaza ; la remise en cause du prix du gaz égyptien livré à Israël.

Le gouvernement d’unité nationale palestinien, composé de techniciens ou d’indépendants, ne change la donne diplomatique que marginalement : conformément aux accords d’Oslo, les négociations de paix ne se déroulent pas entre le gouvernement israélien et le gouvernement palestinien, mais entre le premier et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) dirigée par Mahmoud Abbas.

Mais l’échéance décisive est le mois de septembre avec la volonté palestinienne de demander une reconnaissance de l’Etat palestinien par l’Assemblée générale des Nations unies. Dans ce nouveau contexte, que peut faire la France ? Le blocage du processus de paix a amené le président de la République à déclarer, dans un entretien à L’Express (4 mai) : « Si le processus de paix reprend durant l’été, la France dira qu’il faut laisser les protagonistes discuter sans bousculer le calendrier. Si, à l’inverse, le processus de paix est toujours au point mort en septembre, la France prendra ses responsabilités sur la question centrale de la reconnaissance de l’Etat palestinien. »

Cet Etat palestinien, selon le FMI et la Banque mondiale, est déjà virtuel. Le FMI estime en particulier que l’Autorité palestinienne « est maintenant capable de conduire la politique économique saine que l’on attend d’un futur Etat palestinien ».

Dans ce contexte de transformation de la situation régionale, les autorités israéliennes semblent frappées de stupeur, se réfugient dans une attitude attentiste et peinent à prendre une décision. L’hypothèse la plus probable est donc celle de la reconnaissance par les Nations unies d’un Etat palestinien en septembre, avec l’appui de certains pays européens.

Il faut cependant s’interroger sur l’après-résolution : si l’Assemblée générale des Nations unies vote à une écrasante majorité la reconnaissance de l’Etat palestinien et si la France s’associe à ce vote, que se passera-t-il ? Que devons-nous faire, notamment si les Etats-Unis, lors du passage nécessaire au Conseil de sécurité pour l’admission d’un nouveau membre, imposent leur veto, comme l’a laissé entendre le président Obama dans son discours du 19 mai ? Une initiative pourrait être prise pour que l’Etat palestinien devienne au moins observateur aux Nations unies en lieu et place de l’OLP qui l’est aujourd’hui.

L’Etat palestinien pourrait aussi devenir membre des institutions spécialisées constituant la famille des Nations unies. La France pourrait participer aux démarches en ce sens et ce serait l’occasion de reconstituer un axe Paris-Le Caire, qui pourrait être porteur pour toute la Méditerranée.

D’autre part, la reconnaissance par Paris de l’Etat palestinien dans les frontières de juin 1967 aurait plusieurs conséquences : ouverture d’une véritable ambassade à Paris ; ouverture d’une ambassade française dans le nouvel Etat reconnu et envoi d’un ambassadeur accrédité ; reconnaissance d’un passeport palestinien ; décision que tous les citoyens résidant sur ce territoire et ne disposant pas de passeport européen sont tenus à demander des visas (ce qui inclut les colons installés sur ces territoires).

Enfin, n’est-il pas temps de poser le principe de « responsabilité de protéger » qu’a la communauté internationale par rapport aux Palestiniens ?

La nouvelle configuration palestinienne pose, une fois de plus, la question de la place du Hamas. Paris pourrait s’en saisir pour commencer un dialogue avec le Hamas, non pas en renonçant aux conditions posées par le Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie et Nations unies) mais en faisant un point d’arrivée et non de départ de la négociation.

Sur le plan européen, la France pourrait porter le projet de reconnaissance de l’Etat palestinien. En mars 1999, réunis à Berlin, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union européenne affirmaient déjà « le droit permanent et sans restriction des Palestiniens à l’autodétermination, incluant la possibilité d’un Etat ». Il est temps de passer à l’étape de la reconnaissance formelle prévue il y a plus de dix ans.

Aucune solution durable n’est possible sans les Etats-Unis : ceux-ci viennent de rappeler, à travers le discours du président Obama du 19 mai, leur volonté de favoriser une « paix durable ». Mais ils sont freinés par des considérations intérieures et une démarche européenne pourrait les pousser dans la bonne direction. Il faut rappeler que ce sont la France et la Communauté européenne, qui, à partir de 1980 et de la déclaration de Venise, ont poussé l’idée de négociations avec l’OLP et de reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien, deux principes, qui, à l’époque, étaient anathèmes pour les Etats-Unis et Israël. Les accords d’Oslo auraient-ils pu être signés si l’Europe n’avait pas joué ce rôle de défricheur ?

L’Union européenne devrait aussi, conformément aux arrêts de la Cour européenne, renforcer le contrôle pour tracer l’origine des produits israéliens exportés et interdire la vente de ceux provenant des territoires occupés.

En Israël même, on semble assister à un certain mouvement de l’opinion. Des personnalités pour la plupart issues du Mossad, du Shin Beth, de l’armée et du monde des affaires ont rendu publique une initiative de paix israélienne, en faveur de la création d’un Etat palestinien à côté de celui d’Israël. Cette initiative a été suivie d’une pétition dans le même sens, signée par une soixantaine de personnalités, dont dix-sept lauréats du prix d’Israël.

Paris et l’Union européenne pourraient encourager ces évolutions, notamment en réaffirmant leur volonté de participer au système de garanties internationales à mettre en place. La tenue d’une conférence internationale, qui pourrait débloquer, si nécessaire, les négociations et ratifierait un accord israélo-palestinien en présence des chefs d’Etat et de gouvernement, notamment arabe et israélien, et l’ouverture simultanée d’ambassades arabes en Israël, pourraient être un signe fort.



Ce groupe de réflexion réunit des chercheurs, des diplomates et des journalistes de sensibilités différentes, qui s’intéressent au Maghreb et au Moyen-Orient.
Parmi ses participants, on peut citer, notamment,
Joseph Bahout, Denis Bauchard, Alain Gresh, Bassma Kodmani, Patrick Leclercq, Agnès Levallois, Jean-Pierre Séréni.
Un rapport intitulé « Maghreb Moyen-Orient, contribution pour une politique volontariste de la France » avait été diffusé, en avril 2007, à la veille de l’élection présidentielle.

Avicenne, groupe de réflexion Article paru dans l’édition du Monde du 02.06.11

L’Etat palestinien, c’est maintenant !

Créé par le 30 avr 2011 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Le Proche-Orient est à la croisée des chemins. La poursuite de la colonisation israélienne de la Palestine a conduit les négociations de paix dans l’impasse. Le désespoir risque de provoquer l’éclatement d’une troisième Intifada. A l’heure où les peuples arabes reprennent en mains leur destin, seule une reconnaissance généralisée de l’Etat de Palestine dans les frontières d’avant la guerre de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, peut ouvrir une perspective nouvelle.

Or, le 24 septembre 2010, le président Barack Obama a proposé à l’Assemblée générale des Nations unies de « revenir l’année prochaine avec un accord qui amènera un nouvel Etat membre aux Nations unies, un Etat palestinien indépendant et souverain, qui vive en paix avec Israël ».

Ce moment est venu. Le président Mahmoud Abbas a entamé une tournée afin d’obtenir la reconnaissance de l’Etat de Palestine. En Israël même, des personnalités, pour la plupart issues du Mossad, du Shin Bet, de l’armée et du monde des affaires, ont rendu publique une « Initiative de paix israélienne » en faveur de la création d’un Etat palestinien à côté de celui d’Israël. Cette initiative a été suivie d’une pétition dans le même sens signée par une soixantaine de personnalités, dont dix-sept lauréats du prix Israël, une des plus hautes distinctions en matière d’art, de sciences, de lettres. Les signataires ajoutent : « Nous avons regardé autour de nous, constaté ce qui se passe dans les pays voisins et nous nous sommes dit qu’il est temps pour les Israéliens de faire entendre leur voix. »

Nous exhortons la communauté internationale à prendre enfin ses responsabilités : soixante-quatre ans après l’avortement du plan de partage de la Palestine qu’elle ne s’est pas donné les moyens d’appliquer, il lui revient d’assurer un règlement définitif, juste et durable fondé sur le droit international.

La France et l’Union européenne doivent prendre l’initiative en reconnaissant sans attendre l’Etat palestinien dans les frontières d’avant la guerre de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, et en appelant l’ONU à faire de même sans délai. Mais nous ne pouvons nous en remettre aux seules autorités nationales et internationales.

Notre responsabilité de citoyens est aussi de mobiliser l’opinion pour qu’elle pèse dans ce sens. C’est pourquoi nous invitons les personnalités et les intellectuels de toutes origines, tendances et sensibilités à se joindre à cet appel.

Pour que la paix l’emporte sur la guerre. Pour empêcher de nouvelles tragédies. Pour assurer l’avenir des deux peuples vivant sur cette même terre.



Jean Christophe Attias, directeur d’études à l’EPHE (Sorbonne) ;
Bertrand Badie, politologue ;
Jean Baubérot, historien et sociologue ;
Esther Benbassa, directrice d’études à l’EPHE (Sorbonne) ;
Monique Chemillier-Gendreau, professeure émérite (université Paris VII-Diderot) ;
Jean Daniel, éditorialiste, écrivain ;
François Gèze, éditeur ;
Gisèle Halimi, avocate, ambassadrice de l’Unesco ;
Stéphane Hessel, ambassadeur de France ;
Daniel Lindenberg, professeur émérite (université Paris-VIII-Saint-Denis) ;
Roger Martelli, historien ;
Edgar Morin, sociologue ;
Pierre Nora, historien ;
Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien ;
Joël Roman, philosophe ;
François Salvaing, écrivain ;
Dominique Vidal, historien et journaliste.

Collectif

LEMONDE | 28.04.11 |

Gaza se souvient, Gaza étouffe, Gaza patiente, par Ziad Medoukh, professeur de français, Gaza-Palestine.

Créé par le 30 déc 2009 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Un an après, comment vivent les Palestiniens  ?

Fin décembre 2008, fin décembre 2009, un an déjà…

Je ne vais pas revenir dans cet article sur les trois semaines terribles vécues par la population civile de la bande de Gaza lors de l’agression israélienne contre une région innocente, contre une prison à ciel ouvert, contre un territoire isolé, emmuré, une population enfermée, sans possibilité de fuir…

Chacun est libre de qualifier et de décrire avec ses mots ces horribles événements de Gaza  : guerre, agression, pilonnages, massacres, crimes de guerre, attaques sanglantes, voire des attaques barbares… Les seuls mots pour moi sont massacres et crimes commis par la cinquième puissance militaire dans le monde contre un million et demi de civils, contre des femmes et des enfants et des vieillards sans défense, contre la totalité des infrastructures de la bande de Gaza, et ce dans le plus profond mépris des condamnations internationales.

C’est très difficile pour moi, Gazaoui, de décrire la situation actuelle dans la bande de Gaza un an après la fin de l’agression israélienne, car je pourrais écrire des pages et des pages, voire des livres, pour évoquer seulement une partie de la souffrance, de la douleur et des sacrifices de ses habitants toujours isolés, enfermés par le blocus, et abandonnés à leur sort au vu et au su du monde dit libre.

Les mots et les expressions m’échappent pour parler de toute une population  : femmes, jeunes, enfants, personnes âgées, patients, chômeurs, malades, blessés, invalides, tous ceux qui ont perdu pendant ce déferlement de massacres et de destructions leurs maisons, leurs biens et surtout leurs proches, et qui, néanmoins, continuent de résister sur leur terre dans des conditions inhumaines, difficilement imaginables pour quelqu’un de l’extérieur.

Je ne sais pas de quel Gaza je vais parler  : Gaza le blocus  ? Gaza l’isolement  ? Gaza la résistance  ? Gaza la vie  ? Gaza la souffrance  ? Gaza la détermination  ? Gaza la prison  ? Gaza la mort lente  ? Gaza la tristesse  ? Gaza l’obscurité  ? Gaza l’opprimée  ? Gaza l’étouffement  ? Gaza l’impuissance  ? Gaza le malheur  ? ou Gaza l’espoir  ?

Un an déjà… Gaza fin décembre 2009  : un an après ces événements, les Gazaouis se rappellent – Comment pourraient-ils oublier  ? Ils se souviennent de ces vingt jours de carnages jamais égalés depuis l’occupation israélienne en 1948. Ils se souviennent d’abord de leurs martyrs, plus de 1 400 tombés sous les bombes de l’aviation israélienne ou les balles des soldats  : ils se souviennent des maisons, plus de 6 000, des hôpitaux, des écoles  ; des refuges pour la population, détruits par les bombardements indiscriminés des Israéliens  ; ils se souviennent de la passivité complice de la communauté internationale pendant ces massacres.

Dans le monde des humains au 
XXIe siècle, comment cela est-il possible  ? Un an déjà, et rien n’a changé à Gaza… Le blocus inhumain imposé depuis plus de trois ans resserre toujours son étau, de façon encore plus inhumaine dans la situation actuelle des Gazaouis  ; les passages qui relient la bande de Gaza au monde extérieur sont ouverts au compte-gouttes sur ordre militaire israélien  ; 80 % de la population civile dans la bande de Gaza vit avec des aides alimentaires internationales, quand elles peuvent passer  ; les blessés et les malades meurent ou attendent la mort parce qu’il est interdit de sortir pour aller se faire soigner à l’extérieur et que leurs hôpitaux manquent d’équipements adéquats.

Fin décembre 2009, un an déjà et Gaza survit toujours dans la douleur, Gaza patiente… Gaza attend toujours le réveil de la conscience mondiale, Gaza continue d’attendre l’application de la loi internationale, Gaza continue de souffrir avec seulement sa détermination de continuer à vivre… de ne pas mourir…

Un an, et plus de 10 000 habitants de Gaza vivent toujours dans des tentes à côté de ruines de leurs maisons car tous les matériaux de construction sont interdits d’accès dans la bande de Gaza sur ordre militaire israélien.

Gaza, fin décembre 2009, espère malgré tout. Ses raisons d’espérer, comme l’ont été les puissantes manifestations de soutien partout dans le monde, restent la mobilisation des sociétés civiles et des représentants politiques partout dans le monde pour que les gouvernements et les instances décisionnelles de la communauté internationale imposent la levée du blocus et la réouverture des passages, pour qu’enfin les habitants de la bande de Gaza puissent commencer à restaurer leur environnement… à panser leurs plaies  ; pour qu’enfin ils puissent espérer commencer à pouvoir vivre une vie normale dans leur région, dans leurs villes, dans leurs villages…

Gaza, fin décembre 2009, à la veille de la marche commémorative internationale  : Gaza n’en peut plus, Gaza survit au jour le jour, Gaza étouffe, Gaza crie dans le silence des médias internationaux, Gaza attend… Gaza espère… espère et demande… Les Palestiniens de Gaza espèrent et demandent la restauration de leurs droits fondamentaux, de leur droit à la vie dans le monde, à la paix par 
l’application de la justice.

Le chemin de la paix passe par 
la justice, rien que la justice. Gaza et les Palestiniens aspirent à 
la paix dans la liberté et la justice.

Dans l’Huma décembre 2009

A lire sur ce blog citoyen : Pourquoi tant d’idées reçues sur le conflit israélo-palestinien ?

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