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Gramsci par Tosel

Créé par le 26 mai 2018 | Dans : Non classé

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Protégé : « Socialisme et Révolution française

Créé par le 26 mai 2018 | Dans : Non classé

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Asile et immigration : l’heure de vérité ? Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII)

Créé par le 21 fév 2018 | Dans : Non classé

La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert

du lundi au vendredi de 12h55 à 13h30

32 min

France Culture Journée spéciale « Asile et immigration : l’heure de vérité ? »

21/02/2018

Asile et immigration : l’heure de vérité ? Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), a été récemment nommé président du conseil de direction de l’Institut européen en sciences des religions.

« La France est vécue comme un pays de rebond possible, car elle apparaît, et elle est en droit, beaucoup plus accueillante que d’autres pays. » Didier Leschi 

Journée spéciale « Asile et immigration : l’heure de vérité ? ». Aujourd’hui est le jour de la présentation du projet de loi en conseil des ministres. Ce texte suscite questions et inquiétudes. Entre logique répressive et logique d’accueil, un exercice d’équilibriste ? 

Didier Leschi est directeur général de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration, ancien préfet, délégué pour l’égalité des chances au prêt du préfet de la Seine-Saint-Denis, il vient d’être nommé président du Conseil de Direction de l’Institut Européen en Sciences des Religions pour une durée de quatre ans. Proche de Jean-Pierre Chevènement,  devenu sur le tard spécialiste des questions religieuses, co-auteur avec Régis Debray de la Laïcité au quotidien, et auteur de Misère(s) de l’Islam de France 

« On ne peut socialiser les personnes que si on arrive à les prendre en charge dans des mouvements collectifs qui les font participer à la vie dans la Cité. » Didier Leschi 

Lu dans 20 Minutes : « les chevaux fascinent au travers des siècles », par Louise Gully

Créé par le 23 déc 2017 | Dans : Non classé

http://www.20minutes.fr/magazine/grand-prix-amerique/on-vous-dit-tout/les-chevaux-fascinent-au-travers-des-siecles-9250/

Les chevaux nous impressionnent depuis des millénaires pour des raisons historiques, physiques et physiologiques…

«Les chevaux me bouleversent et m’ont toujours bouleversé», expliquait il y a quelques années Jean Rochefort, avant d’ajouter, l’air de rien: «Nettoyer une vulve de jument, c’est passer un bon dimanche». Si cela semble plutôt cocasse, les paroles de l’ancien acteur, amoureux des chevaux, témoignent de l’attachement porté de nos jours aux équidés. De l’attachement oui, mais aussi de l’admiration comme on peut le voir dans le regard émerveillé des spectateurs lors des courses hippiques.

Le cheval sert l’homme dans ses conquêtes

Pour comprendre la fascination de l’Homme pour le cheval, il faut faire un bon dans le temps et s’attarder sur ce qui fait de l’animal «la plus noble conquête de l’homme», comme l’affirmait déjà le comte de Buffon au XVIIIème siècle. Et c’est bien l’Homme, lui-même, qui a créé cette fascination en associant cheval et politique: «Les seigneurs sont représentés à cheval. Le roi cavalier est au sommet de la hiérarchie et domine le cheval comme il domine le peuple», explique Daniel Roche, historien spécialiste de l’Histoire équestre et professeur au Collège de France.

 

L’animal fut un symbole, mais aussi un outil stratégique pendant des millénaires, que ce soit durant les guerres comme dans la vie de tous les jours. «Il était une grande source d’énergie, au centre de l’économie, nécessaire avant l’invention du moteur», commente l’Officier des Arts et des Lettres. Ainsi, c’est d’abord en tant qu’outil de production et symbole de richesse que le cheval fut reconnu.

Admiré de tous et partageant les taches quotidienne de l’Homme jusqu’au XIXème siècle (et l’invention du chemin de fer), le cheval est «aujourd’hui magnifié chez certaines personnes en souvenir d’une société rurale ou d’une certaine classe sociale», remarque Jean-Pierre Digard, directeur de recherches au CNRS et auteur de « Cheval, mon amour – Sports équestres et sensibilités «animalitaires» en France ». Pour l’anthropologue, il ne faut pas sous-estimer l’animal en tant que facteur de lien social puisque, «par exemple, les gendarmes disent qu’ils abordent plus facilement les civils lorsqu’ils sont à cheval.»

 

Si l’animal impressionne les foules c’est parce qu’il fait partie de nos vies et qu’il y joue un rôle. C’est pour cela qu’«il a un statut à part», selon Daniel Roche. Le cheval dispose d’un statut intermédiaire car «on a tendance à hiérarchiser les animaux. En haut, il y a les animaux de compagnie et en bas ceux qu’on mange. Le cheval est entre les deux puisqu’il fut d’abord un animal agricole avant d’entrer, dans les années 1960, dans la sphère des loisirs», ajoute Jean-Pierre Digard.

«Un animal puissant et fougueux, devant lequel on fantasme»

Les équidés ont aussi un statut singulier parmi les animaux grâce à leur plastique de rêve. «Le cheval est un animal grand, puissant et fougueux devant lequel on fantasme. On l’admire pour sa beauté et son élégance», remarque le spécialiste de la domestication des animaux. Agnès Galletier, auteure d’une dizaine de livres dédiés aux destriers, ne peut qu’approuver: «Le cheval est rapide, autonome et imprévisible. Il est fascinant car à la fois proche de l’homme et sauvage.»

 

Des atouts et un caractère qui ancrent l’animal dans la culture populaire. Au point d’en faire une source d’inspiration pour les écrivains et réalisateurs: «Déjà, dans ma jeunesse, il y avait de nombreuses œuvres dédiées aux chevaux comme Mon amie Flicka», illustre Daniel Roche. Sans compter Grand Galop, Prince noir (adapté du roman Black Beauty), L’homme qui murmure à l’oreille des chevaux ou, plus récemment, Cheval de guerre, la série américaine Luck (sur le monde des courses) ou encore Jappeloup avec Guillaume Canet. Des œuvres qui mettent aussi en avant «le lien particulier entre l’homme et l’animal», affirme l’historien, pour qui «l’image de puissance arrive en contrepartie d’une relation plus spécifique.»

«Il ne faut pas désacraliser le cheval»

C’est précisément cela qui impressionne et attire l’attention de plus en plus de spécialistes: les effets bénéfiques du cheval et de l’équitation sur la santé. Pour Jean-Pierre Digard, «monter un gros animal et arriver à lui faire faire des choses comme tourner, sauter, s’arrêter booste l’estime de soi». En plus d’être un sport, l’équitation aurait l’avantage d’apprendre la patience, la persévérance et de responsabiliser: «Le cheval nous aide à grandir et nous humanise. Sa sensibilité impressionne toujours», commente Agnès Galletier.

 

Dans une société de plus en plus urbaine, l’animal a toujours sa place puisqu’«être en contact avec un cheval est une façon de se rapprocher de la nature», explique Jean-Pierre Digard. «Il ne faut pas désacraliser le cheval, incarnation de la possible relation avec des animaux à la fois proches et différents de nous», ajoute l’auteure de « Pourquoi les chevaux nous font tant de bien ». Et pour cause, la plus noble conquête de l’Homme fait de plus en plus d’adeptes. Aujourd’hui, l’équitation est même le troisième sport national, après le football et le tennis.

Nos années Motchane, Par Michel DELARCHE sur son blog

Créé par le 04 nov 2017 | Dans : Non classé

31 oct. 2017

Une image de Didier Motchane lors d’un de mes passages, pour je ne sais plus quelle réunion, dans les locaux du CERES au milieu des années soixante-dix: un petit bonhomme toujours ébouriffé, avec ses improbables costumes noirs ou marrons en velours côtelé, un petit foulard entortillé autour du cou, et son regard perpétuellement attentif et ironique parcourant depuis l’encadrement d’une porte sa bande d’étudiants derrière ses petites lunettes aux verres épais.
Le provincial que j’étais alors ne montait pas fréquemment à Paris et en sortant du métro sur la Place de la République, craignant toujours de partir du mauvais côté de la place, j’utilisais comme repère d’orientation la palme que tenait la main levée de la statue de la République (tout un symbole…) afin de me diriger vers le boulevard Saint Martin où se trouvaient déjà des camarades pour la plupart parisiens: Patrick Weil, Martin de Mijolla, Eric Dupin, Guillaume Duval et quelques autres dont j’ai ignoré ou oublié les noms.
La grande affaire des étudiants socialistes du CERES était alors d’essayer de prendre aux communistes la majorité au bureau national de l’UGE (la manoeuvre échoua de peu), mais il fallait aussi résister aux offensives normalisatrices de la direction mitterrandiste du MJS (où sévissait sous la houlette d’Edith Cresson un certain Le Guen qui a hélas fait bien du chemin depuis).
À Grenoble, pourtant municipalité rocardienne, les étudiants socialistes de ce temps-là (dont un bon contingent d’élèves-ingénieurs: Alain, Catherine, Christian, Christophe, Didier, Jean-Louis…) étaient pour la plupart de tendance CERES mais nous traitions nos deux camarades mitterrandistes dont l’un s’appelait Francis (il est devenu par la suite un consultant spécialisé dans l’analyse des marchés pétroliers; je l’ai croisé une fois à l’aéroport de Rabat il y a une douzaine d’années mais il ne m’a pas reconnu,) et l’autre Claude (il devint directeur d’hôpital et fut une fois candidat socialiste dans une législative perdue d’avance contre Balladur) ainsi que Pierre, notre unique rocardien de Sciences-Po, aussi touffu de chevelure que d’élocution (je ne sais pas ce qu’il est devenu) avec tous les égards dûs à la démocratie interne et ceux-ci nous en savaient gré.
En ces temps d’innocence et d’éloignement du pouvoir, on pouvait débattre sans concession tout en restant des camarades.
Motchane et Chevènement nous faisaient lire et méditer Marx (en particulier ses écrits politiques), Gramsci (surtout à travers le petit ouvrage de Portelli sur le Bloc Historique) et Poulantzas. À l’époque, je lisais aussi un peu Lénine et Althusser pour discuter avec nos petits camarades althusséro-dissidents de l’UEC, aussi attachés que nous à l’Union de la Gauche et avec qui nous avions nos désaccords, mais partagions le même profond mépris de l’OCI-AJS, la principale secte trotskiste sévissant alors à Grenoble, ainsi que des groupuscules maoïstes post-soixante-huitards (PCMLF et PCR) dont on a aujourd’hui peine à croire qu’ils existaient encore à l’époque.
Motchane était une sorte de bibliothèque ambulante à lui tout seul (Chevènement aussi, mais dans un style qui me semblait philosophiquement plus éthéré: il aimait à citer Feuerbach, par exemple). Lors des stages de formation qu’il animait, Motchane s’attachait toujours, avec force exemples historiques, à nous entraîner à une appréciation dialectique des rapports de force et des conjonctures politiques, sans nous faire la moindre concession dans la rigueur de l’analyse.
Au boulevard Saint Martin, les dialogues avec Guidoni étaient moins profonds mais plus gratifiants pour nous, car contrairement à Motchane, il cherchait toujours à nous encourager plutôt qu’à relever la moindre de nos approximations et il nous divertissait fort avec ses féroces petits dessins dont certains étaient publiés dans Repères. Dans mon souvenir, ces deux-là formaient une sorte de tandem de prof copain et de prof exigeant.
Nous découvrîmes l’efficacité de cet entraînement lors de la rupture de l’Union de la Gauche: n’importe quel camarade un peu formé du CERES était capable, sans se concerter avec les autres et sans avoir reçu d’éléments de langage en provenance de Paris, de maintenir un discours restant cohérent avec les objectifs stratégiques, alors que nos malheureux copains de l’UEC devaient attendre d’avoir lu chaque matin l’édito de l’Huma pour savoir quel discours tenir dans nos discussions de midi à l’entrée des restaurants universitaires…
Motchane était depuis toujours haï par les technocrates pour les flèches sarcastiques qu’il leur décochait sans trêve, et en particulier par les rocardiens et crypto-rocardiens dont il pointa très tôt la dérive vers le néo-libéralisme. Ses nombreux ennemis au sein du PS l’avaient méchamment surnommé « le diable boiteux » ce qui en dit malheureusement plus long sur les surnommants que sur le surnommé.
C’est en ayant connu le CERES de ces années-là et en le comparant avec la médiocrité intellectuelle du personnel politique mitterrando-rocardien des années 1990 et 2000, sans même parler de l’état actuel du PS, qu’on peut mesurer combien la Gauche a perdu en capacité de réflexion stratégique depuis quarante ans.
J’ai ensuite pris acte de l’échec du pari tenté par le CERES de transformer le PS de l’ntérieur, et ce dès le tournant dit « de la rigueur » imposé par Delors en 1983, et je me suis alors détaché du PS sans souhaiter participer aux successives aventures de plus en plus groupusculaires de ce qui restait du CERES.
Mais je dois au Motchane de ces années-là et aux autres « chefs historiques » du CERES ce qui m’est resté d’exigence de lucidité dans l’évaluation des situations politiques et de refus de céder aux modes intellectuelles et médiatiques, fussent-elles étiquetées « de gauche ».

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