Non classé

Articles archivés

A lire dans Libé : la santé, sujet de société à soigner

Créé par le 08 déc 2016 | Dans : Non classé

  

Les participants au forum organisé par «Libération» ce week-end ont réfléchi à une nouvelle relation entre médecins, patients et pouvoirs publics qui intègre la place des aidants et le vécu des victimes d’un AVC.

La santé, sujet de société à soigner

«Cerveau, neurones, écoute, avenir, parole, santé, vie, éducation, prévention, espoir…» Les mots décorant les murs du forum «Quand le corps s’éclipse», samedi 3 décembre à Paris dans les locaux de la rédaction, résumaient bien l’esprit de la manifestation. Après la journée mondiale de l’AVC, Libération poursuivait sa réflexion sur la place de la maladie dans nos sociétés. Un sujet qui a rassemblé quelque 800 personnes, dont de nombreux médecins, cadres hospitaliers, infirmiers ou malades.

De la prévention à la responsabilisation du patient

«La santé, c’est politique !» La première table ronde a abordé un thème qui devrait s’imposer dans le dé bat présidentiel qui s’ouvre. Quelles réformes ? Comment mobiliser les citoyens et les professionnels ? La maladie, comme la «bien-portance», concerne l’individu mais est aussi une question sociétale dont les politiques peinent à s’emparer, malgré le montant colossal des dépenses publiques dans ce domaine (près de 257 milliards d’euros en 2014).

Ainsi l’accident vasculaire cérébral (AVC). Il touche 150 000 personnes par an. «C’est la première cause de handicap au sein de la population française», indique Norbert Nighoghossian, chef du service neurovasculaire des Hospices civils de Lyon. Son coût actuel (8 milliards d’euros par an) pourrait être réduit en s’attachant à un impératif : la prévention. En particulier auprès des soignants que l’on retrouve «en première ligne» : les généralistes. «Or, ça ne coûterait pas un sou de modifier les parcours de formation initiale et continue dans ce sens», souligne Alain Fischer, professeur d’immunologie. Seconde nécessité : «Structurer le soin, le rendre pertinent de bout en bout», notamment en se livrant à l’hôpital à une «réorganisation de la chaîne du cardio-vasculaire», juge le professeur Nighoghossian. Mais pas de synergie sans transdisciplinarité. D’où la nécessité de mettre fin aux «querelles de territoires entre les spécialités médicales», comme le note Martin Hirsch, directeur général des Hôpitaux de Paris. Cela interroge selon lui «la notion même de discipline : les pathologies chroniques sont de moins en moins mortelles à court terme. Il est de plus en plus rare qu’un patient soit pris en charge par un seul traitant». D’après Jean Leonetti, ancien ministre, cette réorganisation pourrait être le socle d’une «démocratie sanitaire raisonnable», où le patient serait responsabilisé, où les choix thérapeutiques seraient dictés par l’éthique, et non par les enjeux financiers ou la performance médicale.

Comment aider les aidants ?

Si ce changement «culturel» reste éminemment politique, les décideurs ne pourront s’exonérer de l’expertise des personnels hospitaliers et des acteurs du monde associatif en lutte permanente contre le manque de reconnaissance des patients et de leurs aidants, ces «invisibles», sujets du second débat. «La maladie est une invisibilisation du sujet à lui-même», confirme Céline Lefève, philosophe à l’université Paris-Diderot. L’identité biologique et sociale du patient s’estompe dès son entrée à l’hôpital. Comme l’explique la neuropsychologue Inge Cantegreil-Kallen, «le malade y est encore trop souvent vu comme un pur objet de soins et pas comme un sujet à part entière». L’adoption d’un plan AVC de 2010 à 2014 a certes permis la mise en place de 140 centres de prise en charge multidisciplinaire, mais «les structures hospitalières demeurent insuffisamment préparées», regrette Pascal Piedbois, directeur médical de Boehringer-Ingelheim.

Et «il ne faut jamais oublier que la deuxième victime de la maladie chronique, c’est la famille», rappelle Janine-Sophie Giraudet, médecin rhumatologue à l’hôpital Cochin. On dénombre, en effet, plus de 8 millions d’aidants, dont deux tiers sont des femmes. Si la loi du 11 février 2005 leur a donné un statut, ces «travailleuses de l’ombre», exposées à un stress chronique, «affichent un taux de mortalité supérieur de 30 % à celui du reste de la population», détaille Janine-Sophie Giraudet, qui milite pour la création d’un parcours de soins spécifique. Le milieu associatif, grâce au «baluchonnage», joue lui aussi un rôle de soutien. «Cette pratique venue du Canada consiste à confier le proche malade ou handicapé à des volontaires rémunérés pour soulager l’aidant durant quelque temps», fait savoir Paul Ramazeilles, secrétaire adjoint de la fédération France AVC.

 

Le «savoir profane» des malades

Car du temps, il en faut durant la convalescence pour se reconstruire et reprendre possession d’un «corps en désordre», sujet du troisième débat de la journée. Une situation qu’a bien connue Matthieu Firmin, journaliste-vidéaste. Paraplégique à 40 ans après un accident vasculaire, il a filmé la reconquête de ce corps défaillant (1). «En rééducation, on vous apprend à redevenir autonome, témoigne-t-il. Ensuite, c’est le système D.» Au fil des journées à l’hôpital, les malades se transmettent leurs «astuces» : «On invente d’autres chemins de mobilité, pour mettre ses chaussettes, se gratter le nez, aller aux toilettes tout seul» , détaille-t-il.

Ce «savoir profane» bouleverse le rapport médecin-malade, traditionnellement «binaire et hiérarchique», rappelle Christine Détrez, sociologue à l’ENS Lyon. Or «il faut apprendre à résister aux médecins» , considère Matthieu Firmin. «Tout le monde n’en a pas les ressources. C’est ce capital social, intellectuel qui détermine in fine la capacité d’adaptabilité» , nuance Christine Détrez. Cela se vérifie dans le cas de l’AVC, pointe Matthieu Firmin : «Il y a un protocole qui accompagne le patient jusqu’à son réveil post-opératoire. Cela dit, ensuite, ce n’est pas la médecine qui fait à proprement parler guérir.» L’aphasie, l’une des séquelles courantes, peut ainsi être tardivement révélée – et prise en charge : «S’il n’y a pas d’hémiplégie, elle ne se voit pas, explique la neurologue Gisèle Gelbert. Dans ce cas, le diagnostic se fait sur des bizarreries : un patient peut par exemple parler, écrire et lire, mais il n’arrivera pas à associer ces fonctions correctement.»

Vers une vie dématérialisée ?

Pour boucler cette journée, il fallait un philosophe et un visionnaire. Que sera la médecine du futur ? Va-t-on vaincre la maladie ? Puis la mort ? Le fantasme d’un génome contrôlé et d’un humain augmenté resurgit. Pas si fantasmé à en croire Laurent Alexandre, chirurgien et directeur de DNA Vision, pour qui «les nanotechnologies, biotechnologies, informatiques et sciences cognitives (NBIC), portées par les dirigeants transhumanistes de la Silicon Valley, vont bouleverser la médecine».

La promesse d’un gigantesque transfert de pouvoir des médecins aux géants du numérique est un casse-tête éthique. «Déplacer ainsi la frontière entre le normal et le pathologique débouche sur le « panmédicalisme », dénonce le philosophe André Comte-Sponville, ex-membre du Comité consultatif national d’éthique. Est-ce encore de la médecine ou déjà du dopage ?» Un questionnement d’autant plus légitime que l’établissement d’une législation internationale en matière de bioéthique apparaît de nos jours peu probable.

Alors, tous augmentés ? Faut-il aller jusqu’à la dématérialisation de la vie, comme le prônent les transhumanistes ? «La transgression, c’est un truc contingent et local, argumente Laurent Alexandre. Il est donc très dur de prévoir ce que seront les normes éthiques et morales en 2060.» Pas enchantée par ces perspectives désincarnées, une femme dans le public s’interroge : «Ça serait quoi, une vie dématérialisée ? On ne mangerait plus, on ne ferait plus l’amour, on ne jouerait plus de musique… Eh bien, non merci !»

(1) Le documentaire «Lève-toi et marche !» sur www.spicee.fr

Maïté Darnault , Xavier Colas @Xavier_Colas

Des centaines de milliers de Cubains et la gauche latino-américaine célèbrent Castro

Créé par le 30 nov 2016 | Dans : Non classé

https://www.youtube.com/watch?v=8XEhKIOvPRA&feature=player_embedded

http://www.lindependant.fr/2016/11/30/videos-le-cortege-funebre-de-fidel-castro-entame-son-voyage-a-travers-cuba,2279388.php

 

https://www.youtube.com/user/rtenfrancais

 

http://portail.free.fr/actualites/monde/6705398_20161130_les-cubains-font-la-queue-pour-rendre-hommage-a-fidel-castro.html

 

http://www.liberation.fr/video/2016/11/30/des-centaines-de-milliers-de-cubains-et-la-gauche-latino-americaine-celebrent-castro_1531948

 

 

 

 

50 vérités sur Fidel Castro

Créé par le 26 nov 2016 | Dans : Non classé

Mondialisation.ca, 02 janvier 2014

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Salim Lamrani – Archive

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

« Est-ce notre rôle de contribuer à la désintégration des Etats? »

Créé par le 03 nov 2016 | Dans : Non classé

http://http://

Mort du TAFTA : une victoire démocratique qui doit peu aux gouvernants

Créé par le 30 août 2016 | Dans : Non classé

Par Paul Zurkinden  Publié le 30/08/2016 à 19:07

Mort du TAFTA : une victoire démocratique qui doit peu aux gouvernants dans Non classé XVMbaf116c0-6ed0-11e6-9f91-caf284335945
                                                                    Crédits photo : RALPH ORLOWSKI/REUTERS

FIGAROVOX/TRIBUNE – Le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur a annoncé la fin des négociations sur le traité transtlantique. Pour Paul Zurkinden, le TAFTA est enterré pour des raisons économiques. Son caractère anti-démocratique n’a pas motivé cette fin.


Paul Zurkinden est secrétaire national du MRC chargé de la mondialisation et du TAFTA et vice-président de Critique de la Raison Européenne.


Le traité transatlantique semble enterré: successivement, le ministre allemand de l’Economie, Sigmar Gabriel, a constaté l’échec des négociations et Matthias Fekl, le secrétaire d’État français en charge du Commerce extérieur a demandé la fin de celles-ci.

Si l’échec de ce traité constitue une victoire pour tous ceux qui considéraient que cet accord commercial ne servait ni l’Europe ni la France, qu’il marquait une régression de la délibération démocratique sans précédent, tant au niveau des modalités prévues dans ce traité que par son mode de négociation opaque, il convient toutefois de tirer les enseignements de ce que fut durant trois ans, une nouvelle tentative de mise sous tutelle de la souveraineté nationale.

Car ne nous y trompons pas, ce qui semble contesté par le gouvernement français et allemand dans le traité transatlantique, c’est avant tout la faiblesse des retombées qui pouvaient en être attendues pour les économies européennes. En effet, les études économiques qui ont tenté d’évaluer l’impact économique du traité, – Center for Economic Policy Research (2013), Fondation Bertelsmann et Ifo Institut (2013) – si elles annonçaient des retombées économiques positives en Europe en terme de croissance et d’emploi (respectivement 119 milliards d’euros en 2027 dans le scénario le plus optimiste et 1.4 millions d’emplois en Europe) étaient largement contestables du fait de l’absence d’évaluations sur les impacts de l’ajustement des normes et ont été en particulier contredites par la Commission européenne et le Parlement européen. Par ailleurs, il convient de noter que de nombreux domaines pour lesquels les États-Unis disposent d’avantages comparatifs considérables n’étaient pas compris dans le traité. Concrètement, il n’était pas question de mettre en place des taux de change fixe entre l’euro et le dollar, alors que ce dernier constitue la plus importante monnaie d’échange au monde et que la Réserve fédérale dispose d’un cadre règlementaire bien plus souple que la BCE, lui permettant si besoin d’effectuer des dévaluations et donc de gagner mécaniquement en compétitivité face au marché européen. Par ailleurs, de nombreuses mesures de protection de l’économie américaine ne semblaient pas faire l’objet de discussions alors que l’Union européenne ne dispose pas d’équivalent: l’International Trade Commission (possibilité de mesures unilatérales de protection du marché) et le CFIUS (possibilité de veto sur tout investissement étranger), constituaient ainsi un maquis juridique capable de mettre en difficulté les investissements européens aux États-Unis.

C’est pour ces raisons que le gouvernement a choisi de rompre les négociations et il convient de saluer ce choix: c’est également le résultat d’une mobilisation citoyenne sans précédent contre ce projet aussi complexe qu’opaque. Mais au-delà de l’aspect économique, ce qui n’a jamais été contesté, ce sont les modalités même de ce type de traité, qui n’ont suscité aucun émoi parmi une énorme majorité des responsables politiques. Car les négociations du traité transatlantique, comme celle du CETA avec le Canada ou du TISA pour la libéralisation des services publics, constituent une réalité nouvelle dans les relations internationales qu’il convient de ne pas de prendre à la légère. Il s’agit d’accords de nouvelle génération qui, au-delà de la diminution des droits de douane étendent leurs dispositions à l’ensemble des champs commerciaux par l’instauration de normes internationales. Concrètement il s’agit de gouverner les peuples par des traités qui, une fois ratifiés deviennent inamovibles. C’est quelque chose que l’on connaît déjà au niveau européen puisqu’y sont constitutionnalisées par avance toutes les dispositions issues des traités européens (règlements, directives, décisions de la Cour de Justice de l’Union européenne). Ainsi, le traité transatlantique, comme le traité de Lisbonne et les autres traités en cours de négociation, ne sont plus de simples traités commerciaux, mais constituent en réalité de véritables modes de gouvernement de la politique intérieure des États.

C’est principalement cette manière antidémocratique de gouverner les peuples qu’il convient de remettre en cause. Si le traité transatlantique a été une preuve supplémentaire que le cadre naturel de l’expression démocratique est le cadre national, l’échec des négociations appelle également à remettre en cause les traités européens afin de redonner le contrôle de leur destin aux peuples.

Car qui parmi nos responsables a remis en cause le fait que ce soit la Commission européenne qui, à rebours des souverainetés nationales, ait été en charge des négociations sur le TAFTA parce que les gouvernements successifs ont accepté que la politique commerciale de la France se décide à Bruxelles? Qui parmi nos responsables s’est indigné des négociations, opaques pour les représentants légitimes des peuples et transparentes pour les groupes d’intérêts constitués? Qui a remis en cause le fait qu’un traité international qui se négocie sans les peuples puisse décider de leur mode de vie? Qui, enfin, s’est révolté du fait qu’aucune des dispositions prévues dans ces négociations n’auraient pu être remises en cause par une délibération démocratique? Les responsables politiques ont préféré organiser l’impuissance de l’État et l’obsolescence de la souveraineté populaire dans un unanimisme béat.

Si c’est la raison économique qui a conduit à l’abandon du traité transatlantique, il convient avant tout de rester vigilant sur nos principes démocratiques car, comme le disait Bernanos «ce sont les démocrates qui font les Démocraties, c’est le citoyen qui fait la République. Une Démocratie sans démocrates, une République sans citoyens, c’est déjà une dictature, c’est la dictature de l’intrigue et de la corruption».

12345...105

Nouveau regard, nouvelle Ec... |
democratia |
Mers El-Kébir Franc-Tireur |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les emprunts russes
| mouvement de soutien "waaxu...
| HYPERDEMOCRACY