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« Est-ce notre rôle de contribuer à la désintégration des Etats? »

Créé par le 03 nov 2016 | Dans : Non classé

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Mort du TAFTA : une victoire démocratique qui doit peu aux gouvernants

Créé par le 30 août 2016 | Dans : Non classé

Par Paul Zurkinden  Publié le 30/08/2016 à 19:07

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                                                                    Crédits photo : RALPH ORLOWSKI/REUTERS

FIGAROVOX/TRIBUNE – Le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur a annoncé la fin des négociations sur le traité transtlantique. Pour Paul Zurkinden, le TAFTA est enterré pour des raisons économiques. Son caractère anti-démocratique n’a pas motivé cette fin.


Paul Zurkinden est secrétaire national du MRC chargé de la mondialisation et du TAFTA et vice-président de Critique de la Raison Européenne.


Le traité transatlantique semble enterré: successivement, le ministre allemand de l’Economie, Sigmar Gabriel, a constaté l’échec des négociations et Matthias Fekl, le secrétaire d’État français en charge du Commerce extérieur a demandé la fin de celles-ci.

Si l’échec de ce traité constitue une victoire pour tous ceux qui considéraient que cet accord commercial ne servait ni l’Europe ni la France, qu’il marquait une régression de la délibération démocratique sans précédent, tant au niveau des modalités prévues dans ce traité que par son mode de négociation opaque, il convient toutefois de tirer les enseignements de ce que fut durant trois ans, une nouvelle tentative de mise sous tutelle de la souveraineté nationale.

Car ne nous y trompons pas, ce qui semble contesté par le gouvernement français et allemand dans le traité transatlantique, c’est avant tout la faiblesse des retombées qui pouvaient en être attendues pour les économies européennes. En effet, les études économiques qui ont tenté d’évaluer l’impact économique du traité, – Center for Economic Policy Research (2013), Fondation Bertelsmann et Ifo Institut (2013) – si elles annonçaient des retombées économiques positives en Europe en terme de croissance et d’emploi (respectivement 119 milliards d’euros en 2027 dans le scénario le plus optimiste et 1.4 millions d’emplois en Europe) étaient largement contestables du fait de l’absence d’évaluations sur les impacts de l’ajustement des normes et ont été en particulier contredites par la Commission européenne et le Parlement européen. Par ailleurs, il convient de noter que de nombreux domaines pour lesquels les États-Unis disposent d’avantages comparatifs considérables n’étaient pas compris dans le traité. Concrètement, il n’était pas question de mettre en place des taux de change fixe entre l’euro et le dollar, alors que ce dernier constitue la plus importante monnaie d’échange au monde et que la Réserve fédérale dispose d’un cadre règlementaire bien plus souple que la BCE, lui permettant si besoin d’effectuer des dévaluations et donc de gagner mécaniquement en compétitivité face au marché européen. Par ailleurs, de nombreuses mesures de protection de l’économie américaine ne semblaient pas faire l’objet de discussions alors que l’Union européenne ne dispose pas d’équivalent: l’International Trade Commission (possibilité de mesures unilatérales de protection du marché) et le CFIUS (possibilité de veto sur tout investissement étranger), constituaient ainsi un maquis juridique capable de mettre en difficulté les investissements européens aux États-Unis.

C’est pour ces raisons que le gouvernement a choisi de rompre les négociations et il convient de saluer ce choix: c’est également le résultat d’une mobilisation citoyenne sans précédent contre ce projet aussi complexe qu’opaque. Mais au-delà de l’aspect économique, ce qui n’a jamais été contesté, ce sont les modalités même de ce type de traité, qui n’ont suscité aucun émoi parmi une énorme majorité des responsables politiques. Car les négociations du traité transatlantique, comme celle du CETA avec le Canada ou du TISA pour la libéralisation des services publics, constituent une réalité nouvelle dans les relations internationales qu’il convient de ne pas de prendre à la légère. Il s’agit d’accords de nouvelle génération qui, au-delà de la diminution des droits de douane étendent leurs dispositions à l’ensemble des champs commerciaux par l’instauration de normes internationales. Concrètement il s’agit de gouverner les peuples par des traités qui, une fois ratifiés deviennent inamovibles. C’est quelque chose que l’on connaît déjà au niveau européen puisqu’y sont constitutionnalisées par avance toutes les dispositions issues des traités européens (règlements, directives, décisions de la Cour de Justice de l’Union européenne). Ainsi, le traité transatlantique, comme le traité de Lisbonne et les autres traités en cours de négociation, ne sont plus de simples traités commerciaux, mais constituent en réalité de véritables modes de gouvernement de la politique intérieure des États.

C’est principalement cette manière antidémocratique de gouverner les peuples qu’il convient de remettre en cause. Si le traité transatlantique a été une preuve supplémentaire que le cadre naturel de l’expression démocratique est le cadre national, l’échec des négociations appelle également à remettre en cause les traités européens afin de redonner le contrôle de leur destin aux peuples.

Car qui parmi nos responsables a remis en cause le fait que ce soit la Commission européenne qui, à rebours des souverainetés nationales, ait été en charge des négociations sur le TAFTA parce que les gouvernements successifs ont accepté que la politique commerciale de la France se décide à Bruxelles? Qui parmi nos responsables s’est indigné des négociations, opaques pour les représentants légitimes des peuples et transparentes pour les groupes d’intérêts constitués? Qui a remis en cause le fait qu’un traité international qui se négocie sans les peuples puisse décider de leur mode de vie? Qui, enfin, s’est révolté du fait qu’aucune des dispositions prévues dans ces négociations n’auraient pu être remises en cause par une délibération démocratique? Les responsables politiques ont préféré organiser l’impuissance de l’État et l’obsolescence de la souveraineté populaire dans un unanimisme béat.

Si c’est la raison économique qui a conduit à l’abandon du traité transatlantique, il convient avant tout de rester vigilant sur nos principes démocratiques car, comme le disait Bernanos «ce sont les démocrates qui font les Démocraties, c’est le citoyen qui fait la République. Une Démocratie sans démocrates, une République sans citoyens, c’est déjà une dictature, c’est la dictature de l’intrigue et de la corruption».

Chevènement: bâtir un « islam de France » sur une fondation, « cause nationale »

Créé par le 29 août 2016 | Dans : Non classé

 

Dépêche AFP, dimanche 28 août 2016, 12h13.


Chevènement: bâtir un "islam de France" sur une fondation, "cause nationale" Chevènement: bâtir un "islam de France" sur une fondation, "cause nationale"
L’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement voit dans la construction d’un « islam de France », autour d’une fondation dont il doit prendre la présidence, une « cause nationale qui devrait réunir la gauche et la droite », dans un entretien à l’AFP.
QUESTION: Comment va fonctionner cette nouvelle Fondation pour l’islam de France, dont les principes seront présentés lundi par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve ?   Globalement, cette fondation, qu’il faudra reconnaître d’utilité publique, doit respecter le principe de la laïcité, donc son objet est profane: elle sera en charge de questions sociales, culturelles et éducatives.   Dans la formation des imams, elle ne traitera que des aspects civiques, juridiques. Tout ce qui est religieux est hors de son champ. C’est pourquoi on va lui adosser une association cultuelle – loi de 1905 – qui aura pour mission ce qui a trait à la formation religieuse ou au financement de la construction de lieux de culte. J’ai fait connaître ma position vis-à-vis des financements étrangers: j’y suis opposé. Il y a des ressources en France. Les musulmans sont 4,1 millions selon l’Ined (Institut national d’études démographiques), leur pratique est notablement supérieure à celle d’autres croyants. Faisons confiance à l’imagination de ceux qui auront en charge ce dossier.

 

Q. Votre conviction, c’est qu’il faut rester dans les rails de la loi de 1905 séparant l’Etat et les cultes ?   Ma conviction c’est qu’il faut préserver la laïcité, mais pour cela il faut bien la faire comprendre. La laïcité n’est pas dirigée contre la religion. Elle recommande à chacun, et c’est le sens de ce que j’ai dit en évoquant une certaine discrétion, de faire l’effort, dans les lieux publics de débat, de s’exprimer avec des arguments raisonnés, et pas à la lumière d’une révélation, d’un dogme. Cela concerne toutes les religions.   Le défi, c’est de faire en sorte qu’il y ait un islam républicain. Ce n’est pas évident, je crois que c’est possible, et toutes les sensibilités de l’islam ont signé un engagement dans ce sens le 28 janvier 2000, alors que j’étais ministre de l’Intérieur. C’est l’intérêt de la France qui est en jeu.   Ces 4 millions de musulmans, quelle est leur place dans la société française ? Il est évident que l’enjeu de l’islam de France est majeur pour l’unité de la République et l’avenir du pays.
Q. Vos conseils de « discrétion » donnés aux musulmans, et le fait même que vous ayez été pressenti, alors que vous n’êtes pas musulman, à la tête de cette fondation, ont été très critiqués. Qu’en dites-vous ?   J’ai vu. Mais si vous trouvez une personnalité musulmane qui est acceptée par toutes les autres sensibilités, je vous prie de bien vouloir me l’indiquer. J’accomplis cette démarche à la demande du ministre de l’Intérieur, à titre bénévole. Je pense que comme ancien ministre de l’Intérieur moi-même, je ne pouvais pas refuser de contribuer à cette oeuvre d’intérêt public.   Tout sera mal perçu, quoi que je dise dans un sens ou dans un autre. Le débat est piégé. Il y a une passion incandescente dans la plupart des camps, il n’y a que des coups à prendre, aucun bénéfice personnel à escompter. Mais en même temps cette mission est nécessaire: faire un islam de France, c’est une cause nationale qui devrait réunir la gauche et la droite. Et c’est une affaire de longue haleine, qui ne va pas durer trois ou quatre ans. Il y a 17 ans que j’ai lancé la « consultation des musulmans de France » ! Et combien de temps a-t-il fallu à la religion catholique pour trouver son équilibre ?

pour une libération immédiate de Jacqueline Sauvage

Créé par le 13 août 2016 | Dans : Non classé

http://www.20minutes.fr/societe/1910211-20160818-jacqueline-sauvage-renonce-faire-appel-maintien-prison

pour une libération immédiate de Jacqueline Sauvage

 
pour une libération immédiate de Jacqueline Sauvage dans Non classé

karine PLASSARD

Clermont – Ferrand, Francia

12 de ago. de 2016 — Bonjour Le tribunal d’application des peines a refusé la libération de Jacqueline Sauvage. Nous retournons au combat et nous avons besoin de vous pour signer et faire circuler une nouvelle petition dont voici le lien :https://www.change.org/p/francois-hollande-lib%C3%A9ration-imm%C3%A9diate-de-jacqueline-sauvage

Mosquées : vers un financement public ?

Créé par le 03 août 2016 | Dans : Non classé


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Mosquées : vers un financement public ?

 

 

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