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Michel Rocard, le contre-exemple

Créé par le 04 juil 2016 | Dans : Non classé

LE MONDE |    04.07.2016 à 11h47 • Mis à jour le 04.07.2016 à 15h27   

                 

Editorial du « Monde ». Michel Rocard avait le « parler-vrai », la dent dure et le jugement acéré. Nul doute qu’il se serait gaussé de l’avalanche d’hommages qui lui ont été rendus, au lendemain de sa mort, le 2 juillet.

A gauche, bien sûr, François Hollande a salué ce socialiste capable de « concilier utopie et modernité », Manuel Valls a évoqué avec émotion ce « visionnaire » qui fut son « père en politique », Lionel Jospin cette « référence », Emmanuel Macron cet « exemple », Jean-Pierre Chevènement ce « militant sincère qui croyait à la force des idées », ou Jean-Luc Mélenchon cet « éclaireur » dont « la vie est une leçon ».

A droite, tout autant, où Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Fillon ont dit leur respect pour l’homme d’Etat. A l’extrême droite même, puisque Marine Le Pen a adressé ses condoléances aux proches de cet « homme de conviction ». Sans oublier Nicolas Hulot et Brigitte Bardot.

        

Dans les prochains jours, aux Invalides comme au siège du Parti socialiste, des cérémonies solennelles en sa mémoire parachèveront ce couronnement posthume. L’homme de gauche Rocard mérite ces hommages, évidemment. S’il fut à trois reprises, en 1980, en 1987 et en 1994, empêché d’aller jusqu’au bout de son ambition présidentielle, il ne fait pas de doute qu’il a puissamment contribué à la rénovation intellectuelle du socialisme français.

Gauche social-démocrate libérée du marxisme, gauche réformiste aux antipodes de l’illusion révolutionnaire, gauche régulatrice plutôt que dirigiste, décentralisatrice plutôt que jacobine, sociétale plutôt qu’étatiste : tel est le legs de Michel Rocard. Il n’en fut pas le seul champion, mais le plus vigoureux, assurément.

    

Pour son pragmatisme tenace, sa capacité d’innovation autant que de conciliation, le premier ministre Rocard (1988-1991) ne mérite pas moins l’éloge. A peine entré à Matignon, il a su, en quelques semaines, réconcilier ceux qui paraissaient irréconciliables en Nouvelle-Calédonie et tracer un avenir apaisé pour ce territoire, alors à feu et à sang. L’instauration du revenu minimum d’insertion (RMI, devenu depuis RSA), la création de cet impôt moderne qu’est la contribution sociale généralisée (CSG), ou encore la réforme sans drame de La Poste font partie de son héritage.

Une nostalgie, une frustration, un regret

Mais, au-delà, la diversité et l’œcuménisme des hommages disent bien autre chose : une nostalgie, une frustration, un regret. La nostalgie d’un temps où la politique avait du sens, donnait du sens, échappait à la dictature de l’instant et cherchait sans relâche à comprendre le présent pour mieux penser l’avenir et construire un « projet de société », son ambition cardinale.

La frustration de constater que les qualités reconnues à Michel Rocard – une exigence de morale en politique, un inlassable engagement pour ses idées, une inépuisable ouverture d’esprit – paraissent si peu et si mal répandues aujourd’hui.

 

Le regret est de voir disparaître un homme, et une voix, qui incarnait une conception noble de l’action publique : celle qui fonde l’ambition et l’exercice du pouvoir sur la force et la justesse des idées, du savoir et de la culture. Et non celle qui instrumentalise les idées au service de la seule stratégie qui vaille, la conquête du pouvoir. C’est ce qui a fait sa singularité et lui confère aujourd’hui une aura particulière. C’est aussi, et il le reconnaissait lucidement, ce qui a fait sa faiblesse pendant quarante ans.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/07/04/michel-rocard-le-contre-exemple_4963199_3232.html#ZvAmLoVz54X5KGxC.99

Notre Parti est né durant les journées historiques de Playa Giron (I)

Créé par le 17 avr 2016 | Dans : Non classé

http://fr.granma.cu/cuba/2016-04-14/notre-parti-est-ne-durant-les-journees-historiques-de-playa-giron-i

Aucune autre date ne peut être plus symbolique que ce 16 avril pour déclarer la fondation de notre Parti.

Auteur: | internet@granma.cu

14 avril 2016  10:04:20

Notre Parti est né durant  les journées historiques de Playa Giron (I) dans Non classé f0009229

À l’approche de l’invasion mercenaire par Playa Giron, face aux victimes de l’attaque sournoise des aéroports la veille, les combattants de l’Armée rebelle, la Police nationale et les miliciens, brandissant leurs fusils, jurèrent de défendre jusqu’à la dernière goutte de sang le caractère socialiste de la Révolution, proclamé ce jour-là. Lire la suite »

« Lettre à mes amis de Marianne », par Jean-Pierre Chevènement

Créé par le 14 nov 2015 | Dans : Non classé

« Lettre à mes amis de Marianne »

Lettre de Jean-Pierre Chevènement à l’hebdomadaire Marianne, le 6 novembre 2015.

"Lettre à mes amis de Marianne"
Cher Jean-François Kahn, chers amis,  
J’avais été choqué et attristé par la parution, le mardi 15 septembre dernier, il y a donc plus d’un mois, de cinq pages du journal « Libération » clouant au pilori Michel Onfray sur le thème : « Comment Michel Onfray fait le jeu du Front National ».  
Cette « reductio ad Le Penum », pour parler comme Pierre-André Taguieff qui évoquait, jadis, la « reductio ad Hitlerum », comme moyen de disqualifier a priori l’adversaire, me peinait d’autant plus qu’elle touchait un homme dont la générosité m’a toujours paru évidente. Elle venait de surcroît de l’ancien Rédacteur en chef du « Crayon entre les Dents », « périodique jeunes » du Ceres dans les années 1970 que j’apréciais particulièrement, Laurent Joffrin, aujourd’hui directeur de « Libération ». La reprise d’une interview donnée à un autre journal pour y répondre point par point, en l’absence de l’intéressé, est une forme de dialogue qui restait à inventer.
Lire la suite sur le site de JP C « Lettre à mes amis de Marianne »  

Dix ans après le TCE : mettre la souveraineté nationale au centre

Créé par le 08 juin 2015 | Dans : Non classé

 

     Lu dans Marianne Jeudi 04 Juin 2015  

 
   

Ils sont huit élus locaux, issus du MRC, du PCF, du PG et de Debout la France. Le 29 mai dernier, dix ans après le référendum sur le Traité constitutionnel européen et le « mépris de la démocratie qu’a constitué le non respect du vote du peuple souverain », ils se sont réunis à Coudekerque-Branche, dans le Nord, d’où ils ont décidé de lancer cet « appel » afin « d’ouvrir un débat, de manière publique et transparente sur ce que nous pouvons partager. » Et ce qu’ils partagent, c’est justement « la question de notre souveraineté nationale » qui, écrivent-ils, « conditionne notre capacité à reprendre le chemin du progrès social et à mettre en œuvre la promesse républicaine et d’émancipation citoyenne. »
Ce vendredi 29 mai 2015, nous nous sommes donnés rendez-vous à Coudekerque-Branche (Nord) pour rappeler ce que fut le vote des Français le 29 mai 2005 lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen, rejeté par près de 55 % des citoyens. Le déni de ce vote fondateur, réplique puissante du séisme du 21 avril 2002, explique en partie les résultats aujourd’hui du Front national.

Nous venons d’horizons différents (Parti communiste français, Parti de gauche, Debout la France, Mouvement républicain et citoyen), mais au-delà de ce qui nous sépare, que nous ne voulons pas occulter, il nous semble aujourd’hui essentiel, d’ouvrir un débat, de manière publique et transparente sur ce que nous pouvons partager.

Aujourd’hui, au regard de l’évolution politique en France et en Europe durant ces dix dernières années et du mépris de la démocratie qu’a constitué le non respect du vote du peuple souverain, il nous faut faire l’analyse de cette décennie écoulée.

Pour cela, nous avons pu vérifier lors de la réunion publique de Coudekerque-Branche du 29 mai 2015, qu’il était indispensable de placer au cœur de notre réflexion et de notre action politique, la question de la souveraineté nationale et de son exercice. Cette souveraineté est la condition et la définition pour qu’un peuple soit libre de faire les choix qu’il estime bon pour lui.

Nous pensons, que c’est encore dans le cadre de la nation que s’exerce la démocratie et que les nations restent les moteurs de la vie politique et des relations internationales. Cela n’exclut en rien la possibilité de politiques communes et de coopérations internationales, bien au contraire. Mais force est de constater que si nous ne parvenons pas à regagner des marges de manœuvres politiques rendant aux peuples la capacité de reprendre en main leur destin, les pires dérives seront à craindre. Les exemples grecs et espagnols doivent à ce sujet, nous éclairer.

Au nom de la « concurrence libre et non faussée » érigée en véritable dogme, en ayant perdu au niveau des Etats la possibilité de maîtriser nos politiques budgétaires, financières, commerciales, nous assistons à la liquidation pure et simple de l’ensemble des conquêtes sociales issues des combats du mouvement ouvrier, de la mise en place de l’Etat providence et de la politique d’indépendance nationale gaullienne. L’affirmation de l’Union européenne comme fidèle relais de la marchandisation généralisée, du triomphe idéologique du néo-conservatisme, de la mondialisation et de la globalisation financière, non seulement nous inquiète, mais porte en elle de graves dangers. Ces bouleversements nous obligent à envisager la période avec de nouvelles pratiques et de nouvelles ambitions. Ensemble, nous considérons que la question de notre souveraineté, conditionne notre capacité à reprendre le chemin du progrès social et à mettre en œuvre la promesse républicaine et d’émancipation citoyenne.

Pour cela, il nous faut travailler et réfléchir ensemble. Rappelons-nous l’esprit et des exploits du Conseil national de la Résistance. Il convient de mettre en place un espace de dialogue, d’analyse au delà de nos différences. Cela sous-entend que nous soyons en capacité d’aller « au-delà de nous-même » et de nos appartenances partisanes. C’est le seul moyen de rendre espérance au peuple français et de démontrer notre capacité à nous conduire en « républicains », à fabriquer du « commun » et de placer l’idée que nous nous faisons de l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers. Les héritiers du gaullisme, la tradition communiste, les patriotes républicains, la gauche républicaine et internationaliste, les chevènementistes, ont démontré dans leur histoire qu’ils avaient, quand les circonstances l’exigeaient, cette capacité à se hisser à la hauteur des défis et des situations, pour peser sur le cours de l’histoire. Ce moment est certainement venu et il nous faut ouvrir ensemble cet espace de rencontre et de dialogue qui doit permettre de tracer une nouvelle perspective politique digne du peuple français.

 

* Jean-Yves Autexier, ancien sénateur, ancien député et conseiller de Paris (MRC), David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, premier vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque (MRC), Stéphane Gouvart, adjoint au maire de Cappelle-la Grande, conseiller communautaire de la communauté urbaine de Dunkerque (PCF), Jacky Hénin, ancien député européen, conseiller municipal et communautaire de Calais (PCF), Christian Hutin, député du Nord, Maire de Saint-Pol-sur-Mer (MRC), Claude Nicolet, conseiller régional Nord-Pas-de-Calais (MRC), Jean-Philippe Tanguy, délégué national aux fédérations (Debout la France), Laurent Vanrechem, adjoint au maire de Coudekerque-Branche, conseiller communautaire de la communauté urbaine de Dunkerque (Parti de gauche).

Entretien de Jean-Pierre Chevènement accordé à Nice-matin, vendredi 5 juin 2015

Créé par le 06 juin 2015 | Dans : Blog du Che, Non classé, Parti socialiste, Pour une autre Europe

Propos recueillis par Thierry Prudhon


"Le PS ne peut plus se dire socialiste"
Nice-matin : Quel regard portez-vous sur la gauche française aujourd’’hui ?   Jean-Pierre Chevènement : Elle est aujourd’’hui clairement en fin de cycle. Depuis le référendum de 1992 sur le traité de Maastricht et en fait depuis 1983, le Parti socialiste refondé à Epinay en 1971 ne peut plus se dire socialiste, ce que Manuel Valls a d’’ailleurs entériné quand il a proposé que le Parti socialiste change de nom. Le PS bénéficie d’’une rente de situation institutionnelle : il revient aux affaires quand le rejet de la droite est trop fort, en 2012 par exemple. A défaut de projet social, il propose des réformes sociétales. Depuis 1984, le Front National file sa pelote. Jean-Luc Mélenchon, malgré ses qualités de tribun, a échoué à faire surgir un « Syriza » à la française. Nous allons donc entrer dans une zone de tempêtes politiques. Le monde a profondément changé. Et la gauche française n’a pas su renouveler son offre.  
Pensez-vous que les Frondeurs puissent faire imploser le PS ?   Les Frondeurs n’ont pas su élaborer un logiciel qui les distingue vraiment de la majorité du PS, notamment sur l’’Europe.  
Globalement, comment jugez-vous les trois premières années du quinquennat de François Hollande ?   François Hollande a hérité d’’un pays à la compétitivité très dégradée. Avec le rapport Gallois fin 2013, il a su formuler le bon diagnostic. Mais les mesures prises pour la reconquête de la compétitivité de l’’économie française sont insuffisamment ciblées sur l’industrie. De bonnes mesures sont intervenues récemment, comme l’’amortissement dégressif des investissements qui peuvent aider nos entreprises à se moderniser. En matière de technologies numériques, nos entreprises sont très en retard sur leurs concurrentes allemandes et italiennes. Emmanuel Macron a formulé un plan intéressant concernant « l’’usine du futur ». Mais notre solde commercial manufacturier, la vraie mesure de la compétitivité française, s’’est encore dégradé en 2014. L’’appareil productif français s’’est élimé. Depuis 2009, 1200 usines ont été fermées, 600 à peine ouvertes. La petite reprise actuelle se traduit par un gonflement des importations et une nouvelle dégradation du solde commercial. Il faut des mesures plus énergiques : par exemple exiger de Bruxelles que le « Crédit d’’impôt compétitivité emploi » (40 milliards d’euros) soit réservé aux entreprises industrielles et ne bénéficie pas aux banques et aux grandes surfaces qui n’’exportent pas. Les exportations, ce sont des biens industriels exclusivement. Par mollesse et par idéologie, nous acceptons la voie sans issue de la « dévaluation interne ».  
 

 

Comment espérer vraiment sortir de la spirale du chômage ?   En réindustrialisant le pays à partir de technologies d’’avenir et en favorisant réellement les PMI. Ma conviction est qu’’on devra procéder à un réaménagement d’’ensemble du système monétaire européen. L’’hétérogénéité de la zone euro condamne à terme la monnaie unique. Il faut lui substituer une monnaie commune et redonner de la flexibilité à ce système si on ne veut pas enfermer l’’Europe dans une stagnation de longue durée.   Encore faudrait-il qu’’il en ait la volonté.  
Il faut, avez-vous écrit, repenser l’Europe vers plus de démocratie. De quelle manière ?   Oui, il est temps de redresser l’’Europe en s’appuyant sur la démocratie. Celle-ci vit dans les nations, là où on s’’entend ! Il faut donc trouver un compromis entre le legs communautaire (le marché unique) et la méthode confédérale chère au général de Gaulle. Il faut construire une « Europe européenne » qui puisse se faire entendre entre les USA et la Chine. Une Europe centrée sur l’essentiel (l’’économie, l’’emploi, la politique extérieure) et bien sûr à géométrie variable, avec les nations volontaires.  
Face à la menace terroriste, quelles sont les mesures que le ministre de l’Intérieur que vous avez été aurait prises ?   Le ministre de l’’Intérieur actuel a fait ce qu’il fallait dans son domaine. Mais il faut mettre de la cohérence dans toute notre politique : aimer et faire aimer la France si on veut que les jeunes issus de l’immigration aient vraiment envie de s’’y intégrer. Faire respecter par tous la loi républicaine et son esprit. Mettre fin aux incohérences de notre politique étrangère : on ne peut pas prétendre combattre à la fois Daesch et Bachar el Assad en Syrie : entre deux maux, il faut choisir le moindre. En Irak, on a abattu Saddam Hussein : c’’était un dictateur certes, mais laïc et moderniste. L’’Irak actuel est dominé par les Chiites qui n’’ont pas su faire leur place aux Sunnites, ainsi jetés dans les bras de Daesch. Il faut un Irak fédéral si on veut couper Daesch des populations de l’’Ouest irakien. Il n’’était pas intelligent de plonger la Libye dans le chaos, pour récolter le terrorisme djihadiste au Mali et dans le Sahel et il est paradoxal de le combattre tout en faisant « ami-ami » avec ceux qui le financent. Là encore, il faut mettre de la clarté. Il faut rompre avec ce qu’Hubert Védrine a appelé l’’Irreal-politik. Comme disait Jaurès : « Si on veut aller à l’’idéal, il faut commencer par comprendre le réel ».  
Le modèle d’’intégration à la française est-il en panne ?   J’ai déjà largement répondu. Ni discrimination ni passe-droit : la loi républicaine pour tous, dans sa lettre et son esprit. L’intégration, ce n’est pas la négation des différences, c’’est leur acceptation mais sous le toit des valeurs républicaines communes : la République laïque valorise ce que nous avons de commun (la raison, l’’amour de la République et de la France) mais pas ce qui nous différencie (la religion par exemple, du ressort de choix privés). Pour ma part, ayant confiance dans l’’avenir de la France, je crois en sa capacité d’’intégration. Il faut surmonter la rancoeœur des uns et le rejet des autres. Il n’’y a que la République, la vraie, avec son bonnet phrygien, symbole d’’affranchissement, qui puisse le faire.  
Si c’’était à refaire, vous seriez encore candidat à la présidentielle de 2002 (5,33 % des voix) ?   Bien entendu. J’’ai ouvert un chemin : celui d’’un pôle républicain de salut public. Les propositions que j’ai faites gardent toutes leur pertinence. Plutôt que de s’’interroger sur sa ligne politique et sur les erreurs de sa campagne, le Parti Socialiste a voulu faire de Jean- Pierre Chevènement le bouc émissaire de sa défaite. Il va retrouver le même problème en 2017, aggravé par sa cécité : Le Pen était à 17 % en 2002, sa fille est aujourd’’hui à 25 %. Il serait temps de s’interroger sur la politique qui a mis le FN à cet étiage !
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