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Marche républicaine du dimanche 11 janvier : la République debout

Créé par le 11 jan 2015 | Dans : Non classé

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne


Le Mouvement Républicain et Citoyen appelle l’ensemble des citoyens à se rassembler ce dimanche 11 janvier à 15h pour participer à la marche républicaine silencieuse à Paris, entre République et Nation, ainsi que dans toutes les villes de France. L’attentat commis à l’encontre du journal satirique Charlie Hebdo est une attaque des plus graves envers les principes qui fondent notre République. En ce jour de deuil national, et au lendemain du drame, c’est la France entière qui est touchée et rend hommage à ceux qui sont tombés pour défendre la liberté, journalistes comme policiers. Notre pays ne sortira grandi d’une telle épreuve que si nous opposons aux barbares un front uni et fidèle à notre devise républicaine : liberté, égalité et, tout particulièrement en ces circonstances, fraternité. La marche de dimanche doit être celle de la République debout, celle du peuple rassemblé qui rejette la peur et le doute.

Le JDD du 11 avril : Les chevènementistes donnent à Valls le « bénéfice du doute »

Créé par le 12 avr 2014 | Dans : Non classé

INTERVIEW – Le nouveau gouvernement, composé de membres du PS et du Parti radical de gauche, n’est pas ouvert au MRC de Jean-Pierre Chevènement. Son président, Jean-Luc Laurent, par ailleurs député-maire du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), explique qu’il n’a rien réclamé et que ses troupes voteront « sur pièces » les projets de la majorité.

   

Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) compte trois députés, dont vous-même, et un sénateur, qui siègent tous avec la majorité. Auriez-vous été intéressé pour entrer au gouvernement? Le MRC avait été sollicité en 2012 pour entrer au gouvernement, nous avions décliné pour garder notre liberté au sein de la majorité. Une liberté que nous avons par exemple manifesté sur la question de la réorientation de la construction européenne. Nous avons voté contre le traité européen négocié par Nicolas Sarkozy que Jean-Marc Ayrault avait demandé d’adopter tel quel. Aujourd’hui comme hier, le MRC n’est donc pas intéressé pour entrer au gouvernement.

Manuel Valls vous a-t-il tout de même proposé un poste? J’ai été consulté par le Premier ministre. Je l’ai eu au téléphone et nous nous sommes parlé à l’Assemblée nationale. Il m’a demandé quelles étaient nos attentes, je lui ai répondu qu’elles étaient politiques et que la question des postes ne nous intéressait pas. Il n’a donc rien proposé. J’ai insisté sur la réorientation de l’Europe, condition sine qua non à la réussite de ce quinquennat, et sur l’euro fort, qui plombe notre productivité. Je connais bien Manuel Valls, nous sommes tous les deux élus d’Ile-de-France. Il était venu à notre université d’été en septembre dernier, sur mon invitation.

«Manuel Valls a porté un ton nouveau»

Avez-vous hésité à voter la confiance au nouveau gouvernement? J’avais indiqué à Manuel Valls que notre vote n’était pas acté, que l’on jugerait sur pièces. Après l’avoir entendu, nous avons décidé de lui accorder la confiance, au bénéfice du doute. Il a porté un ton nouveau, un message plus volontariste sur l’Europe et sur le rapport à l’Allemagne. Cela témoigne d’un euro-réalisme qu’il convient désormais de traduire en actes. Sa déclaration était aussi intéressante sur sa volonté affichée d’apaisement quant aux questions sociétales et aux rythmes scolaires. En revanche, nous sommes en désaccord sur la réduction du nombre de régions et sur la disparation des départements, qui sont un socle de la République.

Voterez-vous en faveur de tous les textes portés à l’Assemblée nationale par l’exécutif? Demain comme hier, nous pouvons voter contre un texte. Nous sommes critiques. Nous bénéficions au sein du groupe socialiste républicain et citoyen de la liberté d’expression et de vote depuis les législatives de juin 2012. Nous déciderons donc sur pièces, projet de loi par projet de loi.

Qu’avez-vous pensé du remaniement? La nomination d’un ancien ministre des Affaires européennes de Nicolas Sarkozy [Jean-Pierre Jouyet, ndlr] au poste de secrétaire général de l’Elysée est une erreur. Cela incarne une continuité là où il faudrait une rupture. Le rapatriement à l’Elysée du secrétariat général des Affaires européennes, qui était auparavant la charge de Matignon, m’inquiète aussi.

Olivier Faye – leJDD.fr

            vendredi 11 avril 2014

Agir face à la crise : les propositions du MRC

Créé par le 15 sept 2013 | Dans : Non classé

 

Après plusieurs années de politiques libérales et d’austérité, notre pays est en proie à de grandes difficultés. Chômage, précarité, étranglement budgétaire des ménages, jeunes peinant à trouver leur place dans la société, la crise se fait durement sentir au quotidien. Face à cette situation, le MRC agit dans la majorité, pour que la politique de redressement de la France qu’il défend devienne celle du Gouvernement.
Voici les propositions du MRC pour sortir la France de la crise :
Réorienter la construction européenne.
Montrer les voies de coopérations européennes, dans des domaines comme l’indépendance énergétique, l’e-économie, les grands travaux, les normes sociales et environnementales pour le commerce.
Rompre avec le libre-échange et l’austérité qui ne peuvent conduire qu’à la récession.
Redonner de l’air aux entreprises françaises par une baisse du taux de change de l’euro.
Organiser le passage à la monnaie commune, pour que chaque Nation d’Europe puisse mener la politique monétaire adaptée à ses spécificités, au service du travail, de la croissance et de ses intérêts.
Relancer la croissance par la réindustrialisation de notre pays
Soutenir, sur l’ensemble du territoire national, les entreprises qui investissentdans l’innovation, la production et l’exportation pour nos emplois.
Protéger notre économie, s’opposer aux délocalisations qui détruisent le travail.
Redresser la France par l’Ecole.
Restaurer le niveau scolaire, défendre le principe d’Egalité dans l’accès à la connaissance.
Revaloriser la formation professionnelle, levier d’insertion et atout pour nos entreprises•Soutenir la recherche pour mettre notre pays au premier plan dans les domaines clésde l’avenir.
Former les citoyens de demain : forger des esprits libres, unis par le même sens de l’intérêtgénéral et animés par les valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de Laïcité.
Affirmer la présence de la France sur la scène internationale
Défendre une politique étrangère autonome.
Appuyer la recherche et le développement de coopérations avec les grands pays émergents(Russie, Brésil, Inde, Indonésie, Chine etc.)

Dans l’Huma du 7 septembre : Le message de Salvador Allende, 40 ans après

Créé par le 07 sept 2013 | Dans : Non classé

11 septembre 1973, le coup d’État au Chili

Fini, le temps des dictateurs sanguinaires, regroupés autour de l’abominable plan « Condor » et aidés par les États-Unis. En dépit de certains régimes autidémocratiques, l’Amérique du Sud conquiert l’autonomie politique et économique dont rêvait pour elle le président chilien, mort il y a 40 ans.

Dernier relais avec le monde extérieur, l’antenne de Radio Magallanes était sur le point d’être coupée, ce 11 septembre 1973, par les militaires putschistes qui encerclaient depuis le petit matin le palais présidentiel « La Moneda » dans le centre de Santiago du Chili. Les bombardements avaient provoqué l’incendie du bâtiment, les proches collaborateurs du président avaient reçu l’ordre de quitter les lieux. L’heure de l’assaut final s’approchait, Salvador Allende ayant refusé de se plier à l’ordre de Pinochet de prendre le chemin de l’exil à bord d’un avion militaire. Le président adressait son dernier message radio avant de se tirer une balle dans la tête:  « Ils vont sûrement faire taire Radio Magallanes et vous ne pourrez plus entendre le son de ma voix. Peu importe, vous continuerez à m’écouter, je serai toujours près de vous, vous aurez au moins le souvenir d’un homme digne qui fut loyal avec la patrie. Le peuple doit se défendre et non pas se sacrifier, il ne doit pas se laisser exterminer et humilier. Allez de l’avant, sachant que bientôt s’ouvriront de grandes avenues où passera l’homme libre pour construire une société meilleure ».

Dans l'Huma du 7 septembre : Le message de Salvador Allende, 40 ans après dans Non classé allencde2

Des années de répression de masse, de tortures et d’assassinats s’annonçaient sur l’ensemble du continent latino-américain. Aux manettes, les généraux formés aux Etats-Unis et les oligarchies locales. A la coordination et l’inspiration, les gouvernants nord-américains, le Prix Nobel de la Paix,  Henry Kissinger et son maître, le célèbre affabulateur Richard Nixon. Une longue nuit de terreur s’abattait sur l’Amérique du Sud. Objectif de Washington et de ses tueurs : exterminer les forces de gauche du continent : communistes, socialistes, révolutionnaires de toutes tendances, curés  proches de la théologie de la révolution, démocrates mêmes engagés timidement devaient disparaître. Si possible sans laisser de traces, les bébés rescapés des massacres étant livrés à des militaires en mal d’enfants  avec la plupart du temps le silence complice des autorités ecclésiastiques, seuls quelques évêques osant protester et le payant de leur vie comme le courageux archevêque de San Salvador, Mgr Romero. En ce temps là, le pape François, chef des Jésuites en Argentine, ne pipait mot. Les persécutés franchissant les frontières, il fallait trouver une parade : le « Plan Condor », du nom du célèbre oiseau de proie des Andes, était mis en place.

26 novembre 1975, 11 heures. Dans un sous sol de la police secrète à Asunción au Paraguay,  la « coordination » regroupant les représentants des dictatures d’Argentine, du Chili, de l’Uruguay, du Paraguay, de Bolivie, du Brésil et du Pérou s’installe. Autour de la table, le général Manuel Contreras, chef de la police secrète chilienne, le capitaine argentin Jorge Casas, le major Carlos Mena (Bolivie), le colonel Benito Guanes Serrano (Paraguay), le colonel José A. Fons (Uruguay), et les Brésiliens Flávio de Marco et Thaumaturgo Sotero Vaz. La CIA est représentée par deux « chefs de haut niveau » dont les véritables noms ne sont toujours pas connus. Sur les documents de la CIA déclassés, seuls apparaissent les pseudos  avec un oubli volontaire ou pas : les Péruviens. La réunion se prolonge jusqu’à l’heure du dîner. Le plan ficelé, le repas pris, chacun reprend le chemin de la capitale des pays respectifs. Le massacre pouvait commencer.
Peu de temps après, la vague de tortures et de meurtres démarre sur l’ensemble du continent. Elle durera près de dix ans. Parmi les victimes, Orlando Letelier, ancien ministre des Affaires étrangères du Chili et l’ex-président bolivien, Juan José Torres. Bilan de l’opération Condor : 50.000 assassinés, 30.000 disparus, 400.000 emprisonnés. La CIA et les principaux dirigeants nord-américains étaient impliqués dans l’opération. Pas seulement. Selon plusieurs militaires, notamment argentins, des éléments des services spéciaux français ont joué un rôle important en exportant des techniques utilisées lors de la guerre d’Algérie. Les anciens nazis réfugiés dans ces pays grâce au Vatican et sous couvert de la CIA ont participé eux aussi à « Condor ».

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Chaque dictature, au delà des pratiques courantes, a ses préférences répressives et de mort : en Argentine, les prisonniers sont jetés à la mer depuis les hélicoptères ; en Uruguay et au Paraguay, la torture est poussée jusqu’au raffinement avec un goût prononcé pour la baignoire et la découpe de membres. Au Chili, la technique de la « disparition » pure et simple devient monnaie courante ; au Brésil, on rassemble les familles puis, un par un, enfants, père et mère sont abattus pour faire parler les derniers. Au Paraguay, le dictateur Strossner aime alimenter les fauves avec de la chair humaine sortie des prisons. En Bolivie comme au Pérou, il est  courant de voir débarquer dans les villages au petit matin des pelotons de militaires fusillant sans distinction la population coupable de protéger des opposants. L’horreur, dix ans durant. La barbarie planifiée depuis Washington dans le plus grand silence où presque des prétendues «  démocraties » occidentales.
La plupart des tortionnaires sont morts. Certains de leurs descendants se distinguent aujourd’hui dans l’opposition aux gouvernements progressistes d’Argentine, de Bolivie et du Venezuela.

Les temps ont changé. A Miami, refuge doré des dictateurs latinos à la retraite, les exilés cubains côtoient les bas fonds du continent. Les plus vieux anticastristes, impliqués dans les affaires terroristes, n’intéressent plus personne, sauf certains médias français et européens hostiles par principe à la révolution cubaine. En plus de 50 ans, les uns et les autres ont réussi une seule chose : conforter la Grande Ile dans son orientation socialiste, assurer son prestige populaire continental et mondial tandis que le dernier message de Salvador Allende devient réalité : « Allez de l’avant sachant que bientôt s’ouvriront des grandes avenues où passera l’homme libre pour construire une société meilleure ». Les faits lui donnent raison.
Qui aurait pu envisager, il y a seulement 10 ans, que l‘Amérique du Sud et les Caraïbes allaient vivre des changements considérables en conquérant la souveraineté politique et économique, en mettant au pas les multinationales ? Qui aurait pu penser que la vieille organisation des Etats américains (OEA) à la botte des Etats-Unis serait remplacée par des structures de coopération régionale comme Mercosur ou Unasur ? Qui aurait pu croire  que le pétrole vénézuélien serait échangé contre le savoir faire médical cubain, La Havane ayant massivement investi dans la matière grise en faisant profiter les peuples de la région et sa propre économie ? Qui aurait pu pronostiquer voir ensemble sur une tribune les présidents cubain, bolivien, équatorien, vénézuélien, argentin, uruguayen et quelques autres venus des îles des Caraïbes ?

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Salvador Allende avait vu juste en évoquant « les grandes avenues » qu’allaient emprunter les peuples du continent. Aujourd’hui, il se réjouirait mais à l’instar de sa propre expérience il mettrait en garde contre les menaces planant sur les gouvernements progressistes du continent. L’impérialisme US, ses relais européens, les multinationales, les forces rétrogrades mondiales sont prêtes à tous les mauvais coups pour reprendre la main dans la région. Au Venezuela, l’oligarchie locale, ses médias, ses tueurs et leurs parrains US mènent une permanente guerre de déstabilisation ; en Equateur, des éléments de la police ont bloqué le président pendant des heures dans une caserne ; en Bolivie, le chef de l’Etat évoque lui même au lendemain du détournement de l’avion présidentiel avec la complicité de la France les menaces de mort qui planent sur sa personne. En Argentine, en Uruguay, des complots ont été désamorcés à temps. Quant à Cuba où Fidel Castro remporte le titre de champion toutes catégories pour les 650 tentatives d’assassinat montées contre lui, on reste très prudent et attentif.   
Salvador Allende, président chilien élu démocratiquement et mort il y a 40 ans, saluerait avec enthousiasme les changements intervenus près de son pays. Il ne manquerait pas aussi de mettre en garde ses jeunes camarades contre les sales coups dont est capable l’impérialisme yankee.

La justice demande pardon aux victimes de Pinochet. L’association  des magistrats du Chili s’est excusée, mercredi, de ses « actions et  omissions » durant la dictature de Pinochet. « L’heure est venue de  demander pardon aux victimes, à leurs proches et à la société  chilienne », ont déclaré les juges à quelques jours de la commémoration  du coup d’État militaire qui a renversé le socialiste Salvador Allende.  Environ 3 200 personnes sont mortes entre 1973 et 1990.

Hommage à Clément Méric

Créé par le 06 juin 2013 | Dans : Non classé

La Ligue des Droits de l’Homme et le MRAP des Landes sont bouleversés par le meurtre de Clément Méric jeune militant qui luttait contre la résurgence des idées fascistes. Ce jeune paye de sa vie son engagement pour un monde meilleur, sans haine, sans racisme, sans xénophobie ou homophobie.

Ce meurtre s’inscrit dans la longue suite des violences et provocations de l ‘extrême-droite fasciste qui affectent actuellement la France et l’Europe.

Au-delà de l’extrême-droite tous ceux qui ont spéculé sur l’homophobie ou exploité les thèmes identitaires afin de diviser la société, ont alimenté le terreau dont se nourrissent les plus extrémistes.

Pour exprimer leur compassion envers les proches de Clément Méric, pour manifester leur refus de la haine portée par l’extrême-droite, le MRAP et la LDH  vous appellent à un rassemblement

lundi 10 juin 18h30 devant la préfecture des Landes.

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