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Le PS suspendra les participants « à titre personnel » aux commissions du gouvernement

Créé par le 10 juil 2007 | Dans : Parti socialiste

Le bureau national du Parti socialiste a décidé mardi que tout responsable du parti qui participerait « à titre personnel » à une commission mise en place par le gouvernement serait suspendu des instances dirigeantes, visant notamment l’ancien ministre Jack Lang.

Le PS souhaite que le gouvernement demande aux partis de désigner des représentants aux éventuelles commissions de réflexion qu’il créera, a déclaré à la presse Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du numéro 1 socialiste François Hollande, à l’issue de la réunion hebdomadaire du BN.

« En conséquence de quoi, toute personnalité qui choisira de participer à une commission le fera à titre personnel et sera suspendue des instances du parti socialiste », a-t-il poursuivi.

Cette suspension durera le temps de la participation à la commission en question, a-t-il précisé.

« Nous sommes prêts à discuter de tout sujet, à participer à toute discussion, si la demande en est faite » par le gouvernement, et dans ce cas « le PS désignera les représentants qui seront chargés de la représenter sur la base des positions et propositions du parti », a poursuivi M. Le Foll.

Cette décision, prise à l’unanimité, vise notamment Jack Lang, sollicité par le président Nicolas Sarkozy pour participer à une commission sur la réforme des institutions.

M. Lang n’était pas présent à la réunion du BN de mardi soir.

L’ancien ministre, tout en se déclarant « honoré » de la proposition présidentielle, n’y a pas encore donné de réponse, affirmant attendre le discours que M. Sarkozy doit prononcer jeudi sur les institutions.

« Si le président est décidé à aller très loin, je n’ai pas de raisons de ne pas participer à ce grand chantier. J’attends de savoir ce qu’il souhaite et propose », avait-il déclaré dimanche.

Six personnalités issues du PS ou de la gauche ont rejoint le gouvernement, plongeant le PS dans un certain désarroi.

20Minutes.fr avec AFP, éditions du 10/07/2007 –

«Bien pour DSK et le PS»

Créé par le 10 juil 2007 | Dans : Gouvernement, Parti socialiste

Les socialistes n’ont jamais autant soutenu Dominique Strauss-Kahn que depuis que ce dernier est pressenti à la tête du FMI. Alors que l’ancien ministre de l’Economie a officialisé sa candidature, Les socialistes sont plutôt fiers, à l’image d’André Vallini: «C’est une bonne nouvelle pour le FMI, pour la France et pour le PS.» «Vision différente de la mondialisation»

Même phrase mot pour mot de la part du bras droit de Fabius, Claude Bartolone qui y voit aussi la possibilité de «mettre à la tête d’une telle organisation quelqu’un avec une vision différente de la mondialisation.»

Ce blanc-seing à la candidature Strauss-Kahn n’est pas non plus un chèque en blanc à la politique d’ouverture de Nicolas Sarkozy, bien au contraire. Claude Bartolone, pointe «la petite entourloupe du président Sarkozy pour faire croire que c’est lui qui a proposé» le nom de Dominique Strauss-Kahn, alors que «ce sont les Européens qui ont pensé» à l’ancien ministre socialiste de l’Economie.

«S’épanouir à la tête du FMI»

Claude Bartolone refuse néanmoins d’y voir une manœuvre qui donnerait un avantage à DSK dans l’optique de 2012. «Si on avait donné aux socialistes la possibilité en 2002 de voter pour savoir qui les représenterait en 2007, je crois que beaucoup se seraient trompés.»

Seul bémol, de la part d’Henri Emmanuelli, qui s’«interroge sur la possibilité pour un socialiste de s’épanouir à la tête du FMI.»

«L’ouverture, cela ne va pas durer longtemps»

Les principales critiques sont finalement venues du camp du Président de la République. Le villepiniste Georges Tron (UMP) regrette que Sarkozy n’ait pas pensé à des ténors de la majorité, comme Alain Juppé.

Le très libéral député Claude Goasguen (UMP) estime que «l’ouverture, cela ne va pas durer longtemps. C’est un jeu subtil avec le PS qui montre surtout les faiblesses du PS. Pour le FMI, il y avait sûrement des économistes et des politiques libéraux très compétents.» Il n’a pas cité de noms.

Quant au député UMP des Alpes-Maritime, Lionnel Luca, il déplore une certaine incohérence entre le vote des Français et le choix de personnalités de gauche par Nicolas Sarkozy. «On est dans une sorte de cohabitation, ça trouble l’électorat», a-t-il regretté.

Olivier Laban-Mattei AFP/Archives ¦ Le Français Dominique Strauss-Kahn sera le candidat de l’UE à la tête du Fonds monétaire international et a toutes les chances de succéder fin octobre à l’Espagnol Rodrigo Rato, la tradition voulant qu’un Européen occupe le poste devant prévaloir une fois encore.

Pierre Koetschet

20Minutes.fr, éditions du 10/07/2007 -

Avec Fabius et DSK, l’Elysée fait tourner la tête du PS

Créé par le 07 juil 2007 | Dans : Gouvernement, Parti socialiste

Les deux éléphants auraient été encouragés par Sarkozy à briguer la présidence du FMI.

Par Antoine Guiral, David Revault d’Allonnes

QUOTIDIEN LIBERATION : samedi 7 juillet 2007

La stratégie d’ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy aggrave chaque jour un peu plus le désordre au sein du PS. Après les deux vagues de personnalités socialistes, ou de gauche, ayant intégré le gouvernement Fillon, après le cas de Jack Lang pressenti pour intégrer une commission sur la réforme institutionnelle, et la liste de membres du PS jugés «talentueux» établie par l’équipe de Nicolas Sarkozy ( Libération du 6 juillet), c’était hier autour de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn d’alimenter la chronique de la crise de nerfs politique qui guette le parti.

Point d’orgue de cette journée toute en rumeurs, intox et manœuvres : l’annonce faite hier soir par l’économiste en chef de la Banque mondiale, François Bourguignon, que la France «essayait de nommer Dominique Strauss-Kahn» à la tête du FMI. Une annonce dans laquelle l’Elysée démentait toute responsabilité.

Malaise.  Au lendemain de la vive polémique entre Jack Lang et Jean-Marc Ayrault sur l’ «aventure individuelle», c’est d’abord le rendez-vous vendredi à l’Elysée entre Laurent Fabius et Nicolas Sarkozy, qui n’a pas franchement contribué à apaiser le malaise. Il ne s’agissait pourtant officiellement que du «prolongement de leur premier entretien», indique l’entourage de l’ex-Premier ministre. Ce dernier avait déjà été reçu en tant que «personnalité qualifiée» par le président à la veille du sommet de Berlin fin juin, pour évoquer le traité européen simplifié. Mais le rendez-vous n’a pas manqué d’alourdir le climat, alors que des bruits redoublent, prêtant à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, des vues sur le poste de directeur général du FMI, vacant depuis la récente démission de l’espagnol Rodrigo Rato.

A l’évidence le petit jeu du débauchage des socialistes continue d’amuser le président de la République. Si Nicolas Sarkozy pense effectivement qu’il serait bien que la France récupère la présidence du FMI, il n’aurait encore fait de promesses à personne. Vendredi son porte-parole assurait, certes, que Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius «sont deux hommes de qualité». Et précisait que Nicolas Sarkozy se prononcera «dans les jours qui viennent» sur sa stratégie pour la présidence du FMI. Pour autant, plusieurs conseillers du chef de l’Etat assurent «qu’il n’y avait pas eu d’approche» en direction des deux responsables socialistes. Interrogé sur son soutien éventuel à un socialiste pour prendre la tête du FMI dans un entretien qui sera publié ce dimanche dans le JDD, Nicolas Sarkozy ne devrait pas dire pour l’heure quel candidat a sa préférence au PS. ou ailleurs.

Perron.  Du côté des deux ex-candidats à la candidature socialiste, qui ont également en commun d’afficher leur intention de s’éloigner des luttes d’appareil pour prendre de la hauteur, aucun n’a formellement démenti. «Le FMI n’était pas l’objet de l’entretien», se borne-t-on à désamorcer dans l’entourage de Fabius, qui a assuré dans la soirée que ce dernier n’avait pas de vue sur l’organisation internationale. Fabius, lui, raccompagné sur le perron par Nicolas Sarkozy , n’a pas lâché le moindre commentaire. En week-end au Maroc, DSK ne s’est guère montré plus disert. «Visiblement, il a envie de ne rien dire. Et son entourage politique est tenu dans l’ignorance de cette affaire», assurait un de ses amis politiques. «Ce n’est pas une opération d’ouverture, indiquait pour sa part Pierre Moscovici, un proche de DSK. C’est une question qu’on se pose. Le nom de Strauss-Kahn circule dans les instances internationales.» Il aurait notamment été lancé par le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

En ne fermant jamais a priori une porte à un responsable de gauche pour occuper des postes en vue, le président de la République continue à déstabiliser une opposition qui ne parvient toujours pas à trouver la méthode pour le contrer. «S’il n’y prend pas garde, le parti va se retrouver intégré au dispositif sarkozyste, s’émeut un député PS. On assiste à un classique du bonapartisme : le pouvoir personnel au-dessus des clans, des groupes, des factions. Nicolas Sarkozy veut un rapport direct avec les syndicats, les partis, l’opposition, le pays.»

«Tout ça est une gigantesque opération d’enfumage élyséen, peste un fabiusien. Après les débauchages individuels, la confusion idéologique. C’est le deuxième étage de la fusée.» Laquelle semble avoir touché son objectif, les socialistes n’étant pas d’accord entre eux sur la posture à adopter. «Ne tombons pas dans le piège tendu, celui du blocage et de la ringardise, plaide Gaétan Gorce, député de la Nièvre. Dès lors que des talents se mettent au service de la République, ça ne pose pas de problème. C’est différent quand ça relève de l’adhésion à une politique, au gouvernement. La limite à ne pas franchir, c’est celle qu’ont franchie Kouchner et quelques autres.»

Tous azimuts.  Bernard Kouchner, d’ailleurs, arrivant hier à l’Elysée pour une réunion, n’a pas manqué de rajouter à la confusion. Répondant à des journalistes qui l’interrogeaient sur son soutien à une candidature de Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères a ironisé : «Je soutiens. Mais je croyais que c’était Dominique Strauss-Kahn ? Alors dès que je tourne le dos, on en sort un autre !»

Pas faux : la stratégie d’ouverture tous azimuts consiste à faire céder toujours plus de digues à gauche. Et à toucher désormais des dirigeants socialistes de plus en plus hauts placés qui, à l’instar de Jack Lang, ont bien du mal à ne pas céder aux sirènes sarkozystes. Avec, en ligne de mire de l’Élysée, les prochaines échéances électorales. Comme le résume un cadre socialiste : «Sarkozy est obsédé par les municipales. C’est le seul accroc qui peut lui arriver d’ici 2012 puisqu’il ne peut pas perdre les régionales, sauf à perdre la dernière région qui reste à droite. Il veut la peau du PS.»

Déstabilisés par Sarkozy, les socialistes s’enfoncent dans la crise

Créé par le 06 juil 2007 | Dans : Parti socialiste

Par Amer OUALI AFP – Vendredi 6 juillet

PARIS (AFP) – Déstabilisés par la stratégie d’ »ouverture » du président Nicolas Sarkozy qui enrôle des personnalités de gauche et minés par une guerre des chefs qui s’exarcerbe, les socialistes français s’enfoncent dans la crise.

 Signe de la tension qui semble croître de jour en jour, l’ancien ministre de la Culture Jack Lang a décidé de boycotter le groupe parlementaire socialiste pour protester contre des « pressions » visant à l’empêcher d’intégrer une commission sur la réforme des institutions voulue par M. Sarkozy.

Figure historique du PS restée populaire notamment auprès des jeunes, M. Lang serait une belle « prise » pour le chef de l’Etat qui a déjà réussi à convaincre six personnalités de gauche de rejoindre le gouvernement.

Voulant contrecarrer cette tentative de débauchage, le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a enjoint M. Lang de ne pas se lancer dans une « aventure individuelle ».

M. Lang a aussitôt claqué la porte du groupe PS. Volant à son secours, le député et étoile montante du parti Manuel Valls, qui avait troublé les siens en tenant des propos élogieux sur le Premier ministre François Fillon, a dénoncé « le climat de suspicion et la chasse aux sorcières ».

Quitte à froisser son propre camp, M. Sarkozy est décidé à poursuivre sa politique d’ouverture en estimant que sa victoire à la présidentielle l’a délié de toute « attache partisane ». Et ses conseillers distillent savamment les informations sur tel ou tel responsable socialiste qui aurait été approché et n’aurait « pas dit non ».

L’ouverture de M. Sarkozy a d’autant plus déstabilisé les socialistes que le nouveau président a pris des décisions audacieuses brisant l’image de conservateur que lui prêtent ses adversaires.

Il a ainsi nommé au gouvernement trois femmes d’origine immigrée, dont Rachida Dati, qui a grandi dans une banlieue, à la tête du ministère de la Justice.

Des décisions qui ont fait dire au socialiste Malek Boutih que, sur la question de la « diversité », Nicolas Sarkozy a remporté « une victoire nette dans les symboles et dans les actes ». D’origine algérienne, M. Boutih a admis avoir été sollicité par M. Sarkozy sans répondre à l’offre.

Face à cette saignée, le Premier secrétaire du PS François Hollande a appelé les socialistes à être « prudents ». « On essaie du côté de l’Elysée non seulement de concentrer les pouvoirs mais aussi de créer des confusions dans la vie politique », a-t-il assuré.

Plus direct, le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis a estimé qu’il fallait « mettre le holà et stopper l’hémorragie ». Il y va, selon lui, de « l’indépendance politique » de l’opposition » voire de son « intégrité physique ».

D’autant que cette « hémorragie » s’ajoute à une guerre des chefs sans merci et à la crise identitaire d’un parti auquel certains promettent une longue traversée du désert.

Candidate malheureuse à la présidentielle, Ségolène Royal ajoute au trouble général en poursuivant son chemin en solo après avoir échoué à prendre la direction du parti également convoitée par Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.

Elle a affirmé jeudi avoir choisi de travailler dans la discrétion pour « mieux rebondir » avant sa « rentrée politique », qu’elle a fixée au 25 août.

Après la victoire de Nicolas Sarkozy, Mme Royal n’avait pas caché sa volonté d’accélérer la « refondation » du PS dans la perspective du scrutin de 2012. Mais elle s’est heurtée aux caciques du parti, et notamment à son chef François Hollande, le père de ses quatre enfants dont elle vient de se séparer.

Lang se fâche avec Ayrault

Créé par le 06 juil 2007 | Dans : Parti socialiste

Les bisbilles internes continuent à faire rage. Cette fois, la polémique oppose l’ancien ministre de la Culture, lui aussi approché par Sarkozy, au président du groupe PS à l’Assemblée.

LA POLITIQUE d’ouverture de Nicolas Sarkozy commence à faire des dégâts au Parti socialiste. Dernier psychodrame en date, la décision de Jack Lang, hier, de boycotter le groupe PS à l’Assemblée. Alors que François Fillon a réaffirmé sa volonté d’inclure des « membres du Parti socialiste » dans une commission gouvernementale chargée de faire des propositions pour la réforme des institutions, Jean-Marc Ayrault est monté au créneau pour interdire à l’ancien ministre de la Culture, dont le nom circule pour faire partie de cette commission, de franchir le pas.

« Je lui déconseille de le faire, a averti Ayrault mercredi soir. Je n’ai pas envie de le voir se fourvoyer dans une aventure individuelle. » Plaidant en faveur d’une commission parlementaire classique dans laquelle le PS désignerait ses représentants, Ayrault a invité Lang à « jouer collectif ». Prévenant qu’il ne « serait plus membre à part entière » du groupe PS s’il acceptait une telle mission.
« Suspicion et chasse aux sorcières » Piqué au vif, l’ancien conseiller de Ségolène Royal durant la campagne présidentielle a adressé une lettre ulcérée à Ayrault hier : « Les propos que tu as tenus à mon sujet ne sont pas dignes. J’ai pris la décision de ne plus participer aux réunions du groupe socialiste aussi longtemps que tu le présideras avec de telles méthodes. » Lang affirme n’avoir « donné aucun accord pour participer à une mission aux contours encore indéfinis ». Mais il laisse planer le doute : « La rénovation de la maison commune de la République – notre Constitution – réclame la contribution intellectuelle de tous les démocrates », ajoute-t-il en se « réjouissant » que le chef de l’Etat ouvre ce chantier. Manuel Valls, député et maire PS d’Evry (Essonne), a volé à son secours, dénonçant le « climat de suspicion et la chasse aux sorcières » dans le parti, exigeant que l’on se montre « respectueux » à l’égard de Lang. Valls a lui-même été approché par Sarkozy, qui lui a proposé d’intégrer le gouvernement. Il a refusé. Tout comme Julien Dray, également député de l’Essonne, ou Malek Boutih, secrétaire national du PS. Mais les socialistes ne comptent plus, outre les six membres du gouvernement Fillon déjà issus de la gauche, les personnalités qui devraient travailler prochainement avec la droite : Hubert Védrine, Claude Allègre et Jacques Attali. « Il faut mettre le holà et stopper l’hémorragie », a réagi hier le député Jean-Christophe Cambadélis, proche de DSK, pour qui « l’opposition constructive, ce n’est pas la soumission active. » En plein désarroi après sa double défaite, le PS « part à vau-l’eau », selon l’un de ses dirigeants : « Les gens pensent que Sarkozy est là pour dix ans, alors c’est sauve qui peut la vie. » « Quand vous avez un président de groupe velléitaire et un premier secrétaire qui n’est pas autoritaire, certains se sentent libres d’aller s’ébrouer dans le champ de Sarkozy », analyse le jeune fabiusien Guillaume Bachelay, qui souligne la « responsabilité de la candidate Royal : en allant pendant la campagne sur le terrain de la droite, elle a ouvert la première »…

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