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Lang se fâche avec Ayrault

Créé par le 06 juil 2007 | Dans : Parti socialiste

Les bisbilles internes continuent à faire rage. Cette fois, la polémique oppose l’ancien ministre de la Culture, lui aussi approché par Sarkozy, au président du groupe PS à l’Assemblée.

LA POLITIQUE d’ouverture de Nicolas Sarkozy commence à faire des dégâts au Parti socialiste. Dernier psychodrame en date, la décision de Jack Lang, hier, de boycotter le groupe PS à l’Assemblée. Alors que François Fillon a réaffirmé sa volonté d’inclure des « membres du Parti socialiste » dans une commission gouvernementale chargée de faire des propositions pour la réforme des institutions, Jean-Marc Ayrault est monté au créneau pour interdire à l’ancien ministre de la Culture, dont le nom circule pour faire partie de cette commission, de franchir le pas.

« Je lui déconseille de le faire, a averti Ayrault mercredi soir. Je n’ai pas envie de le voir se fourvoyer dans une aventure individuelle. » Plaidant en faveur d’une commission parlementaire classique dans laquelle le PS désignerait ses représentants, Ayrault a invité Lang à « jouer collectif ». Prévenant qu’il ne « serait plus membre à part entière » du groupe PS s’il acceptait une telle mission.
« Suspicion et chasse aux sorcières » Piqué au vif, l’ancien conseiller de Ségolène Royal durant la campagne présidentielle a adressé une lettre ulcérée à Ayrault hier : « Les propos que tu as tenus à mon sujet ne sont pas dignes. J’ai pris la décision de ne plus participer aux réunions du groupe socialiste aussi longtemps que tu le présideras avec de telles méthodes. » Lang affirme n’avoir « donné aucun accord pour participer à une mission aux contours encore indéfinis ». Mais il laisse planer le doute : « La rénovation de la maison commune de la République – notre Constitution – réclame la contribution intellectuelle de tous les démocrates », ajoute-t-il en se « réjouissant » que le chef de l’Etat ouvre ce chantier. Manuel Valls, député et maire PS d’Evry (Essonne), a volé à son secours, dénonçant le « climat de suspicion et la chasse aux sorcières » dans le parti, exigeant que l’on se montre « respectueux » à l’égard de Lang. Valls a lui-même été approché par Sarkozy, qui lui a proposé d’intégrer le gouvernement. Il a refusé. Tout comme Julien Dray, également député de l’Essonne, ou Malek Boutih, secrétaire national du PS. Mais les socialistes ne comptent plus, outre les six membres du gouvernement Fillon déjà issus de la gauche, les personnalités qui devraient travailler prochainement avec la droite : Hubert Védrine, Claude Allègre et Jacques Attali. « Il faut mettre le holà et stopper l’hémorragie », a réagi hier le député Jean-Christophe Cambadélis, proche de DSK, pour qui « l’opposition constructive, ce n’est pas la soumission active. » En plein désarroi après sa double défaite, le PS « part à vau-l’eau », selon l’un de ses dirigeants : « Les gens pensent que Sarkozy est là pour dix ans, alors c’est sauve qui peut la vie. » « Quand vous avez un président de groupe velléitaire et un premier secrétaire qui n’est pas autoritaire, certains se sentent libres d’aller s’ébrouer dans le champ de Sarkozy », analyse le jeune fabiusien Guillaume Bachelay, qui souligne la « responsabilité de la candidate Royal : en allant pendant la campagne sur le terrain de la droite, elle a ouvert la première »…

Ouverture: Manuel Valls prend la défense de Lang

Créé par le 05 juil 2007 | Dans : Parti socialiste

PARIS (AFP) – Manuel Valls, député PS de l’Essonne, a pris jeudi la défense de Jack Lang, dont le nom est cité pour participer à une commission sur les institutions, en dénonçant « le climat de suspicion et la chasse aux sorcières » à l’intérieur du PS.

Mercredi, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée, avait prévenu Jack Lang, député du Pas-de-Calais, que s’il se lançait dans « une aventure individuelle » pour participer à une commission mise en place par le gouvernement, il ne serait « plus à part entière membre » du groupe PS.

Invité de BFM radio et TV, Manuel Valls a appelé à se montrer « respectueux à l’égard de Jack Lang qui a beaucoup apporté à la gauche depuis trente ans ».

Approuvant l’idée que « des responsables politiques de gauche participent à une réflexion sur la rénovation de nos institutions », il a estimé que Jack Lang devait « évidemment » rester membre du groupe socialiste s’il était appelé à siéger dans une telle commission.

« Attention à ce climat de suspicion, de chasse aux sorcières qui sont souvent le signe d’une forme de crispation et de repli sur soi, qui n’est pas à la hauteur du message que les Français nous ont passé », a-t-il ajouté.

Le maire d’Evry a fait une distinction entre « un dialogue qu’il peut y avoir entre la droite et la gauche » et « le débauchage ».

Manuel Valls a indiqué que Nicolas Sarkozy « ne lui avait rien proposé ». « J’ai vu le président de la République. On ne peut pas refuser une offre de dialogue avec le président de la République », a-t-il plaidé.

Lang et Ayrault ne se causent plus

Créé par le 05 juil 2007 | Dans : Parti socialiste

 NOUVELOBS.COM | 05.07.2007

Jack Lang ne veut plus participer aux réunions du groupe socialiste à l’Assemblée, après les propos de Jean-Marc Ayrault l’exhortant à ne pas travailler pour le gouvernement.

Le député socialiste Jack Lang boycottera les réunions du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, présidées par Jean-Marc Ayrault, a-t-il annoncé jeudi 5 juillet. L’ancien ministre n’a pas du tout apprécié les mises en garde du chef de l’opposition parlementaire à son égard, au cas où il accepterait de participer à la commission sur la réforme des institutions créée par le gouvernement. « Les propos que tu as tenus à mon sujet ne sont pas dignes, écrit-il dans une lettre à Jean-Marc Ayrault. J’ai pris la décision de ne plus participer aux réunions du groupe socialiste aussi longtemps que tu le présideras avec de telles méthodes. »
Mercredi 4 juillet, Jean-Marc Ayrault avait exhorté Jack Lang à ne pas se lancer dans « une aventure individuelle » en acceptant d’entrer dans cette commission, dont la création a été annoncée par le Premier ministre François Fillon. Ajoutant que le député du Pas-de-Calais ne pourrait plus participer aux réunions du groupe s’il ne respectait pas cette consigne.

Contribution intellectuelle

Dans la lettre à son chef à l’Assemblée, Jack Lang laisse planer le doute sur ses intentions concernant cette commission, déclarant tout de même: « La rénovation de la maison commune de la République – notre Constitution- réclame la contribution intellectuelle de tous les démocrates. » « Deux boussoles me montrent le chemin: ma conscience, la confiance populaire. Personne ne m’interdira de me réjouir publiquement que le président de la République ouvre le chantier de la modernisation des institutions auquel je travaille depuis si longtemps en ma double qualité de professeur de droit public et de militant ». Il confirme aujourd’hui ne pas avoir donné d’accord, pour le moment, à sa participation « à une mission aux contours encore indéfinis ».
Dans sa lettre Jack Lang déclare n’avoir « aucune leçon de fidélité et de solidarité à recevoir » de Jean-Marc Ayrault. « Jamais dans ma vie de citoyen et de militant je n’ai manqué à mes engagements de toujours. Laisser entendre que je pourrais y contredire est insultant. Ce ne sont pas les menaces que tu profères qui dicteront ma conduite aujourd’hui ou demain. »

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