Pour une autre Europe

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Les Européens se sont accommodés de la vassalité par Jean-Pierre Chevènement

Créé par le 06 nov 2018 | Dans : Blog du Che, Pour une autre Europe

Tribune de Jean-Pierre Chevènement, Marianne, 2 novembre 2018. Au sein d’une UE apathique face aux visées américaines, la France se doit de retrouver une réelle politique d’indépendance.

 
La vassalisation actuelle de l’Europe, telle qu’on peut l’observer face aux initiatives de Donald Trump, a des racines très anciennes. L’ « Euramérique » n’est pas tombée du ciel. Ainsi, c’est sous Obama qu’a été imposée l’extraterritorialité du droit américain.Ce qui est nouveau, avec Donald Trump, ce n’est pas la volonté de prolonger la suprématie des Etats-Unis au XXIe siècle pour enrayer la montée en puissance de la Chine. Ce sont les méthodes : ainsi la remise en cause du dogme libre-échangiste par un protectionnisme destiné à restaurer le « site de production » américain, ou la dénonciation unilatérale de l’accord de dénucléarisation de l’Iran de juillet 2015 pour imposer un blocus destiné à saper la prépondérance de ce pays au Moyen-Orient, résultat non voulu de la guerre du Golfe.Timide riposteFace à la taxation de l’acier et de l’aluminium par les Etats-Unis, l’Union européenne n’a exercé qu’une timide riposte en taxant le beurre de cacahuètes. Inversement, elle hésite à taxer les GAFA. L’Allemagne sait qu’elle n’est pas en position de force. Son commerce extérieur est excédentaire de 49 milliards d’euros sur les Etats-Unis. Elle est prise en otage à travers son industrie automobile, très fortement implantée sur le marché américain. Elle craint la taxation de ses grosses cylindrées. C’est la raison pour laquelle l’Europe tout entière fait profil bas, dans une guerre commerciale d’ailleurs principalement dirigée contre la Chine, dont l’excédent commercial sur les Etats-Unis approche les 244 milliards d’euros !
 
Les Européens ont des intérêts légitimes à défendre aussi bien vis-à-vis de la Chine que des Etats-Unis. Mais il ne leur est pas encore venu à l’esprit que la bonne posture pour les défendre était l’indépendance. Le marché unique européen est un immense marché. La place de l’Union européenne dans le commerce international est bien supérieure à celle des Etats-Unis. Mais ceux-ci sont un Etat, tandis que l’Union européenne à 27 est majoritairement composée d’Etats dont la protection américaine est l’horizon et le libre-échangisme la philosophie. Le marché européen n’est un atout que sur le papier. Atout entièrement virtuel, impotence conjuguée bien réelle ! Lire la suite »

A lire dans l’Huma : Union européenne. Maastricht a 25 ans : ni oubli, ni pardon Vendredi, 2 Novembre, 2018 par Thomas Lemahieu

Créé par le 02 nov 2018 | Dans : Pour une autre Europe

Extrait :

À l’époque, lors du débat référendaire en France, un an avant l’entrée en vigueur du traité, qui s’était soldé par une victoire étriquée du oui (51 %), toutes les flûtes étaient de sortie, du côté des partisans du traité de Maastricht. Les lendemains allaient chanter à tue-tête, c’était sûr : on pourrait enfin faire de la politique à l’échelle communautaire, l’Europe sociale ne tarderait pas à émerger. « Apprécions l’évolution accomplie, encourageait, par exemple, Jean Auroux, ex-ministre du Travail, après la victoire de François Mitterrand en 1981 et alors président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, le 7 mai 1992, dans le Figaro. L’Acte unique (mettant en place le marché unique en 1986 – NDLR) était d’inspiration exclusivement libérale ; le traité de Maastricht rétablit un meilleur équilibre en accordant plus de place au politique, au citoyen et au social. L’Europe sociale, s’il lui faut un cadre, ne se décrète pas : elle sera ce que nous en ferons. » Président de la Commission européenne entre 1985 et 1995, le socialiste français Jacques Delors en ­rajoutait même dans cette veine, non sans fausse contrition, en août 1992, lors d’un meeting avec Michel Rocard, à quelques semaines du vote en France. « La construction européenne a été trop élitiste et trop technocratique. Mais la soft-tyrannie de Bruxelles, c’est fini. C’est le grand atout de Maastricht que de rééquilibrer l’économique et le politique. La bureaucratie ne progresse que quand la politique fait défaut. Vous avez une occasion unique de rabattre le caquet de Delors et de rééquilibrer tout ça, c’est de dire oui au traité. » Michel Sapin, qui, ministre des Finances sous François Hollande en 2015, laissera passer sans moufter le bouclage de la camisole austéritaire sur la Grèce d’Alexis Tsipras, sortait les violons dans le Monde, en septembre 1992 : « Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé. »

Alors qu’à gauche, au-delà des personnalités socialistes, comme Jean-Pierre Chevènement, et écologistes, le PCF est le seul grand parti à militer ouvertement pour le non au référendum, les figures de la gauche du PS ont, eux, encore de la foi à revendre. Lire la suite »

2 vidéos :M-N Lienemann explique sa scission d’avec le PS pour un nouveau front populaire et rejoint le groupe communiste au Sénat. Jean-Luc Laurent déclare que le MRC a décidé de participer à la recherche d’une liste commune avec la FI

Créé par le 15 oct 2018 | Dans : Gauche anti-libérale, Pour une autre Europe, Projet politique

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2 vidéos :M-N Lienemann explique sa scission d'avec le PS pour un nouveau front populaire et rejoint le groupe communiste au Sénat. Jean-Luc Laurent déclare que le MRC a décidé de participer à la recherche d’une liste commune avec la FI  dans Gauche anti-libérale

Ajoutée le 15 oct. 2018

Une page se tourne : le MRC va s’allier aux anciens socialistes Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann pour se rapprocher de la France insoumise. Pour en parler, Jean-Luc Laurent, ancien député et président du MRC, était l’invité de #LaMidinale.
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A lire sur le blog de Jean-Pierre Chevènement

Créé par le 09 sept 2018 | Dans : Articles de fond, Blog du Che, Pour une autre Europe, Une autre mondialisation

Entre Trump et Merkel, adapter la politique de la France

Politique étrangère et intérêt national – Entretien avec l’IFRI

Créé par le 05 mar 2017 | Dans : Blog du Che, Pour une autre Europe, Projet politique

http://https://youtu.be/47qxvD0sBXg

 

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