Pour une autre Europe

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Entre crise et alternatives : faire sauter les verrous européens sera le thème du grand débat de L’AGAUREPS-Prométhée mardi 22 novembre 2012 à Mont de Marsan

Créé par le 21 nov 2011 | Dans : Gauche anti-libérale, Pour une autre Europe, Une autre mondialisation

    L’AGAUREPS-Prométhée vous convie à une réunion de débat et d’échange

le mardi 22 novembre 2011

à Mont-de-Marsan,

Hôtel des Pyrénées (20 avenue du 34° RI ou Régiment d’Infanterie)

à partir de 18 heures 30

Ordre du jour : (animation Xavier DUMOULIN)

-         La demi-heure de l’actualité politique et sociale :

     (Intervention de Francis DASPE)

   L’intérêt général : objet politique non identifié ?

-         Le grand débat de l’AGAUREPS-Prométhée :

(Intervention de Xavier DUMOULIN)

Entre crise et alternatives : faire sauter les verrous européens 

« Vers une monnaie commune »

Créé par le 18 nov 2011 | Dans : Battre campagne, Economie, Pour une autre Europe, Projet politique

Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Journal Sud Ouest, jeudi 17 novembre 2011.


Un accord avant le premier tour avec François Hollande est-il envisageable?
Jean-Pierre Chevènement:
J’apprécierai le moment venu. Tout candidat peut, par définition, se retirer. Y compris François Hollande s’il devait par exemple être moins bien placé que moi (sourire).

Nous entrons dans une période de crise majeure. Il faut donner un sens à tout cela. Or l’horizon de Nicolas Sarkozy se limite au maintien du triple A. Et François Hollande peine à s’évader de cette logique purement budgétaire. D’où mon engagement. Il sera difficile de me faire entendre. On m’attaque déjà sur le 21 avril 2002, mon appartement… Cela ne m’effraie pas.

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Entre crise et alternatives : faire sauter les verrous européens sera le thème du grand débat de L’AGAUREPS-Prométhée mardi 22 novembre 2012 à Mont de Marsan

Créé par le 17 nov 2011 | Dans : Pour une autre Europe

    L’AGAUREPS-Prométhée vous convie à une réunion de débat et d’échange

le mardi 22 novembre 2011

à Mont-de-Marsan,

Hôtel des Pyrénées (20 avenue du 34° RI ou Régiment d’Infanterie)

à partir de 18 heures 30

Ordre du jour : (animation Xavier DUMOULIN)

-         La demi-heure de l’actualité politique et sociale :

     (Intervention de Francis DASPE)

   L’intérêt général : objet politique non identifié ?

-         Le grand débat de l’AGAUREPS-Prométhée :

(Intervention de Xavier DUMOULIN)

Entre crise et alternatives : faire sauter les verrous européens 

« Ce n’est pas une erreur, c’est une stratégie », par Thomas Coutrot, coprésident d’Attac

Créé par le 17 nov 2011 | Dans : Economie, Gauche anti-libérale, Pour une autre Europe

Point de vue dans Le Monde du 15.11.11    

Début 2010, la « troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) impose à la Grèce son premier plan d’austérité. Il apparaît alors qu’on a décidé de profiter de la crise financière pour porter des coups décisifs aux compromis sociaux concédés après la deuxième guerre mondiale. La parenthèse « keynésienne » – consistant à laisser filer temporairement les déficits publics pour éviter que l’effondrement de Lehman Brothers ne se transforme en cataclysme incontrôlable – est refermée, et l’offensive décrétée contre les dépenses publiques et les droits sociaux en Europe.

L’Espagne, le Portugal, l’Italie, la France, la Grande-Bretagne, et même l’Allemagne, suivent ensuite le même chemin : blocage des salaires et/ou réduction du nombre des fonctionnaires, réformes des retraites, de l’assurance-maladie, remise en cause des politiques et prestations sociales, privatisations… Des mesures – qui n’ont qu’un rapport très lointain avec les déficits et la dette – sont imposées avec la même urgence : les patrons grecs et espagnols pourront licencier plus facilement et se débarrasser des conventions collectives, le salaire minimum irlandais est réduit… Dans une incroyable lettre secrète, expédiée le 5 août, M. Trichet enjoint à M. Berlusconi de réformer le système de négociation collective, de réduire la protection des salariés contre les licenciements et de mener « une vaste réforme de l’administration publique afin d’améliorer l’efficacité administrative et la bienveillance à l’égard des entreprises »…

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L’euro, victime des pièges de l’idéologie ?

Créé par le 11 nov 2011 | Dans : Economie, Pour une autre Europe

Chronique « International » | LEMONDE | 10.11.11 | par Alain Frachon (Chronique « International »)

Il suffirait d’une phrase pour endiguer la crise de l’euro, affirment nombre d’économistes. Une petite phrase que devrait prononcer la Banque centrale européenne. La BCE devrait dire haut et fort qu’elle jouera le rôle de prêteur de dernier recours pour les membres les plus endettés de l’union monétaire. Et l’euro se porterait mieux.

Et les marchés seraient tenus en respect. Et, ô ! Joie suprême, on se ficherait pas mal de ce que racontent les agences de notation. Et on pourrait desserrer quelque peu l’étau de l’austérité budgétaire, assouplir les conditions de la rigueur. Et cela favoriserait un début de reprise de l’activité, qui faciliterait l’apurement de la dette. Et, sans promettre de raser gratis, on sortirait de ce cycle sinistre qui voit se défaire la zone euro, comme dans une méchante partie de bowling quand la grosse boule noire vient faucher les quilles les unes après les autres : d’abord Athènes, puis Dublin, Lisbonne, Madrid, Rome – en attendant Paris…

L’institut d’émission battant monnaie – c’est l’une de ses fonctions -, ses ressources sont, par définition, illimitées. Si la BCE dit qu’elle sera l’assureur de dernier ressort, elle dissuade la spéculation. Les marchés seront rassérénés. Ils n’exigeront plus des taux de rémunération faramineux pour souscrire aux emprunts des Etats les plus endettés.

Ceux-là échapperont à l’emballement des coûts de leur dette. Ils sortiront d’une infernale spirale dont on connaît parfaitement les étapes. L’Etat ignoblement endetté est d’abord condamné à ne plus pouvoir se financer sur le marché en émettant des bons du trésor : il devrait verser des taux d’intérêt prohibitifs. Il est amené à tendre la sébile. Il sollicite une aide auprès de créanciers extérieurs. Mais ces derniers n’accordent leur assistance qu’à des conditions d’austérité draconiennes qui épuisent le malade. Voir, bientôt, l’Italie…

Dans l’hypothèse où la Banque centrale dit à l’avance qu’elle souscrira aux emprunts d’un Etat qui a du mal à payer ses dettes, le schéma est tout différent. Les achats de l’institut d’émission vont rabaisser les taux à des niveaux praticables, si la seule déclaration d’intention de la banque centrale n’a pas suffi à le faire.

C’est ce qui se passe hors zone euro, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Japon, par exemple. A des titres divers, ces trois pays n’alignent pas un carnet de notes plus brillant que la moyenne dans l’union monétaire européenne. Mais il est clair pour tout le monde que la Réserve fédérale, la Banque d’Angleterre ou celle du Japon n’hésiteront pas.

En cas de difficulté de financement de l’Etat, elles achèteront ses bons du Trésor, directement. Les marchés ne s’y frottent pas ou guère ; ils savent que les ressources d’un institut d’émission sont illimitées. Inutile de faire grimper les taux.

Pourquoi la BCE n’agit-elle pas de même ? Parce qu’elle est liée par une doctrine qui prône la séparation des pouvoirs. A la banque de s’occuper du monétaire, au gouvernement du budgétaire ; à la banque de garantir la stabilité de la monnaie (pas d’inflation), au gouvernement de gérer sa dette. Autrement dit, ce n’est pas à l’institut d’émission à venir au secours du Trésor – chacun son mandat. Celui de la BCE lui intime expressément de ne s’occuper que de la stabilité des prix, pas de combler les trous budgétaires des paniers percés de la zone.

« C’est de l’idéologie, tonne Jean-Paul Fitoussi, directeur de recherche à l’OFCE. On se refuse à monétariser une partie de la dette, on se condamne à l’impuissance, on se lie les mains avec une doctrine qui ne tient pas la route, mais qu’on a gravée dans nos textes. » « En s’interdisant de disposer d’un prêteur de derniers recours, on s’expose, en cas de difficultés financières, au choix suivant : soit la faillite, soit une aide mais conditionnée à une telle austérité qu’elle n’empêchera d’ailleurs pas la faillite », dit-il.

Son incompréhension est partagée par nombre de ses confrères américains qui, du Prix Nobel Paul Krugman à Jeffrey Sachs, en passant par Kenneth Rogoff, disent tous la même chose : « Si la BCE prenait en charge les dettes européennes, la crise s’allégerait considérablement » (Paul Krugman, New York Times, le 23 octobre).

Les risques ? A l’évidence, l’inflation. Les tenants de la séparation des pouvoirs font valoir que le rachat direct de la dette d’un Etat par sa banque centrale équivaut à faire marcher la planche à billets. A plein régime. C’est de la création monétaire pure et simple. Et cette crainte de l’inflation, celle d’une monnaie qui entre dans la spirale d’une dévaluation continue, le souvenir de cette tragédie qu’elle vécut dans les années 1920 et qui conduisit à Hitler, voilà ce qui hante la mémoire collective de l’Allemagne ; voilà qui explique qu’elle n’accepta d’abandonner son très solide deutschemark pour l’euro qu’à la condition qu’on n’assigne qu’une seule tâche à la BCE : la lutte contre l’inflation.

Les tenants de la doctrine évoquent d’autres raisons. Il faut préserver la crédibilité de l’institut d’émission, et donc ne pas grever son bilan de créances douteuses – mais la BCE achète en sous main, sur le marché secondaire, pas directement, des quantités importantes de dette souveraine des Etats les plus faibles de la zone euro… Autre argument des partisans de la « séparation des pouvoirs » : ne pas encourager le laxisme budgétaire en disant à l’avance qu’on garantira les dettes des irresponsables.

A quoi Jean-Paul Fitoussi et Paul Krugman répondent que la création de monnaie ne crée pas d’inflation dans des économies déprimées comme les nôtres. Et pour empêcher qu’un assouplissement de la doctrine monétaire de la BCE ne soit une incitation au vice de la dette, il faut l’accompagner d’une stricte discipline budgétaire. Relâchement doctrinal contre sévérité budgétaire : donnant-donnant.

Paul Krugman conclut ainsi son article : « Sur les ruines de la guerre, les Européens ont créé des sociétés qui, sans être parfaites (…) sont sans doute les plus décentes de l’histoire de l’humanité. Et cela est menacé parce que l’élite européenne (…) arrime le continent à un système monétaire qui recrée des rigidités (…) aux allures de piège mortel. »



frachon@lemonde.fr

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