Projet politique

Articles archivés

« Je ne suis pas partisan du grand bond en arrière social de François Fillon »

Créé par le 07 jan 2017 | Dans : Blog du Che, Projet politique

https://youtu.be/Aa_WbHvc_sA

« En France, tous les éléments d’une politique industrielle ont disparu »

Créé par le 23 déc 2016 | Dans : Blog du Che, Projet politique

Entretien de Jean-Pierre Chevènement à La Tribune, propos recueillis par Jean-Christophe Chanut et Romaric Godin, mardi 20 décembre 2016.


La Tribune: Dans votre dernier ouvrage, Un Défi de Civilisation (*), vous tentez de comprendre comment la France a pu devenir la cible d’un terrorisme porté par ses propres enfants. Vous identifiez un long processus de haine de soi à l’œuvre dans notre pays qui, selon vous, remonte au début du 20e siècle…
Jean-Pierre Chevènement:
Selon moi, ce phénomène prend sa source dans le prix exorbitant qu’a dû payer la France pour préserver son indépendance durant la première guerre mondiale. Il en a résulté un sentiment très profond de désorientation et de rejet. D’autant que ce conflit a donné naissance à des monstres que la France de la troisième République n’était pas préparée à affronter : le bolchévisme, le fascisme et, plus tard, le nazisme. Le pacifisme généralisé a alors conduit les élites françaises à préférer la guerre entre l’Union soviétique et l’Allemagne qu’elles désiraient à la guerre entre la France et l’Allemagne qui leur a été imposée. Et c’est une des raisons les plus fortes, comme l’a montré Marc Bloch, de la capitulation de 1940. Celle-ci a ancré dans la conscience collective un sentiment de haine de soi. Sauf évidemment chez ceux qui ont résisté autour du général de Gaulle qui, en continuant le combat, a voulu maintenir la France dans le camp des vainqueurs.
Seul de Gaulle et les Résistants pouvaient préserver après 1940 une vision valorisante de l’histoire de France. Les élites françaises, parce qu’elles avaient été pétainistes en 1940 et sous l’occupation ont admis que Pétain, c’était la France. C’est, du reste, ce que confesse à sa manière et sans doute inconsciemment, Jacques Chirac lorsqu’il dit, en juillet 1995, que « la France a commis l’irréparable ». Il ne contextualise pas la rafle du Vel d’Hiv, l’impute à la France et non pas à l’Etat français. L’occupation allemande n’est pas évoquée. Entre Pétain et de Gaulle, le conflit de légitimité est ainsi tranché en faveur du premier. La haine de soi plonge donc ses racines très profondément dans le « Plus jamais ça ! » d’après 1918, l’effondrement de 1940 et la déconsidération à ses propres yeux d’une France incapable d’incarner la cause des démocraties face à l’Allemagne nazie. Les élites françaises, sous l’occupation, ont souhaité la victoire de l’Allemagne parce que, comme le disait Pierre Laval, « sans elle, le bolchévisme triompherait partout ». De cette chute vertigineuse de l’estime de soi que De Gaulle n’a pu enrayer qu’un court laps de temps (1958-1970) ont découlé les campagnes de repentance à répétition sur l’esclavage ou la colonisation. Ces campagnes ont objectivement contribué à l’effacement de la nation et du sentiment national à l’ère de la globalisation libérale, plus ou moins maquillée aux couleurs d’une Europe destinée à remplacer la France comme horizon collectif. Lorsqu’une personne est gravement malade, d’autres maladies, secondaires, se greffent sur l’organisme affaibli.

Chevènement – Sorel : mener un combat résolu pour continuer la France

Créé par le 16 déc 2016 | Dans : Blog du Che, Projet politique

Chevènement – Sorel : mener un combat résolu pour continuer la France

président islam de France
 

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Pour le nouveau patron de la Fondation de l’islam de France, l’islam politique est d’abord le révélateur du malaise français. Pour l’ancienne ingénieur de l’École polytechnique d’Alger, il s’agit de la menace prioritaire à laquelle la République est confrontée.

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Tous deux sont des amoureux de l’Histoire de France et des patriotes incandescents attachés à l’autorité de l’État. Le premier, ancien ministre de l’Intérieur, vient d’être nommé à la tête de la Fondation de l’islam de France et publie Un défi de civilisation (Fayard). Une méditation profonde sur les racines du malaise français en même temps que programme de salut public. La seconde, ancien membre du Haut Conseil à l’intégration, s’est vu décerner le prix littéraire Honneur et Patrie de la Société des membres de la Légion d’honneur pour Décomposition française. Comment en est-on arrivé là? (Fayard). Essai magistral qui s’inscrit dans la filiation de L’Étrange Défaite de Marc Bloch. Pour le «che», l’islam politique est d’abord le révélateur de notre crise existentielle. Pour l’ancienne ingénieur de l’École polytechnique d’Alger, il s’agit de la menace prioritaire à laquelle la République est confrontée.

Le 11 janvier, Jean-Pierre Chevènement est l’invité des «Grandes Rencontres du Figaro», Salle Gaveau*. Il donnera sa vision de la France, de l’islam et de la nouvelle donne géopolitique marquée par le retour des nations.


LE FIGARO. - Jean-Pierre Chevènement, votre dernier livre s’intitule Un défi de civilisation. N’y a-t-il pas davantage lieu de croire à un choc des civilisations?

Jean-Pierre CHEVÈNEMENT. -L’idée d’un choc des civilisations a été développée par l’essayiste américain Samuel Huntington en 1994. Celui-ci ne souhaite nullement ce choc mais il en perçoit le risque dans l’univers de la globalisation marqué par l’effondrement des grandes idéologies. Sa définition des différents «blocs de civilisation» (occidental, orthodoxe, confucéen, etc.) est contestable. Même la «civilisation musulmane» est loin d’être homogène: il y a une mosaïque de l’islam traversée par plusieurs courants et différentes écoles. L’échec de la Nahda (la Réforme) n’est pas définitif. L’humanité reste composée de nations et la nation, à mes yeux, reste encore un concept plus opératoire que celui de «bloc de civilisation».

«Pour moi, le défi de civilisation n'oppose pas le monde musulman et le monde occidental. Il interpelle et traverse aussi bien l'Occident que l'Orient», explique Jean-Pierre Chevènement.
 

Cela dit, l’hypothèse de Huntington, qui apparaissait lointaine en 1994, s’est considérablement rapprochée depuis. L’idée de choc des civilisations a été portée aux États-Unis par les intellectuels néoconservateurs qui, dès la fin des années 1990, ont théorisé l’idée d’un «nouveau siècle américain» fondée sur l’exportation de la démocratie par la force des armes. Ce courant serait resté complètement marginal sans les attentats du 11 Septembre et la réponse totalement inappropriée qu’y a apportée George Bush Jr. Celui-ci a envahi l’Irak, a détruit son État et créé les conditions de l’émergence de Daech. De l’autre côté, le fondamentalisme religieux s’est affirmé. 1979 est l’année charnière. En Iran avec Khomeyni, en Arabie saoudite avec l’occupation des Lieux saints par des extrémistes wahhabites, et en Afghanistan avec l’invasion soviétique et l’organisation d’un premier djihad armant les moudjahidins afghans. De là naîtra après la guerre du Golfe la nébuleuse al-Qaida. De part et d’autre, des groupes très minoritaires, au départ, ont ainsi entraîné le Moyen-Orient dans un chaos sans fin. Pour moi, le défi de civilisation n’oppose pas le monde musulman et le monde occidental. Il interpelle et traverse aussi bien l’Occident que l’Orient. Il faut rappeler que les Irakiens, les Afghans ou les Algériens ont payé le plus lourd tribut au terrorisme djihadiste. Il faut offrir un horizon de progrès à des peuples qui ont perdu leurs repères, qui ont l’impression d’aller dans le mur. C’est vrai aussi du peuple français. Il faut ouvrir des voies de réussite et d’élévation économique, sociale, morale, spirituelle. Tel est le défi de notre époque. Lire la suite »

« Il ne faut pas confondre l’Islam et sa pathologie: le terrorisme djihadiste » Jean-Pierre Chevènement était l’invité de Dimanche en politique sur France 3 Franche Comté, dimanche 30 octobre 2016.

Créé par le 29 oct 2016 | Dans : Blog du Che, Le Che, Projet politique

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J.P Chevènement « Je conseille à François Hollande de prendre du recul »

Créé par le 22 oct 2016 | Dans : Articles de fond, Blog du Che, Monde arabe, Proche et Moyen-Orient, Pour une autre Europe, Projet politique

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