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Défaite historique pour le Labour britannique aux municipales

Créé par le 02 mai 2008 | Dans : Social-libéralisme

Par Michael Holden et Paul Majendie Reuters – Vendredi 2 mai

LONDRES (Reuters) – Le Parti travailliste du Premier ministre britannique Gordon Brown a essuyé sa plus cinglante défaite depuis quarante ans aux élections municipales de jeudi.Le Labour devrait perdre quelque 200 conseillers municipaux et risque de se retrouver en troisième place, derrière les conservateurs et les libéraux-démocrates.

Ce premier test électoral pour le Premier ministre depuis qu’il a succédé à Tony Blair au 10, Downing Street, en juin dernier, apparaît comme un vote sanction.

Plusieurs ministres ont cependant volé au secours de Brown en attribuant ce revers électoral au contexte économique mondial difficile et en prédisant au chef du gouvernement une victoire aux prochaines élections législatives, qui seront organisées au plus tard en 2010.

« Il n’y a pas de crise. Ceci n’affectera pas la stabilité du gouvernement », a assuré à la BBC Geoff Hoon, chef de la majorité parlementaire et ministre chargé des Affaires européennes.

« Si la crise économique se poursuit jusqu’en 2010, Brown est fichu », a déclaré pour sa part à Reuters Robert Worcester, de l’institut de sondages MORI.

Environ 4.000 sièges étaient en jeu jeudi dans 160 conseils municipaux en Angleterre et au pays de Galles.

Après dépouillement des deux tiers des suffrages, les projections de la BBC accordent 44% aux conservateurs, 25% aux libéraux-démocrates et 24% aux travaillistes.

« Il est clair que c’est une soirée décevante, vraiment une mauvaise soirée pour le Labour », a déclaré Brown. « Mon travail, c’est d’écouter et de diriger, et c’est ce que je vais faire. »

Les mauvais résultats du marché immobilier en avril, les pires depuis quinze ans, annoncés vendredi, sont venus remuer le couteau dans la plaie. Gordon Brown a été ministre des Finances pendant dix ans avant de prendre la tête du gouvernement l’an dernier.

Les conservateurs, pour leur part, se sentent pousser des ailes, après plus de dix ans de traversée du désert.

« Je pense que c’est un grand jour pour le parti conservateur mais je ne voudrais pas que les gens pensent que nous ne faisons que profiter de l’échec et des défaillances du gouvernement actuel », a dit le leader des Tories, David Cameron.

À LONDRES, « KEN LE ROUGE » CONTRE « BORIS LE CLOWN »

Selon John Curtice, professeur en sciences politiques à l’Université de Strathclyde, les conservateurs ont fait un meilleur score que prévu tandis que le Parti travailliste bat les prévisions les plus pessimistes.

Il a expliqué à Reuters que la dernière fois qu’un parti au pouvoir a connu une défaite aussi retentissante dans un scrutin local remontait à 1995, où les conservateurs n’avaient recueilli que 25% des suffrages, deux ans avant d’être chassés du pouvoir national par les travaillistes emmenés par Blair.

Tous les regards se tournent désormais vers Londres, où deux figures atypiques se disputent le poste de maire dans un scrutin particulièrement serré, dont les résultats seront connus dans la journée.

Une victoire du candidat conservateur, le facétieux Boris Johnson, serait un sérieux atout pour Cameron, qui espère remporter les prochaines législatives après trois victoires consécutives des Travaillistes au Parlement.

A l’inverse, la reconduction du maire sortant Ken Livingstone serait un soulagement pour Brown, dont la popularité s’est effondrée après un bref état de grâce entre l’été et l’automne dernier.

Les élections de mi-mandat sont souvent difficiles pour les gouvernements britanniques.

Les travaillistes avaient déjà enregistré un mauvais résultat lors des précédentes municipales en 2004, dans un contexte de fort mécontentement vis-à-vis de l’engagement militaire britannique en Irak.

Plusieurs journaux ont interprété le résultat comme sanctionnant la décision de Brown de supprimer la première tranche de l’impôt sur le revenu.

« Brown mis en pièces aux élections », titre le Daily Telegraph sur son site internet, tandis que pour le Times Cameron a infligé au Labour sa « pire correction en 40 ans ». Le Guardian juge quant à lui que Brown a subi une « dérouillée ».

L’ancien chancelier de l’Echiquier avait bénéficié d’une brève lune de miel avec l’électorat en succédant en juin à un Blair tombé en disgrâce.

Mais les médias et l’opposition lui reprochent ses atermoiements en octobre sur d’éventuelles élections anticipées, auxquelles il a finalement renoncé, qui se sont combinés à des querelles intestines au sein de son parti, à la situation économique et aux troubles sociaux que connaît le pays.

Avec Jodie Ginsberg, version française Gregory Schwartz, Natacha Crnjanski et Guy Kerivel

Un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne sera pas remplacé

Créé par le 01 août 2007 | Dans : Gouvernement, Social-libéralisme

L’Etat au régime sec. Et pour cause: pour François Fillon, le rétablissement des finances publiques est la «clé de la rupture économique». La réduction du déficit est donc «l’une de nos priorités, nos engagements européens nous y invitent mais surtout et avant tout, l’intérêt national l’exige», a-t-il déclaré, à l’issue du séminaire gouvernemental sur les arbitrages budgétaires du projet de loi de finances. Objectif donc: des déficits publics à 2,3% du PIB en 2008. Un budget bâti sur «une hypothèse crédible» de 2,5% de croissance.

Clé de voûte de cette politique: 22.700 postes de fonctionnaires partant à la retraite ne seront pas remplacés en 2008 alors que les dépenses de l’Etat n’augmenteront pas en volume l’année prochaine. La règle s’appliquera à tous les ministères sauf l’Education nationale, la Justice et l’Enseignement supérieur, a précisé François Fillon.

Une réduction d’effectifs qui représentera 7 à 800 millions d’euros d’économies par an pour le budget de l’Etat, a aussitôt précisé Eric Woerth, le ministre du Budget et des Comptes publics. Comme le prévoyait Gilles Carrez, cette réduction est toutefois inférieure à ce qu’avait promis le candidat Sarkozy. Des mesures particulières dans l’Education nationaleLe Premier ministre a ainsi mis fin à la polémique concernant le nombre de postes de professeurs supprimés en annonçant que deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite seront remplacés dans l’Education nationale. Il s’est refusé toutefois à donner un chiffre précis avant la fin du mois d’août.

«Il y aura plus de 6.000 créations de postes correspondant à des besoins nouveaux», dont les études dirigées, a-t-il expliqué. «Il y aura aussi des suppressions, qui font l’objet de réglages fins». Conformément aux engagements de campagne de Nicolas Sarkozy, François Fillon a rappelé que la moitié des économies réalisées avec le non-remplacement de fonctionnaires partant à la retraite seront affectés à la revalorisation des carrières.

La Justice et la Recherche, priorités du gouvernement

D’autres secteurs vont être épargnés par ces économies. Le chef du gouvernement a ainsi annoncé que le budget du ministère de la Justice progressera de 4,5% en 2008. 1.600 emplois seront aussi créés «pour l’ouverture de nouveaux établissements pénitentiaires».

Une somme de 1,8 milliard d’euros supplémentaires sera également affectée en 2008 à l’Enseignement supérieur et la Recherche, soit beaucoup plus que le milliard d’euros par an pendant cinq ans promis par Nicolas Sarkozy pendant la campagne électorale. Ceux-ci «seront reconduits en augmentation chaque année», a précisé le Premier ministre.

Thomas Coex AFP/Archives ¦ Le Premier ministre François Fillon a affirmé mardi aux députés UMP qu’il n’était « pas question » de pénaliser financièrement les députés pour leur absentéisme, a rapporté le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé.

A.S avec AFP

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