Une autre mondialisation

Articles archivés

Les actes du colloque du 1er juin 2015 sont en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.

Créé par le 08 août 2015 | Dans : Blog du Che, Economie, Gauche anti-libérale, Projet politique, Une autre mondialisation

Actes du colloque de la Fondation Res Publica : « Quel modèle de réindustrialisation pour la France ? »

Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "Quel modèle de réindustrialisation pour la France ?"
  • Accueil de Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica.

Appel pour le Forum Social Mondial Palestine Libre, 29 novembre-1er décembre 2012, Porto Alegre, Brésil

Créé par le 03 nov 2012 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient, Une autre mondialisation

Voir aussi : http://www.wsfpalestine.net/

La Palestine occupée fait partie de chaque battement de cœur libre dans ce monde et sa cause continue à inspirer solidarité autour du monde. Le Forum Social Mondial Palestine Libre est une expression de l’instinct humain de s’unir pour la justice et la liberté et aussi un écho de l’opposition du Forum Social Mondial à l’hégémonie néolibérale,

Le FSM Palestine Libre sera une rencontre globale avec des mobilisations de large base populaire et de la société civile du monde entier. Il vise à :

1. Montrer la force de la solidarité avec les appels du peuple palestinien et la diversité des initiatives et actions visant à promouvoir la justice et la paix dans la région.

 2. Créer des mesures efficaces pour assurer l’autodétermination des Palestiniens, la création d’un État palestinien avec Jérusalem comme capitale et le respect des droits de l’homme et du droit international,
en :

a) Mettant fin à l’occupation israélienne et à la colonisation de toutes les terres Arabes et démanteler le Mur ;

b) Garantissant les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité pleine, et

c) La mise en œuvre, la protection et la promotion des droits des réfugiés palestiniens de revenir dans leurs maisons et récupérer leur propriétés comme le stipule la résolution 194 des Nations Unies.

 3. Être un espace de discussion, d’échange d’idées, d’élaboration de stratégies et de planification pour améliorer la structure de la solidarité.
Appel pour le Forum Social Mondial Palestine Libre, 29 novembre-1er décembre 2012, Porto Alegre, Brésil dans Monde arabe, Proche et Moyen-Orient forum_social_mundial-8bc89

Exactement soixante-cinq ans après la présidence du Brésil de la session de l’Assemblée générale où fut convenue la partition de la Palestine, le Brésil va être maintenant l’hôte d’un tout différent type de forum mondial : une opportunité historique pour des personnes venues du monde entier de résister là où les gouvernements ont échoué. Les peuples du monde vont se réunir pour discuter de nouvelles visions et des actions efficaces pour contribuer à la justice et la paix dans la région.

La participation à ce forum renforcera structurellement la solidarité avec la Palestine, promouvra les actions à fin d’implémenter les droits légitimes du peuple palestinien, et assujettir Israël et ses alliés responsables au droit international.

Nous faisons appel à toutes les organisations, mouvements, réseaux, et syndicats du monde entier à se joindre au FSM Palestine Libre du 28 novembre au 1er décembre 2012 à Porto Alegre, Brésil.

Ensemble nous pouvons augmenter la solidarité mondiale avec la Palestine à un nouveau niveau.

Comité Organisateur du FSM Palestine Libre

La page facebook : http://www.facebook.com/pages/Forum…

Pour une diplomatie française retrouvée, par Horace Bénatier, haut-fonctionnaire, maître de conférences en relations internationales

Créé par le 15 sept 2012 | Dans : Articles de fond, Une autre mondialisation

Lorsqu’il déclare, en marge d’une visite dans un camp de réfugiés le 16 août dernier, que « Bachar al Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre », le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, fait sien le vœu formulé en son temps par Georges W. Bush souhaitant « la peine de mort » au dictateur irakien, Saddam Hussein. Si la tournure négative et conditionnelle du ministre français est plus prudente que la prophétie auto-réalisatrice de l’ancien président américain, la convergence verbale des deux hommes interpelle. La déclaration du ministre illustre le virage néo-conservateur opéré par notre politique étrangère depuis la guerre d’Irak, dans son ton comme dans son contenu.

- Les commentateurs ont souligné à maintes reprises l’abandon de l’accent « gaullo-mitterrando-chiraquien » dans la diplomatie mise en œuvre par Nicolas Sarkozy : usage du tutoiement avec les dignitaires étrangers, nomination d’ambassadeurs « jeunes et dynamiques », etc. Sans assumer totalement la familiarité décomplexée de l’ancien président, Laurent Fabius poursuit néanmoins, par son propos, l’entreprise de vulgarisation de notre politique étrangère amorcée en 2007. Si l’intention peut paraître louable à certains égards, le registre « affectif et personnifié » ne saurait pour autant se substituer à celui « solennel et impersonnel » d’un homme d’Etat s’exprimant au nom de la France.

- Le style présidentiel de Nicolas Sarkozy a été largement documenté, parfois jusqu’à la caricature. En revanche, la rupture conceptuelle qu’il a incarnée dans la politique extérieure de la France a été peu analysée ou réduite à son seul « dessein atlantiste ». La crise syrienne constitue pourtant le révélateur d’un rapprochement de fond avec la mouvance néo-conservatrice américaine. Il n’est pas inutile d’en rappeler les trois traits caractéristiques, qui sont autant d’entorses à notre tradition diplomatique :
- une lecture manichéenne du monde. Postulat idéologique de l’administration Bush, la croyance en un camp du Bien opposé à un axe du Mal n’a jamais été convoquée avec autant d’entrain par la France qu’au cours des derniers mois. Tour à tour, « la prolifération nucléaire » et « l’arc chiite (Iran-Syrie-Hezbollah) » ont intégré l’imaginaire et le lexique de nos diplomates comme « la nébuleuse terroriste » et « les armes de destruction massive » avaient animé, hier, la pensée néoconservatrice américaine et ses relais d’opinion en Europe.
- l’unilatéralisme comme alternative au dialogue. L’administration Bush avait longuement cherché le soutien du Conseil de Sécurité pour intervenir en Irak, avant de finalement suivre le mot de Madeleine Albright :  » e multilatéralisme quand nous le pouvons, l’unilatéralisme quand nous le devons ». Lorsque François Hollande évoque à son tour, devant les ambassadeurs, un recours à la force pour pallier à l’inertie des Nations Unies en Syrie, il ouvre une brèche inédite dans notre doctrine multilatérale. Or, nos moyens d’agir sans mandat onusien ne sont en rien comparables à ceux mobilisés par les Etats-Unis en 2003. Le renoncement de la France à toute solution négociée en Syrie en est d’autant plus discutable.
- l’interventionnisme érigé en principe. La « destinée universelle » de la France n’est pas une prétention nouvelle de nos décideurs, elle constitue même le charme singulier de notre voix diplomatique. En revanche, l’ingérence dans les affaires intérieures d’Etats éloignés est un modus operandi récent de notre politique extérieure. Laisser croire que la Syrie appartient au pré-carré stratégique du « gendarme français », au même titre que le Maghreb ou le golfe de Guinée, est, sinon un mirage, à tout le moins une erreur : la Turquie, l’Iran, la Russie ou encore la Chine ont depuis longtemps remplacé la France comme acteurs qui comptent en Syrie. Or, l’asymétrie entre les prises de position radicales de notre diplomatie ( » Bachar doit partir « ) et la capacité réelle de notre pays à peser sur le cours des événements affaiblit notre parole, sans apporter de solutions pertinentes aux crises qui frappent le monde.

Comprendre les facteurs de ce revirement idéologique pour prévenir ses dérives…

- Le facteur médiatique. L’urgence de l’agenda politique conduit nos responsables à privilégier des annonces improvisées mais rapides à des décisions réfléchies et concertées. En Syrie, ce marketing diplomatique est illustré par l’accoutumance de nos diplomates pour les sanctions économiques : censées prouver que la France agit, ces sanctions ont surtout fait montre de leur inefficacité à modifier le rapport de force sur le terrain tout en générant un coût significatif pour nos entreprises. La défense des intérêts de notre pays exige que la sincérité et le discernement priment la pensée « bullet points » qui domine actuellement.

- Le facteur socioéconomique. Doit-on s’étonner que les décideurs étrangers que la Sorbonne ou Sciences Po formaient autrefois (Boutros Ghali, Mossadegh, etc.) désertent à présent notre système universitaire pour lui préférer les prestigieux et richement dotés établissements nord-américains ? Faut-il encore accepter que le recrutement de nos diplomates favorise statistiquement la reproduction d’élites administratives issues des milieux les plus conservateurs de la société française ? Redonner de l’excellence et de l’attractivité à la formation française en relations internationales, par exemple à l’ENA, n’est pas un truisme, ce doit être une priorité de notre stratégie d’influence. De même, diversifier le vivier de notre personnel diplomatique favorisera la renaissance intellectuelle de notre politique étrangère, meilleur rempart possible aux chimères du néo-conservatisme.

- Le facteur psychologique. Le sentiment collectif d’une puissance française menaçant ruine – que l’on rencontre fréquemment au sein de l’administration- provoque tantôt l’abattement des plus fatalistes, tantôt la fougue chevaleresque des adeptes du coup d’éclat permanent. En rejetant une France « frileuse et silencieuse », François Hollande fait sienne la casquette de l’hyper-diplomate et s’inscrit, ce faisant, dans la lignée de Guy Mollet ou de Nicolas Sarkozy en croisade à Suez et à Benghazi, plutôt que dans les pas du Général de Gaulle ou de François Mitterrand. Ces derniers avaient pourtant compris qu’une France écoutée était une France à l’écoute du monde, à l’abri des silences complices comme du hourvari inaudible des grandes puissances qui s’éteignent.

Aujourd’hui, il est de la responsabilité de ceux qui font la politique étrangère de la France (décideurs politiques, fonctionnaires) et de ceux qui la commentent (professeurs, journalistes) de porter un regard critique mais juste sur notre diplomatie. A cette France dogmatique et belliqueuse à l’œuvre depuis 2007, des voix nombreuses s’élèvent pour lui préférer une France forte de son engagement traditionnel pour la paix et lucide quant à ses moyens d’action. C’est par ce retour à une normalité, si chère au nouveau chef de l’Etat, que notre pays saura retrouver la singularité de sa place sur l’échiquier mondial.

Horace Bénatier, haut-fonctionnaire, maître de conférences en relations internationales

Le Monde du 12/09/12

« Syrie : une solution politique et non une aventure militaire. »

Créé par le 13 août 2012 | Dans : a-Fédérations MRC d'Aquitaine, Gauche anti-libérale, Une autre mondialisation

COMMUNIQUE  DE MARIE-FRANCOISE BECHTEL, VICE-PRESIDENTE DU MOUVEMENT REPUBLICAIN ET CITOYEN, DEPUTEE DE L’AISNE

En donnant des leçons à son successeur sur la Syrie , M. Sarkozy se croit encore aux années Bush, celles qui, à coup d’ingérences militaires, ont gravement déstabilisé le Moyen-Orient. Il est vrai qu’il a encore appliqué cette  méthode en Libye, poussant à dépasser le mandat donné par l’ONU. On en voit le résultat : l’éclatement du pays et, par ondes de choc successives, la très grave déstabilisation de l’Afrique noire dont celle du Mali aux mains de groupes extrémistes et terroristes.

En Syrie, instruite par cette expérience désastreuse, la France devrait au contraire pousser à une solution politique, respectueuse du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il faut impérativement, avec les autres pays intéressés par l’avenir de la zone, apporter un appui à une solution négociée entre l’ensemble des forces syriennes, extrémistes exceptés. C’est aujourd’hui la seule voie pour tenter d’épargner au malheureux peuple syrien des souffrances pires et durables.

 Oui, décidément , M. Sarkozy est bien mal placé pour faire la leçon.

 

 

Le mouvement des indignés : Retour sur un phénomène mondial

Créé par le 22 mai 2012 | Dans : Pour une autre Europe, Une autre mondialisation

 

En écho au « printemps arabe », le mouvement des « indignés » (ou mouvement du 15-M), lancé à Madrid par le collectif Democracia Real Ya !, a vu le jour il y a un an.

Le 15 mai 2011, entre 20 000 et 50 000 personnes manifestent dans la capitale espagnole avant d’occuper la place Puerta del Sol pendant plus d’une semaine. Le rassemblement festif, sans leader et non violent, naît dans les ruines de la crise économique mondiale. Dans un pays, l’Espagne, très durement touché. Les revendications sont assez prosaïques : plus de diversité dans la représentation politique, plus de justice sociale et surtout moins de barrières à l’emploi pour une génération de jeunes diplômés qui souffrent (la « génération sacrifiée »).

Le mouvement fait des émules dans la plupart des capitales européennes. Les pays anglo-saxons connaissent à leur tour une poussée de fièvre : aux Etats-Unis, le mouvement Occupy Wall Street se constitue le 17 septembre                                 

2011, s’étend à tout le pays et touche 70 villes une semaine plus tard. Idem à Londres où le rejet du monde de la finance – et son emprise sur l’économie – fédère pendant plusieurs mois des milliers de manifestants (Occupy London). Le 15 octobre marque l’apogée du mouvement avec la Journée internationale des indignés : plus d’un million de personnes défilent alors à travers le monde.

Initialement, c’est le livre d’un ancien résistant français, Stéphane Hessel, qui a mis le feu aux poudres : Indignez-vous ! [Indigène éditions, 2010], lu par plusieurs millions de lecteurs et traduit dans 27 langues.

Le mouvement des indignés souffle aujourd’hui (le 15 mai) sa première bougie. A Madrid, des centaines de manifestants ont refait le chemin jusqu’à la place Puerta del Sol et l’ont occupé malgré l’intransigeance de la police. Huit d’entre eux ont été incarcérés après l’évacuation de la place.

Lu dans Courrier international avec un article très recommandé par le blog citoyen «  Le mouvement du 15 mai réveille la société civile  » http://www.courrierinternational.com/article/2012/05/15/le-mouvement-du-15-mai-reveille-la-societe-civile

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