Vive le blog citoyen

Articles archivés

Obama en appelle aux blogueurs, par Gilles Devers, avocat

Créé par le 24 juil 2009 | Dans : Vive le blog citoyen

« Les blogs sont ce qu’il y a de mieux pour démonter les mythes. » C’est la conviction d’Obama, qui s’est adressé directement aux blogueurs pour l’aider dans sa réforme du système de santé. « C’est la raison pour laquelle vous allez jouer un rôle important pour notre réussite dans les semaines à venir.»

Obama et son équipe qui étaient sur une pente ascendante depuis la campagne électorale, entrent en zone de turbulences. Les choses sérieuses ont commencé, et dès les premiers jours, mais en cette fin juillet, ce sont les premières difficultés sérieuses. Le plan de relance est passé, les bourses reprennent des couleurs, l’accord de retrait est signé avec le gouvernement irakien, le message international passe bien, la juge Sotomayor réussit son passage devant le Congrès. Dans le même temps, la Corée du Nord multipliant les provocations et Israël ignorant les demandes de gel de la colonisation montrent que rien ne sera simple.

L’enjeu décisif est en politique interne, avec la réforme du système de santé, l’engagement phare de la campagne électorale. Et là, ça coince, pour une raison toute simple : le coût. Les dépenses de santé ne sont jamais perdues, et économiquement deviennent dès le lendemain des ressources qui font vivre les hôpitaux. Et les augmentations d’impôts annoncées ne concernent que les revenus élevés, soit à partir de 150 000e de revenus annuels. Mais les républicains tirent à boulets rouges sur ce projet, et plus gênant, nombre de parlementaires démocrates rechignent, par une opposition de principe à toute hausse d’impôt. C’est dire que le front se déplace. C’est le système de santé, mais c’est aussi le  rapport de forces entre Obama et les parlementaires. Le rejet du système de santé marquerait un cantonnement politique, qui pèserait sur tout le mandat. C’est la mésaventure qu’avait connue Clinton.

Lire l’article en son entier sur le blog de Gilles Devers

 http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2009/07/24/obama-en-appelle-aux-blogueurs.html

Le vote sur Hadopi 2 repoussé à septembre

Créé par le 21 juil 2009 | Dans : Vive le blog citoyen

C‘était une éventualité, le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, l’a confirmé mardi 21 juillet dans la matinée : le vote sur le projet de loi Hadopi 2 sur le téléchargement illégal est repoussé à septembre.

Le calendrier parlementaire était serré : pour cause de travaux d’aménagement à l’Assemblée, la session ne pouvait se prolonger au-delà du 24 juillet. L’opposition ayant déposé plus de huit cents amendements sur le texte, il semblait difficile de parvenir à un vote avant cette date butoir.

L’examen par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale des tout derniers amendements au texte, prévu mardi matin, avait dû être reporté à 14 heures, faute d’un nombre suffisant de députés UMP présents. « La présidente de la commission [des affaires culturelles] a levé la séance à 9 h 20 faute de majorité (…) nous y voyons un signe », a souligné dans l’Hémicycle le député socialiste Patrick Bloche, insistant sur « la faible mobilisation de la majorité sur ce texte ». « Le président a dit qu’il voulait aller jusqu’au bout sur ce texte, sa majorité ne semble pas prête à le suivre », a-t-il insisté.

LE PARTI SOCIALISTE CRIE VICTOIRE

Le projet de loi a soulevé un débat y compris au sein de la majorité, plusieurs députés UMP considérant que la haute autorité constituait une réponse inefficace au téléchargement illégal. Le Parti socialiste en avait fait un de ses chevaux de bataille. Peu après l’annonce du report du vote du projet de loi, le président du groupe socialiste à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault, s’est félicité de cette décision : « Sur la loi Hadopi 2 nous venons de marquer un point politique. Le doute qui existait dans la majorité lors de la première loi Hadopi persiste à l’évidence avec Hadopi 2. On est dans une situation qui crée un vrai trouble dans la majorité. » « On veut faire reculer la majorité et elle recule ! » a-t-il ajouté.

Un enthousiasme qui n’est pas du goût de l’UMP et du Nouveau Centre. Le président des 23 députés Nouveau Centre, François Sauvadet, a estimé que les élus socialistes à l’Assemblée menaient « un combat d’arrière-garde » contre le texte qui sanctionne le téléchargement illégal, et dont l’examen a repris mardi à la chambre basse. Jean-François Copé, qui avait fait une priorité de l’adoption rapide de ce texte, a dit regretter les « litanies » du PS à ce sujet.

Avant le début de l’examen du texte, mardi matin, le ministre de la culture avait lui aussi dit son attachement à ce projet de loi et son refus de voir traîner la culture « dans le caniveau des pirates ». « Je refuse que le petit poisson et le petit oiseau de Juliette Gréco s’aiment en vain d’amour tendre. Je refuse que l’on violente ‘La Javanaise’ de Serge Gainsbourg », a-t-il ajouté en conclusion de son discours.

«L’université doit intégrer Internet comme elle l’a fait pour le livre»

Créé par le 21 juil 2009 | Dans : Education, Vive le blog citoyen

Interview

Wifi, podcast… La ministre Valérie Pécresse a précisé ce lundi les contours du chantier du numérique à l’université, sur la base d’un rapport remis par Henri Isaac, enseignant à Dauphine. Son éclairage.

Recueilli par CORDÉLIA BONAL dans Libé du 20/07/09

16 millions d’euros du plan de relance vont être consacrés à l’intégration du numérique à l’université, a annoncé la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse ce lundi matin… soit un an et demi après la remise du premier rapport sur le sujet. Sur cette enveloppe, 10 millions seront investis dans la couverture wifi des campus et six millions dans le développement des équipements nécessaires à la diffusion des cours podcast. Près de 10.000 bornes wifi supplémentaires seront installées d’ici fin 2009 et 10% des étudiants bénéficieront des cours en podcast d’ici un an, a promis la ministre.

Henri Isaac, professeur en sciences de gestion à Paris IX-Dauphine et auteur du rapport remis en janvier 2008 à la ministre, pointait à l’époque le retard de la France en la matière et préconisait une série de mesures. Etat des lieux.

Il y a un an et demi, vous pointiez le retard des universités françaises dans le passage au numérique. Les choses ont-elles bougé?

Même si le rapport que j’avais remis aura tardé à être suivi d’effets, il aura au moins permis de secouer un peu le cocotier en déclenchant une prise de conscience chez les présidents d’université. Certes, la France a encore bien du chemin à faire, mais on ne part pas de zéro, des dispositifs ont été menés à bien.
Nous avons des points forts, comme la capacité à créer des contenus riches, scénarisés, mutualisés, et pas simplement la mise en ligne de pdf, qui est le degré zéro du numérique. L’ère des pionniers est maintenant achevée. Ce qu’il faut aujourd’hui c’est une vraie politique qui industrialise et harmonise ce mouvement.

Quel est l’enjeu?

Du point de vue de la connaissance, l’université connaît une crise de légitimité. Il s’agit pour elle d’intégrer cette révolution de la connaissance qu’est l’ère internet, comme elle avait intégré avec succès l’arrivée du livre. Aujourd’hui, quand un étudiant fait une recherche, il va sur Google ou Wikipédia. C’est un réflexe, l’université ne peut pas s’abstraire de cela. Il est donc essentiel, si elle ne veut pas se marginaliser, qu’elle valorise ses propres contenus dans les réseaux numériques de la connaissance. Demain, apprendre ce ne sera pas forcément aller physiquement à l’université.

En termes d’équipement, où en est-on?

Depuis environ trois ans ça n’est plus tellement le problème. Si l’on prend Lyon I, une université plutôt réprésentative, le taux d’équipement en ordinateurs portables est de 97%.

Où sont alors les freins?

L’un d’eux vient de sauter : il résidait dans le statut des enseignants-chercheurs issu du décret de 1984, dont on a beaucoup parlé pour d’autres raisons, qui n’autorisait pas à donner son cours autrement qu’en face à face. Avec la réforme de ce statut, l’enseignement à distance est devenu légal.
Un autre frein reste la mauvaise organisation au sein des universités de la gestion des ressources numériques, l’absence de vraie vision du numérique.

N’y a-t-il pas aussi une certaine appréhension chez les enseignants à dispenser leurs cours en ligne?

Quand vous êtes issus du grec ou des lettres anciennes, il est vrai que ça ne va pas de soi… La première crainte est celle du plagiat, en partie fondée dans la mesure où il demeure un flou juridique sur les droits d’auteur: si vous faites un cours multimédia qui demande un certain investissement, à qui appartient ce cours, de l’enseignant ou de l’université? Il faut clarifier cela.
Un autre aspect est celui de la rémunération de la production de contenus multimédia. Dans le système universitaire français où la recherche prime sur tout le reste, où l’on fait une carrière de chercheur plus que de pédagogue, le numérique oblige à repenser la formation et le métier d’enseignant.

N’y a-t-il pas aussi aussi un risque de voir les amphis se vider?

Toutes les expériences menées sur le podcast des cours en amphi, à Grenoble I par exemple, où cela a été couplé à un vrai tutorat, montrent bien que les étudiants utilisent le podcast comme un complément du cours. Il ne faut pas oublier qu’entre 17% et 25% des étudiants ne peuvent pas venir en cours parce qu’ils travaillent. D’autres ont de long trajets, d’autres, notamment en première année, ont de vrais problèmes avec la prise de note, sans oublier les étudiants aveugles. On apprend tous de façon différente: en écoutant, en écrivant, en regardant.

@twitter face à une fuite #hacker #1milliard #tv #tiroir

Créé par le 17 juil 2009 | Dans : Vive le blog citoyen

Le site de microblogging a été victime d’un hacker qui divulgue sur le Net des informations confidentielles sur ses projets.

par Alexandre Hervaud

http://www.ecrans.fr/twitter-face-a-une-fuite-hacker,7731.html

DR

« C’est un peu comme avoir son tiroir à sous-vêtement dévalisé. Embarrassant, mais en même temps son contenu ne surprendra personne ». C’est en ces termes, empruntés au journaliste Peter Kafka, du site All Things Digital, que Twitter réagit plutôt sereinement, sur son blog, à la divulgation de documents confidentiels sur l’entreprise. L’affaire remonte à mai dernier. Un certain Hacker Croll réussit à pirater l’interface admin de Twitter, un espace évidemment réservé aux employés du site. Plusieurs blogs et sites avaient alors publié diverses captures d’écran de la chose, envoyées fièrement par Hacker Croll. D’aucuns soupçonnaient alors ledit hacker d’avoir eu accès à des informations plus sensibles qu’une simple interface, mais ce n’est qu’en début de semaine qu’il a refait surface, notamment en contactant le blogueur français Korben, et plus tard, le site américain Techcrunch.

Dans son billet, Korben rapporte les propos du hacker quant au descriptif des informations récupérées : pêle-mêle, Hacker Croll affirme être en possession de numéros de cartes bleues, de contrats confidentiels, de numéros de téléphones, d’emploi du temps, de grilles de salaires et autres informations confidentielles récupérées en hackant des boîtes mail (notamment celle de la femme d’Evan Williams, co-créateur de Twitter). On avait évoqué en mai dernier l’annonce d’un futur show TV américain autour de Twitter, et le pitch d’un projet de ce genre (intitulé Final Tweet) a lui aussi été exhumé par le hacker. 2012 approchant, c’est un peu sans surprise que l’on apprend l’arrivée prochaine d’un certain Nicolas Sarkozy comme utilisateur de Twitter, via son conseiller Nicolas Princen. Son compte actuel est totalement inactif.

Les révélations les plus intéressantes, voire surprenantes, sont toutefois de nature économique. Parmi les documents publiés, plusieurs dévoilent plus ou moins la stratégie à moyen terme de Twitter, et ses attentes en matière de rentrées d’argent, d’audience… On apprend ainsi que le site de micro-blogging espère fidéliser un milliard d’utilisateur d’ici 2013. Oui, un milliard d’utilisateurs. C’est un bulletin économique interne émis en février (qualifié de non officiel par Twitter et déjà obsolète) qui l’annonce. On peut également y lire que Twitter s’attend à gagner de l’argent dès ce trimestre, et que le site s’attendait à atteindre 25 millions d’utilisateur d’ici la fin 2009. Or ce chiffre est d’ores et déjà dépassé. De là à prédire le milliard d’ici 4 ans…

Ces révélations sur le Net, en particulier venant du site Techcrunch qui a défendu sa démarche en expliquant que les informations sensibles et personnelles ne seraient pas diffusées, ont rallumé le débat sur la mise en ligne d’informations « volées ». Michael Arrington, créateur du site, a déclaré que si le hacker a clairement agi illégalement, le résultat n’en reste pas moins de l’info. Emphatique, il cite un magnat de la presse britannique, Alfred Harmsworth : « une information, c’est quelque chose que quelqu’un, quelque part, veut faire supprimer. Tout le reste, c’est de la publicité. » Une déclaration à laquelle souscrit notamment Pierre Haski, de Rue89, confronté à un dilemme similaire avec l’affaire de la vidéo « off » de Nicolas Sarkozy au JT de France 3.

Au delà des querelles d’éthiques journalistiques, difficile pour l’heure de savoir à quel point la divulgation de ces informations met en péril (ou pas) le développement de Twitter. Evan Williams a insisté sur le fait que « la plupart des informations sensibles recueillies étaient de nature personnelle, et non professionnelle ». Il a promis toutefois que la sécurité serait renforcée. Son ami et co-fondateur de Twitter Biz Stone espère a quant à lui que les relations entre l’entreprise et ses partenaires potentiels ne seront pas remises en cause par cette fuite.

Les médias n’entendent rien au droit

Créé par le 15 juil 2009 | Dans : Articles de fond, Gouvernement, Vive le blog citoyen

Par DANIEL SCHNEIDERMANN dans Libé du 15/07/09

Un des phénomènes de maltraitance les plus stupéfiants, et les moins spectaculaires, de la scène publique actuelle, est la maltraitance du droit par le pouvoir. Sarkozy se soucie presque aussi peu de la loi que de la syntaxe. Il tord dans tous les sens les articles, les codes et la jurisprudence, tous ces textes empêcheurs de réformer en rond. Mais ces mauvaises manières se déroulent dans l’indifférence générale. Qui pourrait s’en émouvoir ?

Les codes martyrisés ne pleurent pas en gros plan au 20 heures. Les passants que Pujadas aime tant interroger sur la réglementation routière ou la météo ne sont pas en état de formuler des remarques judicieuses sur la question. On n’a jamais vu le code du travail coincé à un péage.

L’affaire Hadopi en avait donné une première illustration. La violence de l’arrêt du Conseil constitutionnel, reprochant au pouvoir d’avoir méconnu la Déclaration des droits de l’homme de 1789, rien de moins,  en menaçant d’interrompre par décision administrative la connexion internet des téléchargeurs illégaux, a fait paraître après-coup bien fades les atermoiements des socialistes, et la prudente tonalité des médias traditionnels sur l’affaire.

Comment donc ? On s’attentait à 1789, en plein jour, et personne n’avait rien vu ? Mais oui. Et tout continue. Clandestinement ? Mais non. Au grand jour encore, devant micros et caméras.

C’est au grand jour que Nicolas Sarkozy, l’autre semaine à Bruxelles, se permettait de critiquer, en termes méprisants, l’instruction menée dans l’affaire de l’attentat de Karachi, au mépris de la séparation des pouvoirs.

En fin de semaine dernière (et avant le bouclage de la présente chronique), le gouvernement défendait un projet sur le travail du dimanche, qui devait aboutir à créer pas moins de sept catégories distinctes de travailleurs du dimanche. Dans certaines zones touristiques, ces travailleurs auraient la possibilité de refuser la proposition patronale, et seraient davantage payés. Dans d’autres zones, ce serait dimanche obligatoire, et pas d’augmentation de salaire.

Là encore, si la disposition est adoptée en l’état, il est probable que le Conseil constitutionnel s’en pourléchera. Ce qui n’empêche pas les députés de faire semblant d’en débattre, et les journaux de faire semblant de commenter le débat, comme si de rien n’était. Un journaliste du Figaro, Marc Landré,  prévoit bien la déconfiture juridique qui attend le gouvernement. Mais sur son blog, loin de la une, et des regards de MM. Mougeotte et Dassault.

Le plus stupéfiant attentat juridique est peut-être le scénario qui se joue aujourd’hui dans l’affaire Julien Dray. Le procureur de Paris, qui dirige depuis près d’un an une «enquête préliminaire» qui n’a pas permis à Dray d’avoir accès à son dossier, qui s’étalait pourtant dans la presse, vient de prendre une initiative audacieuse (et trop peu relayée).

Hors de toute règle, hors de toute loi, ce procureur vient d’annoncer qu’il communiquerait au témoin Dray, à la rentrée, des éléments de son dossier. Il n’en a pas le droit ? Non. Mais il l’aura peut-être un jour, quand la suppression programmée du juge d’instruction, au bénéfice du parquet, le lui aura donné. Notre procureur, que l’on savait déjà adepte des préliminaires qui durent, vient donc, emporté par son élan, d’inventer l’anticipation législative. Les syndicats de magistrats s’en émeuvent. Mais qui entend les syndicats de magistrats ? Quand la Cour de cassation, dans quinze ans, cassera toute la procédure (car ne doutons pas qu’elle le fera), il sera bien temps de revenir sur le rêve éveillé que nous vivons ces jours-ci.

Pourquoi ces attentats se déroulent-ils en silence ? Parce qu’ils ne sont pas spectaculaires, on l’a dit. Pas de victimes, pas de cadavres. Mais aussi parce que les médias n’entendent rien au droit, on ne l’a pas assez souligné.

Prenez une journée de radio ou de télé. Combien de chroniqueurs sportifs, de chroniqueurs de cinéma, de théâtre ou de musique, de chroniqueurs médias (eh oui !), de chroniqueurs politiques, de chroniqueurs économiques. Et combien de chroniqueurs juridiques ? Poser la question, c’est y répondre.

Subtile, complexe, imposant ses nuances, réclamant de la longueur, l’analyse juridique est aux antipodes des règles du récit médiatique. C’est ce vide sidéral, qu’est par exemple venu combler le blogueur Eolas, avocat anonyme, dont le blog est aujourd’hui un des plus courus de la Toile.

Pourtant, l’opposition politique et les investigateurs de la presse faisant actuellement la preuve de leur incapacité à jouer le rôle de contre-pouvoirs, n’est-ce pas ce front-là qu’il importerait de couvrir au plus tôt ?

1...7891011...19

Nouveau regard, nouvelle Ec... |
democratia |
Mers El-Kébir Franc-Tireur |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les emprunts russes
| mouvement de soutien "waaxu...
| HYPERDEMOCRACY