Quelle relance de l’Europe?

Créé par le 23 déc 2006 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, Pour une autre Europe

Xavier DUMOULIN

16/12/2006 à 08:27
L’Europe actuelle n’inspire pas la confiance. La technocratie bruxelloise tant décriée n’agit en fait qu’en bonne intelligence avec les gouvernements libéraux qui font de l’Europe un espace du capitalisme mondialisé. Dans ce contexte quel sens peut avoir l’élargissement? Observons la difficulté présente à draîner des fonds pour accompagner les mutations alors qu’on assiste dejà à un déplacements de ces fonds vers les PECO au détriment du Sud (Espagne, Grèce, etc.). Pou avancer il conviendrait de changer la donne. Une relance à l’échelle de l’Europe est une nécessité. C’est un choix qui suppose : une volonté commune, des financements (infrastructures, réseaux etc.), un emprunt, un budget conséquent. Nous sommes loin du compte. C’est le fait d’une approche totalement libérale, garantie par une organisation et des règles, qui verrouille toute velleité d’avancée. Pour en sortir ne faut-il pas réviser la traité de Maastricht et le pacte de stabilité? Alors est-ce bien raisonnable de parler d’élargissement aujourd’hui?

Les nations, l’Europe et la démocratie

Créé par le 23 déc 2006 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, Pour une autre Europe

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16780par Xavier Dumoulin (IP:xxx.x96.128.104) le 17 décembre 2006 à  10H42 

La présentation de PF est intéressante car elle questionne sur le fondement démocratique des institutions de l’union européenne. C’est tout à fait juste de considérer que les échanges économiques sont à l’origine des communautés. Ce marché (marché commun puis grand marché)n’a pas vocation démocratique par définition. L’existence d’un parlement (et depuis 1979 des élections au suffrage universel des parlementaires)ne suffit pas à faire de l’Europe le cadre démocratique souhaité par PF. Même en créant cette deuxième chambre. A terme il se constituera sans doute une opinion publique européenne. La démocratisation des institutions doit y contribuer. Mais n’en déplaise au philosophe J Habermas, en l’état actuel, il n’y a pas de Peuple européen mais des Peuples. On peut bien parler de République européenne (cf « La faute de Monsieur Monnet » de Jean Pierre Chevènement)mais on doit prendre en compte cette réalité aujourd’hui incontournable: le seul cadre démocratique c’est celui de la Nation que nous concevons comme cette « communauté de citoyens » animés d’ »un vouloir vivre ensemble »

Ségolène structurante (mon commentaire du billet de J.P.Chevènement)

Créé par le 23 déc 2006 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, Blog du Che, Ségolène Royal

 http://www.chevenement.fr/Segolene-structurante_a135.html

Posté par Xavier DUMOULIN le 18/12/2006 22:32

Cette capacité à parler avec les personnes exclues de notre société, les travailleurs à bas salaires, les personnes sans emploi, les précaires, les non qualifiés, les mal logés, pouvons-nous la retrouver par notre seule volonté?
Aller vers les gens les plus modestes c’est presque une posture nouvelle pour la gauche qui avait fait son deuil d’un divorce durable avec les couches populaires.
Henri Rey (dans « La gauche et les classes populaires-histoire d’une mésentente » ) fait part de sa recherche auprès des électeurs des quartiers populaires. Il explique comment l’enfermement dans la gestion, la déception et les frustrations vis à vis des réformes qui ne se traduisent pas dans le quotidien, l’abandon du militantisme de terrain, l’autosatisfaction et l’arrogance creusent la distance avec la politique de la gauche. Aujoud’hui Ségolène Royal a le grand mérite de crever cet abcès.
Elle gagne en crédibilité en tenant des propos sincères sur la crise morale que nous traversons. Elle ne succombe pas au complexe de la séduction dans un monde égaré par les idées post-soixante huitardes. Ce courant a scellé l’alliance des libéraux et des libertariens et accouché l’ultra individualisme, lequel a généré en réaction le communautarisme.
Ségolène Royal se réfère à des valeurs fortes qu’elle peut prétendre incarner dans sa trajectoire et dans son action. C’est important pour la reconquête de l’électorat populaire de vouloir donner du sens à un projet. Et ce projet, il s’agit de le porter à la hauteur de notre ambition; celle d’un ordre juste qui fonde la France républicaine, cette communauté de citoyens libres et égaux. Alors faisons France comme nous y invitent Jean Pierre et Ségolène en chassant nos vieilles habitudes et en repartant d’un nouveau pied.

Parti pris (ma réaction à la chronique du directeur de l’Expansion)

Créé par le 23 déc 2006 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, Projet politique

http://www.lexpansion.com/art/126.0.152154.0.html

23/12/2006 à 03:30
Ce papier dénonce l’attitude quelque peu irresponsable des candidats trop enclins à flatter les attentes des électeurs en faisant fi de la réalité. Mais le questionnement ne traduit-il pas un parti pris vis à vis du social? On ne peut que s’étonner de l’oubli des questions majeures posées en la matière par notre réalité sociale. Avec près de sept millions de pauvres, un chômage massif, des délocalisations et un trop faible pouvoir d’achat des bas salaires, la situation française appelle en effet des réponses nouvelles. S’il y a de la démagogie, n’est-elle pas alors du côté de ceux qui promettent sans rien bousculer de ce qui fait problème? Quels instruments de politique économique? Quelle politique des revenus? Quelle Europe? Quelle politique sociale et fiscale? Ne sont-ce point là des questions très ouvertes qui appellent des réponses divergentes selon les intérêts en cause. Si démagogie il y a, il faudrait alors la chercher dans l’incohérence de la réponse à l’égard de l’objectif affiché et nom dans une vision sociale, au demeurant fort justifiée pour cette France qui souffre.

L’honneur de Jean Pierre Chevènement

Créé par le 23 déc 2006 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a2-Blog-notes politique de Xavier Dumoulin, Articles de fond, Le Che

 http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16657 Jean Pierre Chevènement au meeting de la salle Japy

L’honneur de Jean Pierre Chevènement
par Xavier Dumoulin (IP:xxx.x03.98.246) le 16 décembre 2006 à  11H01

Qu’ils sont sévères ces pourfendeurs de la chevènementie ! Pas de mots assez durs pour stigmatiser la posture du Che et de ses amis. Aucun argument ne sera épargné. Amalgames, inexactitudes, jugements péremptoires…Il faut hurler avec les loups ! Comme ils ont la mémoire courte ces  blancs-becs arrogants et donneurs de leçons.

Tout a commencé bien avant la fatwa de Lionel Jospin, ce mal aimé des français. Nous sommes à Epinay en 1971. Un jeune statège travaille avec ses amis qui ont investi la vieille maison de la SFIO. Il est prêt à soutenir un certain François Mitterrand sur une ligne de rupture avec le capitalisme et d’Union de la Gauche. C’est chose faite en 1971 à Epinay grâce à l’appui du CERES. Jean Pierre écrit le projet socialiste et négocie aux côtés de F Mitterrand le programme commun. Tout ceci reste incontestable. Nous voici à Metz en 1979 avec l’affrontement des deux lignes: celle de Rocard (la société civile,contre le jacobinisme et l’étatisme,contre les nationalisations franches, le plan etc.) et celle de la fidélité à l’Union de la Gauche (« entre le plan et le marché il y a le socialisme » disait alors Fabius). A votre avis où se situe Jean Pierre Chevènement ? La victoire interne  de « la ligne de Metz », toujours avec le CERES,  permet ensuite celle de 1981 par le rassemblement des forces de gauche. Jean Pierre Chevènement qui avait été chargé de l’élaboration du projet socialiste (à l’origine des cent dix propositions de François Mitterrand), devient Ministre d’Etat (Industrie et Recherche). Il mène une action vigoureuse pour la recherche. 1983. Mitterrand hésite puis choisit d’ouvrir la parenthèse libérale avec l’arrimage du franc au SME et la politique de l’offre. Démission de Jean Pierre Chevènement qui mène la bataille au congrès de Bourg en Bresse. Ce diable de CERES est toujours bien vivant. En toute responsabilité, il choisit la synthèse. 1984 ; rappel de Jean Pierre Chevènement après l’échec du GSPULEN (A Savary échoue dans sa tentative d’unifier le service public de l’éducation nationale). Chevènement relève le défi de l’intelligence: « lire, écrire et compter » , « quatre vingt pour cent d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat ». Une impulsion forte qui remet les vrais enjeux au centre du débat. Jean Pierre Chevènement et ses amis changent le CERES en Socialisme et République, revenant aux sources de la pensée socialiste ; celle de Jaurès. Après la reconquête du pouvoiren 1988- je devrais dire l’exercice pour parler comme Léon Blum-  Jean Pierre Chevènement est tout naturellement investi d’un grand portefeuille : celui de  la Défense  Ce n’est pas surprenant puisque depuis très longtemps il oeuvre avec Charles Hernu pour une politique de dissuasion et a su faire adopter ce principe avant l’arrivée de la Gauche au pouvoir. La stratégie gaullienne de la sanctuarisation de notre territoire est cohérente avec la stratégie du refus de la politique des blocs. Elle autorise la France à rester hors du commandement intégré de l’OTAN.

La première guerre du Golfe se dessine. Nous sommes dans le début des années quatre vingt dix (période de l’écroulement du bloc soviétique). Jean Pierre Chevènement se désolidarise et refuse l’alignement de la France sur les Etats Unis. Ce n’est pas la guerre du droit mais celle du pétrole qui annonce la seconde guerre impérialiste de G.W. Bush (et entre temps l’embargo et ses milliers de morts). Jean Pierre Chevènement prend le risque de s’isoler. Sa démission est finalement acceptée par F Mitterrand.

Avec le traité de Maastricht, il faut tout le tempérament de Jean Pierre pour s’opposer à F. Mitterrand et au parti socialiste. L’Europe libérale est devenue l’horizon des socialistes ! Le mouvement des citoyens rassemble des militants qui refusent cette allégéance au libéralisme et veulent relever la France, la Gauche et la République. Avec la Gauche plurielle Jean Pierre Chevènement reprend du service à l’Intérieur. Il agit avec équilibre sur les questions de sécurité (cf les récents compliments de Ségolène Royal), promeut l’inter-communalité et règle la question des sans papiers. Advint alors la question Corse. Dans son dos, Jospin et son directeur de cabinet préparent la partition de la République (l’histoire leur donnera tort avec le référendum en Corse). Jean Pierre Chevènement démisionne. Emile Zucarelli est d’accord avec lui.

Nous voici dans la campagne des présidentielles en 2002. Au dessus de la Gauche et de la Droite il y a la République ! C’est toujours vrai ! Sauf pour Monsieur Sarkozy, peut être avec ses penchants communautaristes et sa fascination pour l’Amérique. A l’extrême gauche, sous réserve d’inventaire, les approches évoluent dans le bon sens (C Piquet de la LCR publie »La République dans la tourmente » et Monsieur Mélenchon -qui ne sait pas toujours où il habite- reconnaît des vertus à la République). En 2002, disais-je Jean Pierre Chevènement entend relever la France « en faisant en tous points retour à la République ». Quelle ringardise pour tous nos pourfendeurs de cet ordre juste cher à Ségolène Royal. Traversée du désert face aux conservatismes des bien-pensants. Jean Pierre Chevènement et ses amis tiennent bon. Un aveu : ils font bien de se délester des soi disants souverainistes qui ont su brouiller les cartes (à la différence des éléments sincères possédant cette sensibilité forte sur la souveraineté populaire). Jean Pierre Chevènement mène tout naturellemnt une campagne énergique et crédible pour le « Non républicain » au référendum du 29 mai 2005. Son argumentation s’inscrit dans le droit fil de son action contre l’Europe de Maastricht. En joignant l’acte à la parole, le mouvement de Jean Pierre Chevènement a préparé de longue date cette grande victoire populaire. 

 Et nous voici dans le temps présent de cette nouvelle campagne présidentielle. Dans le droit fil de sa pensée exprimée dans son dernier et riche ouvrage « La faute de M. Monnet » et en phase avec la ligne du Mouvement Républicain et Citoyen, Jean Pierre Chevènement repart à l’assaut du libéralisme dans une élection majeure pour la France. Il ouvre sa campagne avec brio dans un grand meeting à la salle Japy. Ruse de l’Histoire : les socialites un peu déboussolés par la liberté de ton de leur candidate se résignent à négocier avec le MRC. On connaît le résultat et il faut s’en réjouir car Jean Pierre Chevènement qui veut être « l’instituteur républicain » dans cette campagne (discours de Japy) est aujourd’hui encore mieux entendu. Quelle constance ! Quelle détermination ! Quelle abnégation ! Avec une intelligence et une cohérence reconnues de tous, Jean Pierre Chevènement est à mes yeux l’honneur de la Gauche. Il se situe « du point de vue le plus élevé c’est à dire le moins encombré, « . Il y a du Jaurès et du Mendes-France dans cet homme. Avec lui, il reste un avenir.

DUMOULIN – 10.12.2006 – 06h44

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