Le courage politique Par Boris Vallaud Député PS des Landes,dans l’Huma du 17 juin 2019

Créé par le 17 juin 2019 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche

https://www.humanite.fr/politique-quels-chantiers-pour-reconstruire-gauche-3-673674

Il existe entre l’ordre politique et l’ordre économique une intolérable contradiction. Vile et insidieuse, cette contradiction grossit depuis trente ans. Elle n’a jamais été plus profonde, plus dangereuse qu’aujourd’hui. Elle sape désormais les fondements mêmes des démocraties, disqualifie les gouvernements, aliène les libertés, éprouve durement les modèles sociaux.

La puissance économique sans limite de quelques multinationales, qui se moquent des États comme jamais, ronge méthodiquement la souveraineté politique. Celles-là imposent leurs lois aux lois, leurs volontés à la volonté générale. Elles produisent règles, normes, monnaies. Leurs capitalisations sont sans commune mesure avec la richesse des nations. Des multinationales plus fortes que des États. Lire la suite »

Lu dans le Figaro : Crise des urgences «Ni les patients ni les soignants n’en sont responsables», par Cécile Thibert

Créé par le 10 juin 2019 | Dans : Santé-social-logement

Crise des urgences: «Ni les patients ni les soignants n’en sont responsables»

  • Par Cécile Thibert
  • Mis à jour le 10/06/2019 à 20:58

INTERVIEW – Le sociologue Pierre-André Juven, spécialiste des politiques de santé, rappelle que la crise actuelle est la conséquence de décennies d’inaction politique.

Les services d’urgence sont à bout de souffle. Depuis mi-mars, le nombre de services en grève ne cesse d’augmenter. Selon France Info, 84 services étaient mobilisés au 6 juin (dont une vingtaine à Paris), contre 62 le 20 mai dernier. Ce même 6 juin, une journée de mobilisation nationale est organisée pour demander une hausse des effectifs, des salaires et des moyens supplémentaires, alors que dans le même temps, le congrès des urgentistes se tenait à Paris. Face à la montée des tensions, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a salué «le travail accompli par les équipes» et annoncé cinq mesures dont le lancement d’une «réflexion pour la refondation des urgences» et des financements pour faire face aux «situations exceptionnelles». 

Sociologue au CNRS spécialiste des politiques de santé et coauteur de La casse du siècle: À propos des réformes de l’hôpital public (avec Frédéric Pierru et Fanny Vincent, Ed. Raisons d’agir), Pierre-André Juven décrypte la crise.

LE FIGARO. – Quelle est la situation des urgences à l’heure actuelle?

Pierre-André JUVEN. – La situation actuelle invite au pessimisme: le renouvellement du matériel est insuffisant, les professionnels de santé se disent très fatigués, en témoigne le fort taux d’absentéisme, et les violences au guichet sont de plus en plus fréquentes. En parallèle, la médecine de ville n’est pour l’instant pas en capacité d’absorber ce que l’hôpital ne devrait pas avoir à faire.

Certes, par définition, les urgences sont des services en tension, mais cette tension varie plus ou moins selon les périodes. Les proportions que prend le mouvement actuel sont particulièrement impressionnantes et révélatrices de la gravité de la situation. Après avoir démarré à Paris, elle a progressivement gagné de nombreuses villes à travers tout le pays. Cela fait bientôt trois mois qu’elle dure. Il s’agit essentiellement d’une mobilisation de paramédicaux – ils sont en première ligne -, même si des médecins participent aussi.

Il faut aussi souligner que dans l’histoire des mobilisations à l’hôpital, les soignants ont toujours fait grève tout en continuant à travailler. Cette fois, certains en viennent à être mis en arrêt maladie. Cette modalité d’action, récemment critiquée par la ministre de la Santé et par certains députés, témoigne d’un niveau d’épuisement rarement atteint. Un seuil a été franchi.

lire la suite dans Le Figaro

http://sante.lefigaro.fr/article/crise-des-urgences-ni-les-patients-ni-les-soignants-n-en-sont-responsables/

Des fleurs pour les abeilles

Créé par le 09 juin 2019 | Dans : environnement, Vive le blog citoyen

 

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Lu dans Respublica, la Une d’Evariste : « Approfondissement de la crise à gauche après les européennes »

Créé par le 01 juin 2019 | Dans : Débats autour de la refondation de la gauche

« Cet article vous a plu, diffusez-le », conclut l’édito. C’est chose faite ci-dessous pour faire vivre le débat en toutes libertés!

vendredi 31 mai 2019
 

Près d’un électeur sur deux n’a pas voté ce dimanche 26 mai 20191 . Cela touche surtout les jeunes de moins de 24 ans et les couches populaires : 60% des ouvriers, des employés et des couches moyennes intermédiaires et des moins de 35 ans se sont abstenus ! Voilà pourquoi la gauche ultra divisée fait largement moins d’un tiers des suffrages exprimés. La perspective de la révolution citoyenne demain matin à 8H30 est clairement bouchée !

La perspective d’un front du peuple sans les couches populaires et la jeunesse n’est pas à l’ordre du jour

Le pôle droite –extrême droite fait donc plus des 2/3 des suffrages exprimés. Le pôle néolibéral (LREM, RN, EELV, PS, etc.) fait près de 90% des suffrages exprimés (mais n’oublions pas que RN ou LREM ne représente que 11% du corps électoral !).
A noter qu’une partie de l’électorat LREM est partie vers EELV et PP-PS et qu’une partie de LR a rejoint LREM. La conséquence est la droitisation de l’électorat macronien.

Par rapport à la présidentielle, c’est le couple FI-PC crédité de 19,6% à la présidentielle qui est le plus grand perdant tant en nombre de voix qu’en nombre d’électeurs. Il perd plus de la moitié du pourcentage des voix en suffrages exprimés multiplié par le ratio des taux d’abstentions soit plus de 5 millions d’électeurs. La perte de plus d’un million et demi de voix du Front de gauche aux élections intermédiaires sous Hollande avait entraîné le changement de stratégie de Jean-Luc Mélenchon et ses amis avec la constitution de la France insoumise.
Cette décroissance aussi brutale du couple FI-PC de 2017 a eu comme conséquence :
• d’abord un nouvel équilibre des forces de gauche ce qui montre pour ceux qui l’avait oublié que le conflit gauche-droite est toujours l’agonisme structurant, les uns (EELV et à un degré moindre PP-PS) bénéficiant d’un transfert d’électeurs venant des autres ou dit autrement une partie de l’électorat qui avait voté JLM a voté EELV et PP-PS!
• la marginalisation des marqueurs démocratiques, laïques, sociaux et critiques de l’Union européenne et de la zone euro de la France insoumise a entraîné un transfert de voix vers EELV. La FI a perdu son originalité de 2017 où elle globalisait les combats pour n’intervenir que prioritairement que sur l’écologie et l’évasion fiscale.
Pour la France insoumise, des erreurs importantes de communication politique ont eu lieu. Le slogan « Fin du monde, fin de mois, même combat »fut considéré par les gilets jaunes et leurs soutiens comme, scandaleux car ce slogan ne tient pas compte du fait que la fin de mois arrive très nettement avant la fin du monde pour les couches populaires ! L’appel à un référendum anti-Macron fut une catastrophe car il faisait le jeu du RN dans un effet miroir au positionnement de Macron.

 

Quelles lignes et stratégie pour la FI ? Lire la suite »

Raquel Garrido : « Clémentine Autain a ouvert la discussion, alors discutons »

Créé par le 01 juin 2019 | Dans : Articles de fond, Débats autour de la refondation de la gauche

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