Pour Jean-Pierre Chevènement, « il faut avancer vers une entite européenne strategique »

Créé par le 02 juin 2017 | Dans : Blog du Che

https://youtu.be/ZdkmYv9S0-MImage de prévisualisation YouTube

 

Jean-Pierre Chevènement parle entre les 12ème et 41ème minutes.

 

Buenos Aires : un demi-million de foulards blancs dans les rues contre l’impunité Par LIBERATION, avec AFP — 11 mai 2017

Créé par le 13 mai 2017 | Dans : Amérique Latine

Des centaines de milliers d’Argentins brandissant les symboliques foulards blancs des Mères et grands-mères de la place de mai ont défilé mercredi soir à Buenos Aires contre la décision de la Cour suprême d’alléger la peine d’un ancien tortionnaire de la dictature (1976-1983)

Nunca más» («Plus jamais ça», en français). A l’appel des organisations de défense des droits humains, des centaines de milliers d’Argentins brandissant les symboliques foulards blancs des Mères et grands-mères de la place de mai ont défilé mercredi soir à Buenos Aires contre la décision de la Cour suprême d’alléger la peine d’un ancien tortionnaire de la dictature (1976-1983). La semaine passée, la plus haute juridiction du pays avait accepté de raccourcir la peine d’un ex-agent paramilitaire, Luis Muiña, condamné à 13 ans de prison pour enlèvement et torture d’opposants sous le régime militaire.

Il avait profité d’une loi connue comme «Deux pour un», en vigueur de 1994 à 2001, permettant de compter comme double chaque jour passé en détention provisoire au moment d’appliquer la peine prononcée en jugement. La loi visait à réduire la surpopulation carcérale et aucune limite n’était prévue, pouvant ainsi s’appliquer aux délits de droit commun comme aux crimes contre l’humanité. Dans le cas de Luis Muiña, le premier à en bénéficier, il avait passé plus de neuf ans en prison avant d’être jugé.

Mardi, un tribunal fédéral a déclaré la décision «inconstitutionnelle» tandis que deux autres anciens bourreaux se sont empressés de demander à bénéficier de la même mesure, provoquant un tollé dans ce pays, profondément marqué par cette page noire de son histoire. Signe de l’émotion, les députés, puis les sénateurs ont adopté en urgence, dans la journée de mercredi et à l’unanimité, une loi limitant la portée de la décision de la Cour Suprême. «Nous vivons un retour en arrière historique. Cette décision n’est pas innoncente», a ainsi déploré le sénateur de San Luis Adolfo Rodríguez Saa, en séance. Les auteurs de crimes contre l’humanité ne pourront plus bénéficier de réductions de peines.

Marée humaine

Au moins un demi-million de personnes sont descendues dans les rues de la capitale, selon les organisateurs, pour se rendre devant la Casa rosada (l’équivalent de l’Elysée), place de mai. La police ne donne jamais de chiffres de manifestants en Argentine. Sur scène, devant cette marée humaine, les figures des Mères et grands-mères de la place de Mai, dont Estela de Carlotto, Lita Boitano et Taty Almeida qui depuis 40 ans réclament la vérité sur le sort de leurs enfants disparus, ont harangué la foule avec leur slogan.

«Messieurs les juges : plus jamais aucun auteur de génocide en liberté. 30 000 détenus-disparus. Présents!», ont-elles scandé, accompagnées de chanteurs, d’acteurs, de footballeurs, du prix Nobel de la paix Adolfo Perez Esquivel et d’hommes politiques de tous bords excepté de la majorité de droite du président Macri, comme le relève la Nacion. «On doit protester pour qu’ils n’osent pas relâcher les auteurs de génocides à nouveau», a déclaré à l’AFP Alba Cervantes, une femme qui portait autour du cou la photo de son frère disparu le 20 septembre 1977, Miguel «Cacho» Cervantes. Des marches similaires ont eu lieu dans d’autres villes d’Argentine, telles que Neuquen, Cordoba et Rio Negro.

Le monde du football argentin s’est également mobilisé. Lire la suite dans Libé

http://www.liberation.fr/planete/2017/05/11/buenos-aires-un-demi-million-de-foulards-blancs-dans-les-rues-contre-l-impunite_1568758

Retour sur notre position encore et toujours centriste radicale et républicaine par refus des vieilles politiques de chimères et de renoncements

Créé par le 13 mai 2017 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

Dans la tradition révolutionnaire, le centrisme n’a pas du tout la même acception que dans le langage politicien usuel. Il signifie une posture intermédiaire non pas entre la gauche et la droite mais entre courants de gauche. Ainsi Jean Longuet, petit fils de Karl Marx, passé par le guesdisme puis « le jauressisme de gauche », fut-il qualifié de « centriste »  pour ses positions conciliantes envers l’aspiration à la reconstruction, sous réserves, de l »Internationale – après la faillite de la seconde - en réfutant néanmoins les exigences de Zinoviev et de Lénine au congrès de Tours de 1920. Jean Longuet devait finalement se ranger aux raisons d’un Léon Blum que celui-ci exposa dans son discours historique préparé par un mentor du socialisme français : Lucien Herr. Ce discours, « trop connu pour ne pas être méconnu » selon Philippe Corcuff, révêle « une tradition française réformiste révolutionnaire » susceptible de bousculer les idées reçues des militants communistes, trotskyste et /ou altermondialiste. « Les militants socialistes actuels qui croient, selon P Corcuff, que le socialisme français constitue une version vaguement sociale de l’économie de marché n’en seront pas moins perturbés par la radicalité du propos ».

Dans ces temps présents de nouveaux questionnements de toute la gauche (…), la position « centriste » originale et originelle  - sur laquelle nous reviendrons plus loin – peut nous éviter un double écueil :

-  Celui de l’abandon par la gauche de l’essentiel de ses valeurs et principes au prétexte d’un prétendu  caractère indépassable de l’économie de marché dominée par le néolibéralisme. C’est hélas déjà une réalité incontestable avérée par de trop nombreux exemples : la posture du gouvernement Fabius en 1984 dans la lignée de la « parenthèse libérale » augurée par son prédécesseur à Matignon; l’adoption et la mise en oeuvre du « grand marché »,  de « l’acte unique », des  traités de Maastricht et d’Amsterdam sous les gouvernements Rocard, Bérégovoy et Jospin – ce dernier ayant par ailleurs pulvérisé le record de cessions d’actifs d’entreprises nationales sous  sa législature et appuyé le camp favorable au TCE en 2005 – . ( Et bien entendu le quinquennat du président Hollande qui illustre à présent l’échec patent des gestions social-libérales …)

- Celui du refuge dans la tradition séculaire néo-guesdiste – incarnée jadis par Guy Mollet –  du maximalisme verbal par des dirigeants enclins à plus de liberté de parole dans une cure prolongée d’opposition. (…)

Chacun sait bien, par ailleurs, que les plus sociaux-libéraux dans la gestion gouvernementale ne sont pas forcément les moins disant en critiques gauchisantes dans l’opposition ! Les courants d’extrême-gauche  demeurent quant à eux totalement étrangers à toute perspective d’exercice du pouvoir et se perdent souvent en conjectures dans d’épuisantes querelles de chapelles parfaitement ésotériques pour le profane.

Pour sortir de ces impasses, la posture centriste pourrait se définir comme une ouverture aux réflexions des courants critiques de « la  gauche de gauche » et de  l’altermondialisme tout en assumant pleinement les réalités et évolutions historiques de la gauche. Inscrite définitivement dans la tradition républicaine du socialisme français – qui porte  haut l’exigence démocratique avec la visée laïque et citoyenne -, la gauche reste le creuset d’une perspective sociale audacieuse. Le néolibéralisme – qui n’est rien d’autre qu’une victoire du capitalisme financier sur le monde du travail –  doit donc être combattu avec détermination et réalisme. Il appartient ainsi aux forces de gauche d’entamer et de contester sa légitimité.

Il s’agit d’un  engagement concret de soutien et de relais aux luttes des salariés et aux aspirations populaires, en France, en Europe et dans d’autres régions du monde, couplé d’un travail d’analyses, d’échanges et  d’éducation populaire.  Une telle perspective – en contrepoint absolu avec la logique du néolibéralisme – suppose l’élaboration collective, en France, d’un  projet politique visant à souder un « Front de classes » d’abord  ancré dans les couches populaires ( sans oublier les travailleurs précaires ) et trouvant ses appuis dans de larges fractions du salariat, des travailleurs indépendants et des couches intellectuelles. C’est le combat pour une nouvelle hégémonie culturelle et idéologique autour des valeurs républicaines et sociales de la gauche française ! C’est une volonté de peser pour une Europe solidaire vraiment européenne, tournée vers le Sud et l’Est en contrepoids à la mondialisation libérale et à l’unilatéralisme américain.

La question de la refondation de la gauche se pose dans cette problématique  »centriste » à la recherche de l’ambition du réalisme pour sortir des impasses ; celle d’une gauche de la gauche anti-libérale, cantonnée dans un rôle protestataire et celle d’un républicanisme sans visée affirmée de transformation sociale. D’où notre posture résolument éclectique, fondée sur la critique radicale du néolibéralisme mais profondément ancrée dans les fondamentaux républicains. Rompant avec des réflexes idéologiques pavloviens, ce nouveau  »centrisme » a besoin d’être expliqué pour devenir un nouveau point d’équilibre à gauche entre différentes sensibilités. C’est un défi encore loin d’être relevé !

X D

Le billet ci-dessus du 8 mai 2007 qui n’a pas pris une ride!!! sinon l’actualisation des parenthèses par suppression de passages anachroniques ou rajout.

Ci-dessous extrait d’une conférence de mars 2016 sur le même thème.

La conférence est disponible avec les apports complémentaires d’autres rédacteurs sur ce blog dans la catégorie blog-notes politique de Xavier Dumoulin

Quelle alternative à cette gauche des chimères et des renoncements? Comment sortir de cet enlisement et de cette étrange connivence entre discours maximalistes et frilosité politicienne?Pourquoi faut-il mettre le cap sur la reconquête d’une république sociale?

Présentation du plan d’ensemble

Introduction: Du décryptage des fausses évidences  des gauches protestataires ou social-libérales accoucheuses de chimères et de renoncements

A la dénonciation de cette étrange connivence d’un maximalisme verbal et d’une frilosité politicienne

Pour rompre avec une politique qui désespère le peuple, nourrie la droite extrême et tue la gauche

1° partie – Du glissement islamophobe – au prétexte de la laïcité- à la liquidation de la politique arabe de la France

§1 -Une polémique entre un écrivain et des chercheurs en sciences sociales révélatrice d’une intériorisation de l’islamophobie

1- Une chronique de l’écrivain Kamel Daoud sur les évènements de Cologne qui fait réagir le monde des sciences sociales

2- Une brèche dans le camp des laïcs

§2-Les virevoltes de la diplomatie française au Proche-Orient et dans le dossier syrien comme symptôme de l’absence de perspective face aux enjeux de la menace terroriste

§3-Le grossier amalgame de Valls entre la volonté de comprendre et la culture de l’excuse

2° partie – Du discours « écolo » radical, comme critique du progrès, à l’accompagnement des politiques de désindustrialisation et de déflation

§1-Le fondamentalisme écologique comme négation de l’héritage humaniste et progressiste et de la perspective d’éco-socialisme.

§2-De l’écologie à la théorie de la décroissance :

1-vert de rage ou de raison?

2- l’embrouille autour de la question du nucléaire Vox Populi,  Mox  Dei

§3-Européisme, austérité et chômage de masse

1-La Grèce, l’Europe et la souveraineté par Jacques Sapir

2-La leçon grecque par Jean-Pierre Chevènement

3° partie – De la déconstruction de l’idée de nation à l’enlisement
de la France dans le néolibéralisme et le capitalisme financier mondialisé

§1-Le grossier amalgame du fait des élites mondialisées entre le nationalisme, la conception citoyenne de la nation et la nature des institutions pour brouiller les repères historiques de la gauche, masquer leur domination et entretenir la confusion entre souveraineté populaire et régression populiste

1-La notion de Nation est-elle obsolète ? Pascale FOURIER, Jean-Pierre CHEVENEMENT

2-Quelques vrais enjeux autour de la réforme des institutions

§2-De la réfutation de l’intérêt national à la fuite en avant dans l’européisme

§3-La soumission aux dogmes de l’ordo-libéralisme et du capitalisme financier mondialisé

4° partie – Du dénigrement du droit à la sûreté et à la sécurité à la liquidation de l’ordre public social

§1-Du refus de l’ordre juste

§2-A l’acceptation des zones de non droit et au détricotage du code du travail

Problématiques en guise de conclusions provisoires

§1-Comment sortir la gauche de sa torpeur et de son essoufflement?

§2-Le communisme et la gauche de la gauche ont-ils encore un avenir?

1-PCF : quelle mutation?

2-L’avenir des gauches (de gauche ou à la gauche de la gauche?)

§3-Pour la rupture démocratique : sortir du néolibéralisme et combattre le néo-conservatisme

§4-Une position centriste radicale et républicaine par refus des vieilles politiques de chimères ou de renoncements

§5-Pour la refondation de la gauche sans mythe ni mirage

1- Quelle refondation? Avec qui? pourquoi? pour qui?

2-Pour prolonger notre conversation entre amis socialistes et républicains…

3-Le pari de la citoyenneté

Introduction:
Du décryptage des fausses évidences  des gauches protestataires ou social-libérales accoucheuses de chimères et de renoncements
A la dénonciation de cette étrange connivence d’un maximalisme verbal et d’une frilosité politicienne
Pour rompre avec une politique qui désespère le peuple, nourrie la droite extrême et tue la gauche Lire la suite »

Au-delà des formules politiques usées, il y a la République et son exigence

Créé par le 08 mai 2017 | Dans : Blog du Che

CARNET DE JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT

 
La très nette victoire d’Emmanuel Macron offre un répit à la France. C’était une gageure, Emmanuel Macron l’a relevée.Mais cette victoire ne doit pas dissimuler l’ampleur des fractures sociales et la profondeur des ressentiments dont témoigne le score de l’extrême-droite au second tour, plus d’un tiers des voix, et un autre tiers d’abstention et de votes blancs parmi les inscrits.Le nouveau président de la République est un peu dans la situation du Général de Gaulle en 1958. Il a devant lui des défis gigantesques. Il a eu le courage de s’y affronter. Il devra faire preuve de beaucoup de réalisme et de pédagogie. Il faut lui donner les moyens de réussir en faisant prévaloir une idée force : au-delà des formules politiques usées, il y a la République et son exigence.

Et maintenant pourquoi pas le mouvement de la France d’en bas?

Créé par le 07 mai 2017 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

La question du second tour n’était pas celle du choix du président pour gouverner le pays mais celle de l’élection du président pour représenter la république française. Ce point de vue, inspiré d’une réflexion du sociologue Patrick Weil à la veille du second tour, donne le sens de l’élection présidentielle pour des millions de Français venus se reporter sur le nom de Macron pour contrer le FN. Ceux-ci ne voulaient en aucun cas donner un blanc seing au candidat dont la rugosité du programme trop libéral et européiste menacerait la cohésion sociale plus qu’il ne répondrait aux attentes populaires du pays. Si l’on prend en compte le poids de l’abstention et du vote blanc ou nul qui exprime en grande part une protestation plus subtile que le report sur la candidate frontiste, - laquelle a su, malgré son inconsistance et ses provocations, capter de trop nombreux électeurs des couches populaires -, on mesure toute la fragilité de la base électorale du vote Macron.

A vrai dire,  cette dimension réelle du vote républicain au bénéfice du nouveau président semble être bien retenue par le nouvel hôte de l’Elysée au soir de son élection dans un message de reconnaissance et de modestie envers les citoyens français. Ceux-ci ont effectivement très largement porté au sommet des institutions républicaines un homme dont le parcours et la manière d’être préservent la dignité de la représentation nationale. Il n’y a pas de quoi s’étendre plus avant sur cet aspect du scrutin. En revanche, on ne soulignera jamais assez que ce résultat final est d’abord le fruit de la décomposition d’une gauche et d’une droite, frappées d’illégitimité dans un contexte de délitement économique et social sur fond de grave crise culturelle et morale d’une nation en proie aux affres de la mondialisation et du capitalisme financier international. Ce modèle contesté que l’on appelle le néo-libéralisme, c’est à dire cette construction d’une hégémonie de la finance internationale et des élites mondialisées qui trouvent à légitimer la politique qui les sert dans une parfaite dilution des souverainetés populaires et nationales au profit d’une Europe « austéritaire », rencontre en premier lieu l’opposition populaire des « laissés-pour-compte » de la mondialisation libérale.

L’expression politique de cette contestation « pour soi » du néo-libéralisme reste encore émergente. Car le populisme est trop largement porté par sa composante de droite – qui reprend la contestation de larges fractions d’une  classe dominée, fractions de classe   »en soi » sans véritable conscience  -  au détriment d’une reconstruction d’un peuple en lutte contre l’hégémonie de l’idéologie et du paradigme européistes. Cette dénonciation en règle s’est parfaitement exprimée dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon dont on regrettera néanmoins la faiblesse du discours sur certains éléments programmatiques trop empruntés au désir de captation «  d’un vote bobo ». On le dira ainsi pour simplifier les positions à ce stade! C’est donc un processus de large décomposition politique qui a favorisé ces résultats dont on devine bien la fragilité à cette heure.

Les agitations et la fébrilité d’un monde politique soucieux de reclassement à « la va vite », dans la préparation d’une élection des députés de tous les dangers, n’en constituent pas moins une illustration de ce délitement moral et politique. Nos bonnes âmes voudraient à bon compte s’affranchir de cette vérité qui plombe leur pronostic enthousiaste quand la réalité du désarroi est bel et bien présente dans la conscience des Français. Ce temps de répit, selon l’expression de Jean-Pierre Chevènement, (1) qui fait suite à l’élection doit être mis à profit pour identifier de vraies solutions sur la base d’une campagne argumentée autour de l’intérêt général de la nation que doit porter, dans chaque circonscription  électorale, le député du peuple. Cette révolution citoyenne en marche est la seule qui mérite notre attention dans une volonté de contrer l’hégémonie néolibérale à l’échelle du pays et de l’Europe.

Dans cette perspective « un populisme de gauche » autour de la sécurité sociale et professionnelle, du droit à la sûreté, de la promotion de l’égalité des chances et d’un développement humain, n’aurait rien de répréhensible pour peu qu’il sache marier la protection sociale et le dynamisme économique dans une perspective de reconquête des leviers de la croissance sociale et de l’emploi en dégageant de nouvelles marges de souveraineté pour la refondation de l’Europe.

Tout un programme de « salut public » à inventer et à porter dans « un mouvement d’en bas » qui viendrait à point dans ce contexte de turbulence de tout un système!

Xavier DUMOULIN

(1) dans le carnet de Jean-Pierre Chevènement on peut lire cette déclaration au soir du second tour :

« La très nette victoire d’Emmanuel Macron offre un répit à la France. C’était une gageure, Emmanuel Macron l’a relevée.Mais cette victoire ne doit pas dissimuler l’ampleur des fractures sociales et la profondeur des ressentiments dont témoigne le score de l’extrême-droite au second tour, plus d’un tiers des voix, et un autre tiers d’abstention et de votes blancs parmi les inscrits.Le nouveau président de la République est un peu dans la situation du Général de Gaulle en 1958. Il a devant lui des défis gigantesques. Il a eu le courage de s’y affronter. Il devra faire preuve de beaucoup de réalisme et de pédagogie. Il faut lui donner les moyens de réussir en faisant prévaloir une idée force : au-delà des formules politiques usées, il y a la République et son exigence. »
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