Communiqué de Jean-Pierre Chevènement suite au 2nd tour des élections municipales du 28 juin 2020

Créé par le 29 juin 2020 | Dans : Battre campagne, Blog du Che, Projet politique

La poussée écologiste dans les métropoles est incontestable mais ne doit pas faire oublier deux choses. L’électorat des métropoles n’est pas tout l’électorat, loin de là. L’hétérogénéité du vote exprime déjà la fracture sociale. Par ailleurs, devant l’urgence environnementale, il y a l’urgence démocratique. L’abstention touche principalement l’électorat populaire. La poussée écologiste risque de télescoper la crise sociale à l’horizon. Il faudra beaucoup d’intelligence aux responsables politiques, quelle que soit leur sensibilité, pour concilier la lutte pour une économie décarbonée et le souci d’une croissance sociale.
 

Rédigé par Chevenement.fr le Lundi 29 Juin 2020 à 09:56 

« A Voix nue » avec Jean-Pierre Chevènement

Créé par le 14 juin 2020 | Dans : Articles de fond, Blog du Che, Le Che

« A Voix nue » avec Jean-Pierre Chevènement : une série d’entretiens produite par Gérard Courtois et réalisée par Marie Plaçais. Diffusée du lundi 23 au vendredi 27 mars sur France Culture de 20h à 20h30 et publiée en intégralité sur franceculture.fr.


"Jean-Pierre Chevènement, républicain ombrageux",  une série d'entretiens sur France Culture
« Depuis un demi-siècle, Jean-Pierre Chevènement est l’une des voix et des personnalités les plus singulières de la vie politique française. Allié exigeant de François Mitterrand, il aura été l’un des principaux acteurs de la reconstruction du Parti socialiste et de l’aventure de l’union de la gauche dans les années 1970. Après la victoire de 1981, il sera un ministre entreprenant à la recherche, l’industrie, l’éducation nationale, la défense, enfin l’intérieur. Mais il démissionnera à trois reprises et se présentera à l’élection présidentielle de 2002 pour défendre ses convictions républicaines contre les « renoncements » ou les « impasses » de la gauche au pouvoir, notamment sur la politique européenne.A ses yeux, la force des idées est le moteur de la politique, c’est-à-dire de l’histoire en train de se faire. Faire avancer l’histoire aura été son ambition constante, sans souci des conforts de carrière et sans crainte des marginalités passagères.Episode 1 : Belfort-Paris, en passant par l’Algérie
Jean-Pierre Chevènement évoque son enfance pendant la guerre, sa famille d’instituteurs, ses études brillantes qui le conduisent à Sciences-Po et à l’ENA, puis le choc de la guerre l’Algérie qui marque son passage à l’âge adulte.

 

Episode 2 : Mousquetaire de l’union de la gauche
De l’adhésion au Parti socialiste à la victoire de François Mitterrand en passant par le congrès d’Epinay, Jean-Pierre Chevènement retrace la longue marche de la gauche vers le pouvoir et ses premiers pas ministériels.

 

Episode 3 : Le grand schisme européen
Jean-Pierre Chevènement est homme de convictions : son désaccord est fondamental avec le grand dessein européen de Mitterrand. A ses yeux, cette Europe néolibérale est aux antipodes du projet de la gauche.

 

Episode 4 : Le « miraculé de la République »
Jean-Pierre Chevènement revient au premier plan en 1988 (à la défense) puis en 1997, à l’intérieur dans le gouvernement de gauche plurielle. Un an plus tard, il réchappe miraculeusement d’un accident opératoire. Le dossier corse mettra un terme à son partenariat avec Lionel Jospin.

 

Episode 5 : D’une turbulence l’autre
Candidat à l’élection présidentielle de 2002, Jean-Pierre Chevènement veut faire « turbuler le système » des partis qu’il juge obsolète. Ce big bang dont il a rêvé sans succès, Emmanuel Macron l’a réalisé, quinze ans plus tard. »

 

Manifeste d’Initiatives Capitalexit

Créé par le 03 juin 2020 | Dans : Projet politique

Engager sans délai la sortie du capitalisme

1. La France entre en révolte. Un énorme «on n’en peut plus» monte de l’hôpital et de l’école, de l’atelier et du service, de la banlieue et de la ferme, des retraité.es et de la jeunesse. Une révolte? Non, sire, une révolution – révolution de sorte inédite qui vient à l’ordre du jour. Parce que les souffrances infligées aux femmes et aux hommes par le néolibéralisme crient assez. Parce que les gâchis dépassent désormais toute limite. Parce que devient imminente la menace de catastrophes d’ordre écologique, anthropologique, politique, voire de colossal effondrement économique. Un puissant «on n’en veut plus» est à construire d’urgence, et les tentatives se multiplient. Le drame est que sauf exception elles ne vont pas jusqu’à mettre en cause ce qui nous condamne à l’insupportable: un capitalisme entré en folie jusqu’à l’extrême désastre. Or on ne guérit pas en traitant les symptômes, il faut s’en prendre au mal même. C’est ce qui définit la visée originale d’Initiatives Capitalexit (I.C.)1: contribuer à faire que 1s’engage sans délai la tâche impressionnante mais pressante d’en finir avec le capitalisme, d’amorcer la marche en direction d’une société où notre sort cessera d’être absurdement subordonné aux intérêts égoïstes d’une infime minorité. Tâche énorme, mais nous n’avons plus le choix. Et engager la sortie du capitalisme devient à vue d’œil non pas certes facile mais possible. Les moyens matériels et intellectuels de résoudre dans l’intérêt général nos lourds problèmes d’aujourd’hui et demain sont en croissance accélérée. Trop peu encore, mais de plus en plus, se développent les prises individuelles et collectives de conscience et de responsabilité. Là est le germe décisif d’un après-capitalisme viable et désirable. Vers quelle forme concrète de société plus humaine s’agit-il d’aller, seul devra en décider le débat public à chaque pas démocratiquement arbitré entre citoyennes et citoyens bâtissant ce nouveau monde. Mais on peut dire sans risque d’erreur qu’elle travaillera à déployer notre pouvoir d’intervenir et décider ensemble dans tous les domaines où se façonne le monde et se déterminent nos existences. En généralisant notre appropriation commune et directe des moyens de production et d’échange, elle mettra fin à la propriété lucrative et garantira notre droit individuel et collectif à la propriété d’usage2 ainsi serons-nous en mesure de déterminer nous-mêmes les conditions, moyens et finalités de notre travail. En préférant la coopération à la marchandisation, elle s’activera à conjuguer satisfaction des besoins sociaux, respect de la nature et épanouissement des personnes. En faisant de la politique une compétence partagée, elle nous permettra d’avoir vraie part à la conduite des pouvoirs publics. C’est tout cela que visait Marx sous le nom de communisme. Le temps n’est plus aux demi-mesures: transformer pour de bon le monde et changer la vie est l’urgente décision dont toutes et tous, nous devons nous sentir comptable. Faire partager très largement cette conviction est la première tâche que s’assigne I.C.

1 Le néologisme Capitalexit a été repris du livre d’entretiens entre Jean et Lucien Sève, Capitalexit ou catastrophe, La Dispute, 2018.

2 Est lucrative la propriété dont la fin exclusive est de tirer profit privé du bien possédé.

Est dite d’usage celle qui confère à ses titulaires le seul droit d’user de ce bien à l’avantage commun.

 

2. Qu’il faille sortir sans délai du capitalisme, l’idée commence à s’en répandre, chose frappante. Mais comment cela va-til être faisable? Beaucoup se le demandent avec perplexité, voire anxiété. Les diverses voies supposées y conduire ont été historiquement invalidées. La conquête insurrectionnelle du pouvoir par une minorité agissante a débouché imparablement sur un autoritarisme doublé de bureaucratisme contrecarrant l’émancipation générale visée. L’accession démocratique à la direction de l’Etat par voie électorale s’est avérée presque à tout coup récupérable par le capital, et même intérieurement gagnée à sa cause jusqu’à une vraie trahison des engagements pris devant le peuple. Quant aux précieux essais de donner vie à des alternatives de terrain, s’ils matérialisent des possibilités émancipatrices, aucun n’est parvenu à créer un rapport de forces capable d’imposer quelque transformation sociale majeure. C’est une voie inédite qu’il faut inventer, à partir de ce crucial fait nouveau: alors que le capitalisme tend à nous déposséder de tout pouvoir sur nos vies, la société sans classes et sans dominations à construire peut répondre aux aspirations du plus grand nombre. Elle vise l’appropriation collective des avoirs, des savoirs et des pouvoirs. Elle doit donc naître d’un révolutionnement démocratique conduit et piloté par cette immense majorité que constituent les dépossédé.es dans toute leur différence. Est à engager une intense entreprise de conviction en ce sens, bataille d’idées et initiatives pratiques correspondantes s’activant dès maintenant à transformer concrètement la vie sociale et rendant peu résistible l’exigence de réformes révolutionnaires, c’est-à-dire de transformations à caractère essentiel prenant force de loi. Un vrai changement d’ère. Nombre d’efforts surgissent en ce sens, souvent à petit bruit médiatique. Il s’agit d’en faire un processus torrentiel, engageant une évolution révolutionnaire emportant toutes les défenses d’un système socio-politique disqualifié. Qui ne le ressent? Nous sommes à un tournant de l’histoire humaine. Le pire est possible, jusqu’à une disparition cataclysmique de toute civilisation. Le meilleur est pourtant à portée de main, si nous nous mettons en grand nombre à le rendre inévitable. C’est dans cette perspective que veut s’inscrire inventivement I.C.

3. Une évolution révolutionnaire ne se décrète pas, mais il importe à haut point qu’elle puisse être sagement pilotée. Elle appelle donc organisation appropriée. Ne peuvent convenir à l’autogestion d’une levée en masse ni le parti vertical, état-major contre-productif pour la prise d’initiative citoyenne responsable dont tout va dépendre, ni le mouvement d’allure horizontale dont la cohérence est suspendue au pouvoir d’un chef charismatique. Activer puissamment la bataille révolutionnaire voulue incite à former un vaste réseau durable de collectifs thématiques, chacun travaillant en toute maîtrise à élaborer et promouvoir une transformation précise dans l’échange de vues et d’expériences avec d’autres collectifs de même objet, la coordination nécessaire de l’ensemble étant l’œuvre d’une centralité horizontale non directive fonctionnant à la constante démocratie majoritaire. C’est à engager la formation d’un tel tissu de collectifs que travaille et appelle le collectif provisoire d’animation d’I.C. Le maillage à tisser ne tend à concurrencer nulle organisation ou initiative amie, et la militance I.C. n’est exclusive d’aucune autre de visée compatible. L’objectif est d’ajouter à tout ce qui se fait d’utile en sens émancipateur un moteur de prise de conscience et d’initiative à vocation expressément postcapitaliste, révolutionnaire en un sens novateur du terme. Venir y travailler n’exige pas examen d’admission, seulement ferme adhésion à la tâche ici définie et engagement moral de respecter toujours la démocratie majoritaire. Les membres du collectif provisoire d’I.C. ont eux- et elles-mêmes des affinités et des cultures politiques diverses et ne sont pas d’accord sur tout. I.C. n’est synonyme d’aucune orthodoxie ancienne ou nouvelle, mais rêve yeux grand ouverts d’opposer au drame sans nom où nous courons la quête d’une issue exaltante enfin candidate au succès.

Retrouver le Manifeste sur : https://capitalexit.org/wp-content/uploads/2020/05/Manifeste-dInitiatives-Capitalexit-.pdf

Plan de sortie de crise CGT/ATTAC/Greenpeace les propositions et les débats (vidéo fête de l’Humanité septembre 2020)

Créé par le 26 mai 2020 | Dans : Articles de fond, Projet politique

https://france.attac.org/IMG/pdf/le_plan_de_sortie_de_crise.pdf

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Lu dans l’Huma « Amis Cubains, merci » par José Fort

Créé par le 26 mai 2020 | Dans : Amérique Latine

En ces jours de pandémie, amis cubains, vous donnez une leçon de courage, d’intelligence, de dignité. Alors que vous subissez une guerre économique et des agressions terroristes sans interruption depuis plus de soixante ans, le blocus contre votre peuple décrété par la première puissance économique et militaire du monde apparaît chaque jour davantage comme participant à une stratégie d’étranglement.
 
 
 
Depuis plus de soixante ans, vous résistez à l’impérialisme nord-américain. Depuis plus de soixante ans, vous surmontez les provocations. Depuis plus de soixante ans, vous témoignez dans les faits  – pas seulement dans les discours – de votre solidarité avec les peuples d’Amérique latine, des Caraïbes et d’Afrique soumis aux dictatures, aux violences, aux maladies, aux pillages. Depuis plus de soixante ans, vous entendez les donneurs de leçons « révolutionnaires » ou estampillés «  démocratiques ». Contre vents et marées, vous restez debout car, comme vous aimez le répéter, « mieux vaut vivre debout que mourir à genoux ». 
 
En ces jours de pandémie, la plupart des pays d’Amérique latine et des Caraïbes subissent effroyablement le Covid-19. Au désastre sanitaire vient s’ajouter  la misère extrême et la famine. Au Chili comme au Pérou, au Brésil comme en Equateur, au Panama comme en Colombie, l’ampleur du désastre dépasse l’entendement. L’Amérique latine et les Caraïbes sont au bord de la catastrophe sanitaire et sociale.
 
Amis Cubains, vous avez su vous protéger et limiter les effets de la pandémie chez vous grâce à une politique de santé exemplaire. Vous avez  aidé de nombreux pays du monde, grâce à vos médecins et personnels soignants – qui mieux qu’eux aujourd’hui méritent le prix Nobel de la Paix – car vous avez  investi dans la matière grise, particulièrement dans le domaine de la santé.  
Merci, amis cubains, de donner une autre vision de ce que devrait être la planète : un monde plus juste, plus respectueux et plus solidaire.
 
José Fort
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