Résultats pour 'contre attaque tract socialiste'

Avez-vous trouvé ce que vous cherchiez ?

Débat sur un air de Croisette

Créé par le 29 avr 2007 | Dans : Non classé

Par Jérôme GUILLAS
leJDD.fr http://www.lejdd.fr/?/

Il a finalement eu lieu. Et tant pis si le débat sur le débat a quelque peu occulté l’intérêt de l’échange en lui-même. Réunis samedi dans une salle de réception de l’hôtel The Westin, près de la place de la Concorde, Ségolène Royal et François Bayrou ont discuté avec courtoisie. S’ils ont montré des points de divergence, la concorde a résumé la teneur du débat.

Ségolène Royal et François Baurou ont eu un échange courtois samedi lors du débat télévisé. (Maxppp)

Il ne fallait pas se présenter en retard rue de Castiglione, samedi matin. Parmi les touristes anglo-saxons éberlués qui flânaient dans le hall de réception de l’hôtel parisien, une foule cosmopolite de journalistes en effervescence se pressaient au point de contrôle d’accès à la salle. Discussion avec les agents de sécurité, bousculade, priorité réclamée par les journalistes de télévision qui n’hésitent pas à écraser les pieds de confrères moins dignes seulement armés d’un stylo… La petite troupe de retardataires finit par pénétrer dans le saint des saints, une salle de réception un peu à l’écart du tout-venant.Il y a foule, les journalistes courageux n’ont pas hésité à braver l’heure matinale et la climatisation excessive du parterre presse écrite! Les deux débatteurs sont un peu en retard, tant mieux. Les places sont chères et les quelques sièges apparemment vides ne le sont pas : « Réservés ! ». A l’arrivée de Ségolène et de François Bayrou, c’est la ruée des photographes et des caméramen devant l’estrade qui accueille le plateau de BFM TV et de RMC. « Ségolène ! M. Bayrou ! François ! Mme Royal ! Serrez-vous la main! Par ici !« . On se serait cru à Cannes, une soirée chaude de mai, lors de la montée des marches. Mais le mitraillage ne dure pas. Exclusivité oblige, les reporters d’images sont priés de quitter les lieux rapidement.Pas de consigne de vote

Le débat peut commencer et le maître de cérémonie, Olivier Mazerolle, de rappeler la situation inédite d’un débat d’entre-deux tours de la présidentielle qui ne réunit pas les deux prétendants à la fonction suprême. François Bayrou peut savourer. Il sait qu’il a été la vedette de cette semaine, éclipsant quelque peu les deux candidats des préférences médiatiques. Bayrou a réussi son coup: faire reculer le « système bloc contre bloc » en esquissant l’amorce d’un véritable multipartisme. Le député béarnais a dénoncé « la surdité dans laquelle sont plongés les gouvernants qui n’entendent plus les voix contradictoires. »

« Un événement sans précédent qui marque la modernisation de la vie politique« , souligne d’emblée Ségolène Royal qui préfère parler de « dialogue » que de débat. « Je n’attends pas de ralliement à la fin du dialogue« , continue la candidate socialiste. François Bayrou tient le même discours, précisant qu’il ne se ralliera pas à Ségolène Royal à la fin du « débat tranquille« . « Je ne veux pas briser ce grand courant indépendant, je ne donnerai pas de consigne de vote« . Mais le président de l’UDF de tenir à rappeler son agacement devant tant de « cris d’orfraie » avant la tenue de ce débat, « difficile à organiser comme si quelqu’un ici, dans une démocratie, pouvait empêcher deux personnes de parler librement au vu et au su de tous. A qui cela peut nuire, quel est le crime de lèse-majesté ? », s’interroge l’ancien ministre de l’Education.

Ségolène Royal, volubile comme à son habitude, attaque la première sur la question des institutions et se place « au-dessus des tractations de couloir« . « Je dépasse aujourd’hui les partis politiques« , lance la présidente de la région Poitou-Charentes qui réitère sa proposition de VIe République et de réforme des institutions. François Bayrou affine. « Il faut bâtir le pluralisme, ça n’existe plus depuis des décennies en France. C’est une mauvaise chose« . « Il faut faire respirer la France« , poursuit le député béarnais. Premier des quatre grands axes du débat avec « l’Europe », « l’économie » et la « vie quotidienne », la question des institutions n’a pas marqué de grandes fractures entre les programmes respectifs.

Une poignée de mains recommencée trois fois à la demande des photographes. (Reuters)

Les divergences se sont faites jour sur l’Europe et l’économique notamment, et surtout sur l’Europe économique. « Royal et Sarkozy se trompent en pourfendant la banque centrale européenne, je suis contre la baisse de l’Euro« , indique François Bayrou. Le dialogue commence alors vraiment : Royal et Bayrou s’interpellent, en toute courtoisie, et l’échange est réel. Sur la question économique, le « troisième homme » reproche à la candidate socialiste sa vision étatiste. « L’Etat ne peut pas faire les choses à la place de la société, des gens. Je suis contre la distribution d’un argent qu’on a plus. Les partenaires sociaux doivent être sollicités« . « Vous êtes un excellent défenseur du pacte présidentiel« , plaisante Ségolène Royal. « Alors commencez à vous inquiéter« , lui rétorque le futur leader du Parti démocrate.

Complicités L’ambiance est détendue et badine mais le désaccord est plus ferme sur la question des régimes spéciaux de retraite, et notamment la loi Fillon. « Personne n’y touchera« , lance le président de l’UDF. « On reviendra sur cette loi« , répond la député des Deux-Sèvres. Petit agacement de la part de Ségolène Royal lorsque, à plusieurs reprises, François Bayrou établit des convergences entre les programmes de la candidate socialiste et celui de l’UMP. « Laissez-moi décider de ma convergence de point de vue avec le candidat que vous venez de citer« , coupe Royal.

La bonne humeur reste néanmoins présente quand est évoquée la question du drapeau national. « Les goûts et les couleurs ça ne se discute pas« , plaisante le député des Pyrénées-Atlantique. La salle est conquise sur une dernière boutade des deux candidats à la suite d’une question de Jean-Jacques Bourdin. « Envisagez-vous de vivre ensemble… dans un gouvernement démocrate ? » « Vous m’avez fait peur« , s’empresse de répondre François Bayrou. « Il s’appelle François mais tout de même…« , réplique, complice, Ségolène Royal. C’est la fin d’un débat de concorde. Dans la salle, qui réunit quelques personnalités politiques mais surtout beaucoup de journalistes, des applaudissements nourris font écho à la conclusion de l’échange. Ce débat avait définitivement un air de Croisette.

PS: passer du TSS au TPS

Créé par le 25 avr 2007 | Dans : Battre campagne, Contre le candidat du capitalisme mondialisé, Ségolène Royal

Les socialistes ne veulent pas victimiser l’UMP avec le «tout sauf Sarkozy». Ils préfèrent le «tout pour Ségolène».

Par David REVAULT D’ALLONNES

QUOTIDIEN LIBERATION : mercredi 25 avril 2007 http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/249802.FR.php

La position des socialistes, officiellement, est arrêtée : «Ségolène Royal l’a dit : elle n’est pas dans la logique du « tout sauf Sarkozy »» (TSS), assure un proche. François Rebsamen, directeur de campagne, confirme cette ligne : «L’extrême gauche a la volonté de s’opposer à tout prix à Nicolas Sarkozy en le caricaturant. Nous, on préfère s’opposer sur le fond.» 

«Débat digne». Les proches de la candidate n’ont pas manqué de flairer le traquenard tendu par le candidat UMP, qui, dès dimanche soir, appelait à un «débat digne». Mais «il cherche le « tout sauf Sarkozy », estime un conseiller. Il veut être la victime, le mec qui subit toutes les humiliations, sur le thème : « je suis maltraité, toutes les élites sont contre moi ».» Pas question, donc, de foncer tête baissée dans ce que l’équipe Royal tient pour une «muleta». Laquelle présente un risque majeur : «donner l’impression qu’on ne porte pas un projet, mais un rejet», décrypte Vincent Peillon, porte-parole de la candidate. « Car un rejet n’est pas une valeur très attractive. Si vous utilisez votre temps de parole pour taper sur ses propositions, les gens vont se demander : « Mais elle, qu’est-ce qu’elle propose » ?» 

La candidate a donc trouvé une solution : organiser le référendum non contre l’homme, mais contre son projet. Pure dialectique ? «L’homme peut être instable, inquiétant, mais c’est parce que son programme est dangereux, dribble François Rebsamen. «Nous ne sommes pas dans le TSS, mais dans le TPS» (tout pour Ségolène).

«Pouvoir d’un seul». Hier, l’équipe de campagne mettait la dernière main à un tract censé approfondir le clivage, dossier par dossier : «France rassemblée contre France qui oppose», «salariés sécurisés contre salariés précarisés», «excellence environnementale contre force des lobbies», «Etat impartial contre pouvoir d’un seul» … Au-delà, le staff de la candidate planche sur des «éléments polémiques» visant, selon un proche, à «renverser la tentative de victimisation. Quand il déclare qu’il est couturé de cicatrices, nous répliquons qu’il est fragile, puisque la moindre chose qu’on dit sur lui le déstabilise. Et qu’il faut avoir les traits de caractère de Ségolène Royal, garder ses nerfs et résister aux coups durs pour être présidente de la République». Sans attaque personnelle ?

Royal, ferme face à l’ouverture de Rocard

Créé par le 14 avr 2007 | Dans : Battre campagne, Projet politique, Ségolène Royal

L’ex-Premier ministre a proposé vendredi une alliance de la candidate PS avec Bayrou.

Par David REVAULT D’ALLONNES QUOTIDIEN LIBERATION : samedi 14 avril 2007  http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/247577.FR.php

De l’art d’esquiver les mines de fin de campagne. Ségolène Royal s’y est employée, vendredi, avec une certaine irritation et une indéniable dose de rouerie politique. La candidate, depuis plusieurs jours, s’était résolument engagée dans le mano a mano avec Nicolas Sarkozy, «projet contre projet». Tout en renvoyant François Bayrou à son «manque de sincérité» et à son «impasse». Las ! L’appel de Michel Rocard, dans le Monde daté de samedi, à un accord entre elle et Bayrou avant le premier tour «pour battre la coalition de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen» a bousculé ce bel ordonnancement. «Dans quelques jours, les Français décideront qui, de François Bayrou ou de Ségolène Royal, sera le mieux à même de battre Nicolas Sarkozy. Et ils le feront d’autant mieux qu’ils sauront que, dans tous les cas, une alliance sincère et constructive défendra au second tour puis aux législatives un projet commun d’espoir pour la France», écrit l’ancien Premier ministre socialiste. «Isolés, ni eux [les centristes] ni nous, n’avons aucune chance», ajoute-t-il. Aussitôt informé de la prise de position rocardienne, François Hollande lui oppose une fin de non-recevoir, jugeant qu’il n’y a «pas d’alliance concevable entre la gauche et une partie de la droite».  «Absurde», a aussi tonné Jack Lang.

Torpille. Moins catégorique, la réaction de Dominique Strauss-Kahn : «Chaque chose en son temps», a-t-il déclaré lors d’un déplacement à Toulouse, en mettant l’accent sur la nécessaire mobilisation «pour le premier tour». Pierre Moscovici évoque, lui, une «mauvaise formule» prononcée à un mauvais moment. Tout en reconnaissant que «rien n’est écrit, rien n’est exclu». 

La candidate, elle, a dénoncé «un certain nombre de tractations ou de manoeuvres [ayant] pour objectif d’empêcher la clarification du débat politique». Dès le mois dernier, Ségolène Royal le confiait : entre livre assassin d’Eric Besson et appel des Gracques au rapprochement avec l’UDF, «il n’y a que moi qui prends des attaques de mon camp. Ni Sarkozy ni Bayrou n’ont cela. C’est quand même une nuisance.» A neuf jours du premier tour, l’appel de Michel Rocard, qui «fait partie de l’équipe de campagne», comme l’a rappelé la candidate, et qui vient tout juste de lui rendre un rapport sur «l’économie numérique», prend donc des allures de nouvelle torpille tirée depuis ses propres positions.

A la mairie de Mulhouse, la candidate a tenté de rebondir. «Le fait que François Bayrou sollicite tel ou tel individu montre qu’il n’a pas d’équipe. Ça fait beaucoup : pas de programme, pas d’équipe, coresponsable du bilan…», a-t-elle déclaré. Et de dérouler l’argumentation : «Un certain nombre de candidats ont intérêt à la confusion. Ils ne veulent pas la confrontation des projets car ils seraient obligés de rendre des comptes sur le bilan. Moi, je veux rassembler au deuxième tour toute la gauche, et au-delà tous ceux qui veulent que cette élection soit utile, tous les électeurs républicains et humanistes.» Pas d’alliance politique, donc. Mais, assurément, la recherche de la plus vaste zone de chalandise électorale. «Au-delà» de «toute» la gauche.

123456

Nouveau regard, nouvelle Ec... |
democratia |
Mers El-Kébir Franc-Tireur |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les emprunts russes
| mouvement de soutien "waaxu...
| HYPERDEMOCRACY