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Candidature en 2012 ou présidence du Sénat, Chevènement ne renonce à rien

Créé par le 27 sept 2011 | Dans : Battre campagne

LEMONDE.FR | 27.09.11 | 14h07 • Mis à jour le 27.09.11 | 15h48

Neuf heures, mardi 27 septembre, au Sénat. Sur RTL, la journaliste Alba Ventura vient d’évoquer la possibilité d’une candidature de Jean-Pierre Chevènement à la présidence du Sénat. Lui n’a « rien entendu », mais botte en touche en citant Edgar Faure : « Il ne faut jamais être candidat à un poste qu’on ne vous propose pas. Mais il ne faut jamais dire que vous ne serez jamais candidat. » Le sénateur de Belfort livre ensuite l’exégèse de la formule de l’ancien président du conseil général de Franche-Comté : « J’attends qu’on me fasse une proposition. » L’envie de M. Chevènement ne date pas d’aujourd’hui. Il l’avait déjà exprimée il y a un an au moment de lancer des négociations avec le Parti socialiste en vue des sénatoriales.

Ni candidat, ni pas candidat. Ce qui est valable pour le Sénat l’est aussi pour l’Elysée. Le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen, 72 ans, a assuré au printemps qu’il serait candidat en 2012. Est-ce toujours dans ses plans ? « Bien sûr, mais je me donne jusqu’à la fin de l’automne pour donner ma réponse », dit-il.

Pourquoi une éventuelle candidature ? « Notre pays est face à d’immenses secousses dont il n’est guère question dans la campagne telle qu’elle se déroule actuellement, explique l’ancien ministre de l’intérieur. La monnaie unique a été fondée sur des postulats qui se révèlent chaque jour de plus en plus irréalistes. Elle a renforcé les forts et affaibli les faibles. »

« TOUT CE QUE JE DIS SE RÉVÈLE AUJOURD’HUI JUSTE »

Il poursuit : « Quand j’entends aujourd’hui qu’on attend un sursaut fédéral pour résoudre les problèmes, je m’indigne. Non seulement les pays qui ont leur triple A ne veulent pas supporter la dette des autres, mais je ne crois pas que les peuples des Etats les plus endettés veulent être mis sous tutelle. Nous n’avons pas les moyens d’un sursaut fédéral. Tout ce que je dis depuis des années se révèle aujourd’hui profondément juste. Nous sommes dans une impasse. »

Qui porte aujourd’hui un tel discours parmi les candidats à la primaire socialiste ? « Montebourg dit des choses assez nettes et courageuses », estime Jean-Pierre Chevènement. Ségolène Royal, qu’il a soutenue en 2007 ? « Elle n’a pas tenu compte de tout ce que je lui ai conseillé », répond-il. Quant à Martine Aubry et François Hollande ? « Sur la Banque centrale européenne, Aubry se contente de parler d’un statut rénové, mais ça reste très imprécis. Quant à Hollande, il a été le premier à se placer dans la logique de Sarkozy en prônant le retour à un déficit de 3 % en 2013. Ni l’un ni l’autre n’ont un autre schéma en tête. Il faut faire bouger les lignes. »

Alors, candidat ou pas candidat ? En 2002, Jean-Pierre Chevènement l’avait été. Il avait obtenu 5,3 % des voix. En 2007, il avait failli l’être, retirant sa candidature au profit de celle de Ségolène Royal. Aujourd’hui, il en tire cette conclusion : « C’est difficile, compte tenu de ce que sont nos institutions, de peser si l’on n’est pas candidat à l’élection présidentielle. »

Thomas Wieder

Chevènement se donne jusqu’au 21 décembre pour officialiser sa candidature

Créé par le 04 sept 2011 | Dans : Battre campagne

Dans Libé en ligne du 4 septembre 2011

«Je me donne une marge d’appréciation. Je sais par expérience qu’une campagne présidentielle ça dure très longtemps, c’est très difficile», a déclaré le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen.

Jean-Pierre Chevènement, le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a déclaré dimanche qu’il se donnait jusqu’au 21 décembre, fin de l’automne, pour officialiser sa candidature à l’élection présidentielle.

«J’ai dit (en juin) que j’officialiserai ma candidature à l’automne», ce qui veut dire «au plus tôt le 21 septembre, au plus tard le 21 décembre», a précisé M. Chevènement devant environ 200 militants réunis à Carros (Alpes-Maritimes) pour leur université d’été.

«Je me donne une marge d’appréciation. Je sais par expérience qu’une campagne présidentielle ça dure très longtemps, c’est très difficile. La France est une grande circonscription», a-t-il dit.

En attendant, le sénateur de Belfort entend jouer le pédagogue et faire «bouger les lignes» du parti socialiste, qu’il n’épargne pas après une université d’été à La Rochelle où «il ne s’est rien passé».

«J’appréhende une déception possible de l’électorat dans l’hypothèse où le candidat de gauche l’emporterait, ce qui devrait arriver», a-t-il dit. «Les gens n’ont pas compris la dramatique situation qui est la nôtre et ils n’ont pas compris ce qu’il faut faire pour s’en sortir. Il faudra beaucoup de courage, beaucoup de fermeté», a estimé M. Chevènement.

Il a consacré l’essentiel de son discours de clôture à son thème de prédilection, l’architecture erronée de la zone euro, tout en fustigeant au passage «la déréglementation des marchés financiers» ou «la dictature de l’actionnariat sur les Etats».

Pour Jean-Luc Laurent, président du MRC, la candidature de Jean-Pierre Chevènement à la prochaine élection présidentielle «est une nécessité». Les militants s’activent actuellement pour collecter les parrainages nécessaires à cette candidature. En préparation également, un site internet qui dispose déjà de son logo: «Chevènement 2012, Chè 2012».

Récemment, M. Chevènement qui avait soutenu Ségolène Royal en 2007, a affirmé que s’il était au PS, il soutiendrait Arnaud Montebourg.

(Source AFP)

 

D’anciens dirigeants européens, menés par Hubert Védrine, appellent les gouvernements de l’Union européenne à reconnaître l’Etat de Palestine en septembre.

Créé par le 20 juil 2011 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Appel pour la reconnaissance de l’Etat palestinien

En 2009, l’Autorité palestinienne a défini une période de deux ans au cours de laquelle elle entendait achever le processus de construction des institutions du futur Etat palestinien. L’Union européenne a encouragé et soutenu cet effort en apportant son assistance financière et technique et en exprimant son appui politique à cet objectif.

Aujourd’hui, la question de la reconnaissance de cet Etat est posée. En septembre, l’Autorité palestinienne pourrait solliciter la reconnaissance formelle de la souveraineté palestinienne sur les territoires occupés auprès de l’Organisation des Nations Unies et de ses Etats Membres.

Si cette demande est formulée, l’Union européenne devrait la soutenir en insistant sur la nécessité pour la Palestine indépendante de négocier avec Israël sur la base des paramètres reconnus internationalement.

Une majorité d’Etats Membres a d’ores et déjà reconnu l’Etat palestinien, mais la reconnaissance par l’Union européenne fera la différence.

Une demande légitime

Les signataires de ce texte considèrent que l’Europe ne peut s’opposer à cette demande légitime des Palestiniens. Refuser de leur reconnaître l’indépendance après avoir soutenu leurs efforts, après avoir reconnu qu’ils se sont rapprochés de cet objectif en construisant un système de gouvernance cohérent et après avoir reconnu qu’ils ont coopéré avec Israël sur les questions de sécurité serait contredire directement et de manière inacceptable nos propres positions et nos propres politiques.

Les Etats européens se sont déjà engagés en déclarant au travers du Comité de liaison ad hoc et de la Banque mondiale que la Palestine est prête pour l’indépendance. Revenir maintenant sur cet engagement serait faire preuve d’incohérence, de faiblesse et de manque de volonté politique. Ce serait également offrir une victoire aux forces du statu quo.

Un nombre croissant d’Israéliens – d’anciens responsables sécuritaires comme des personnalités éminentes de la société civile – ont récemment rejoint le chœur de ceux qui souscrivent à la reconnaissance d’un Etat palestinien et qui réclament la fin de l’occupation.

Les termes de l’accord de réconciliation inter-palestinien signé le 3 mai 2011 entre les mouvements Fatah et Hamas suggèrent qu’un gouvernement d’unité nationale pourrait être formé. Ceci ne devrait pas être perçu comme un obstacle et pourrait même constituer un levier efficace pour pousser Hamas à évoluer dans la bonne direction.

Les paramètres internationalement agréés pour un accord de paix – qui garantirait la sécurité de l’Etat d’Israël et d’un Etat de Palestine viable – ont été réitérés par le président Obama dans son discours du 19 mai. Les Etats-Unis n’en ont cependant pas dit davantage sur la manière dont ce résultat pourrait être atteint et le processus de négociations bilatérales tel qu’il a été mené jusque là a abouti à une impasse.

En reconnaissant la souveraineté et l’indépendance de la Palestine, et en accompagnant ce geste de l’indispensable soutien financier qu’il requiert, l’Europe ancrera solidement l’Etat palestinien dans le camp de la paix et de la coexistence et renforcera la stabilité de la région. Au moment même où l’Union européenne s’efforce de redéfinir ses relations avec les sociétés de la région, les Etats Membres ne doivent pas laisser passer cette occasion de jouer un rôle significatif et positif.

C’est avec à l’esprit ces considérations politiques et éthiques que les signataires de ce texte appellent les gouvernements européens à reconnaître l’Etat de Palestine en septembre prochain.

Les signataires

Hubert Védrine (Président du Groupe des Européens), France* ; Frans Andriessen, Pays-Bas ; Giuliano Amato, Italie ; Laurens Jan Brinkhorst, Pays-Bas ; Hervé de Charette, France ; Uffe Elleman-Jensen, Danemark ; Jean François-Poncet, France ; Felipe Gonzales, Espagne ; Lena Hjelm-Wallén, Suède ; Lionel Jospin, France ; Michael Lothian, Royaume-Uni ; Louis Michel, Belgique ; Andrzej Olechowski, Pologne ; Romano Prodi, Italie ; Mary Robinson, Irlande ; Michel Rocard, France ; Jorge Sampaio, Portugal ; Pierre Schori, Suède ; Clare Short, Royaume-Uni ; Peter Sutherland, Royaume-Uni ; Erkki Tuomioja (signataire avant sa nomination comme ministre des Affaires étrangères le 22 juin), Finlande ; Andreas van Agt, Pays-Bas ; Hans van den Broek, Pays-Bas ; Vaira Vike-Freiberga, Lituanie ; Richard von Weizsäcker, Allemagne.

*Chris Patten était co-président du Groupe jusqu’à sa nomination comme Président de la BBC. Alain Juppé était membre du Groupe jusqu’à sa nomination comme Ministre d’Etat en novembre 2010.

La France et l’Union européenne doivent aider le futur Etat palestinien

Créé par le 03 juin 2011 | Dans : Monde arabe, Proche et Moyen-Orient

Le réveil arabe, depuis la chute des régimes tunisien et égyptien, a créé une nouvelle situation dans toute la région, et au-delà s’inscrit dans des mutations profondes de l’ordre international. Les suites de ces mouvements sont encore difficiles à prévoir, mais ils ont déjà changé la donne sur la Palestine : des gouvernements arabes plus démocratiques devront tenir compte de la solidarité de leurs peuples avec cette cause.

La création d’un gouvernement d’union nationale palestinien, même s’il ne met pas fin à la division de fait entre Gaza et la Cisjordanie, n’aurait pas été possible sans le rôle nouveau de l’Egypte. S’il est peu probable qu’il remette en cause le traité de paix signé avec Israël, plusieurs éléments sont à souligner : les nouvelles orientations de la diplomatie du Caire, notamment à l’égard de l’Iran ; le rapprochement avec le Hamas ; la levée annoncée du blocus de Gaza ; la remise en cause du prix du gaz égyptien livré à Israël.

Le gouvernement d’unité nationale palestinien, composé de techniciens ou d’indépendants, ne change la donne diplomatique que marginalement : conformément aux accords d’Oslo, les négociations de paix ne se déroulent pas entre le gouvernement israélien et le gouvernement palestinien, mais entre le premier et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) dirigée par Mahmoud Abbas.

Mais l’échéance décisive est le mois de septembre avec la volonté palestinienne de demander une reconnaissance de l’Etat palestinien par l’Assemblée générale des Nations unies. Dans ce nouveau contexte, que peut faire la France ? Le blocage du processus de paix a amené le président de la République à déclarer, dans un entretien à L’Express (4 mai) : « Si le processus de paix reprend durant l’été, la France dira qu’il faut laisser les protagonistes discuter sans bousculer le calendrier. Si, à l’inverse, le processus de paix est toujours au point mort en septembre, la France prendra ses responsabilités sur la question centrale de la reconnaissance de l’Etat palestinien. »

Cet Etat palestinien, selon le FMI et la Banque mondiale, est déjà virtuel. Le FMI estime en particulier que l’Autorité palestinienne « est maintenant capable de conduire la politique économique saine que l’on attend d’un futur Etat palestinien ».

Dans ce contexte de transformation de la situation régionale, les autorités israéliennes semblent frappées de stupeur, se réfugient dans une attitude attentiste et peinent à prendre une décision. L’hypothèse la plus probable est donc celle de la reconnaissance par les Nations unies d’un Etat palestinien en septembre, avec l’appui de certains pays européens.

Il faut cependant s’interroger sur l’après-résolution : si l’Assemblée générale des Nations unies vote à une écrasante majorité la reconnaissance de l’Etat palestinien et si la France s’associe à ce vote, que se passera-t-il ? Que devons-nous faire, notamment si les Etats-Unis, lors du passage nécessaire au Conseil de sécurité pour l’admission d’un nouveau membre, imposent leur veto, comme l’a laissé entendre le président Obama dans son discours du 19 mai ? Une initiative pourrait être prise pour que l’Etat palestinien devienne au moins observateur aux Nations unies en lieu et place de l’OLP qui l’est aujourd’hui.

L’Etat palestinien pourrait aussi devenir membre des institutions spécialisées constituant la famille des Nations unies. La France pourrait participer aux démarches en ce sens et ce serait l’occasion de reconstituer un axe Paris-Le Caire, qui pourrait être porteur pour toute la Méditerranée.

D’autre part, la reconnaissance par Paris de l’Etat palestinien dans les frontières de juin 1967 aurait plusieurs conséquences : ouverture d’une véritable ambassade à Paris ; ouverture d’une ambassade française dans le nouvel Etat reconnu et envoi d’un ambassadeur accrédité ; reconnaissance d’un passeport palestinien ; décision que tous les citoyens résidant sur ce territoire et ne disposant pas de passeport européen sont tenus à demander des visas (ce qui inclut les colons installés sur ces territoires).

Enfin, n’est-il pas temps de poser le principe de « responsabilité de protéger » qu’a la communauté internationale par rapport aux Palestiniens ?

La nouvelle configuration palestinienne pose, une fois de plus, la question de la place du Hamas. Paris pourrait s’en saisir pour commencer un dialogue avec le Hamas, non pas en renonçant aux conditions posées par le Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie et Nations unies) mais en faisant un point d’arrivée et non de départ de la négociation.

Sur le plan européen, la France pourrait porter le projet de reconnaissance de l’Etat palestinien. En mars 1999, réunis à Berlin, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union européenne affirmaient déjà « le droit permanent et sans restriction des Palestiniens à l’autodétermination, incluant la possibilité d’un Etat ». Il est temps de passer à l’étape de la reconnaissance formelle prévue il y a plus de dix ans.

Aucune solution durable n’est possible sans les Etats-Unis : ceux-ci viennent de rappeler, à travers le discours du président Obama du 19 mai, leur volonté de favoriser une « paix durable ». Mais ils sont freinés par des considérations intérieures et une démarche européenne pourrait les pousser dans la bonne direction. Il faut rappeler que ce sont la France et la Communauté européenne, qui, à partir de 1980 et de la déclaration de Venise, ont poussé l’idée de négociations avec l’OLP et de reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien, deux principes, qui, à l’époque, étaient anathèmes pour les Etats-Unis et Israël. Les accords d’Oslo auraient-ils pu être signés si l’Europe n’avait pas joué ce rôle de défricheur ?

L’Union européenne devrait aussi, conformément aux arrêts de la Cour européenne, renforcer le contrôle pour tracer l’origine des produits israéliens exportés et interdire la vente de ceux provenant des territoires occupés.

En Israël même, on semble assister à un certain mouvement de l’opinion. Des personnalités pour la plupart issues du Mossad, du Shin Beth, de l’armée et du monde des affaires ont rendu publique une initiative de paix israélienne, en faveur de la création d’un Etat palestinien à côté de celui d’Israël. Cette initiative a été suivie d’une pétition dans le même sens, signée par une soixantaine de personnalités, dont dix-sept lauréats du prix d’Israël.

Paris et l’Union européenne pourraient encourager ces évolutions, notamment en réaffirmant leur volonté de participer au système de garanties internationales à mettre en place. La tenue d’une conférence internationale, qui pourrait débloquer, si nécessaire, les négociations et ratifierait un accord israélo-palestinien en présence des chefs d’Etat et de gouvernement, notamment arabe et israélien, et l’ouverture simultanée d’ambassades arabes en Israël, pourraient être un signe fort.



Ce groupe de réflexion réunit des chercheurs, des diplomates et des journalistes de sensibilités différentes, qui s’intéressent au Maghreb et au Moyen-Orient.
Parmi ses participants, on peut citer, notamment,
Joseph Bahout, Denis Bauchard, Alain Gresh, Bassma Kodmani, Patrick Leclercq, Agnès Levallois, Jean-Pierre Séréni.
Un rapport intitulé « Maghreb Moyen-Orient, contribution pour une politique volontariste de la France » avait été diffusé, en avril 2007, à la veille de l’élection présidentielle.

Avicenne, groupe de réflexion Article paru dans l’édition du Monde du 02.06.11

Avatars médiatiques

Créé par le 21 mai 2011 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

dsc01515.jpgCrédits photographiques du blog citoyen, socialiste et républicain

Ne soignant pas mon « avatar », j’avance depuis longtemps à visage découvert au risque d’exposer ma personne aux ripostes de milieux hostiles ou aux critiques faciles de ceux qui n’ont peut être jamais osé, ne serait-ce qu’une seule fois dans leur vie, afficher publiquement quelques convictions fortes et sincères exprimées dans une pensée structurée.

Sans sombrer dans un délire paranoïaque, il faut bien considérer la difficulté de l’exercice, le commun des mortels préférant plutôt avancer masqué derrière son « avatar » ou son nom d’emprunt comme on peut le constater en navigant sur la toile. Effectivement, tenir son blog citoyen en risquant l’écriture de ses idées n’est pas aussi simple qu’il peut paraître pour une personne en vue… En l’entourant de toutes les précautions déontologiques, cet exercice citoyen tente de tenir la promesse de notre « bandeau en tête » :

 « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. » (x) (Le Grand Jaurès chanté par Jacques Brel et Zebda ou présenté et commenté par Gilles Candar et Madeleine Rebérioux)

Avec, ça va de soi, toute la modestie qui accompagne cette tranquille contribution aux débats d’idées. Le temps de l’écriture suppose celui de la réflexion incompatible avec l’agitation fébrile qui prévaut trop souvent dans nos vies malmenées…

Le risque d’une imperfection qui s’affiche au travers de billets écrits souvent d’un jet entre thé, café et, dans les bons jours, gymnastique matinale, est bien le seul avatar de cet amateurisme journalistique qui précède nos laborieuses journées dans un univers encore hospitalier.

Cette posture républicaine qui aborde sans préjugés et en toute liberté les sujets qui font question peut bien inspirer les ricanements des nigauds. Notre sincérité fait pourtant la nique à tous ces faux-culs et autres importants de l’Establishment qui se prennent les pieds dans le tapis. Communiquer non sans parti pris mais dans l’équilibre – sans oublier bien sûr de faire toute la part des choses – ou bien se garder de jugements intempestifs lorsque la sagesse le commande…

Les turpitudes et turbulences de la très récente actualité nous confortent dans la nécessité de persister dans cette éthique citoyenne dont on ne saurait s’exonérer sauf à déclencher d’autres avatars. Lesquels, à l’opposé du sens commun, signifient en langue sanscrit – avatāra - descente du ciel (1)… Ce sera là ma chute provisoire sur un sujet très médiatisé à peine effleuré dans ce billet!

XD

(1) Le terme avatāra en son sens originel et restreint, désigne une descente, c’est-à-dire une  incarnation du  dieu Vishnu, dans le dessein de rétablir l’ordre cosmique et moral troublé par des puissances démoniaques.

Cette notion s’est étendue par la suite à Lakshmī, la parèdre du dieu, ainsi qu’à d’autres divinités brahmaniques, mais le mot est resté spécifiquement lié aux cultes vichnouites.

Vishnu, dieu de la stabilité, mainteneur des êtres et de l’univers, revêt des formes temporelles pour combattre les forces du mal.

(x) Le courage selon Jaurès dans son “discours à la jeunesse” (extraits)

Surtout, qu’on ne nous accuse point d’abaisser et d’énerver les courages. L’humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement. Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de maintenir sur le monde la sombre nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante, dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres. Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre ; car le courage est l’exaltation de l’homme, et ceci en est l’abdication. Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action. Le courage dans le désordre infini de la vie qui nous sollicite de toutes parts, c’est de choisir un métier et de le bien faire, quel qu’il soit ; c’est de ne pas se rebuter du détail minutieux ou monotone ; c’est de devenir, autant que l’on peut, un technicien accompli ; c’est d’accepter et de comprendre cette loi de la spécialisation du travail qui est la condition de l’action utile, et cependant de ménager à son regard, à son esprit, quelques échappées vers le vaste monde et des perspectives plus étendues. Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou à tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés. Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes. Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.Ah ! vraiment, comme notre conception de la vie est pauvre, comme notre science de vivre est courte, si nous croyons que, la guerre abolie, les occasions manqueront aux hommes d’exercer et d’éprouver leur courage, et qu’il faut prolonger les roulements de tambour qui dans les lycées du premier Empire faisaient sauter les cœurs ! Ils sonnaient alors un son héroïque ; dans notre vingtième siècle, ils sonneraient creux. Et vous, jeunes gens, vous voulez que votre vie soit vivante, sincère et pleine. C’est pourquoi je vous ai dit, comme à des hommes, quelques-unes des choses que je portais en moi.

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