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Les enjeux liés de la compétitivité, du redressement productif et du financement de la protection sociale

Créé par le 30 déc 2012 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, Fédérations MRC d'Aquitaine

 

Les enjeux liés de la compétitivité, du redressement productif et du financement de la protection sociale constituent le cadre de la prochaine assemblée du Mouvement républicain et citoyen à Mont de Marsan, le samedi 12 janvier prochain en matinée.

L’adoption de la motion « Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France » affirme l’appartenance du MRC à la majorité présidentielle « les yeux ouverts » en tant qu’ « allié mais non rallié ». (1)

Comme nous y invite notre président d’honneur, Jean-Pierre Chevènement, les citoyens du mouvement doivent débattre des questions à l’ordre du jour de l’agenda gouvernemental et échanger largement avec les citoyens de ce pays pour donner sens à ces projets :  »Il est temps de réagir, de rétablir des règles du jeu équilibrées en matière commerciale et monétaire, de remobiliser les atouts de la France. C’est possible. Il n’y a pas de raison que l’Allemagne excelle et que la France périclite.

Le rapport Gallois nous dit que la cote d’alerte est atteinte. Sur la base de ce constat et des propositions du rapport Gallois, le gouvernement et François Hollande ont fait un choix stratégique clair : la reconquête de la compétitivité conditionne la réindustrialisation de la France et le retour à l’emploi.  Le chemin a été ouvert. Il faut s’y engager pleinement, mobiliser le pays. C’est le rôle de la gauche d’abord et, en son sein, de notre parti, le MRC, qui se veut la « boussole républicaine » de la majorité mais aussi du pays tout entier. Car c’est aussi le rôle de toutes les forces vives, de tous ceux pour lesquels le mot « patriotisme » a gardé un sens.  

C’est ainsi que la France ira « du déclin au renouveau », selon l’expression employée jadis par le Général De Gaulle. Certes il y a beaucoup à faire pour  l’euro d’abord mais aussi pour fonder un nouveau pacte social », afin de réaliser cette « Alliance des productifs » qui est la clé du redressement. « 

Enoncer des enjeux conduit à préciser leur nature et les intérêts en cause. Notre grille d’analyse est celle d’une gauche vraiment républicaine d’abord au service du peuple français et de l’intérêt général mais aussi habitée par la volonté de réorienter l’Europe dans l’intérêt de ses nations et de ses peuples.

La désindustrialisation de la France est le résultat d’une globalisation marchande (marché mondial dont l’Europe n’est qu’une passoire) et financière (les marchés financiers). Le processus s’inscrit dans un nouveau rapport social émergent, à la fin des trente glorieuses, avec la montée du modèle néolibéral anglo-saxon (EU et Angleterre) qui entame la logique du système productiviste fordiste.

Ce nouveau paradigme des années 70 se conjugue avec l’idéologie néo-conservatrice (Thatcher, Reagan et Bush père et fils) qui nie la société (le lien social, la solidarité, etc.) et désactive la démocratie (le colloque du CERES sur la rupture démocratique en 1979, les analyse de Michel Foucault sur le néolibéralisme dans ses cours au collège de France en 1977).

Le basculement du modèle productiviste fordiste (contesté dans l’ambivalence du mouvement étudiant et écologique de la fin des années 60 et de la décennie 70) avec l’émergence au sein des classes dirigeantes d’une interrogation sur les fondements du système (rapport Mansholt sur l’épuisement des ressources naturelles en hydrocarbures et la perspective de la croissance zéro) et la remise en question simultanée du rôle de l’Etat dans la régulation de l’économie et du social (Etat moderne=Etat modeste) impacte aussi la gauche (le débat sur les deux cultures au sein du PS, les débats au sein de l’Union de la gauche ou entre les forces syndicales – avec le recentrage de la CFDT d’Edmond Maire…).

Cette vague néolibérale ( envahissement des marchés – école des anticipations rationnelles-théorie de l’individualisme méthodologique de Raymond Boudon – l’invention de l’homo-économicus et le mythe anthropologique d’un homme mû par ses seuls intérêts individuels aux antipodes des perspectives sociologiques d’un Durkeim ou ethnologique d’un Marcel Mauss, son disciple avec les théories du
don et de la réciprocité) envahit l’Europe (politique du TINA de Mme Thatcher) et le vieux continent (en France la parenthèse libérale qui marque aussi la fin d’une politique des filières industrielles autour de grands groupes publics industriels et financiers tels que décidée dans le projet socialiste pour la France rédigé par Jean-Pierre Chevènement –en Europe de l’Est et centrale, la fin du socialisme réel et le retour au marché..).

Une confusion gagne l’esprit des dirigeants socialistes :

 en France, la nécessaire politique de mutations industrielles du gouvernement Fabius marque aussi la liquidation

- d’une vision économique volontariste issue de la planification (le CERES d’avant l’exercice du pouvoir prônait le triptyque nationalisations-planification démocratique-contrôle ouvrier et insistait sur la dialectique entre le mouvement d’en haut et le mouvement d’en bas refusé dans les thèses pour l’autogestion du PS),

- d’un partage de la VA entre le Capital et le Travail sur les bases du compromis fordiste, de l’Etat social façonné par un siècle de conquêtes ouvrières…

En Europe, la période d’hégémonie politique social-démocrate est gâchée

- par une construction européenne construite autour du grand marché et de la monnaie unique qui ne tiendra jamais ses promesses d’une Europe sociale,

-   par la montée du blairisme

-   par les mutations à l’Est avec la réunification allemande et son jeu à part

-   par les espoirs déçus de la gauche française.

Dans ce contexte, les contradictions ne cessent de s’exacerber (perte de compétitivité prix avec l’euro cher et surévalué par rapport au dollar – délocalisations – tendance à l’inversion du partage de la VA entre le Capital et le Travail – émiettement du tissu productif – l’emploi, variable d’ajustement et chômage de masse – les services publics de proximité menacés, liquidés ou dénaturés).

Le délitement du lien social et son cortège d’incivilités, l’abstention massive aux élections intermédiaires, la grave crise intellectuelle et morale générée par le capitalisme financier et ses élites mondialisées parfois drapées dans une parure de gauche font des ravages auprès d’une opinion populaire trop souvent abusée pour ne pas être désabusée…

D’où la belle campagne de Jean-Pierre Chevènement en 2002 pour un retour en tous points à la République, d’où notre mobilisation significative contre le projet dudit TCE au référendum de 2005, d’où notre soutien à Ségolène Royal en 2007 sur la base de l’accord PS-MRC-PRG prévoyant une réorientation de l’Europe conforme en tous points à notre perspective d’alors, d’où notre posture actuelle qui fait suite à nos accords et désaccords avec le PS actés dans un document qu’il faut lire et relire car il fonde notre perspective d’un soutien à la majorité présidentielle les yeux ouverts…

Aujourd’hui, une majorité présidentielle entend présider aux destinées de notre peuple. Nous devons montrer la direction sans confusion entre les intérêts populaires et ceux de la finance, les intérêts nationaux et ceux des prédateurs prêts à sacrifier ce qu’il reste du modèle de l’Etat social européen et français (le programme du conseil national de la résistance) et d’une certaine idée républicaine de l’intérêt général.

C’est tout le sens de la réflexion autour du thème du jour que d’illustrer cette nécessaire   »alliance des productifs » pour le redressement du site de production France qui suppose la reconquête industrielle sans laquelle il n’est pas de création de richesses possible ( le mythe du libre échange facteur en soi de croissance a fait long feu). D’où l’impuissance d’une politique purement social-démocrate de redistribution en l’absence de croissance !

Je vous propose de présenter tour à tour

      
1°- les constats au travers notamment du fameux rapport Gallois – pour lequel je n’éprouve ni fascination, ni répulsion – en s’attachant au décrochage de notre industrie,        

2°- les perspectives du  pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi proposé par le gouvernement,

3° – l’autre enjeu – lié à ceux de la compétitivité et du redressement productif – d’un choix cohérent de financement de notre protection sociale.

Avant d’ouvrir ce débat dans cette assemblée citoyenne sur ces questions, nous avons le souci de clarifier ces enjeux sur lesquels une certaine gauche bobo aurait tendance à faire l’impasse au faux prétexte que la compétitivité serait intrinsèquement une idée de droite, l’industrie ringarde et polluante quand nous serions à l’âge du post-industriel et de l’adieu au prolétariat, la conception républicaine de l’intérêt général une illusion dénoncée de longue date.

 Pour notre part, nous ne joignons pas notre voix à ceux qui ignorent encore et toujours – dans le plus grand paradoxe et de concert avec les sociaux-libéraux et les libéraux pure souche – que de la défense de l’intérêt général au patriotisme économique,  il n’y a qu’un fil conducteur ; celui de la souveraineté populaire !

Pour assister au débat citoyen prévu en matinée, le samedi 12 janvier 2013 à Mont de Marsan, vous pouvez vous signaler en laissant un message sur ce blog. En cliquant sur notre bandeau : contacter pour une proposition ou une adhésion…On vous répondra tout de suite

Xavier DUMOULIN

Secrétaire de l’union régionale Aquitaine du Mouvement républicain et citoyen,

Président de la fédération des Landes et des Pyrénées Atlantiques du MRC

(1) La motion affirme la place du MRC comme boussole républicaine pour la gauche et pour la France.

 Elle précise l’origine du projet politique du mouvement à partir des grands repères qui jalonnent les dernières décennies (notamment parenthèse libérale, guerre du Golfe, Maastricht, campagne de 2002, référendum sur le TC, élections présidentielles de 2007 et 2012).

 Le MRC affiche ainsi toute la pertinence de son logiciel républicain autour de six axes majeurs :

 -L’Europe ne peut se construire qu’en s’appuyant sur des peuples souverains;

- Le peuple français peut se rassembler autour de l’intérêt général;

 - L’Etat républicain est le garant de l’égalité des citoyens;

 - L’industrie est la base de notre richesse collective;

 - Notre pays a besoin de recherche, c’est à dire de science et de rationalité;

 - L’école de la République est le socle de la France de demain.

 Pour accomplir son projet, la gauche a besoin d’une refondation républicaine à laquelle le MRC peut apporter une contribution décisive au travers de sa capacité d’analyse et d’action. Le MRC veut participer au mouvement des idées, être présent dans la vie économique et sociale, avoir une audience internationale, être actif au Parlement au travers de ses quatre parlementaires, élargir le champ de ses interventions (santé, protection sociale), promouvoir et former de nouvelles générations de militants, faire connaître ses idées dans les partis de gauche et préparer les échéances à venir.

 La motion conclut ainsi : « Notre boussole est la République. Notre rôle ne consiste pas à réciter un bréviaire républicain mais de faire avancer par la pertinence de nos analyses la conscience de la gauche et du pays tout entier. Tâche exigeante. mais c’est seulement si nous nous en montrons capables que nous pourrons être nous-mêmes la boussole républicaine de la gauche et de la France. »

Alliés (et non ralliés), les citoyens du mouvement républicain soutiennent ainsi la majorité présidentielle « les yeux ouverts ».

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XD : Face à la démission de nos élites, vous en appelez à la réappropriation par la gauche des valeurs républicaines et vous en appelez aussi à un accord de peuple à peuple entre la France et l’Allemagne.

Jean-Pierre Chevènement : Je pense que les peuples ne se laissent pas facilement déposséder de leur souveraineté. Même une fois faite sa réunification, l’Allemagne est très attentive à travers la Cour constitutionnelle de Karlsruhe à ce que les décisions ne soient pas prises en contradiction avec  sa constitution et ses intérêts fondamentaux. Donc l’Allemagne défend ses intérêts nationaux, il faut en avoir tout à fait conscience. Le rapport de forces en Europe a changé.

Nous ne sommes plus à l’époque où la France dominait l’Europe – ce qui était encore vrai au début des années 80 -, l’Allemagne était alors divisée, c’était la guerre froide. Aujourd’hui, l’Allemagne est réunifiée. La guerre froide, elle est pour toujours derrière nous. L’europe elle-même, s’est élargie aux pays de l’Est, l’Allemagne étant une puissance centrale. Donc aujourd’hui le numéro 1 en Europe comme disait le chancelier Kohl c’est l’Allemagne. Elle le fait sentir, elle défend ses intérêts.

Le pacte de compétitivité Merkel-Sarkosy – je ne sais d’ailleurs pas pourquoi Monsieur Sarkosy a cru bon d’endosser ce pacte de compétitivité – c’est une certaine conception du gouvernement allemand actuel de l’avenir de l’Europe. Une politique d’austérité à perte de vue, l’interdiction des déficits budgétaires dans la constitution, le recul automatique de l’âge du droit à la retraite, le décrochage salarial, partout des plans de rigueur – pas seulement dans les pays d’Europe du Sud mais même en Italie, même en France, même en Allemagne!

Donc une perspective très différente de la perspective américaine qui est une sortie de la crise par le haut, par la croissance et aussi par la planche à billet. Mais la politique de la banque centrale européenne est tout à fait différente de la Federal Reserve Bank, de la banque centrale américaine. Pourquoi avoir fait ce choix?…

Je pense que le seul pays aujourd’hui qui peut faire entendre raison à l’Allemagne – parce que je crois que c’est la voie de la raison – c’est la France, s’appuyant autant que possible sur les autres. Mais il y a un mûrissement des consciences qui est nécessaire et je pense que c’est à cela que servent les débats électoraux… Il va y avoir des élections générales en France, en Allemagne et en Italie en 2012, 2013. Donc, c’est quand même l’occasion de tordre le bâton dans l’autre sens comme disait Lénine!

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