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Mon rêve est celui du Tao Te King, selon Lao Tseu

Créé par le 24 déc 2012 | Dans : Le Che

« Mon rêve est celui du Tao Te King, selon Lao Tseu :

« Il agit sans rien faire

Et enseigne sans rien dire

Les choses apparaissent et il les laisse venir

Les choses disparaissent et il les laisse partir

Il a, mais ne possède pas

Agit mais n’attend rien

Son œuvre accomplie, il l’oublie

C’est pourquoi elle dure toujours. »

Je vous lègue ce dernier distique. Il vous demande une rude tâche.

Soyez fidèles au peuple, c’est-à-dire aux simples gens,

À la France, terre de liberté, d’où un «cavalier français – Descartes – partit un jour d’un si bon pas»,

Liberté qui donne le caractère et non le laisser aller,

Pays de citoyens où la République est exigence ou bien n’est pas.

Bon courage, chers camarades.

Je ne m’effacerai pas tout à fait, me réservant de parler si possible à bon escient. »

Jean-Pierre Chevènement le 16 décembre 2012 devant les congressistes du MRC au Tapis rouge – 10° arrondissement de Paris

 

Des mots à méditer…

Créé par le 20 déc 2012 | Dans : a-Fédérations MRC d'Aquitaine

Chers camarades, chers amis,

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai accueilli dimanche matin ces mots du président d’honneur du MRC qui n’a cessé de faire appel à notre intelligence et de stimuler notre courage, toujours confiant en nos capacités même contre les vents mauvais…

« Mon rêve est celui du Tao Te King, selon Lao Tseu :

« Il agit sans rien faire

Et enseigne sans rien dire

Les choses apparaissent et il les laisse venir

Les choses disparaissent et il les laisse partir

Il a, mais ne possède pas

Agit mais n’attend rien

Son œuvre accomplie, il l’oublie

C’est pourquoi elle dure toujours. »

Je vous lègue ce dernier distique. Il vous demande une rude tâche.

Soyez fidèles au peuple, c’est-à-dire aux simples gens,

À la France, terre de liberté, d’où un «cavalier français – Descartes – partit un jour d’un si bon pas»,

Liberté qui donne le caractère et non le laisser aller,

Pays de citoyens où la République est exigence ou bien n’est pas.

Bon courage, chers camarades.

Je ne m’effacerai pas tout à fait, me réservant de parler si possible à bon escient. »

 

Vous trouverez l’intégralité de son discours sur son blog.

 En toute sympathie socialiste et républicaine

Xavier

http://www.chevenement.fr/Le-MRC-est-plus-qu-un-parti-politique_a1454.html?preaction=nl&id=18484378&idnl=127087&

« Le MRC est plus qu’un parti politique »

Créé par le 20 déc 2012 | Dans : Non classé

Discours de Jean-Pierre Chevènement lors du Congrès de Paris du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 16 décembre 2012.

Chers camarades, Le MRC est plus qu’un parti politique. C’est d’abord un courant d’idées ancré dans 40 ans d’histoire politique française depuis le Congrès d’Epinay en 1971. C’est un superbe logiciel, rarement pris en défaut. Bref, c’est une boussole, indispensable à la gauche et à la France car il n’y a pas de cap pour qui ne connaît pas le port.

Quelle capacité avons-nous d’influer dans la vie politique française ?

D’abord parler le langage de la vérité qui, par principe, est celui de l’intérêt général. Combattre la facilité, celle du mensonge triomphant qu’ânonnent ceux qui se soumettent par principe aux puissants. Être libres, être citoyens, être Français, c’est-à-dire hommes et femmes de caractère, francs comme l’est le nom de notre pays. Nous devons retrouver la « grande vue », la vue générale, qui nous permettra de sortir la France de l’ornière.

Depuis la fin du communisme et le choix fait par la Chine du marché mondial, la France et l’Europe ont perdu la rente de situation sur laquelle elles avaient vécu depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. À la faveur de la globalisation libérale, de nouvelles puissances ont émergé, quelquefois milliardaires en hommes, qui maîtrisent la technologie, développent une croissance rapide et montrent une ambition conquérante.

Face à ce renversement du monde, les nations européennes, particulièrement la France, doutent d’elles-mêmes. Elles ont fait, il y a trente ans, derrière les États-Unis, le choix d’un néolibéralisme qui les vide de leur substance industrielle. Il est temps de réagir, de rétablir des règles du jeu équilibrées en matière commerciale et monétaire, de remobiliser les atouts de la France. C’est possible. Il n’y a pas de raison que l’Allemagne excelle et que la France périclite. Le rapport Gallois nous dit que la cote d’alerte est atteinte. Sur la base de ce constat et des propositions du rapport Gallois, le gouvernement et François Hollande ont fait un choix stratégique clair : la reconquête de la compétitivité conditionne la réindustrialisation de la France et le retour à l’emploi.

  Le chemin a été ouvert. Il faut s’y engager pleinement, mobiliser le pays. C’est le rôle de la gauche d’abord et, en son sein, de notre parti, le MRC, qui se veut la « boussole républicaine » de la majorité mais aussi du pays tout entier. Car c’est aussi le rôle de toutes les forces vives, de tous ceux pour lesquels le mot « patriotisme » a gardé un sens.

C’est ainsi que la France ira « du déclin au renouveau », selon l’expression employée jadis par le Général De Gaulle.

Certes il y a beaucoup à faire pour repenser l’euro d’abord mais aussi pour fonder un nouveau « pacte social », afin de réaliser cette « Alliance des productifs » qui est la clé du redressement.

La France est un grand pays au cœur de l’Europe. Ouverte sur le grand large et vers le monde, mais pays méditerranéen aussi, tourné vers le monde arabe et vers l’Afrique. Elle doit appuyer son renouveau sur l’essor des pays émergents : la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, l’Algérie, le Maroc, l’Afrique mais aussi la Turquie et demain l’Iran quand celui-ci aura accepté le protocole additionnel de l’AIEA, en échange de la levée des sanctions.

Où sommes-nous dans la majorité présidentielle ?

Nous soutenons François Hollande et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Nous ne les soutenons pas les yeux fermés. Ils connaissent nos analyses. Nous n’en faisons pas mystère. Elles s’expriment d’ailleurs rationnellement, de façon argumentée. Nous apportons une contribution précieuse à la majorité présidentielle. Nous voulons en effet sa réussite parce qu’elle est celle de la France.

Cinq ans nous séparent des échéances de mai 2017. Ne gâchons pas tout ce temps.

Rassemblons les Français sans sectarisme sur l’essentiel. Je suis persuadé que les communistes n’ont pas oublié ce que signifie le mot production et je suis convaincu aussi qu’il est des hommes et des femmes venus de l’autre rive qui peuvent comprendre ce que signifie l’intérêt national, dès lors qu’on cesse d’ânonner le bréviaire européiste et libéral.

Pour réorienter l’Europe, il faut rompre avec la rigidité d’une monnaie unique qui a d’emblée méconnu la spécificité et l’hétérogénéité des nations. Il faut remettre la charrue derrière les bœufs et refonder l’Europe, non dans la coercition, mais dans la politique.

Comme l’a dit Joschka Fischer, Madame Merkel ne peut pas prendre la responsabilité de faire apparaître l’Allemagne, pour la troisième fois en l’espace d’un siècle, comme le pays qui conduit l’Europe au naufrage. Ayons avec l’Allemagne une bonne et franche discussion. Nous lui proposons « l’union solidaire ». Mais l’Allemagne ne veut pas payer au-delà d’une certaine limite. L’Allemagne défend en principe la responsabilité des États.  Elle a raison jusqu’à un certain point. Mais si c’était le système européen, tel qu’il a été conçu, qui conduisait à des distorsions insoutenables ? N’est-il pas possible de le corriger ? de rétablir des amortisseurs tenant compte de la compétitivité relative de chaque pays ?

J’ai la conviction que nous pouvons être « le sel de la terre » à condition de présenter nos vues de manière positive, en nous appuyant sur la marche des événements.

Bien sûr, il y a des choix politiques à faire. Pour ce qui nous concerne nous n’acceptons pas le fameux grand saut fédéral qui serait aujourd’hui un saut dans le vide, dans cette Europe « post-démocratique » dont a parlé Jurgen Habermas. Un livre, récemment primé, est intitulé « Le passage à l’Europe ». Nous n’acceptons pas que ce passage soit payé du sacrifice de la France et de la fin de la démocratie.

J’ai un peu réfléchi sur l’avenir du MRC dans l’actuelle majorité. Souvenez-vous que nous valons par la qualité de notre logiciel. La Fondation de recherche Res Publica que j’anime par ailleurs est un précieux outil de réflexion.

Pour ma part, je sais que le Président d’Honneur est destiné à s’effacer. Je me réjouis de voir la troïka constituée autour de notre Président, Jean-Luc Laurent, avec nos deux autres parlementaires, également vice-présidents. Ils constituent la direction effective du Mouvement.

Mon rêve est celui du Tao Te King, selon Lao Tseu :

« Il agit sans rien faire
   Et enseigne sans rien dire
   Les choses apparaissent et il les laisse venir
   Les choses disparaissent et il les laisse partir
   Il a, mais ne possède pas
   Agit mais n’attend rien
   Son œuvre accomplie, il l’oublie
   C’est pourquoi elle dure toujours. »

Je vous lègue ce dernier distique. Il vous demande une rude tâche.

Soyez fidèles au peuple, c’est-à-dire aux simples gens,
À la France, terre de liberté, d’où un « cavalier français – Descartes – partit un jour d’un si bon pas »,
Liberté qui donne le caractère et non le laisser aller,
Pays de citoyens où la République est exigence ou bien n’est pas.

Bon courage, chers camarades.
Je ne m’effacerai pas tout à fait, me réservant de parler si possible à bon escient.

Rédigé par Chevenement.fr le Mercredi 19 Décembre 2012 à 19:27 sur son blog

Il est urgent de mettre en œuvre une véritable pédagogie de la laïcité

Créé par le 20 déc 2010 | Dans : Articles de fond, Education

Pourquoi la laïcité républicaine éprouve-t-elle aujourd’hui tant de difficultés à se faire respecter dans les différents espaces publics ? Pourquoi notre République semble-t-elle désormais contrainte à garantir ce respect en multipliant les lois d’interdiction ? Pourquoi ce même respect de la laïcité doit-il être défendu par des décisions de justice, comme dans l’affaire récente de la crèche de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) ? La question de la laïcité ressemble de plus en plus à une nouvelle version de la « guerre des deux France ». L’Etat républicain semble en effet entraîné malgré lui dans une logique d’affrontement avec une forme de guérilla fondamentaliste qui pratique la provocation, le harcèlement, la pression diffuse et multiforme, en testant sans relâche les défenses de la laïcité.

Ce n’est pas l’ensemble des musulmans de France qui est entré dans cette contestation ouverte de la laïcité, mais une minorité active d’entre eux pour laquelle cette laïcité n’est qu’une idéologie concurrente de la leur, et contre laquelle, à ce titre, il leur paraît légitime de faire valoir leur droit à la différence.

Or, c’est bien là que le bât blesse. Là que la responsabilité de la République doit être désignée. Comment se fait-il qu’elle laisse se développer autant sur son territoire cette conviction que la laïcité n’est qu’une idéologie parmi d’autres ? Comment donc ceux qui nous gouvernent n’ont-ils pas prévu que dans une société de plus en plus multiculturelle, où prévalent l’affirmation de soi et la revendication de sa différence, le principe laïque rencontrerait des contestations toujours plus importantes ? Il aurait fallu renforcer dans des proportions considérables le travail d’explication des fondements de cette laïcité, et expliquer aussi qu’elle seule permet justement à une société multiculturelle de ne pas se diviser en communautés séparées. Mais comment faire comprendre que la laïcité n’est pas une vieille lune idéologique française, mais un principe universel de cohésion sociale, qui permet à tous de vivre ensemble au lieu de demeurer dans une simple relation de coexistence ?

La réponse légale ne suffit pas. Il faut une pédagogie de la laïcité, parce qu’il faut former des consciences laïques. Il faut que la laïcité devienne une vertu citoyenne en plus d’un principe politique – une vertu pour que le principe ait des chances de se faire valoir autrement que par la loi. En quel sens, cependant, entendre cette vertu ou conscience laïque ?

Se souvenir de ce qu’on appelle aussi « être laïque » est l’occasion de rappeler qu’avant d’être un principe politique, la laïcité est une « position de conscience » : est laïque la conscience critique ou conscience libre, c’est-à-dire capable de prendre la distance du doute et de la remise en question vis-à-vis de toutes les convictions, vérités, visions du monde, qui la sollicitent. En ce sens, Socrate était laïque, parce qu’il disait « je ne sais qu’une seule chose, c’est que je ne sais rien ». Descartes était laïque, parce que avant de dire « je pense, donc je suis », il disait « je doute, donc je suis ». Averroès (philosophe musulman 1126-1198) était laïque, parce que, dans son Traité décisif, il disait que la loi religieuse devait être soumise à l’examen de la raison. Lao-tseu était laïque, parce que le tao commence par dire qu’une voie de sagesse n’est jamais la Voie par excellence. La laïcité politique ou neutralité de l’Etat est simplement l’objectivation de cette position critique de la conscience qui est valorisée dans toutes les cultures pour sa capacité à se « neutraliser » elle-même afin d’interroger librement les vérités qui circulent parmi les hommes.

Or la situation que nous avons évoquée au départ est née de ce que la République n’a pas investi assez de moyens dans la formation de telles consciences laïques, c’est-à-dire critiques et libres. C’est la raison profonde pour laquelle l’Etat en est réduit à imposer la laïcité par la force de la loi et du tribunal. Le principe de laïcité est resté trop extérieur pour un certain nombre de consciences : il est demeuré une exigence abstraite et étrangère à l’univers mental et éthique de l’individu. Par conséquent, c’est cette relation d’extériorité entre le principe laïque et les consciences que nous devons travailler maintenant à réduire. Il faut que la laïcité soit comprise et admise par les individus, au lieu de leur être seulement imposée d’en haut.

C’est la nouvelle période historique dans laquelle doit entrer notre laïcité française. La période où le principe politique ferait l’objet d’une véritable intériorisation par les citoyens. Nous devons passer de l’âge politique à l’âge éthique de la laïcité – ce qui doit s’entendre bien entendu dans une logique de complémentarité entre les deux ; il ne s’agit pas de substituer l’éthique au politique. Quel est, en effet, le privilège de cette conscience laïque ?

Elle seule peut adhérer pleinement et d’elle-même au principe politique de laïcité. Car le principe politique hors d’elle rencontre le principe éthique en elle. Une conscience laïque comprend par elle-même, grâce à ce qu’elle est elle-même, que ce principe politique est la condition nécessaire du vivre ensemble. Il y a pour elle correspondance et harmonie entre la pratique de soi – la capacité à relativiser ses propres convictions – et la pratique sociale – le vivre-ensemble fondé sur le dialogue, le compromis, la capacité de comprendre que pour être compris d’autrui on ne peut pas laisser simplement libre cours à l’expression de sa propre identité.

Si notre République ne fait pas cet effort de former des consciences laïques, elle s’expose à rencontrer encore et encore le même adversaire, auquel elle donnera sans arrêt de nouvelles forces : en l’occurrence ce fondamentalisme islamique qui précisément ne veut pas négocier ses propres convictions, et qui les revendiquera de façon toujours plus radicale dès lors qu’il ne trouvera en face de lui que la réponse répressive. Mais la loi du plus fort n’est la loi que tant qu’on reste le plus fort, disait Pascal…

Si en France un effort de pédagogie laïque n’est pas conduit à la hauteur qui est aujourd’hui nécessaire, que peut-il se passer ? La pente naturelle des sociétés multiculturelles est de voir se former des communautés distinctes qui s’éloignent les unes des autres, et des consciences qui n’ont bientôt plus d’autre souci que d’affirmer leur propre différence.

Dans une telle société, l’exigence politique de laïcité risque de se heurter de plus en plus à l’incompréhension et à l’hostilité. Des individus qui n’auraient comme conscience de soi que le « droit à la différence » ne comprendraient plus du tout la loi laïque qui impose des limites à l’expression de ce droit, la jugeant absolument contraire à leur liberté. Le divorce latent entre la société multiculturelle et l’Etat laïque serait alors consommé.

Voilà à quoi nous expose le retard que nous prenons à former des consciences laïques. Un face-à-face ou dialogue de sourds aggravé entre l’Etat et les consciences. Et si ces consciences non laïques se multiplient comme elles le font actuellement faute de pédagogie, combien de temps encore la loi et le principe de l’Etat laïque auront-ils la force de s’imposer ? Combien de consciences en nombre suffisant continueront de la défendre en comprenant sa légitimité ?

Abdennour Bidar, professeur de philosophie à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes).

Article paru dans l’édition du Monde du 21/12/10

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