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La gauche française encore et toujours à la recherche d’un nouveau souffle…

Créé par le 24 mai 2019 | Dans : a2-Blog-notes politique de Xavier Dumoulin

la gauche française toujours en quête de sa révolution culturelle

Retour sur notre billet qui précédait les primaires de la gauche en 2016!!!

Le début de l’article daté est reproduit en bas de page pour ne pas alourdir le texte ci-dessous.*

La pensée Mao Tsé-toung constituait un vrai marqueur de ces années soixante-dix en France et en Europe. Auprès d’une jeunesse « aventuriste » à la recherche d’exotisme et de renouveau idéologique, cette grande révolution culturelle prolétarienne mythique fournissait, avec la révolution cubaine de Fidel et du Che, un exemple vivant d’une régénération révolutionnaire dans cet Occident enlisé dans ce plat réformisme des PC occidentaux, engoncés dans une posture accommodante avec l’ordre existant depuis le partage du monde en deux blocs. D’où le rayonnement du modèle chinois auprès des non-alignés, précédant cet espoir trahi d’une perspective nouvelle de cette voie chinoise. Lire la suite »

Quand ceux d’en bas rallument la flamme de la nation souveraine…

Créé par le 03 déc 2018 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

Derrière les gilets jaunes, se sont des millions de Français qui poussent un cri de colère, refusant ce monde d’injustice et de mépris qui n’assure plus d’avenir aux couches populaires, celles-là mêmes qui ne bouclent même plus leur fin de mois. Ce mouvement de masse digne,  spontané et déterminé des gilets jaunes, à l’opposé des violences provocatrices qui voudraient le disqualifier, nous rend la fierté d’être Français! Et appelle à une révision de fond des politiques publiques, en commençant par la redistribution des revenus. Pour huit Français sur dix, ce mouvement populaire jouit d’une vraie légitimité quand il reste au cœur de la question sociale. Lire la suite »

« La République n’a pas de concessions à faire à l’ethnicisme » : Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro, samedi 9 décembre 2017, propos recueillis par Alexandre Devecchio.

Créé par le 09 déc 2017 | Dans : Articles de fond, Blog du Che, Projet politique

 A lire aussi sur le blog citoyen

« Une vie violente », un film pédagogique sur la violence terroriste à voir sur le grand écran

Créé par le 18 août 2017 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin |

une vie violente« Un film incandescent au cœur de la chaudière nationaliste corse » titrait Jacky Goldberg dans sa critique du 23 mai dernier pour les Inrockuptibles à l’occasion de la semaine de la critique 2017. Notre cher critique talentueux compare ce second long métrage de Thierry de Peretti à « une tragédie grecque, avec son héros romantique et fataliste qui fonce droit dans la gueule du loup (pour venger ses copains assassinés), avec ses pythies attablées annonçant la catastrophe (superbe scène), avec enfin son attention extrême portée aux mots, à leur poids, à leur poésie. »
 
En ce moment de tragédies terroristes qui touchent l’Espagne, avec son cortège de victimes à Barcelone et à Cambrils, on est d’autant plus enclin à dénoncer cette violence aveugle qui  frappe sous tous les faux prétextes et, au-delà des victimes et de leurs proches, meurtrissent les cœurs de toutes ces communautés de citoyens solidaires attachées aux valeurs démocratiques et au respect des droits humains les plus élémentaires. Cette Espagne qui a déjà payé un si lourd tribut dans son histoire avant la chute du franquisme et, dans les dernières décennies, notamment la première du siècle, est rattrapée à nouveau par cette peste noire du terrorisme aveugle. A présent au nom de Daesh, hier de Al-Quaida ou de  l’ETA.
 
« Une vie violente » rentre de plein fouet dans cette machination infernale du crime quand la confusion entre militantisme indépendantiste du FLNC et mafia trouve à s’exprimer dans les exécutions sommaires et les règlements de compte avec la lâche complicité d’élus conduisant ce double jeu envers les institutions démocratiques au sein desquelles le poids des indépendantistes fragilise la république.
 
Inspirée de la mort de Nicolas Montigny le réalisateur met en scène Stéphane (Jean Michelangeli ), jeune bastiai qui se livre au traffic des armes dans un engagement au sein d’un mouvement indépendantiste radical se prétendant révolutionnaire de gauche. Avec son groupe d’amis il se trouve embarqué dans une sale logique de vendetta meurtrière que les protagonistes de l’action violente paieront de leur propre vie. « Le film souligne notamment le jeu de dupes dont furent victimes bon nombre d’activistes, exécutant, parfois jusqu’à l’assassinat commandité, les consignes des têtes pensantes, qui jouaient double jeu avec certains représentants de l’Etat central » souligne Mathieu Macheret dans sa critique du Monde du 23 mai.
 
Ce film d’une qualité cinématographique vraiment intéressante et, depuis la semaine passée, diffusé en salle,  mérite d’être vu. Il renvoie aussi au traitement du dossier Corse dans les dernières années du siècle précédent sous la mandature de Lionel Jospin. Ce dernier cédait, sous la pression d’une fraction  des élus insulaires qui avaient l’oreille attentive de son chef de cabinet, à la facilité de l’octroi d’un statut ultra-marin, sous condition de référendum remis à une date ultérieure, dans l’île de beauté. Fort heureusement celui-ci exprima le rejet d’une dérive autonomiste en 2004 grâce à l’action vigoureuse des républicains rangés derrière Emile Zuccarelli, cet ancien ministre démissionnaire de Lionel Jospin du temps de la gauche plurielle. Cette période qui devait conduire Jean-Pierre Chevènement, Ministre de l’Intérieur, à démissionner à son tour dans un conflit houleux entre la place Beauvau et Matignon. Nous sommes juste après le meurtre du préfet Erignac et l’affaire dite des paillotes qui servit de prétexte à la destitution du préfet Bonnet, son successeur. 
 
Le locataire de Matignon oublie alors sa parole et finit par arbitrer au bénéfice des lobbies autonomistes, lâchant sur l’essentiel. Quand le ministre de l’Intérieur souhaitait renforcer le développement de l’île tout en faisant évoluer son statut dans le cadre constitutionnel de la France, le chef du gouvernement de cohabitation octroyait tout de go des compétences législatives à l’assemblée de Corse, négociant ainsi sans préalable d’arrêt des violences en cette période de redoublement criminel qui fait l’arrière plan du film de cette « vie de violence ».
 
 
On retrouvera tous ces éléments sur la politique insulaire dans les écrits de deux protagonistes aux postures opposées. Ceux d’Olivier Schrameck, le chef du cabinet du Premier ministre, inspirateur des accords de renoncements, ratifiés par Jospin, qui pousseront le ministre de l’Intérieur à la démission. Ce dernier livre dans ses ouvrages sa vérité sur ce dossier. Nous recommandons ainsi tout particulièrement deux lectures aux positions totalement opposées sur la gestion du dossier Corse: « Matignon Rive gauche 1997-2001″ (au Seuil octobre 2001) par O.Schrameck et « Défis républicains par Jean-Pierre Chevènement ( chez fayard, 2004);
 
Ces lectures offrent un complément substantiel pour une analyse factuelle par delà l’émotion générée par ce film recommandé d’une qualité esthétique et pédagogique certaine .
  
 
Xavier DUMOULIN
 "La République n'a pas de concessions à faire à l'ethnicisme"
Le Figaro: Les nationalistes corses sont arrivés largement en tête lors du premier tour des élections territoriales sur l’Ile de Beauté. Comment expliquez-vous ce résultat?
Jean-Pierre Chevènement:
Je ne suis nullement surpris par le résultat des élections en Corse. La montée du nationalisme corse est le résultat de démissions successives de tous les gouvernements de droite et de gauche depuis une quarantaine d’années. C’est Valéry Giscard d’Estaing qui a créé l’université de Corte qui est devenue la matrice et le fief du nationalisme corse. La gauche a accordé à la Corse son premier statut et si ce n’avait été l’intervention du conseil constitutionnel, elle aurait reconnu la notion de «peuple corse». J’ai moi-même quitté le gouvernement pour ne pas entériner un transfert de pouvoir législatif à l’Assemblée de Corse. C’était en l’an 2000 et pourtant j’avais accepté que, contre tous les engagements antérieurs, le gouvernement abandonne la renonciation préalable à la violence qu’il exigeait des nationalistes. C’est ainsi que s’est ouvert le processus dit de «Matignon». Je fais également observer que l’Etat français s’est assis sur le référendum de 2003. Les Corses avaient pourtant rejeté la fusion des deux départements. Ils voulaient garder un découpage territorial qui les rapprochait de la France continentale et n’acceptaient pas d’être transformés en territoire d’Outre-mer bis avec une collectivité unique. Le législateur, sous le précédent Président de la République, a fait fi des résultats de ce référendum. En 2003, toutes les forces politiques de droite et de gauche, ainsi que les nationalistes, voulaient la collectivité unique. Ne s’y opposaient que les radicaux de gauche, le PCF et moi-même. Les électeurs corses nous ont alors donné raison mais, en 2014, le Parlement leur a imposé la collectivité unique. Beau déni de démocratie!
 
Marine Le Pen, avec un programme qui se revendiquait souverainiste, est arrivée en tête au premier tour des présidentielles en Corse. Le vote nationaliste est-il un vote anti-France ou au contraire un signal d’alarme civilisationnel envoyé au continent?
Il s’agit d’abord d’un rejet des clans qu’ils soient de gauche ou de droite. La gauche dominait le Nord avec la dynastie Giacobbi et Paul Giacobbi sur le destin duquel je ne vais pas épiloguer (ndlr: il a été condamné à trois ans de prison ferme pour détournement de fonds publics). Au Sud et à droite, c’est le clan Rocca Serra qui régnait depuis 1962. Ces clans ont fait l’objet d’un réflexe «dégagiste» qui s’est traduit aux présidentielles par un vote Marine Le Pen. Il faut observer que moins d’un quart des électeurs corses inscrits ont voté pour les listes nationalistes. Le taux d’abstention, qui s’élève à près de 50%, est massif. Nous allons voir ce que nous verrons, mais moi qui connait les oiseaux, je conseille au gouvernement une grande vigilance. Je ne pense pas qu’on puisse satisfaire la revendication de la co-officialité de la langue corse. Cela voudrait dire une politique d’exclusion à l’égard de tous les continentaux. Je l’ai observé quand j’étais ministre de l’Education nationale lorsque tous les agrégés et certifiés d’origine continentale ont été renvoyés dans leur «douar» d’origine. Je pense qu’on a accordé aux nationalistes tout ce qu’ils demandaient en matière d’aménagement du territoire. Les Corses se plaignent de la spéculation, mais ce sont les élus locaux, soumis aux pressions que nous savons, qui octroient les permis de construire. En Corse, on n’est pas libre de s’exprimer. Déroger à la doxa ou aux oukases nationalistes, c’est prendre le risque de passer un mauvais quart d’heure. Il faut maintenant tenir compte du résultat de l’élection. Je suis un démocrate, mais je n’augure rien de bon de ce qui suivra. C’est pourquoi j’attends du gouvernement de la République française qu’il reste ferme sur ses principes: la République n’a pas de concessions à faire à l’ «ethnicisme». D’autant que ce type de revendication peut se révéler contagieux.
La situation est-elle comparable à celle de la Catalogne? Lire la suite »

Vu dans Le Monde : Comment fait-on pour dresser un cheval ? Par Sylvie Chayette et Joséfa Lopez

Créé par le 02 déc 2017 | Dans : Vive le blog citoyen

 

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A cheval sur les principes… d’un art de vivre et de penser en toutes libertés! Lettres dédiées à Hippone qui s’est endormie ce dimanche 26 mars pour un monde où les hommes et les chevaux sont toujours des amis…

Le Mérens, « prince noir d’Ariège » mais cheval populaire

 http://www.lemonde.fr/equitation/video/2017/12/01/comment-fait-on-pour-dresser-un-cheval_5223146_1616658.html

Du pouvoir de domination aux violences sexuelles : l’abus de pouvoir dénoncé par la romancière Christine Angot

Créé par le 18 oct 2017 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

 Guillaume Erner recevait hier, dans son émission Les matins de France-Culture, l’écrivaine Christine Angot, venue parler des violences sexuelles. L’animateur de l’émission introduit son sujet précisant que « dans une société dominée par les hommes, pleine de faux préjugés culpabilisants pour les victimes et informée par une presse en crise ne pouvant se permettre ni de lancer des accusations juridiquement bancales ni d’investir dans les longues enquêtes nécessaires pour les étayer, ce moment est à la fois rare et opportun ».

Ce temps autorise en effet au travers des  « turpitudes sexuelles des uns et des compromissions morales des autres » de mettre à jour « une réalité sociale, politique, légale et médiatique que beaucoup se refusent à voir en temps normal ».

Cette réalité des violences sexuelles que les Françaises vivent mais que les Français connaissent mal, était ainsi abordée par la romancière Christine Angot.

« On vit une période de séparation des hommes et des femmes, dans tous les domaines, et je ne pense pas qu’il faille l’accentuer en disant que les hommes sont des porcs et les femmes des victimes. Je pense que ces nouvelles assignations ne sont pas justes. Les hommes et les femmes sont humains. En revanche ces humains hommes et femmes vivent tous sous un régime de pouvoir, et ceux qui en jouissent, homme ou femme, ont une sérieuse tendance à en abuser. Donc là, on est dans l’abus de pouvoir, et c’est ça ce qui se passe. Et pourquoi la parole contre l’abus de pouvoir est difficile ? Ce n’est pas de parler, mais c’est de se dégager d’un pouvoir… »

Je conseille particulièrement l’écoute du podcast sur  Les matins de France-Culture. Le ton libre et l’esprit ouvert de l’écrivaine donne un abord ferme et subtile de ces abus de pouvoir et de ces violences, liant entre eux ces phénomènes médiatisés autour des crimes et délits sexuels dont est accusé le producteur américain de cinéma Harvey Weinstein. https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/christine-angot-programmes-scolaires

Le propos reste toujours équilibré et la critique systémique se refuse à la caricature car la prédation sexuelle qui violente en majeure partie les femmes n’est pas le seul fait des hommes dans une société de domination et les hommes ne sont pas tous des porcs. Ces réflexions sur la violence du pouvoir et de la domination font une juste part à la pluralité factorielle sans tomber dans la stigmatisation et la victimisation.

En écoutant Christine Angot nous approchons avec plus de pertinence ces réalités auxquelles, en tant qu’humain des deux sexes, nous sommes potentiellement confrontés dans un monde de violences symboliques, morales ou physiques qui excuse les comportements prédateurs, réduisant la victime du « charme du pouvoir » à un trophée ou un butin, . Nous sommes en pleine déshumanisation des relations sociales avec cette jouissance de pouvoir faire ce que dicte l’esprit de domination quant il s’agit de prendre le pouvoir sur les autres au lieu de faire humanité et de considérer la singularité de chacun pour sortir de la sotte hiérarchie d’une société couchée devant le pouvoir et qui, paradoxalement s’en indigne… La fascination du pouvoir, les transgressions et les rivalités qui l’accompagnent sont-elles incontournables? 

Xavier DUMOULIN

 

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