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Notre entretien avec Georges Sarre, ancien ministre et dirigeant du MRC, en exclusivité pour le blog citoyen, socialiste et républicain

Créé par le 27 juin 2008 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, a3-Civisme, citoyenneté et militance, a5-Les entretiens du blog citoyen, Débats autour de la refondation de la gauche

georgessarre.bmpX D : Dans cette dernière période, vous avez eu un rôle clef dans l’animation de ce mouvement politique. Peut-on considérer aujourd’hui - au regard des idées sur lesquelles nous nous sommes battus ces dernières années, notamment depuis Maastricht et la première guerre du Golfe – que ces idées ont avancé et que le MRC est un vecteur de renouveau ?

Georges Sarre : Tout d’abord je dirais que l’évolution du PS, évolution vers plus de libéralisme, c’est en 1983 avec la question monétaire qui a été tranchée par François Mitterrand. C’était le serpent (monétaire)  et ( ou bien ) on poursuivait dedans – et donc on savait que l’économie française souffrirait – ou bien on sortait du serpent et c’était une politique autre qui aurait été pratiquée. Le premier tournant important est celui-ci. Il y aura bien sûr après, comme vous l’avez dit, Maastricht, le référendum en mai 2005, tout cela n’a fait évidemment que fatiguer la gauche. Car la gauche aujourd’hui est – je ne dirais pas en crise – mais traverse une période d’hésitations, de reculs, de tensions tout à fait exceptionnelle. Ce matin, un camarade disait à la tribune  » Au parti communiste, il n’y a plus de discipline, chacun fait à peu près ce qu’il veut ! « . J’ai l’impression qu’il n’y a pas qu’au parti communiste !

Donc ce qui est important, aujourd’hui, avec le congrès du MRC, c’est de travailler à une vraie refondation et à quelque chose qui sera mieux qu’un rebond. C »est à dire faire ce que les hommes ( du mouvement ouvrier tentent ) depuis toujours ( de réaliser ) – enfin plus exactement depuis l’industrialisation de la France, fin 18° et au 19°siècle quand les ouvriers sont arrivés dans les villes, les métropoles régionales… avec des salaires très bas, les enfants dans les usines… – ( avec ) la recherche de l’unité ! Il suffit de prendre les premiers socialistes - je parle avant la Commune – pour comprendre qu’ils étaient très éloignés les uns des autres. Mais malgré le massacre de la commune, grâce à tout ce qui va se produire sous la Troisième république, il y aura un changement profond. Et puis ce sera l’école publique, gratuite ! Ce sera , bien entendu, le droit du travail qui avancera – ce sera plus long – et puis ce sera un pays qui deviendra profondément républicain – c’est à dire un peuple  souverain qui ne s’en laisse pas conter !

Ce qui est important, c’est que la proposition de Jean Pierre Chevènement, à mon avis, va permettre d’enclencher quelque chose de nouveau. Je ne suis pas en train de vous dire dans six mois, ce sera un parti unique !  Evidemment que non ! Pour arriver au congrès d’Epinay,  il a fallu passer par 1965. Alors là, c’est peut être deux ans, c’est peut être trois ans, c’est peut être cinq ans !

Mais le mouvement est pris et c’est ça qui est le phénomène véritablement nouveau pour nous et pour les autres !

X D : Il y a une question que je me pose en tant que militant. Comment sortir de cette contradiction par le haut ? Puisque d’une certaine façon on peut avoir un positionnement qui est très clair sur les grands enjeux de la période - sur le capitalisme financier, sur sa critique, sur toutes les réponses de fond qu’appelle la période actuelle  pour répondre aux attentes du monde du travail - mais risquer un positionnement autonome, ce n’est plus ce que l’on veut. Donc on veut mettre notre logiciel républicain au service de toute la gauche mais comment réussir ce pari sans l’édulcorer, ce logiciel républicain ?  Parce que pour autant, aujourd’hui, j’entends des choses  intéressantes mais pas que des choses intéressantes ( autour de nous )…

Georges Sarre : Personne n’est parfait. Puis que nous sommes des hommes il y a de très belles et bonnes choses et puis des dérapages, des imperfections, des erreurs. Nous sommes des hommes !

Alors, je crois que  ce qui est tout à fait intéressant, c’est de partir de l’idée que nous allons créer la dynamique…  

On ne peut pas tous les jours dire  » regardez ce qui se passe, c’est terrible… » ( en faisant comme si ) en changeant, en remplaçant Sarkozy on aurait régler le problème ! Tant que nous n’aurons pas un parti de gauche uni et rassemblé ayant sa doctrine, ayant son projet, ayant son programme,  même en cas de victoire de la gauche ce ne serait qu’une désillusion supplémentaire !

Donc, ce qui est important aujourd’hui, c’est de comprendre cette idée de rassemblement. Et les hommes et les femmes de ce pays attendent cela. Ceux de gauche, et d’autres qui seraient séduits le moment venu en se disant  » je ne les voyais pas comme ça, je ne croyais pas qu’ils aimaient la France, qu’ils comprenaient ce qu’est la république, qu’ils voulaient relever la recherche, l’éducation nationale … Ca m’intéresse, je ne suis pourtant pas socialiste mais je vais voter pour eux ! « 

Ce que l’on doit rechercher c’est ce que j’ai appellé – et d’autres avant moi – le front de classes. Il faut le rassemblement des ouvriers, employés de ménage, conducteurs de poids lourds, enseignants… Tous, ils n’ont pas stricto sensu les mêmes intérêts mais ils ont un intérêt commun ! C’est ramener la république à son meilleur niveau. C’est faire en sorte que la France soit un pays qui compte à l’échelon international et que nous ne soyons pas en permanence sous cette coupe de la commission européenne.

X D : Ce front de classes ! Je n’espérais plus entendre ce vocabulaire qui renvoie aussi à des considérations sociologiques. Sur le plan strictement politique - et pour en conclure sur ce point - ce signe fort au moment du congrès, ce processus dynamique de refondation, ça passe par quoi ? Une fédération, un parti de toute la gauche ? Quelles formes politiques cela peut-il prendre ?

Georges Sarre : Je crois que vous apportez la réponse vous-mêmes. Ce qui serait un coup de baguette magique, c’est que après une réunion de la gauche, on se retrouve ensemble pour dire on fixe la date du congrès qui sera exceptionnel, extraordinaire, etc, puis après on élit une direction, en gros on est d’accord… Non, ça ne se passera pas comme cela. Ca peut prendre six mois comme ça peut prendre cinq ans. Nul ne peut le dire ! Personne ne le sait ! Ce qui est tout à fait évident, c’est que naturellement, il y aura sans doute des propositions pour que ce soit une confédération comme il y a eu la fédération de la gauche démocrate et socialiste dans les années soixante cinq. Je ne plaide pas pour ça mais c’est quelque chose qu’il faut avoir dans la tête. Si quelqu’un, deux ou trois partis faisaient ce genre de propositions, n’importe quel sage dira concrètement mais il faut débattre. Comment ça fonctionne ? Comment tous les adhérents et les sympatisans peuvent être concernés car il ne faut pas que ce soit une opération bureaucratique avec seulement les apparachiks – avec le MRC, on ne craint rien, il n’y a pas de permanents ! – il est tout à fait évident que ça passera par une étape de ce genre. Quand, comment? Point d’interrogation !

X D : Merci de cet optimisme…

Georges Sarre : Ce n’est pas de l’optimisme.  C’est ce qu’il faut réussir !

X D : On va le faire. Merci Monsieur le Premier Secrétaire

Propos du Premier secrétaire du MRC, Georges Sarre, à la veille de céder son poste à Jean Pierre Chevènement,  donnés en exclusivité au blog citoyen, socialiste et républicain,  et recueillis par Xavier Dumoulin.

Notre entretien avec Marie Noëlle Lienemann, en exclusivité pour le blog citoyen, socialiste et républicain

Créé par le 24 juin 2008 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, a3-Civisme, citoyenneté et militance, a5-Les entretiens du blog citoyen, Débats autour de la refondation de la gauche

hpim3332.jpgCrédits photographiques du blog citoyen, socialiste et républicain. Marie-Noëlle Lienemann répond aux questions de Xavier Dumoulin

X D : Ta présence ici en tant qu’invitée signifie-t-elle une unité de vue avec le MRC sur l’analyse de la crise du capitalisme financier et sur les réponses à apporter au monde du travail ?

Marie Noëlle Lienemann : Je suis là pour Gauche Avenir et Gauche Avenir travaille sur deux grands axes.

Le premier : une nouvelle étape de l’unité et des forces de gauche – et les prises de position de Jean Pierre Chevènement vont exactement dans le sens de ce que l’on souhaite – ;

Deuxièmement, sur le fond de l’analyse, le petit document que l’on a réalisé ensemble qui s’appelle « Fiers d’être de gauche « parle effectivement de cette analyse d’une crise de la mondialisation libérale et donc de la nécessité de donner à la gauche une opportunité nouvelle en reprenant appui sur ses valeurs.

X D : Gauche Avenir veut être le creuset d’une refondation de la gauche. Aujourd’hui on parle du Parti de toute le Gauche dans ce congrès du MRC. Les appuis semblent s’élargir. Que peut être ce processus dynamique ?

Marie Noëlle Lienemann : La vraie question s’est d’abord d’être au clair. Il ne s’agit pas de faire adhérer l’ensemble des partis au parti socialiste mais bien construire ensemble une nouvelle dynamique.

Alors qu’elles peuvent être les étapes ?

La première, c’est peut être que cette question soit mise en débat dans toute la gauche. Nous avons avec Gauche Avenir lancé des banquets républicains pour qu’on aille au bout de la discussion. Comment peut-on avancer ?

La deuxième c’est d’avoir un certain nombre de textes de référence. Quest-ce qu’être de gauche ? C’est pourquoi on a fait cette charte de l’unité pour la gauche dans notre petit opuscule  » Fiers d’être de gauche « .

Et puis surtout, maintenant, il faut se fixer des caps et des objectifs. Ca peut être d’une part des outils communs . Moi, je plaide pour qu’on crée une université populaire et permanente de la gauche avec toutes les forces intellectuelles de gauche de ce pays pour qu’on se confronte, qu’on aille au bout des discussions pour savoir ce qui nous fédère et ce qui nous divise.

La deuxième chose que je préconise c’est qu’on réfléchisse à la constitution d’un comité pour l’unité de la gauche avec des partis mais aussi des syndicats et autre chose que le comité de liaison qui manifestement ne bouge pas suffisamment.

Et enfin, sans doute, la perspective de 2012 nécessite-t-elle de réfléchir à l’idée d’un candidat unique et commun désigné par l’ensemble des adhérents du grand mouvement ou de l’ensemble des partis et des mouvements qui se fédèreraient à terme.

X D : Un vrai projet pour la reconquête de l’hégémonie culturelle aussi dans le pays ?

Marie Noëlle Lienemann : Très important de ne pas oublier la reconquête des couches populaires mais sur ton blog j’en reparlerai une autre fois.

X D : A bientôt dans les Landes alors !

Marie Noëlle Lienemann  : Voilà ! A bientôt dans les Landes.

Propos recueillis auprès de Marie Noëlle Lienemann – invitée au titre de Gauche Avenir, lors du congrès du MRC le dimanche 22 juin 2008 – par Xavier Dumoulin du blog citoyen, socialiste et républicain,

A six mois du congrès, les amis de DSK tentent de surmonter leurs divergences

Créé par le 16 mai 2008 | Dans : Parti socialiste

PARIS (AFP) – Les partisans de Dominique Strauss-Kahn, tiraillés entre des options tactiques différentes, devraient préserver leur unité lors d’une réunion dimanche en repoussant à plus tard l’heure des choix: faire alliance au congrès de novembre avec Delanoë, ou avec Aubry et Fabius. 

Tous les responsables du courant dans les départements se retrouvent dans une université du XIIIe arrondissement de Paris, en l’absence de DSK, directeur général du FMI à Washington depuis début octobre. Mais l’ex-député du Val-d’Oise aura rencontré la veille une dizaine de membres de l’état-major strauss-kahnien.

Son éloignement temporaire – il a bien fait comprendre qu’il pourrait revenir d’ici à 2012 – a généré des forces centrifuges au sein de Socialisme et Démocratie (SD).

« On va essayer de faire en sorte qu’il n’y ait pas de scission », lâche Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France. « Il y a des fissures, incontestablement, mais ça ne déstabilise pas le réseau », nuance le député Jean-Christophe Cambadélis à qui DSK a confié les clés de SD avant de partir.

Candidat quasi déclaré à la succession de François Hollande comme premier secrétaire du PS, l’ex-ministre des Affaires européennes Pierre Moscovici revendique son émancipation. La résolution qu’adopteront les partisans de M. Strauss-Kahn affirmera néanmoins que ce dernier « reste leur référence centrale », selon M. Cambadélis.

Dimanche, SD officialisera une première alliance avec Arnaud Montebourg et ses amis, en souhaitant que Martine Aubry et les siens s’y agrègent. C’est à partir de là que les choses se compliquent.

Depuis septembre, le courant est arc-bouté sur une idée: « non à un congrès de pré-désignation » du candidat PS à la présidentielle de 2012, que ce soit Bertrand Delanoë ou Ségolène Royal.

« Je refuse de me rallier à l’une, ou l’autre. Ce serait, paradoxalement, concourir à ce que je souhaite éviter: la présidentialisation, la balkanisation du parti », selon M. Moscovici.

« Il y a un mouvement à la base, qui est: +évitons ça+ », affirme M. Huchon. Cela, aussi, « préserve le retour de Dominique », admet-il.

Toutefois, affaiblissant la position du courant, des strauss-kahniens de marque viennent de rallier, au moins provisoirement, M. Delanoë, tels l’ex-ministre de la Défense, Alain Richard, les maires de Grenoble, Michel Destot, et de Rennes, Daniel Delaveau.

Selon des sources concordantes, la résolution qui sera adoptée dimanche devrait repousser toute alliance avec Mme Royal (contre laquelle DSK avait brigué l’investiture présidentielle en 2006) et proposer à la fois d’ouvrir une discussion avec M. Delanoë et de poursuivre le dialogue entamé au sein des « reconstructeurs ».

Ceux-ci regroupent, outre les amis de DSK et de M. Montebourg, ceux de Martine Aubry et de Laurent Fabius, l’ancien Premier ministre s’étant nettement « recentré » depuis un an.

Mais, alors que M. Cambadélis croit possible de muer ce regroupement informel en alliance, M. Moscovici doute fortement que les fabiusiens « aient suffisamment changé pour vouloir (se) confondre avec eux » et plaide pour un rassemblement de « tous les réformistes » socialistes, seule l’aile gauche restant en marge.

Autre inconnue: que fera François Hollande? Songeant lui aussi à 2012, « il n’a pas intérêt à voir lui succéder un premier secrétaire présidentiable », remarque un connaisseur du sérail. La solution préconisée par M. Moscovici pourrait peut-être lui convenir.

N.B : Sous ce titre, notre papier du 13 janvier dernier sur ce sujet annonçait déjà un processus de rapprochements en marche : » un troisième pôle, autonome de Royal et Delanoë, prépare le prochain congrès socialiste en taisant ses divergences sur l’Europe »

Une centaine de responsables proches de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg et Martine Aubry prétendent oeuvrer ensemble à la reconstruction du PS. C’est juré, ils donnent la priorité au débat de fond et font passer la réflexion avant les ambitions personnelles : « la réflexion avant les ambitions, le collectif avant notre champion, voilà notre volonté commune ».

Jean-Christophe Cambadélis (strauss-kahnien), Claude Bartolone (fabiusien), Arnaud Montebourg, Martine Aubry et Benoît Hamon (gauche du parti) et leurs amis se sont retrouvés au Sénat pour une réunion « transcourants ». Ils se disent animés de bonnes intentions en refusant que cette initiative se fasse contre Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë. Mais ils insistent sur la nécessité de ne pas sauter les étapes car ce serait « une erreur terrible que le congrès se fasse sur une pré-désignation » à l’élection de 2012. Le prochain congrès doit donc être consacré à la stratégie de reconstruction du PS et la désignation du candidat à l’élection présidentielle ne saurait intervenir avant 2010. Prenant acte de la marginalisation du PCF, les « transcourants »  affirment l’ambition de faire du PS « le parti de toute la gauche de gouvernement ».

Pour eux, le PS souffre aujourd’hui de »son vide de direction » et du « flou dans la volonté de s’opposer de proposer », ainsi que du « bal des egos ».  Ils veulent construire « un parti qui rassemble par ses propres forces 35% des électeurs » et prônent « une véritable mutation avec un programme qui tienne compte des « nouvelles conditions d’un capitalisme mondialisé et dominé par la finance ». Ils préconisent le maintien de la proportionnelle au nom de « la diversité » de ce PS élargi et, par « besoin d’un parti beaucoup plus proche de son électorat », l’organisation de « primaires » ouvertes à celui-ci pour choisir le candidat à la présidentielle.

Cette rencontre évoquée par l’AFP affiche des bonnes intentions. Elle encourt néanmoins la critique majeure de gommer artificiellement des pans entiers de ce qui fait aujourd’hui question à gauche sur le fond : le référendum, l’Europe et le contenu d’un projet alternatif pour la France. L’initiative se veut peut être originale. Elle ressemble trop à une manoeuvre de préparation de congrès quand toute la gauche a besoin d’unité dans la clarté pour ouvrir un nouvel horizon.

Xavier  DUMOULIN, le 13 janvier 2008

« Il fallait détruire la réputation de François et sa réputation de Résistant… »

Créé par le 22 avr 2008 | Dans : Articles de fond

“Le livre de ma mémoire”; éditions Jean-Claude Gawsewitch; novembre 2007

Danielle Mitterrand cède ses droits d’auteur à la Fondation France Libertés

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Xavier Dumoulin – Alors cette conscience justement… On est dans la Résistance. Vous rencontrez François Mitterrand. Tout vous amène à le rencontrer : il y a ses amis qui sont cachés à Cluny, enfin, il y a force témoignages et, justement c’est très nourri sur ce plan factuel de la Résistance et notamment celle de François Mitterrand. Et pourquoi finalement cette histoire a-t-elle été entourée de tant de suspiscions ? Pourquoi, finalement ne pas avoir pu la raconter comme vous la racontez ? On comprend tout cet enchaînement, cette histoire est simple à comprendre comme vous la racontez.

Danielle Mitterrand – Parce que c’est la vérité. Moi je raconte la vérité. Il fallait détruire la réputation de François et sa réputation de Résistant… La Résistance intérieure a été très minimisée parce que tout s’est organisé à l’extérieur. Bien sûr dans la paix c’est plus facile que quand on a les fusils ou la gestapo derrière soi !

Pourquoi j’insiste tellement sur la Libération de Paris ? C’est parce que justement, personne n’en parle ! Personne n’en parle ! Tout le monde pense que le général Leclerc – qui évidemment a été très utile – et De Gaulle ont libéré Paris. Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas vrai ! C’est la résistance intérieure qui a libéré Paris et je voulais rendre hommage à tous ceux qui à cette époque là se sont faits tuer pour libérer Paris !

Xavier Dumoulin – Votre contribution grandit encore plus la France finalement…

Extrait de l’entretien exclusif de Danielle Mitterrand au blog citoyen, socialiste et républicain.

Avec le livre de Danielle Mitterrand qui éclaire cette période, lire aussi la lettre de témoignage de Ginette Munier : une pièce essentielle pour comprendre la trajectoire de François Mitterrand. http://images-telerama.sdv.fr/medias/2008/04/media_27957/M7743.pdf

et écouter les explications de l’historien Jean Pierre Azema http://television.telerama.fr/television/francois-mitterrand-a-vichy-suite-une-resistante-plaide-le-double-jeu-un-historien-dement,27957.php

  

Mitterrand à Vichy par Moati : Danielle Mitterrand riposte dans TV Magasine et le Point rend compte de la controverse

http://www.tvmag.com/article/Information/36327/Mitterrand_a_Vichy_par_Moati_Danielle_Mitterrand_riposte.html

Des « erreurs historiques importantes »

Lorsqu’elle découvre ce film, coécrit par Serge Moati et Christophe Barbier, Danielle Mitterrand exprime aussitôt sa « très vive stupéfaction ». Avouant que Moati lui avait envoyé le synopsis, elle se souvient lui avoir signalé des « erreurs historiques importantes et des contrevérités ». Elle se sent même trahie par ce film, qui estime-t-elle, ne respecte pas la mémoire de François Mitterrande : « Rien ne pouvait laisser penser, compte tenu de la trajectoire de Serge Moati, que ce dernier aurait pu s’écarter à ce point de faits pourtant avérés et indiscutables ». Elle juge son attitude « déloyale et désinvolte », dénonce des faits travestis qui ne peuvent que contribuer à « tromper » les spectateurs, et ce, par le biais d’une « version caricaturale, partisane » et « gravement inexacte ». Face à la puissance de ces critiques, Serge Moati répond qu’il ne souhaite pas « polémiquer avec une dame qu’il respecte ». Quelques jours plus tard, un communiqué du producteur Moati précise que « le film est inspiré librement du livre de Pierre Péan (Une jeunesse française) » et souligne le « sérieux et le professionnalisme » d’une œuvre dont il reconnaît « une part de subjectivité » en ignorant « quels faits seraient critiquables ». Pourtant, l’historien Gérard Guicheteau sur lequel Danielle Mitterrand s’appuie pour qualifier cette version de « caricaturale », enfonce le clou : « Ce documentaire-fiction, c’est Amélie Poulain à Vichy !, confie-t-il. Moati picore les seules anecdotes du livre de Péan qui servent la version qu’il veut donner au public. C’est une démonstration, non un travail historique. On peut relever de nombreuses erreurs factuelles, des contresens, un abus d’extraits de textes sortis de leur contexte ».

Ce qui n’est pas dit…

Selon l’historien Guicheteau, contacté par TV Magazine, voici les points les plus contestables : « Les circonstances de la troisième évasion du sergent Mitterrand ne sont pas rapportées. Fin 1941, il n’y a pas de troupes allemandes en France non occupée. Rien n’est dit sur le séjour de l’évadé à Saint-Tropez (Noël 1941) en compagnie de son frère, Robert. C’est pourtant là, avec les recommandations d’amis résistants, qu’il décide d’aller à Vichy après avoir rendu visite à son père. Cette visite (début janvier 1942) est marquée par l’incommunicabilité entre père et fils – lequel n’est pas le jeune homme volubile présenté. Rien n’est dit de la « bande de copains » qui se regroupe autour de Mitterrand dès les premiers mois de 1942 et qui constitue la base du mouvement de résistance qu’est le RNPG [Rassemblement national des prisonniers de guerre]. Rien n’est dit sur le « 20 rue Nationale », où la « bande » a sa base (maison de Jean Renaud, lequel est arrêté en 1943 et mourra en déportation). Pas un mot sur des gens comme Jean Munier ou Bernard Finifter, qui ont tenu une grande place auprès de Mitterrand. Le plus grave est d’avoir passé sous silence l’importance de l’Organisation de résistance de l’armée dans l’aide apportée à la constitution du mouvement PG. Les officiers qui la dirigent font confiance dès 1942 au jeune Mitterrand : c’est qu’ils le savent résistant et responsable ».

Le Point du 10 avril 2008 titrait pour sa part  » France 2 – François Mitterrand : nouvelle controverse sur son passé vichyste  » http://www.lepoint.fr/actualites-medias/francois-mitterrand-nouvelle-controverse-sur-son-passe-vichyste/1253/0/237328

François Mitterrand, même dans l’Hadès, en aura-t-il jamais fini avec son passé vichyste ? À l’occasion d’un docu-fiction que France 2 programme le 22 avril prochain, à 20 h 50, la controverse rebondit. Pourtant, on ne peut pas dire qu’en confiant ce film à Serge Moati, le réalisateur phare de la mitterrandie, la direction de France 2 ait souhaité revisité l’histoire au lance-flamme. D’ailleurs, le film, que Le Point a pu visionner, réhabilite François Mitterrand et montre comment ce jeune homme, évadé des camps, glisse l’espace d’une année d’une certaine admiration pour le maréchal Pétain à la Résistance, la vraie, celle pour laquelle il a risqué sa vie. D’ailleurs, même de Gaulle a fini par prendre ce jeune homme au sérieux. Ce n’est pas rien.

Menace de procès

C’était sans compter avec Danielle Mitterrand, érigée en gardienne du Temple, et qui, après visionnage du document, a fait des bonds sur sa chaise. Le jour même de la projection de presse, elle faisait distribuer un communiqué de presse incendiaire contre Serge Moati l’accusant, en somme, de travertir l’histoire. La veuve du Président défunt « se réserve le droit de donner toute suite judiciaire qu’elle estimera appropriée ». Allons bon. L’époque prend la fâcheuse habitude de confier aux tribunaux ce que le tribunal de l’histoire n’a pas su départager.

Selon elle, Moati a omis des événements et ignoré des témoignages qui feraient du jeune Mitterrand un résistant dès janvier 1942, notamment après un passage par Saint-Tropez, où des amis résistants lui auraient recommandé de rejoindre Vichy. Et pas n’importe qui à Vichy : le commandant Jacques Favre de Thierrens, lui-même travaillant pour les services spéciaux contre les nazis. Vichy n’était pour lui qu’une couverture. Mitterrand, en entrant à son service, aurait très vite épousé son « double jeu ». Danielle ­Mitterrand s’appuie sur les recherches de l’historien ­Gérard Guicheteau, qui vient de publier La Résistance et Vichy (Jean-Claude Gawse­witch éditeur). Guicheteau contredit en tout point le livre de Pierre Péan, Une jeunesse française (1994) sur lequel Moati s’est largement appuyé.

Indifférence au sort des juifs

« Cette thèse ne tient pas debout une minute », rétorque Moati. « Cela n’en fait pas moins un résistant très courageux, abonde Hugues Nancy, le documentaliste du film de Moati. ­Obsédé par le sort des prisonniers français, Mitterrand semble indifférent à la question juive. Il vouait une véritable admiration au Maréchal. Visiblement, Danielle Mitterrand est irritée par le fait que ces choses-là remontent à la surface. »

Moati avait pourtant montré patte blanche. Il avait pris la peine de soumettre son synopsis à la veuve du Président. Elle y avait constaté des « erreurs historiques importantes et des contre-vérités ». Le réalisateur et Danielle Mitterrand avaient alors échangé. La version définitive du film n’a pas pris en compte les indications de l’ex-première dame. Sacrilège qu’elle se réserve de punir éventuellement devant les tribunaux. « J’aime beaucoup Danielle Mitterrand », lâche un Serge Moati quelque peu désolé de tout ce rafut. La veille de la projection de presse, il avait offert un bouquet de fleurs à Danielle Mitterrand. Gare aux épines du passé.

Rachel Mazuir (PS) nouveau président du conseil général de l’Ain : son discours, son équipe, les projets de la nouvelle majorité /Pour accéder aux billets de Xavier DUMOULIN cliquer dans Catégories Abc d’une critique de gauche

Créé par le 21 mar 2008 | Dans : Battre campagne

Discours de Rachel MAZUIR, Président du Conseil Général de l’Ain

mazuir_3673.JPGMonsieur le doyen, mes chers collègues, Mesdames, Messieurs.

C’est un moment particulièrement fort pour moi. Je ne vous dirai pas les sentiments intenses qui sont les miens et que vous imaginez sans doute.

Sentiments de gratitude pour vous mes chers collègues, qui venez de m’accorder votre confiance. Cette confiance me touche beaucoup.

Sachez mes chers collègues que cette confiance est réciproque. Je sais pouvoir compter sur vous, sur votre engagement à mes côtés pour accomplir la tâche qui est désormais la mienne, qui est la nôtre au service de nos concitoyens, au service du département.

Cette tâche, je l’assumerai avec vous avec beaucoup d’humilité, mais aussi avec pugnacité, beaucoup de déterminations et d’enthousiasmes. A cette instant de mon propos, je salue ceux qui ont choisi de ne pas renouveler leur mandat et ceux qui n’ont pas réussi dans cette même démarche, qu’ils soient remerciés pour leur travail au sein de cette assemblée. Je salue et félicite les nouveaux arrivants, qu’ils sachent que beaucoup de travail les attend, comme les nouveaux maires.

J’ai lu les déclarations rapportées par le presse, de notre collègue Charles de la Verpillière, je comprends sa déception mais j’apprécie son engagement au nom de la nouvelle minorité. Comme nous l’avons fait, pour certains depuis 20 ans, vous vous engagez dans une démarche certes d’opposition… mais d’opposition constructive.

Cet engagement ne me surprend pas ; je l’accueille cependant avec beaucoup de plaisir et je vous en remercie. Sachez que nous serons à votre écoute.

S’agissant précisément des relations au sein de notre assemblée, je souhaite qu’elles demeurent ce qu’elles furent durant ces dernières années, franches sans ambiguïté et sans affrontements, partisans et stériles. Dans une assemblée démocratiquement élue, il est nécessaire et indispensable, qu’il y ait une majorité qui décide, incarnée par des vice-présidents qu’elle désigne en son sein et une minorité qui critique, conteste et je le souhaite propose.

La démocratie se nourrit de clarté dans les décisions. Il est indispensable que nos concitoyens connaissent qui est responsable des réussites comme des échecs. Mais cela suppose aussi que chacun soit informé et associé pleinement à l’étude des dossiers, à l’action, aux décisions, en un mot à la politique du département. J’attacherai beaucoup d’importance à la transparence nécessaire à un bon fonctionnement et à un travail efficace de notre assemblée.

En ce qui concerne maintenant les objectifs de notre action, ils ont été clairement définis dans un projet assez longuement diffusé.

Je résumerai ces engagements en quelques mots : écoute participative des citoyens, des élus municipaux et communautaires, solidarité, équilibre et équipement public des territoires, aménagement et prospective, environnement. Et enfin développement économique, support primordial à toute politique d’avenir.

Ce projet est ambitieux, nous souhaitons le mettre en œuvre dans la durée. Nous devons trouver les moyens de le réaliser. Comment le ferons-nous ? Certainement pas en ayant recours à des augmentations conséquentes de la fiscalité pas plus qu’à des recours excessifs à l’emprunt.

Nous nous appuierons sur l’économie départementale et sa bonne santé que nous continuerons de soutenir en liaison directe avec les chambres consulaires.

Nous ferons le choix de privilégier l’investissement tout en faisant preuve de la plus grande maîtrise, s’agissant des dépenses de fonctionnement.

Dans ce domaine, le plus difficile est sans doute, de savoir dire non, tout en rappelant que nous sommes comptable de l’argent public, de l’argent des contribuables.

Voilà mes chers collègues très rapidement dit l’essentiel de mon engagement, de notre engagement pour ces prochaines années. Engagement que je sais partagé par tous.

Pour mener à bien cette tâche, je compte sur les vice-présidents délégués sur vous tous mes chers collègues, sur vos conseils et votre compréhension, voire votre amitié.

Mais je sais aussi pouvoir compter sur la compétence du personnel du Conseil Général et son dévouement au services publics.

D’avance je vous en remercie tous.

Président du Conseil Général : Rachel MAZUIR (PS – Bourg Est)

1er Vice-président chargé des routes : Jacques BERTHOU (DVG – Miribel) – commission Voirie, Transports, Sécurité, Bâtiments.

2ème Vice-président chargé de la culture, de l’enseignement supérieur et des sports : Jean Paul RODET (PS – Bourg sud) – commission Culture, Jeunesse, Affaires scolaires, Sports.

3ème Vice-président chargé de l’enfance et de la famille, de la cohésion sociale et de la santé : Jacky BERNARD (PS – Montluel) – commission Affaires sociales, Prévention.

4ème Vice-présidente chargée de la jeunesse et des affaires scolaires : Christine GONNU (PS – Saint Trivier sur Moignan) – commission Culture, Jeunesse, Affaires scolaires, Sports.

5ème Vice-président chargé des personnes âgées et des personnes handicapées : André LAMAISON (DVG – Virieu le Grand) – commission Affaires sociales, Prévention.

6ème Vice-président chargé des affaires économiques, de l’aides aux communes et de l’administration générale : Guillaume LACROIX (PRG – Bourg Nord centre) – commission Finances, Administration générale – : commission Affaires économiques, Questions transfrontalières.

7ème Vice-président chargé de la prospective, de l’aménagement du territoire et du logement : Denis PERRON (DVG – Treffort-Cuisiat) – Secrétaire de la commission Affaires sociales, Prévention – commission Aménagement et Développement durable du territoire, Logement.

8ème Vice-président chargé des finances et des marchés publics : Jacques NALLET (DVG – Viriat) – commission Finances, Administration générale.

9ème Vice-président chargé du tourisme et des questions transfrontalières Guy LARMANJAT (PS – Bellegarde) – commission Affaires économiques, Questions transfrontalières.

10ème Vice-président chargé des transports et des déplacements : Jean-Pierre ROCHE (DVG – Montrevel en Bresse) – commission Voirie, Transports, Sécurité, Bâtiments – commission Aménagement et Développement durable du territoire, Logement.

11ème Vice-président chargé de l’environnement et du développement durable André PHILIPPON (DVG – Thoissey) – Secrétaire de la commission Finances, Administration générale – commission Aménagement et Développement durable du territoire, Logement.

12ème Vice-président chargé des bâtiments et des collèges : Patrick ROUSSET (DVG – Trévoux), commission Voirie, Transports, Sécurité, Bâtiments.

Daniel BENASSY (DVG- Ambérieu) : Président de la commission Culture, Jeunesse, Affaires scolaires, Sports.

Mario BORRONI (DVG – Izernore ) : commission Voirie, Transports, Sécurité, Bâtiments.

Gilbert BOUCHON (DVG – Saint Rambert en Bugey) : Président de la commission Voirie, Transports, Sécurité, Bâtiments.

Gérard BRANCHY (DVG – Chalamont) : Vice-président de la commission Finances, Administration générale.

Georges FAVERJON (DVG – Villars les Dombes ) : Président de la commission Aménagement et Développement durable du territoire, Logement – Vice-président de la commission Culture, Jeunesse, Affaires scolaires, Sports.

Serge FONDRAZ (DVG – Pont d’Ain ) : Secrétaire de la commission Affaires économiques, Questions transfrontalières.

Jacques RABUT (DVG – Hauteville Lompnes) : Président de la commission Affaires sociales, Prévention – commission Aménagement et Développement durable du territoire, Logement.

Michel RIVAT (DVG – Brénod) : Président de la commission Affaires économiques, Questions transfrontalières – commission Aménagement et Développement durable du territoire, Logement.

Gilbert THOMAS (DVG – Bâgé-le-Châtel) : Président de la commission Finances, Administration générale – commission Aménagement et Développement durable du territoire, Logement.

Jean-Baptiste ZAMBELLI (DVG – Champagne en Valromey) : commission Affaires économiques, Questions transfrontalières.

  

Le programme de la nouvelle majorité : 15 MESURES CLES

SOCIAL

- Accroître l’offre de structures multi-accueil (crèches, haltes garderies)

- Création de places d’accueil de jour pour les malades d’Alzheimer

- Prise en charge de l’APA dès le dépôt du dossier au lieu du délai actuel de deux mois

- Aide à la production de logements sociaux inscrits dans un projet de mixité sociale

JEUNESSE – CULTURE

- Casiers individuels et second jeu de manuels scolaires pour les élèves de 6° et 5°

- Gratuité des transports scolaires, y compris pour les élèves scolarisés à moins de 3 km de leur domicile (5 km

en zone urbaine)

- Création d’une « carte jeunes » à destination des collégiens

- «Passeport Musées» à 5 euros pour tous – Gratuité pour les moins de 25 ans

Tenue de «Forums Départementaux de la Vie associative»

DEVELOPPEMENT DURABLE

- Soutien aux productions bio et aux filières courtes, en particulier en les favorisant dans les cantines des collèges

- Création d’une Commission Thématique “Aménagement et développement durable du territoire” et d’une vice-présidence correspondante

- Soutien financier aux projets liés au développement durable (solaire, bois déchiqueté, éolien, …)

- Tarification incitative pour les transports inter-urbains

ET ENCORE …

- Réunion annuelle de coordination des travaux au sein des agences routières départementales avec les élus locaux

- Stabilisation de la fiscalité locale

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